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Le portefeuille Afrique de la Banque mondiale désormais scindé en deux

Il est reparti en région Afrique du Centre et de l’Ouest et en Afrique orientale et australe.

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Jean Pépin Ndjo

Le portefeuille régional de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne sera désormais réparti dans deux vice-présidences, qui seront chargées respectivement de l’Afrique de l’Ouest et centrale et de l’Afrique de l’Est et australe. Ce changement annoncé au début de l’année 2020, qui témoigne du ferme engagement de l’institution en faveur du continent, a pris effet le 1er juillet 2020. L’institution financière devrait allouer environ 50 milliards de dollars à 48 pays africains cette année, apprend-on. Un montant plus élevé que celui alloué aux autres régions, et qui représente environ le tiers de son portefeuille entier. « Il a également été multiplié par deux en dix ans. Les projets et programmes financés par la Banque mondiale en Afrique subsaharienne s’attachent notamment à soutenir l’agriculture, le commerce et les transports, l’énergie, l’éducation et la santé, ainsi que le secteur de l’eau et de l’assainissement. Par ailleurs, les financements accordés aux États fragiles affichent une hausse encore plus marquée, les deux tiers environ des montants alloués à ces pays étant destinés à l’Afrique », a-t-elle indiqué. Le département régional Afrique subsaharienne était dirigé depuis 2018 par Hafez Ghanem. Désormais, les actions de l’Egyptien devront se focaliser sur l’Afrique orientale et australe où il exerce dorénavant comme vice-président. « L’engagement de la Banque mondiale en Afrique croît de jour en jour, et je me réjouis de travailler aux côtés d’Ousmane Diagana pour apporter encore plus de ressources aux populations qui en ont le plus besoin. Nous avons désormais deux vice-présidences, mais l’Afrique est une à nos yeux et nous continuerons de partager nos enseignements, notre expérience et nos idées à travers le continent tout entier », déclare Hafez Ghanem. Ousmane Diagana, le tout nouveau vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est conscient du défi qui l’attend. « C’est pour moi un honneur de diriger l’action de la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest et centrale, avec le souci de l’innovation, du résultat et de la transformation. Je suis convaincu qu’en travaillant en concertation avec Hafez Ghanem, nous pouvons faire mieux, et nous allons faire mieux, pour veiller en priorité aux intérêts des pays et des populations et trouver ensemble des solutions aux problèmes de développement actuels du continent en utilisant tous les moyens dont nous disposons », a-t-il déclaré. Sa nomination intervient au moment où l’institution s’emploie à renforcer la réalisation de son programme d’activités en Afrique et à mettre davantage l’accent sur des opérations régionales susceptibles de mieux concrétiser les avancées transformatrices que l’Afrique peut accomplir.

En effet, la création d’une nouvelle vice-présidence s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale pour aligner en permanence ses ressources sur les domaines prioritaires. Elle permettra de soutenir davantage les réformes et les politiques requises pour réaliser une croissance durable et diversifiée, faire reculer la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations en Afrique.

Biographie des nouveaux dirigeants

De nationalité mauritanienne, Ousmane Diagana est entré à la Banque mondiale en 1992 et a plus de 25 années d’expérience à son actif dans le développement. En sa qualité de vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, il dirigera les activités stratégiques, analytiques, opérationnelles et intellectuelles menées par la Banque dans cette région. Il a occupé divers postes techniques et de direction au sein de l’institution, dont notamment celui de directeur des opérations pour le Mali, le Niger, le Tchad et la Guinée, ainsi que pour la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin et le Togo. Dans le cadre de ses fonctions, il s’est beaucoup consacré aux pays en situation de fragilité, conflit et violence. Plus récemment, il a été à la tête de la vice-présidence Éthique et déontologie professionnelle, puis de la vice-présidence Ressources humaines du Groupe de la Banque mondiale, où il a joué un rôle déterminant pour renforcer la présence du personnel auprès des clients, en particulier dans les pays fragiles.

Le Franco-égyptien, Hafez Ghanem, le désormais vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe, est un expert du développement ayant à son actif plus de 30 années d’expérience. Il dirige les relations de la Banque avec 26 pays et supervise un portefeuille de plus de 280 projets, pour un engagement total supérieur à 49 milliards de dollars. Auparavant vice-président pour l’Afrique, il a mené les efforts déployés par la Banque mondiale pour favoriser une croissance inclusive et contribuer à la réduction de la pauvreté en finançant des projets visant à développer le capital humain, soutenir l’essor du secteur privé, accroître la productivité agricole, améliorer l’accès aux infrastructures, renforcer la résilience au changement climatique et promouvoir l’intégration régionale. La vision de Hafez Ghanem pour la région Afrique a accordé une place centrale à l’intensification de l’aide en faveur des États fragiles et en conflit, à la promotion de l’égalité des sexes et au développement d’opportunités économiques pour les jeunes.

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