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Les clés de la relance économique en Cemac

Outre la mise en oeuvre des réformes structurelles, les chefs d’Etat prescrivent l’amélioration du climat des affaires, l’implication du secteur privé, la restauration des équilibres macroéconomiques et budgétaires ainsi qu’une stabilité extérieure forte de la monnaie et l’industrialisation. Tels sont quelques chantiers issus du sommet de Yaoundé.

Réunie en mode virtuelle, la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) du 18 août 2021 présidée par le président de la République du Cameroun, président en exercice de ladite conférence, a posé le diagnostic des maux qui minent la sous région au plan économique et financier. Y ont pris part outre le chef de l’Etat camerounais, ses homologues du Gabon, de la République centrafricaine (RCA), de la Guinée Equatoriale et du Tchad. Le Congo a été représenté par son Premier ministre. Le Fonds monétaire international (FMI) était représenté par Kristalina Gorgieva, sa directrice générale tandis que la Banque africaine de développement (BAD) était représentée par Serge Nguessan, son directeur régional pour l’Afrique centrale. Le Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac était de la partie tout comme le vice-président de la Banque de développement de l’Afrique centrale (Bdeac) et des experts de la Banque mondiale et du Pref-Cemac.

De ces travaux, on retient qu’il est plus qu’urgent d’accélérer le rythme de la mise en oeuvre des réformes structurelles afin de retrouver la vitalité économique de la sous-région, a insisté le président camerounais, Paul Biya d’entrée de jeu. « Il nous faudra également améliorer le climat des affaires pour permettre au secteur privé de s’impliquer davantage dans la relance de la croissance », a-t-il ajouté. De concert avec ses pairs et les experts invités, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cemac pense qu’il est impératif de poursuivre avec la même détermination que par le passé, « la restauration des équilibres macroéconomiques et budgétaires des finances publiques ». Aussi, « notre politique monétaire devra également garder son orientation vers une stabilité extérieure forte dans le cadre d’une coopération internationale plus affirmée. Il y va de la crédibilité de notre régime de change », a-t-il expliqué. D’autre part, le niveau de l’endettement public et de ses enjeux de soutenabilité, commandent « une gestion plus rigoureuse et plus transparente en phase avec les exigences de bonne gouvernance », propose le président Paul Biya.

Sur toutes ces questions, des réformes structurelles ambitieuses ont été engagées avec le soutien technique et financier des partenaires au développement, mais les résultats atteints sont mitigés. La dégradation économique s’est accentuée avec la crise sanitaire causée par la pandémie à Coronavirus (Covid-19), par conséquent, ces reformes nécessitent une révision non seulement de leur vitesse mais surtout leur envergure de mise en oeuvre. Ce qui est réalisable. « Pour y faire face, nous disposons, comme en 2016, d’un atout majeur : Notre solidarité. Elle nous avait permis de mener, au sein de notre communauté, une action concertée, cohérente et efficace. Nous pouvons cette fois encore, la mettre en oeuvre et aller plus loin vers une transformation structurelle de nos économies. En effet, notre industrialisation constitue le principal gage de notre développement durable, inclusif capable de démontrer une plus grande résilience face aux éventuels chocs exogènes », appelle Paul Biya de tous ses voeux.

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