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Lutte contre le blanchiment d’argent : Les lignes directives de la Cosumaf pour le marché financier

Avec pour clé de voûte le système d’évaluation et de gestion des risques, il a vocation à aider les acteurs de la Cemac à améliorer leur participation au dispositif communautaire en vigueur.

D’après les experts, les marchés financiers sont fortement exposés au risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Ils présentent également une vulnérabilité certaine face aux activités criminelles déstabilisatrices de l’économie. « Les réseaux criminels exploitent, en effet, la complexité des transactions financières pour dissimuler l’origine des fonds illicites », expliquent-ils. Dès lors, disposer de solides cadres de lutte contre le blanchiment d’argent devient un enjeu crucial pour préserver la stabilité et l’intégrité du système financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Raison pour laquelle, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) a mis en place des lignes directives en la matière. Prévues dans son Plan d’action, elles ont vocation à aider les acteurs du marché à améliorer leur participation au dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme (LBC/FT).

Les enjeux

Pour le régulateur du marché financier sous régional, il s’agit avant tout d’un document à caractère pédagogique. « L’objectif d’intégrité du système financier suppose un partenariat efficace entre toutes les parties prenantes, qui repose sur une implication forte des professionnels et une meilleure connaissance de leurs obligations ainsi que des typologies de blanchiment », souligne-t-il. Le système d’évaluation et de gestion des risques, prévu par les lignes directrices, est la clé de voûte du dispositif LBC/FT. Elaborée par chaque acteur du marché selon son expertise et la connaissance qu’il a de sa clientèle et de la nature des opérations qu’il traite, la cartographie des risques sert de support à la mise en place des mesures de vigilance à mettre en œuvre. C’est au terme de ce processus que le professionnel sera le mieux à même de décider d’effectuer une déclaration de soupçon. Pour ce faire, il est primordial d’intensifier la formation des acteurs du marché et la diffusion des informations en matière de LBC/FT.

Synergie d’actions pour endiguer le blanchiment d’argent en Cemac

La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) sur le marché financier de l’Afrique Centrale doit être comprise comme une priorité partagée entre, d’une part, les pouvoirs publics de la Cemac et le régulateur du marché et, d’autre part, les acteurs et intervenants du marché et les professionnels du secteur privé, en vue d’assurer la solidité des dispositifs de lutte mis en place dans la sous-région. « La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constitue un enjeu majeur de politique publique des Etats membres de la Cemac. Les acteurs du marché financier régional ne sauraient s’affranchir des efforts à consentir pour assurer l’intégrité de notre système financier », justifie la Cosumaf. Selon elle, les flux de capitaux sont un élément essentiel d’un marché prospère et dynamique. Cependant, il faut le mettre à l’abri des circuits d’argent sale. Pour ce faire, les acteurs du marché financier doivent jouer un rôle clé dans la détection des activités criminelles. « Ils doivent effectuer des contrôles rigoureux et s’assurer qu’ils sont efficaces contre la criminalité financière », lance-t-elle.

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LES CHIFFRES DE LA SEMAINE

6871,7 milliards de F CFA
C’est l’encours des titres publics franchit en juin 2024 dans la Cemac, selon la Beac.

1 500 milliards de F CFA
C’est l’encours de dépôt enregistré par Afriland First Bank en 2023, selon la banque.

832 milliards de F CFA
C’est le total bilan de CCA Bank à fin septembre 2024, selon le président du conseil d’administration de la banque.

321 milliards de F CFA
C’est le montant des recettes non-fiscales collectées par le Cameroun en 2023, selon le ministère des Finances.

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