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Le Gabon promeut l’Energie verte

Participant au Forum Future Investment Initiative en Arabie Saoudite, les autorités gabonaises ont réaffirmé leur ambition d’intensifier ses efforts dans l’édification d’une économie verte, durable et davantage créatrice d’emplois pour sa jeunesse.

Les autorités gabonaises ont pris part activement à la 5e édition du Forum Future Investment Initiative (Forum international sur les investissements, Ndlr) tenu en Arabie Saoudite du 26 au 28 octobre 2021. Présent à cette grand-messe des investisseurs, le président Ali Bongo a prononcé un discours devant plusieurs de ses homologues et de nombreux potentiels nouveaux partenaires du Gabon qui, a-t-il vanté, « est engagé dans l’édification d’une économie verte, durable et davantage créatrice d’emplois pour sa jeunesse depuis plus de dix ans ». Ces efforts, le président gabonais a assuré qu’ils seront intensifiés, aussi bien pour le pays et sa population que pour la planète. Au cours de son allocution, Ali Bongo a « exhorté l’ensemble des participants à orienter les investissements vers le secteur de l’économie verte, secteur porteur d’avenir. Il a également fait un plaidoyer sur les avancées du Gabon en ce domaine essentiel pour sa transition vers l’après-pétrole ». Pour lui, « le défi de la diversification de nos économies s’inscrit dans un défi plus large : celui de l’urgence à nous adapter au changement climatique et à atténuer les risques qu’il présente ».

Réputé bon élève en matière de lutte contre les changements climatiques, le Gabon veut pousser son engagement encore plus loin. Le pays d’Ali Bongo entend monétiser sa séquestration de carbone en mettant sur le marché, dans les semaines à venir, 5 milliards de dollars de cette unité, soit près de 3000 milliards de Fcfa. «C’est la nécessité d’investir durablement dans ces forêts afin que les forêts créent des emplois et des moyens de subsistance pour le peuple gabonais. La possibilité d’utiliser cette absorption nette comme une matrice très simple de vos contributions à la lutte contre le changement climatique pourrait potentiellement financer des pays comme la République démocratique du Congo pour changer leur voie [vers le changement climatique] », a expliqué le ministre gabonais de la Forêt, dans une interview parue le 26 octobre sur la chaine de télé arabe Aljazeera. « Au Gabon, nous ne pouvons pas simplement arrêter d’utiliser la forêt, mais je ne pense pas que nous en ayons besoin. Nous pouvons continuer à faire de la foresterie, à créer des emplois et à maintenir ce stock de carbone aussi élevé qu’il est, mais cela coûte de l’argent et des investissements. Il y a donc des coûts à cela et si le carbone peut compléter ce que nous faisons déjà, cela pourrait potentiellement faire une grande différence », a ajouté Lee White.

Des avancés en matière de transition énergétique

Quelques jours plus tôt, le ministre gabonais du Pétrole Vincent de Paul Massassa, présentait aux participants les efforts consentis par le Gabon pour amorcer la transition vers des énergies plus propres. C’était à l’occasion de « l’Initiative verte saoudienne » qui se déroulait du 23 au 24 octobre à Ryad. « Le Gabon, comme l’Arabie Saoudite, est engagé dans la protection de la nature pour l’amélioration de la qualité de vie et la protection des générations futures. Un engagement porté par monsieur le Président de la République Ali Bongo Ondimba. Et pour réussir à atteindre les objectifs escomptés permettant à notre pays de jouer pleinement son rôle dans la résolution de la crise climatique, le secteur des hydrocarbures devra s’arrimer à la transition énergétique. Il s’agit d’aller progressivement vers les énergies moins polluantes, à l’instar du gaz », a déclaré Vincent de Paul Massassa.

C’est d’ailleurs pour tendre vers cet horizon que le Gabon a organisé, du 20 au 22 octobre à Libreville, le sommet sur le pétrole, le gaz et la transition énergétique. L’objectif était de montrer le ferme engagement des autorités gabonaises de faire de l’exploration et l’exploitation du gaz une priorité. « Et pour cela, le Gabon a besoin de financement et de l’expertise de grands pays gaziers », a insisté Vincent de Paul Massassa. L’Arabie saoudite produit déjà quelque 10 milliards de pieds cube de gaz par jour, dont l’essentiel provient de gisements en mer et du gaz associé au pétrole extrait d’autres champs.

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