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Les étudiants de l’Ucac édifiés sur la digitalisation des services financiers

C’était au cours d’une conférence organisée le 16 avril dernier à Yaoundé par la filière Banque et Finance de l’Université catholique d’Afrique centrale en partenariat avec CCA-Bank.

L’amphi SJP de l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) de Yaoundé, campus d’Ekounou-Ayéné, a servi de cadre à la Conférence banque et finance sur la thématique relative aux « dynamiques de digitalisation dans le système financier de la zone Cemac : Bilan et perspectives ». Organisée par les étudiants en master de la filière banque et finance de cette institution académique avec le soutien de CCA-Bank, sponsor officiel, cette rencontre a connu la participation des experts des secteurs de la banque et de la finance ainsi que du digital.

La phase protocolaire d’ouverture a été ponctuée par l’allocution de Valentin Mbozo’o, directeur général du Groupement interbancaire et monétique de l’Afrique centrale (Gimac) et parrain professionnel de cette branche d’étude. Dans son propos, il a édifié l’assistance sur les actions de sa structure. De lui, on retient que les 400.000 transactions réalisées dans la sous-région Cemac jusqu’ici pour un peu plus de 9 milliards de Fcfa sont à mettre à l’actif du Gimac, une structure au coeur de la digitalisation dans le secteur de la finance, objet de ladite conférence. Selon Valentin Mbozo’o, beaucoup d’avancées sont perceptibles parlant de la digitalisation des services bancaires et financiers dans la zone Cemac. « On est passé du système manuel à l’automatisation des transactions », indique-t-il. Il a également insisté sur le fait qu’ils sont de plus en plus nombreux à disposer des comptes « Mobile money » en lieu et place des comptes bancaires. Par ailleurs, les détenteurs des comptes MTN mobile money et « Orange Money » dépassent à eux seuls, l’ensemble des détenteurs des comptes bancaires de toute la sous-région. Pour Valentin Mbozo’o, « la naissance du mobile money a créé un grand boulevard dans le domaine de la finance », a-t-il dit.

Des perspectives

Intervenant à la suite du directeur général du Gimac, M.Thiam Fotso, fondateur et gérant de « Xtrem-IT », structure spécialisée par les technologies de l’information et de la communication, a parlé de l’impact de la finance digitale sur l’inclusion et la stabilité financières. De lui, on retient que la pénétration de l’internet et des smartphones ne va qu’à accélérer la digitalisation au niveau de la finance. Selon les prévisions du cabinet Mc Kinsey, les pays en développement devraient enregistrer 1,6 milliard de nouveaux clients dans la finance en 2015, pour 4,2 trillions de dépôts. Toute chose qui devait accroître l’accès au pays dans ces pays. « La digitalisation a pour effet positif, la baisse des coûts de services. Il permet aussi l’inclusion financière des couches sociales sous scolarisées, etc », explique-t-il.

Une activité à risques

D’autre part, le digital est à la fois important et complexe selon Alexis Megudjou, le directeur général du Crédit communautaire d’Afrique (CCA-Bank), nouveau venu parmi les banques classiques. Il a axé son exposé sur « la technologie de la microfinance : quelle inspiration pour la finance digitale ? ». Selon lui, « les banques et les entreprises sont obligées de s’arrimer. Le digital est incontournable de nos jours pour le simple fait que les entreprises doivent se débarrasser des pratiques manuelles qui les exposent aux risques opérationnels », a-t-il insisté. Dr Banga Ntolo, directeur général de la SG Capital securities Central Africa parlant des « défis culturels et réglementaires » comme freins à l’exploitation de l’énorme potentiel de la finance digitale, a indiqué que « la digitalisation se heurte dans le contexte africain par les éléments culturels ».

En effet, si la digitalisation n’est pas encore acceptée par tous les acteurs économiques, il n’en demeure pas moins vrai que les transactions financières digitales sont gages de rapidité et de transparence. Toutefois, la digitalisation des services est susceptible d’exposer les banques aux attaques notamment des cybercriminels. « Plus, vous vous ouvrez, plus, vous êtes vulnérables aux différentes attaques », a-t-il précisé. Aussi, il est important que la réglementation aille de pair avec l’innovation, d’où la nécessité du contrôle et de la régulation.

REACTION

Alexis Megudjou, Dg CCA-Bank
« Le digital est incontournable de nos jours »

Nous avons décidé de sponsoriser cet évènement parce qu’il s’agit de la filière banque/finance. Vous savez, CCA-Bank recherche les meilleures des universités. C’est notre domaine. Nous devons accompagner les enfants, partager notre expérience avec eux, afin de leur permettre de faire le tour de la profession en plus de leurs connaissances théoriques. C’est très important pour moi de partager mon expérience avec et de sponsoriser cette conférence. Peut-être faut-il le dire, je suis un ancien de l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac). Par conséquent, je ne pouvais ne pas répondre à cette invitation. Parlant maintenant de la digitalisation, je dirai qu’aujourd’hui, les banques et les entreprises sont obligées de s’arrimer. Le digital est incontournable de nos jours pour le simple fait que les entreprises doivent se débarrasser des pratiques manuelles qui les exposent aux risques opérationnels. En tant que dirigeant d’entreprise, nous nous devons de faciliter la tâche à nos clients. Ceci, en leur donnant la possibilité d’effectuer leurs opérations à distance sans avoir à se déplacer. Le digital permet également la rapidité et la traçabilité des opérations.

Valentin Mbozo’o, directeur général du Gimac
« Il est question d’aller un peu vite »

L’opportunité que nous a donné cette conférence, c’est d’examiner les dynamiques du digital. Les services financiers classiques manuels et semi manuels sont presque tous digitalisés de nos jours. La digitalisation des services financiers ne date pas d’aujourd’hui. Le passage au numérique est déjà présent partout. Il est cependant question d’aller un peu vite, de vaincre les freins à cette digitalisation que nous avons évoqué au cours de cette conférence. L’habitude du cash. J’ai l’avantage d’être à la tête d’un organisme qui regroupe les six pays de la Cemac. A ce titre, je dirai que le Cameroun a suffisamment d’avantage en matière de digitalisation. Ceci du fait du dynamisme de sa population. 52% des transactions sont à mettre à son actif.

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