Adoptée au terme d’un atelier tenu le 4 octobre 2025, elle vise à réduire les maladies liées à l’insalubrité, protéger l’environnement face aux enjeux climatiques, stimuler l’économie circulaire et créer des emplois verts.
Le Congo est désormais mieux armé contre les maladies liées à l’insalubrité. Le pays s’est doté, depuis le 4 octobre 2025, d’une Politique nationale d’assainissement, adoptée au terme d’un atelier organisé par le ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Plus qu’un simple document technique, cette politique est une boussole stratégique pour l’atteinte des objectifs de développement durable et un levier de transformation économique et sociale. Le gouvernement s’engage avec détermination à mettre en œuvre cette politique, avec l’appui de tous nos partenaires, pour bâtir un cadre de vie plus sain et prospère au profit de nos concitoyens », a déclaré Juste Désiré Mondelé, ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier.
D’après le membre du gouvernement, l’assainissement dépasse largement la simple notion de propreté : il constitue un pilier essentiel de la santé publique, de la dignité humaine, de la protection de l’environnement et un moteur de croissance économique. Il s’agit également, a-t-il souligné, d’un levier fort pour le développement durable, une force de transformation sociale garantissant des villes et villages inclusifs, sains et résilients. « La Politique nationale d’assainissement validée aujourd’hui constitue désormais une référence claire pour l’action publique, réunissant tous les partenaires autour d’objectifs cohérents et réalistes. Elle vient combler un vide stratégique persistant, renforcer la coordination des acteurs, optimiser les ressources et assurer une meilleure rigueur dans le suivi des projets », a-t-il ajouté.
Pour sa part, la représentante résidente de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, a rappelé que la validation de cette politique marque une avancée stratégique majeure, affirmant avec force la volonté du Congo de faire de l’assainissement un pilier du développement humain. « L’assainissement est bien plus qu’un enjeu technique ou sanitaire. C’est un catalyseur de progrès social, un levier puissant pour améliorer les conditions de vie et un fondement essentiel pour garantir les droits des enfants. Un système d’assainissement efficace transforme la vie des enfants : il réduit les maladies hydriques, améliore la nutrition, favorise la fréquentation scolaire et protège les plus vulnérables », a-t-elle souligné.
La Politique nationale d’assainissement 2024–2030 propose une vision ambitieuse, portée par une gouvernance renforcée, un financement innovant et une mobilisation multisectorielle. Elle incarne l’engagement du gouvernement à faire de l’assainissement un droit effectif pour tous. « L’Unicef est fier d’accompagner cette dynamique, en étroite collaboration avec l’ensemble du système des Nations unies, pour soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de cette politique. Nous soutenons la mise en œuvre du programme d’assainissement inclusif 2026–2030 et travaillons avec le ministère pour mobiliser un fonds de garantie, à travers une banque nationale, afin de faciliter l’accès au crédit pour les ménages et les PME dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire », a conclu Mariavittoria Ballotta.





