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Développement : les élites africaines et internationales autour de Tony Elumelu

La problématique était au cœur de leurs échanges lors de la Journée de l’Afrique, tenue lundi 25 mai 2020 et marquée par la 2e édition des UBA Africa Conversations organisée par le Groupe UBA.

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Ghislaine Deudjui

«Croissance, emploi et développement durable dans un contexte de pandémie mondiale ». Tel est le thème de la deuxième édition des UBA Africa conversations. Cette table ronde virtuelle a réuni des  panelistes de haut niveau, à l’instar du président du Libéria George Weah.

Dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19, de nombreux pays usent de stratégies pour limiter les dégâts socioéconomiques. Surpris pour la plupart par cette crise sanitaire, plusieurs  pays ont enregistré  de graves dommages. « Beaucoup de pays n’étaient pas préparés à faire face à cette crise, conséquemment, les effets ont été dévastateurs tant au niveau sanitaire qu’économique », a précisé le professeur Okey Oramah, Président du conseil d’administration (PCA) d’Africa Export-Import Bank (Afreximbank).

Dans l’optique d’apporter des solutions, Peter Maurer, Président du Comité international de la Croix Rouge (CICR) mise sur la bonne gouvernance.   « La priorité des états devrait donc être la bonne gouvernance c’est-à-dire mettre en place des structures étatiques transparentes pour bien diriger nos pays. Et par la suite nous seront en mesure de bâtir une meilleure Afrique », a-t-il fait savoir lors de la rencontre virtuelle.

Une recommandation partagée par Achim Steiner, représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Lequel affirme lui aussi à son tour que  « plusieurs centaines de millions de dollars ont été apportés comme aide aux états africains par des structures privées. Cependant, si cette stratégie a contribué à résoudre quelques problèmes d’urgence, elle ne s’est pas avérée la plus efficace pour éradiquer la pandémie du continent. L’orientation que devrait donc choisir les gouvernements africains serait celle d’envisager la nécessité d’asseoir une stratégie globale de sortie de crise prenant en compte la mise en place de nouveaux accords commerciaux inter-états, la création d’emplois stables pour les jeunes et l’accès aux structures sanitaires de base ».

Le président de l’Africa CEO forum Amir Ben Yahmed,  soutient pour sa part  que « malgré la dureté de la crise et en dépit des réflexions qui se poursuivent pour montrer comment définitivement en sortir, les dirigeants africains devront capitaliser sur cette crise pour saisir de nouvelles opportunités d’autosuffisance et favoriser l’entrepreneuriat ; retourner au développement d’une économie domestique pour dépendre au minimum des importations et accroître les capacités de productions des Etats ». Présent à cette rencontre virtuelle, le Sénateur Coons, a quant-à lui affirmé que les  opportunités de progression sont multiples, notamment dans la technologie et l’éducation dont la marge de développement en Afrique est très grande. Les secteurs de l’agriculture, de la santé publique et de la digitalisation sont d’après lui des pôles d’investissement à explorer.

Lors de cette table ronde virtuelle, Donald Kaberuka, représentant le Président Sud-Africain et Hisham Ezz Directeur général  de CIB, sont également revenus sur les failles du système qui ont facilité la pénétration de la pandémie sur le continent, avant de rappeler les problèmes de politique internes et de sécurité dont il faudra analyser les contours pour faire face à ce genre de menaces à l’avenir. Ces derniers intervenants ont invité les gouvernements à mettre en place des mesures collectives et prendre des décisions radicales pour faire renaitre le dynamisme en Afrique et éviter au continent d’entrer dans la récession.

 

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