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Produits avicoles : La pression fiscale à l’origine de la hausse du prix des œufs

A l’occasion de la Journée mondiale de l’œuf, l’ipavic a évoqué cette cause pour justifier la flambée ces coûts de cet aliment très prisé par les ménages camerounais.

La production d’œufs au Cameroun a « énormément baissé » ces dix dernières années. Selon  l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), cette baisse est due à la diminution du nombre de pondeuses, qui serait passé de 9 millions en 2016, à environ 5 millions en 2025.  «  Cela a beaucoup affecté la production des œufs au niveau local », témoigne Dr Albert Ichakou, spécialiste en aviculture et membre de l’Ipavic.

Les raisons de la baisse de la production des œufs sont  également dues à des facteurs sanitaires et économiques. « La Grippe aviaire et la Covid-19 ont largement handicapé ce secteur d’activités, de nombreux fermiers ont vu impuissant leur production diminuer », se désole l’expert.

A côté de cela, il y a eu  la crise en Ukraine et la hausse du prix du maïs, principal aliment nécessaire dans l’alimentation de la volaille. Malgré les défis auxquels continuent de faire face les producteurs, la pression fiscale  a rajouté une couche à leur déboire. Ce qui a d’ailleurs poussé certains à mettre la clé sous le paillasson.

« A Yaoundé, les deux plus grands aviculteurs ont déposé le bilan à cause de la pression fiscale », fait savoir Dr Albert Ichakou. Toujours selon ce dernier, ces deux grands éleveurs à eux seuls produisaient environ 60% des œufs de table. Cette situation perdure depuis près de deux ans.

Au Cameroun, la pression fiscale est décrite comme asphyxiante. Lors de la rentrée économique du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam), son président Célestin Tawamba, décriait déjà cette situation pour les entreprises : « La loi des finances 2024 a mis en exergue une multiplication exponentielle des  taxes parafiscales, touchant quasiment tous les secteurs d’activités et tous les  services rendus par les administrations publiques.  Ajouté à cela, les Collectivités territoriales décentralisées font naître de  nouvelles taxes tous les jours qui obère continuellement la trésorerie des  entreprises, rajoute les tracasseries et réduit leur compétitivité ».

Des défis liés au secteur avicole

Actuellement au Cameroun, le secteur avicole est témoin de cette tracasserie. A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’œuf, le président de l’Ipavic, François Djonou a présenté les défis liés à leur secteur d’activité, comme une conséquente des phénomènes qui montrent les faiblesses du pays en matière de production et de compétitivité. «Le prix de l’œuf a connu une augmentation sur le marché du à tous ces facteurs. Nous avons des producteurs qui n’ont pas pu supporter cela et qui ont fermé leur entreprise. Actuellement l’Ouest est  la région qui produit 70% des œufs, pourtant nous souhaitons que les autres régions soient aussi actives pour répondre à la demande de consommation de plus en plus croissante des Camerounais », a-t-il indiqué.

En dépit de la situation qui prévaut actuellement, le ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales (Minepia) se veut rassurant. Lors de la rencontre organisée mardi 21 octobre à la délégation régionale de l’agriculture au Lieu Mboppi à Douala, le délégué régional du Minepia, Dr Victor Viban a déclaré : «  Si vous regardez très bien de façon équivalente, vous verrez que les hausses de matières premières correspondent un peu à la hausse qu’on a eu par rapport à la denrée elle-même. Mais pour nous rassurer, si vous comparez ailleurs, vous verrez que l’œuf au Cameroun reste toujours un produit très abordable, très accessible ».

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LES CHIFFRES DE LA SEMAINE

6871,7 milliards de F CFA
C’est l’encours des titres publics franchit en juin 2024 dans la Cemac, selon la Beac.

1 500 milliards de F CFA
C’est l’encours de dépôt enregistré par Afriland First Bank en 2023, selon la banque.

832 milliards de F CFA
C’est le total bilan de CCA Bank à fin septembre 2024, selon le président du conseil d’administration de la banque.

321 milliards de F CFA
C’est le montant des recettes non-fiscales collectées par le Cameroun en 2023, selon le ministère des Finances.

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