La décision a été entérinée à l’issue d’une session extraordinaire du Groupe d’action ministériel du « Club des Gentlemen » tenue par visioconférence.
Près de deux ans après sa suspension consécutive au coup d’État militaire d’août 2023, le Gabon vient d’être réintégré au sein du Commonwealth qui regroupa 56 États membres. L’annonce a été faite le 15 juillet dernier par le président Brice Clotaire Oligui Nguéma. Tout en saluant cette décision, le chef de l’Etat gabonais a évoqué sur sa page LinkedIn un acte qui marque le « retour à l’ordre constitutionnel » et la reconnaissance d’« un engagement sincère pour la restauration de l’État, de la justice et de l’honneur de notre Nation ».
La décision de réintégrer le Gabon a été prise à l’issue d’une session extraordinaire du Groupe d’action ministériel du Commonwealth (Cmag) tenue par visioconférence. L’instance a salué les avancées du processus de transition engagé depuis 2023 et validé par l’élection présidentielle d’avril dernier, remportée par le général Oligui Nguéma. Pour le Cmag, cette réintégration traduit une « restauration de la démocratie » au Gabon.
Déjà membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Gabon avait officiellement rejoint le Commonwealth le 25 juin 2022, rompant ainsi avec une tradition diplomatique exclusivement francophone. Ce choix stratégique s’inscrivait dans une volonté de diversification des alliances politiques et économiques, mais aussi d’intégration dans les dynamiques anglophones, dominantes sur le continent africain.
L’adhésion au Commonwealth visait notamment à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux, à ouvrir de nouveaux débouchés économiques et à élargir son influence diplomatique. Au-delà du symbole, la qualité de membre du Commonwealth ouvre au Gabon des perspectives concrètes. Le pays peut désormais prétendre à des financements, des programmes de coopération technique, des bourses universitaires, ou encore à un accompagnement dans la gouvernance institutionnelle et la promotion des droits humains. Sur le plan purement linguistique, l’objectif était de faire de l’anglais la deuxième langue officielle, à l’instar de plusieurs autres pays africains.





