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La Banque mondiale accorde 25 milliards de Fcfa à la RCA

Le concours aidera le gouvernement a mettre en œuvre des reformes structurelles visant a renforcer l’inclusion sociale et la gestion budgétaire.

La Banque mondiale vient de financer un nouveau cadre de partenariat de cinq ans (2021-2025) avec la République centrafricaine (RCA) pour renforcer les investissements dans le pays. Les documents y afférents ont été paraphé le 22 septembre 2020 à Bangui entre le gouvernement représenté par le ministre centrafricain de l’Economie, du Plan et de la Coopération Félix Moloua, et le Représentant résident de la Banque mondiale Han Fraeters.

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale qui a validé ce nouveau programme le 1er septembre estime que le concours aidera le gouvernement à mettre en oeuvre des réformes structurelles visant à renforcer l’inclusion sociale et la gestion budgétaire. Selon le Représentant résident de la Banque mondiale, le nouveau Cadre de partenariat pays a pour objectif de renforcer la stabilisation, l’inclusion et la résilience. Il vise dans le même temps à asseoir la légitimité de l’État et à stimuler la croissance. « Au cours des cinq prochaines années, le groupe de la Banque mondiale investira dans le capital humain, la connectivité, la gestion économique et la gouvernance », a-t-il fait savoir. Dans ce contexte, « l’autonomisation des femmes et le développement du numérique constitueront deux priorités transversales », a-t-il poursuivi. La stratégie prévoit en outre une allocation exceptionnelle pour le redressement de la RCA, assortie d’un budget pouvant atteindre 355 millions de dollars sur les 3 prochaines années, sous réserve que le pays poursuive son action sur la voie de la stabilisation et de la paix. « La RCA est à la croisée des chemins. L’accord de paix conclu il y a 18 mois s’est révélé difficile à mettre en oeuvre, cependant il tient bon. À l’heure où se prépare la tenue d’élections présidentielles et locales, le pays a une occasion unique de créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de tirer pleinement profit des dividendes de la paix. Le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à accompagner cette transition », explique Han Fraters.

Pour sa part, le ministre Félix Moloua a exprimé sa gratitude envers la Banque mondiale et a indiqué que le nouveau cadre de coopération servira à consolider la stabilisation, l’inclusion et la résilience. Il permettra aussi à l’Etat de raffermir sa légitimité contestée par la présence de nombreux groupes armés sur le territoire et de stimuler la croissance. « Le gouvernement va poursuive son action sur la voie de la stabilisation et de la paix », a-t-il déclaré.

Pays enclavé au coeur du continent, la RCA figure au rang des pays les plus pauvres et fragiles du monde. Avec un Indice du capital humain de 29, un enfant naissant aujourd’hui dans le pays atteindra à l’âge adulte un niveau de productivité correspondant à 29 % de son plein potentiel, s’il avait bénéficié d’une éducation complète et d’une bonne santé pendant ses premières années.

En plus de quatre décennies de conflits et violences récurrents, l’irruption du coronavirus (Covid-19) risque de faire basculer 140.000 Centrafricains supplémentaires dans l’extrême pauvreté. La pandémie devrait entraîner un ralentissement économique sévère et fragiliser les finances publiques, dans un contexte où l’on prévoit une contraction de 1,2 % de l’économie pour 2020 (soit 3,1 % ramené par habitant), en chute par rapport à un PIB en progression de 3,1% en 2019.

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