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Finances publiques : La stratégie du Cameroun pour endiguer les risques budgétaires

Elle a été dévoilée lors de l’atelier de sensibilisation des hauts responsables de l’administration  tenu le 17 juillet 2025 à Yaoundé, sous la présidence de Louis Paul Motaze, ministre des Finances.

En collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), le ministère des Finances a organisé le 17 juillet 2025 à Yaoundé, un atelier de sensibilisation des hauts responsables de l’administration sur les risques budgétaires. Présidés par Louis Paul Motaze, ministre des Finances, accompagné pour la circonstance, d’Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), les travaux ont connu la participation de Toomas Orav, le Représentant-résident du FMI au Cameroun. Ont également pris part, le directeur Centre régional d’assistance technique du FMI pour l’Afrique Centrale (Afritac-Centre) par visioconférence depuis Libreville au Gabon, ainsi que l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne budgétaire. Les participants ont été édifiés sur les principaux risques qui pèsent sur le Budget de l’Etat. C’était l’occasion pour le ministre Louis Paul Motaze, de présenter la stratégie du Cameroun en la matière. Celle-ci s’appuie sur les concepts, enjeux et outils du FMI pour une gestion efficace des risques budgétaires.

Ainsi, pour mieux gérer les risques budgétaires, le Cameroun à travers le ministère des Finances (Minfi) a misé sur une gestion plus stratégique et anticipative du budget. Un groupe de travail a été créé depuis septembre 2023 pour asseoir ladite stratégie dans l’administration camerounaise. Dans ce cadre, le pays s’est doté d’un registre des risques et d’un canevas rigoureux d’analyse, fondé sur une méthodologie de quantification selon la probabilité d’occurrence et l’impact budgétaire. Ce dispositif, inédit dans l’espace couvert par le Centre régional d’assistance technique pour l’Afrique Centrale (Afritac-Centre) du FMI dont une mission, séjourne au Cameroun depuis le 07 juillet 2022. Celle-ci positionne le pays comme un pionnier dans la sous-région en matière de gestion dynamique et proactive des aléas budgétaires.

Les principaux risques budgétaires identifiés

Par risque budgétaire, on entend tout facteur pouvant entraîner une déviation entre les attentes ou prévisions et les réalisations budgétaires. Sa matérialisation est « susceptible de pousser les dépenses à la hausse et les recettes à la baisse, ce qui nécessite des ajustements qui convient d’anticiper », arguent les experts financiers. Pour ces derniers, la mauvaise gestion et communication des risques peut entraîner des effets en cascade, en particulier la matérialisation d’autres risques et une hausse des coûts de financements. La bonne exécution du budget 2025 pourrait être menacée par plusieurs défis majeurs qu’il convient de surmonter. La Direction générale du Budget du ministère des Finances (Minfi) en avait identifié 7 principaux lors du lancement officiel dudit budget par le ministre des Finances à Buea, le 15 janvier 2025. Le premier est lié à l’environnement économique national et international, notamment la persistance de la crise russo-ukrainienne et l’extension de celle au Proche-Orient. A celui-ci s’ajoute le resserrement prolongé des conditions financières mondiales, ainsi que l’aggravation de la crise sécuritaire dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest et de l’Extrême-Nord.

Par ailleurs, les risques liés à la dette publique constituent un autre challenge important tout comme les risques liés aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD), et ceux relatifs aux entreprises et établissements publics. D’autre part, les passifs des contrats de partenariat public-privé (PPP) pourraient mettre à mal le budget en cours d’exécution au Cameroun. Il en est de même de la mobilisation des appuis budgétaires et de la gestion de la dette flottante. S’ajoutent à la liste, une baisse durable des cours mondiaux des matières premières exportées par le Cameroun, en particulier, le pétrole brut, ainsi qu’une forte dégradation des conditions climatiques dans les bassins de production.

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LES CHIFFRES DE LA SEMAINE

6871,7 milliards de F CFA
C’est l’encours des titres publics franchit en juin 2024 dans la Cemac, selon la Beac.

1 500 milliards de F CFA
C’est l’encours de dépôt enregistré par Afriland First Bank en 2023, selon la banque.

832 milliards de F CFA
C’est le total bilan de CCA Bank à fin septembre 2024, selon le président du conseil d’administration de la banque.

321 milliards de F CFA
C’est le montant des recettes non-fiscales collectées par le Cameroun en 2023, selon le ministère des Finances.

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