Ils sont conçus pour accompagner les startups du continent africain à différents stades de leur développement.
Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) et Digital Africa ont récemment annoncé le lancement de deux nouveaux instruments financiers. Cette double initiative vise à bâtir un écosystème plus résilient et compétitif, notamment dans les pays francophones souvent moins bien desservis par les investissements privés.
Le premier dispositif, baptisé « Fuzé », est un fonds de pré-amorçage destiné à financer les toutes premières étapes de vie d’une startup. Il propose des montants allant de 20 000 (13 119 140 Fcfa) à 30 000 euros (19 678 710 Fcfa), injectés directement dans des projets prometteurs portés, souvent, par de jeunes fondateurs locaux. Ce fonds entend combler un vide structurel : l’absence quasi généralisée de capital au stade de l’idéation ou du lancement initial. L’objectif est de faire émerger des champions africains de l’innovation « made in Africa », tout en favorisant la diversité des talents.
Le second outil dénommé « Bridge Fund by Digital Africa », s’adresse aux startups en phase de croissance avancée. Depuis son lancement, il a déjà soutenu 11 entreprises issues de 40 pays africains, avec des investissements pouvant atteindre 600 000 euros (393 574 200 Fcfa). Il permet à des startups ayant validé leur modèle économique de franchir un cap stratégique, en attendant une levée de fonds plus conséquente auprès d’investisseurs.
Ces deux instruments s’inscrivent dans une stratégie plus large portée par l’AFD à travers Proparco, en partenariat étroit avec Digital Africa. Créée en 2018, cette dernière s’est récemment réorganisée pour jouer un rôle central dans le financement de l’innovation sur le continent. L’approche retenue couple soutien financier et accompagnement technique, pour maximiser les chances de réussite à long terme.
Pour Proparco, il s’agit de répondre aux défis structurels freinant l’émergence de la tech africaine. « Il est impératif de proposer des réponses concrètes, adaptables et pérennes. En misant sur la jeunesse et l’innovation locale », expliquent les responsables, qui entendent faire de l’Afrique non seulement un terrain d’expérimentation, mais un véritable foyer de croissance numérique.
Notons que Digital Africa, filiale de Proparco, agit en faveur du développement de la tech en Afrique. Elle investit directement dans les startups innovantes, en concentrant ses efforts sur les écosystèmes peu desservis par les investisseurs traditionnels. Son ambition : donner aux entrepreneurs africains les moyens de déployer des solutions innovantes à grande échelle, capables de répondre aux besoins concrets des populations et d’impacter l’économie réelle. En 2024, elle a franchi une étape décisive en recentrant son action sur les entrepreneurs. Digital Africa se positionne désormais comme un fonds d’investissement dédié au pré-amorçage et à l’amorçage, offrant une plateforme complète d’accompagnement.





