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Célestin Tawamba parmi les 50 personnalités influentes d’Afrique

Son parcours et son combat ont permis de faire bouger les lignes au Cameroun et même dans la sous-région Cemac selon le magazine The Africa Report.

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Jean Pépin Ndjo

Célestin Tawamba fait partie du cercle fermé des cinquante personnalités influentes du continent africain, selon un classement récemment rendu public par le magazine « The Africa Report ». Cette reconnaissance est le fruit des actions menées par l’industriel camerounais pour « faire bouger les lignes » dans son pays et au plan international. Lui, qui s’est donné pour ambition dès son accession à la présidence du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) en 2017, de faire de celle-ci une « force de proposition ». Pour y parvenir, le « patrons des patrons » n’a cessé de multiplier des actions qui vont dans le sens de modernisation de ce mouvement patronal à l’instar de la réduction du mandat du président de ladite institution qui est passé de 5 à 3 ans, au verrouillage du dispositif à même d’éviter des changements intempestifs des statuts, le rajeunissement du Conseil d’administration du Gicam, et de l’introduction de bon nombre de femmes en son sein, et bien d’autres.

En outre, Célestin Tawamba est considéré comme le défenseur des hommes d’affaires et des entreprises à la fois au Cameroun, et même au-delà des frontières de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac). C’est sous son impulsion que le secteur privé va désormais participer de manière active au processus de demande de financement au Fonds mondial en faveur de la lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Le Gicam vient d’être choisi pour être « sous récipiendaire des financements du Fonds mondial pour le compte du cycle 2021-2023 ». Une victoire à mettre à son actif. Le Camerounais est également à la tête de l’Union des patronats d’Afrique centrale (Unipace) et ne cesse d’œuvrer pour l’implémentation effective de la libre circulation dans la sous-région, la lutte contre la pénurie des devises, et bien d’autres pratiques nocives au bon fonctionnement des entreprises. Son cheval de bataille est l’ouverture de cette institution aux pays tels que l’Angola, le Rwanda, Sao-Tome et Principe, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC).

Il est beaucoup connu pour son plaidoyer relatif à la réforme du système de taxation au Cameroun. « A l’évidence, la politique fiscale et la pratique de la fiscalité au Cameroun constituent désormais l’une des plus importantes lignes de fracture entre les entreprises et l’administration. Entre un taux de pression fiscal faible, un taux d’imposition global asphyxiant et des procédures complexes, comment briser le climat de méfiance ? Comment trouver un chemin optimal permettant de maximiser le recouvrement des recettes pour l’Etat afin de lui donner les moyens de remplir ses fonctions régaliennes et de développement et ne pas tuer la poule aux œufs d’or qu’est l’entreprise», relevait-il. Il est même allé jusqu’à demander le limogeage de l’actuel directeur général des Impôts (DGI) au chef de l’Etat.

Biographie

La cinquantaine sonnée, Célestin Tawamba est l’incarnation même du « self made man ». Financier à la base, il est devenu un industriel réputé dans la sous-région Cemac. Diplômé de L’Ecole des hautes études commerciales (HEC) de Paris et de la sélective université Paris Dauphine, il entre chez Ernst & Young en qualité de superviseur d’audit de 1992 à 1996. Il rejoint le groupe Hazim, leader dans l’exploitation de la forêt camerounaise, comme directeur financier de 1996 à 2001. Il décide de se lancer dans le monde délicat des affaires en rachetant l’entreprise de production des pâtes alimentaires « La Pasta » en 2005 grâce aux crédits bancaires qu’il dit avoir entièrement remboursés. Un pari gagnant puisque la production de celle-ci va passer de 25 à 250 tonnes en 10 ans. Dès lors, il décide d’investir dans le domaine de la santé en devenant en 2008, actionnaire majoritaire de la Société industrielle des produits pharmaceutiques (Sipp) créée en 1989 avec 75% des parts. Son rêve est de permettre aux Camerounais de pouvoir se nourrir et se soigner avec seulement un dollar.

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