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Des centres de formation aux métiers de l’agroalimentaire en gestation

Le gouvernement camerounais a travers le Minefop tend la main au secteur privé a cet effet.

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Jean Pépin Ndjo

Le gouvernement camerounais à travers le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) envisage la création des Centres de formation professionnelle sectoriels (Cfps) ainsi que des centres de formation aux métiers (CFM) dans le domaine de l’agroalimentaire. Une initiative qui vise à pousser les jeunes à s’intéresser à ce secteur afin de réduire non seulement le taux de chômage de cette couche, mais aussi la dépendance du pays vis-à-vis des importations des produits alimentaires importés. Pour parvenir à cette fin, il sollicite l’appui du secteur privé. C’est cette volonté qui s’est traduite le 15 juillet dernier à travers la visite du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle Issa Tchiroma Bakary, dans les locaux de la direction régionale du groupe Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) à Yaoundé.

Après la visite des installations des usines de la région du Centre, lesquelles constituent l’un des quatre centres opérationnels d’excellence du groupe Sabc, le ministre s’est entretenu avec Emmanuel de Tailly, son directeur général, lequel était assisté d’Hermine-Dolores Boum, directrice des Ressources humaines de cette entreprise. Au cours des échanges qui ont suivi, il a été question de discuter de la mise en place d’un partenariat novateur entre les pouvoirs publics et le secteur privé dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle. Ceci dans la perspective où le Minefop envisage la création des Cfps dans le domaine de l’agroalimentaire et des Centres de formation aux métiers (CFM). Les deux parties ont tour à tour exprimé leurs besoins en termes d’emploi et de formation des jeunes. Le ministre a sollicité la participation du Groupe Sabc à la constitution d’un référentiel de formation à des métiers émergents adaptés au besoin du marché local. Le groupe Sabc contribue depuis des années à la création des opportunités d’emplois et de revenus notamment dans le domaine de l’agroalimentaire. Ceci dans l’optique de promouvoir l’agriculture camerounaise. L’année dernière, le groupe a indiqué avoir noué des partenariats avec 6.000 exploitants agricoles au Cameroun. Ces derniers lui fournissent par an, 30.000 tonnes de sucre et 10.000 tonnes de maïs, des matières premières dont a besoin l’entreprise pour la fabrication de ses boissons alcoolisées et gazeuses. D’après son directeur général, Emmanuel de Tailly, l’entreprise brassicole s’est également approvisionnée auprès de 2.900 sous-traitants locaux. Ceci pour la rondelette somme de 6 milliards de Fcfa. Au-delà de l’agriculture, les questions liées à l’environnement, à la santé ainsi qu’à l’éducation préoccupent aussi cette entreprise. En outre, environ 15% de ses actionnaires sont des Camerounais. Ce qui fait du groupe Sabc, le plus grand ensemble industriel du Cameroun et même de la Cemac dans le domaine de l’agroalimentaire. Il revendique 6.500 emplois directs en 2018 répartis dans 9 usines et 42 centres de distribution et un parc automobile constitué de plus de 1000 véhicules, qui transportent 3 millions de bouteilles par jour tandis que son chiffre d’affaires avoisine les 650 milliards de Fcfa.

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