Validé au terme d’un atelier clôturé la semaine dernière, il permettra de connecter plus de 800.000 ménages d’ici 2030, dans les localités de plus de 1.000 habitants.
Le Congo dispose désormais de son Plan national de développement de l’électricité. Dénommé « Pacte national de l’énergie », ce nouveau cadre stratégique a été adopté à l’issue d’un atelier qui a réuni le gouvernement, des partenaires techniques et financiers dont le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Fonds monétaire international (FMI) et la Fondation Rockefeller. Ce pacte vise à connecter plus de 800.000 ménages à l’horizon 2030 dans les localités de plus de 1.000 habitants.
Ce projet sera prochainement soumis à la Banque mondiale dans le cadre de la Mission 300, et devrait être signé à New York en septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Il repose sur plusieurs piliers : le développement des énergies renouvelables (solaire, hydroélectricité, hydrolienne, biomasse), l’extension du réseau électrique national, la promotion de solutions hors-réseau innovantes, ainsi qu’une politique tarifaire juste, équitable et durable, visant à réduire les pertes commerciales. Sa mise en œuvre se fera selon une approche progressive, participative et inclusive, en vue de garantir l’accès universel à une électricité fiable, abordable et propre d’ici 2035.
Au cours des travaux, le ministre congolais de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a rappelé que cette rencontre se tenait dans un contexte où le secteur de l’électricité est affaibli et ne garantit plus un service continu et de qualité. Il a souligné que, parallèlement aux engagements nationaux et internationaux pris, la République du Congo a engagé une réforme ambitieuse de son secteur énergétique, avec pour objectif d’assurer un accès universel, durable et équitable à l’électricité, aussi bien pour les citoyens que pour les entreprises, les services sociaux, culturels et touristiques. « L’expérience nous enseigne que la réussite d’une telle ambition ne peut être portée par un seul acteur. Elle exige une synergie réelle entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les ONG et la société civile. Je souhaite que le travail que nous achevons aujourd’hui soit pur et sans tâche, et qu’il permette au gouvernement de faire valider en septembre à New York le Pacte national de l’énergie dans le cadre de la Mission 300. Notre chef de l’État fut d’ailleurs l’un des premiers signataires, lors de l’adhésion de la République du Congo à Dar es Salaam, le 28 janvier 2025 », a conclu Emile Ouosso.
Pour sa part, la représentante résidente du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a salué cette première réunion de la Plateforme de coordination du secteur de l’énergie, couplée au lancement des consultations publiques sur le programme « Électricité pour Tous ». Selon elle, cet événement marque une étape décisive dans la transformation du paysage énergétique de la République du Congo. Il reflète l’engagement commun des parties prenantes à renforcer la coordination, la planification et la synergie entre tous les acteurs du secteur, en vue de garantir un accès équitable, durable et inclusif à l’électricité.





