Malgré ses piètres performances dans le classement IMD World Competitiveness Ranking 2025, dominé par la Suisse, Singapour et Hong Kong, l’on note tout de même une dynamique intéressante au niveau de la région.
La compétitivité est définie de manière générale comme l’ensemble des institutions, des politiques et des facteurs influant sur le niveau de productivité d’un pays. D’après les experts, la qualité de la compétitivité économique d’un pays repose des piliers essentiels : des institutions (publiques et privées) solides ; les infrastructures ; un environnement macroéconomique ; la santé et l’enseignement primaire ; l’enseignement supérieur et la formation ; l’efficience du marché des produits ; l’efficience du marché du travail ; le développement du marché financier ; l’ouverture à la technologie ; la taille du marché ; et la sophistication des entreprises et l’innovation.
Le dernier classement IMD World Competitiveness Ranking 2025, dominé comme souvent par la Suisse, Singapour et Hong Kong, révèle en effet un monde économique en recomposition, où la résilience gouvernementale, la diversification des échanges sont le socle des performances nationales. Même si l’Afrique fait piètre figure dans ce classement, l’on note tout de même une dynamique intéressante au niveau de la région, toujours à la traîne.
En effet, pour la première fois, six pays africains se hissent au-dessus de la moyenne mondiale en matière d’opportunités économiques. Et le rapport IMD World Competitiveness Ranking 2025 d’indiquer que l’Afrique du Sud (74,6%) et la Namibie (60,6%), se classent même dans le top 10 mondial sur ce critère. Toute chose qui reflète des efforts concrets réalisés par ces Etats pour renforcer les conditions d’investissement, de croissance entrepreneuriale et d’intégration régionale. En outre, la récente entrée de la Namibie et du Kenya dans le classement témoigne aussi d’une volonté plus large d’inclure des économies africaines dans les circuits de mesure et de comparaison internationale.
Toutefois, ces avancées ne doivent pas masquer les faiblesses structurelles profondes du continent dans l’ensemble. Ici, les secteurs de l’éducation et la santé restent les principaux maillons faibles des Etats africains qui affichent à niveau un taux d’inquiétude de 40,6%, contre 25,3% au niveau mondial. Et pour y remédier, les experts préconisent un investissement massif et cohérent dans le capital humain afin de booster les progrès économiques. Parallèlement, l’efficacité gouvernementale, un autre pilier majeur de la compétitivité, est encore inégale en Afrique selon le classement. Il faut dire que le fléau de la corruption qui gangrène nos Etats, s’avère être un sérieux obstacle aux politiques des gouvernants.
En somme, le classement IMD dévoile à l’Afrique un message essentiel : celui d’un potentiel qui commence à se manifester, avec des objectifs de développement importants à atteindre.





