C’est à la faveur d’une concertation tenue le 15 octobre 2025 entre le Directeur général des douanes et les représentants de cette organisation patronale.
Encore un mois et le projet de loi de finances 2026 sera déposé sur la table des parlementaires. C’est donc une course contre la montre pour les différents acteurs afin de peaufiner et permettre au parlement d’examiner le document. C’est dans cette optique que le Directeur général (DG) des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga et les représentants du Gecam se sont réunis le 15 octobre 2025 à Yaoundé, en vue de faire des propositions qui déboucheront sur une loi de finances sans anicroches.
Au terme de cette rencontre, les propositions formulées autour d’un idéal commun, notamment la performance et la compétitivité de l’économie nationale, ont été retenues par la direction générale des Douanes.
Selon la circulaire du président de la République, pour la loi de finances 2026, des efforts seront poursuivis en vue d’une mobilisation des recettes internes non pétrolières plus accrue, ainsi que dans la mise en œuvre des réformes essentielles visant l’amélioration de l’efficacité socioéconomique et de l’efficience des dépenses publiques. La politique fiscale recherchera l’accroissement du niveau de mobilisation des recettes internes non pétrolières de 13,2% du PIB en 2025 à 13,7% sur les trois prochaines années. Il visera par ailleurs, la mise en place progressive de la loi sur la fiscalité locale avec des transferts de recettes projetée à 0,3% du PIB en 2026 et 0,4% en 2027 et 2028. Les projections de recettes fiscales non pétrolières 3435,5 milliards de Fcfa en 2026, en hausse de 7,2% par rapport aux estimations de 3205,6 milliards de Fcfa en 2025. Celles-ci sont projetées respectivement à 3582,4 milliards de Fcfa en 2027 et 3880,2 milliards de Fcfa en 2028. Les recettes douanières quant à elles sont projetées à 1266,8 milliards de Fcfa en 2026, 1351,7 milliards de Fcfa en 2027 et 1445 milliards de Fcfa en 2028. Quant aux projections de recettes non fiscales, elles sont notamment de 400 milliards de Fcfa en 2026, 426,2 milliards de Fcfa en 2027 et 457 milliards de Fcfa en 2028.
En rappel, le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) est l’organisation la plus représentative du secteur privé au Cameroun. Il est bâti au socle de la Loi du 16 décembre 2021 régissant les organisations interprofessionnelles au Cameroun. Issu de la fusion entre le Gicam (Groupement Inter-patronal du Cameroun) et Ecam (Entreprises du Cameroun), le Gecam fédère des groupements professionnels, associations d’entreprises et des entreprises individuelles. A ce titre, il compte plus de 1 000 membres à ce jour. Le Gecam est le représentant du secteur privé auprès des pouvoirs publics sur des sujets économiques majeurs, au rang desquels : l’environnement des affaires ; l’accélération de la croissance ; la compétitivité des entreprises ; la promotion d’une agriculture de seconde génération ; le développement des PMEs et TPEs ; la formation professionnelle ; l’emploi des jeunes ; la promotion de l’espace économique national ; la fiscalité de développement ; le développement des infrastructures et du numérique ; l’éthique dans les affaires; le règlement alternatif des différends d’affaires.





