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Afrique : La diaspora africaine peut être un moteur de développement du continent

Le rôle de la diaspora africaine dans le développement économique du continent était au centre d’un forum de la Banque africaine de développement (BAD) tenu à Abidjan du 1er et 2 décembre 2022, à la fois en présentiel et en visioconférence. L’évènement organisé en partenariat, avec la Commission de l’Union africaine, l’Organisation internationale des migrations (OIM) et le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), s’est déroulé sous le thème : «Développement sans frontières : Mobiliser la diaspora africaine pour une croissance inclusive et un développement durable en Afrique ».

Ainsi, des centaines de personnalités du monde universitaire ainsi que des dirigeants d’institutions internationales, se sont retrouvés à cette occasion pour cogiter autour des thèmes tels que la sécurisation des transferts de fonds ; les obligations de la diaspora ; la promotion du commerce et de l’investissement ; et le renforcement de la recherche, de l’innovation et du partage des technologies, en vue de trouver « les moyens de mettre les compétences, la richesse et le dynamisme de la diaspora africaine, forte de 160 millions de personnes, au service de la croissance et du développement du continent », précise la BAD. Car comme l’a fait savoir Akinwumi Adesina, le président de cette institution financière à l’entame des travaux, « la diaspora africaine est devenue le plus grand bailleur de fonds de l’Afrique! Et ce n’est pas de la dette, ce sont des cadeaux ou des dons à 100 %, une nouvelle forme de financement concessionnel qui est la clé de la sécurité des moyens de subsistance pour des millions d’Africains ».

En effet, face aux difficultés qu’éprouve très souvent l’Afrique pour réunir les financements nécessaires au développement de divers projets surtout d’ordre socioéconomique, les fils et filles de sa diaspora sont de plus en plus considérés comme des bailleurs de fonds en puissance. Surtout que les financements qu’ils injectent dans les économies de leurs pays, sont dépourvus des contraintes liées aux remboursements avec des taux d’intérêts élevés comme le font les institutions financières internationales et autres Nations étrangères, notamment dans le cadre de l’Aide publique au développement (APD).

Selon des chiffres officiels, ces envois de fonds ont été estimés à environ 589 milliards de dollars (366 755,8 milliards de Fcfa) en 2021, un montant largement au-dessus de la somme des Investissements directs étrangers et de l’APD. Sauf que cet argent n’est pas toujours utilisé convenablement. Et pour cause, de nombreux Africains restés au pays dépensent l’argent envoyé par leurs proches pour des futilités au lieu d’investir dans des projets rentables. Ce qui représente un vrai gâchis ! Il y a donc lieu pour les Etats de mettre en place des moyens efficaces pour une meilleure utilisation de ces fonds. Une initiative telle que la création d’une banque entièrement financée par la diaspora serait alors la bienvenue.

D’ailleurs, beaucoup d’Africains vivant à l’étranger manifestent régulièrement leur désir de contribuer au développement de leur pays en finançant par exemple des projets. Sauf que le manque d’organisation constaté plombe leur détermination. D’où l’appel lancé par le président de la BAD. « J’implore et j’encourage les gouvernements africains à créer les conditions qui permettent à ceux qui vivent et travaillent à l’étranger de contribuer de manière significative au développement national ou, mieux encore, de ne pas partir du tout », a fait savoir M. Adesina

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