Une délégation de cet établissement de crédit a été reçue en audience par le ministre d’Etat, ministre des Finances et du Budget, le 23 septembre 2025 à N’Djamena.
Le 23 septembre 2025 à N’Djamena, le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a reçu une délégation de la Libyan Foreign Bank conduite par Ahmed E. Rajab, Directeur général adjoint. Elle était composée de Saleh Edbayaa, Directeur du contrôle interne, et de Mohamed Saleh Mahfouz Elmajbri, Directeur du département des participations. Du côté tchadien, le top management de la Banque commerciale du Chari (BCC), Haïthem Tahir Abousriwel, Directeur général, et son adjoint, Hissein Oubé Essou, a également pris part à l’audience.
Cette rencontre visait à renforcer la coopération bancaire entre le Tchad et la Libye et à explorer les perspectives de développement de la BCC, l’une des institutions financières les plus dynamiques du pays.
Une banque de référence au Tchad
Selon le rapport de la Beac sur les taux débiteurs au deuxième trimestre 2023, la BCC figure parmi les trois banques ayant concentré 60 % des crédits à l’économie, aux côtés de la Banque de l’habitat du Tchad et de la Bsic. Sur une enveloppe globale de 241,2 milliards de Fcfa, elle a injecté 61 milliards, soit 25,53 % des parts de marché, confirmant son rôle de leader dans le financement de l’économie nationale.
Installée dans la région du Chari, la BCC se définit comme le « partenaire financier de confiance au Tchad » et propose des services allant des comptes d’épargne aux solutions de financement adaptées aux entreprises locales. « Nous nous engageons à soutenir les particuliers, les entrepreneurs et les PME de la région », rappelle la banque.
La Libyan Foreign Bank invitée à soutenir le PND
Profitant de cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a convié la Libyan Foreign Bank à la table ronde des investisseurs du Plan national de développement (PND) Tchad Connexion 2030, prévue prochainement à Abou Dhabi. Le gouvernement ambitionne de mobiliser 30 milliards de dollars (environ 18 000 milliards de Fcfa) sur la période 2024-2030.
Plus de la moitié de ces ressources devrait provenir du secteur privé. Elles financeront 268 projets, dont 133 structurants, dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, du numérique et de l’industrie. Avec ce partenariat, N’Djamena espère consolider sa coopération avec la Libye et stimuler sa transformation économique.





