L’information a été révélée lors de la session ordinaire du Comité économique et financier national du pays, tenue le 18 juillet dernier à Malabo, en présence du gouverneur de la Beac.
Sous la présidence d’Ivan Bacale Ebe, son président statutaire, le Comité économique et financier national de la République de Guinée équatoriale a tenu sa session ordinaire le 18 juillet 2025 en format hybride (présentiel et visioconférence), avec notamment la participation virtuelle du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), Ivon Sana Bangui. L’un des temps forts de cette rencontre aura été la présentation de la situation macroéconomique du pays, marquée par une dynamique de reprise modérée mais résiliente.
En effet, à l’échelle régionale, la croissance au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est projetée à 2,9 % en 2025, grâce à la bonne tenue des activités non pétrolières. Dans ce contexte, la Guinée équatoriale ne s’en sort pas trop mal avec une croissance économique de 0,5 % en 2024, portée essentiellement par l’amélioration du produit intérieur brut (PIB) pétrolier. Une performance notable pour une économie en transition vers une diversification progressive, malgré les incertitudes sur le marché mondial.
Concernant la gestion de ses finances publiques, le gouvernement équato-guinéen a fait preuve de maîtrise, en enregistrant un excédent budgétaire de 51 milliards de Fcfa au premier trimestre 2025. Ce résultat reflète une gestion rigoureuse des ressources publiques, dans un contexte où plusieurs pays de la sous-région peinent à équilibrer leurs comptes. Bien qu’en légère hausse, l’inflation reste quant à elle sous contrôle. Car, selon l’Institut national des statistiques (Inege), le taux moyen d’inflation s’est établi à 3,5% au 31 mars 2025, contre 2% en 2024. En matière de projections, le pays table sur un léger repli à 3,4% d’ici à 2026, témoignant d’une stabilité des prix globalement maîtrisée, malgré les tensions internationales.
Cette session a en outre permis au Comité de passer en revue plusieurs chantiers structurants, à savoir : l’état d’avancement des réformes du programme économique régional, le fonctionnement de la centrale des risques bancaires, l’état du marché du travail, ou encore l’impact du numérique sur la compétitivité économique. De même, les relations avec les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que la situation de la dette interne, ont également fait l’objet d’un suivi particulier. En toile de fond, une volonté affichée des autorités équato-guinéennes de maintenir la confiance des bailleurs de fonds, tout en consolidant les bases de la croissance nationale.





