Elles ont été formulées par des experts nationaux et régionaux au cours d’une réunion de coordination et de plaidoyer de haut niveau organisée du 14 au 17 juillet 2025.
La santé communautaire est définie comme le processus par lequel les membres d’une collectivité, géographique ou sociale, réfléchissent en commun sur les problèmes de leur santé, tout en exprimant leurs besoins prioritaires et en participant activement à la mise en place, au déroulement et à l’évaluation des activités les plus aptes à répondre à ces priorités. Au Gabon, sa mise œuvre fait face à plusieurs obstacles à savoir le déficit de financement, le manque de personnel qualifié, la faible participation communautaire, les défis liés à la décentralisation et les problèmes d’infrastructure, notamment des routes en mauvais état.
C’est donc pour remédier à cet état de choses, que les experts issus de diverses structures sanitaires du pays ont échangé avec des experts venus du Mali, du Niger et du Burkina Faso, dans le cadre d’une réunion de coordination et de plaidoyer de haut niveau sur la santé communautaire organisée du 14 au 17 juillet 2025 à Libreville. Les débats ont ainsi porté sur les défis du système communautaire gabonais, en vue de le structurer durablement. A cet effet, douze recommandations clés ont été formulées en vue de poser les bases d’une réforme ambitieuse.
L’on peut ainsi citer entre autres, la nécessité de mieux encadrer l’action des agents communautaires, d’assurer leur reconnaissance statutaire, et de garantir des ressources suffisantes à travers des financements innovants et pérennes. Les experts ont également préconisé la finalisation d’un cadre juridique sur la santé communautaire, la définition d’un statut participatif pour les acteurs de terrain, la création de mécanismes de financement alternatifs, mobilisant coopératives, associations locales, communautés religieuses ou encore entreprises à travers la responsabilité sociétale (RSE), l’intégration effective des services communautaires dans le système national de santé, le renforcement de la gouvernance locale, ou encore la mise en place d’un dispositif d’évaluation et de suivi. « Je me réjouis des engagements clairs pris ici pour assurer une mobilisation accrue des ressources nationales et garantir la pérennité des actions que nous allons déployer. Ces engagements sont le reflet d’une volonté partagée de faire de la santé communautaire une réalité tangible pour chaque citoyen, dans chaque province, y compris les zones les plus reculées», a déclaré M. Rotimbo, secrétaire général du ministère de la Santé, lors de la cérémonie de clôture.





