Avec l’appui de la Banque mondiale, un atelier y relatif s’est tenu du 11 au 14 novembre 2025 à Brazzaville à l’initiative du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public.
« Tout comme la Gestion des investissements publics sensibles au climat (Gipsc), le marquage budgétaire sensible au climat (Mbsc) constitue un pilier de la budgétisation sensible au climat ». Ainsi parlait Antoine Nkodia, Conseiller économique, représentant de Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public de la République du Congo lors de l’ouverture des travaux de l’atelier sur le marquage budgétaire sensible au climat, le 11 novembre 2025 à Brazzaville. Jusqu’au 14 novembre 2025, cette formation appuyée par une mission de la Banque mondiale a réuni plus de soixante cadres et agents venus de 8 ministères pilotes retenus. Il s’agit des départements ministériels en charge de l’Environnement, Développement Durable et Bassin du Congo; de la Construction, Urbanisme et Habitat ; Agriculture, Elevage et Pêche ; Hydrocarbure ; Transports, Aviation civile et Marine Marchande ; Economie Forestière ; Energie et Hydraulique ; Economie, Plan et Intégration Régionale. L’objectif principal pour le gouvernement est « d’identifier et de suivre les dépenses publiques liées au climat ; d’intégrer la résilience climatique dans la planification et la programmation des investissements ; et d’accroître la transparence sur l’effort budgétaire national consacré à la transition écologique », explique Antoine Nkodia.
Une étape du projet de loi de Finances 2026
Pour sa part, Koli Ousmane Mauri, Représentant de la Banque mondiale au Congo, a indiqué qu’en novembre 2024 et mars 2025, l’appui de la Banque mondiale a permis non seulement, de développer une méthodologie et une feuille de route du Budget sensible au climat (BSC) et de la Gipsc au Congo. Cela a aussi permis de former un pool d’experts des ministères pilotes, qui ont accompagné le processus 2026 dans ces ministères. « La présente mission, qui se situe dans le prolongement de ces efforts, vise à concrétiser l’Annexe du Budget sensible au climat, parmi les documents budgétaires qui accompagneront le projet de loi de Finances 2026 au Parlement », indique-t-il. Une telle perspective représente un jalon important de la réforme qui vise l’efficacité de la dépense. Ce, dans la mesure où la rédaction de l’Annexe du BSC permettra au Congo, non seulement de réaliser l’un des indicateurs majeurs du PforR concernant le climat dans la gestion des investissements public (GIP), mais aussi et surtout de disposer des informations transparentes sur les priorités que le Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (Pagir) prendra en compte pour pérenniser cet indicateur.
Pour les pouvoirs publics, cette mission de la Banque mondiale marque le lancement du premier cycle national de marquage climatique sur le budget de l’Etat congolais 2026, avec la participation active de huit ministères pilotes, représentant les secteurs les plus sensibles aux enjeux environnementaux et aux investissements publics.





