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Les conditions pour une reprise économique efficace dans le monde

La reprise économique mondiale, l’éradication du Covid-19 à travers le processus de vaccination, la lutte contre les changements climatiques et le développement de l’économie numérique figurent entre autres, parmi les points examinés le 14 octobre dernier au cours des travaux de la 44ème réunion du Comité monétaire et financier international (Cmfi), l’un des principaux organes de gouvernance du Fonds monétaire international (FMI). La rencontre s’est tenue sous la présidence Magdalena Andersson, ministre des Finances de la Suède. Appelé à se réunir deux fois par an, l’instance qui regroupe une vingtaine de membres issus de tous les continents, est en effet chargée de prodiguer au Conseil des gouverneurs du FMI, des conseils sur des questions liées à la gestion du système monétaire et financier international, en plus de gérer les affaires courantes de l’institution de Bretton Woods sous le contrôle général dudit Conseil.

Concernant la reprise économique mondiale, le Cmfi a relevé qu’elle se poursuit et ce, malgré l’apparition de variants du virus qui accentuent l’incertitude avec à la clé des risques de dégradation qui pèsent sur ladite reprise. Seulement, l’instance note qu’il existe toujours des divergences entre pays, des différences qui sont à mettre à l’actif des grandes disparités observées dans l’accès aux vaccins et le soutien apporté par les pouvoirs publics. «Il convient d’assurer une solide coopération à l’échelle internationale et d’agir sans délai, pour parvenir rapidement à une vaccination universelle et ainsi enrayer la propagation de la pandémie, atténuer les divergences et favoriser une reprise inclusive partout dans le monde », préconise le Cmfi dans un communiqué.

Mais il faut noter que l’Afrique de manière globale, reste bien loin des objectifs mondiaux qui sont de vacciner au moins 40% de la population de chaque pays d’ici à la fin 2021 et 70% d’ici à la mi-2022. En effet, c’est à peine si certains pays à l’instar du Soudan du Sud (0,3%), le Libéria (0,2%), le Tchad (0,2%), la Guinée Bissau (0,5%), la République centrafricaine (0,2%), la Sierra Leone (0,8%), (Madagascar (0,8%), le Cameroun (0,5%), le Niger (0,9%), l’Ethiopie (0,8%), l’Ouganda (0,9%), la Tanzanie (1%), le Mali (1,2%), le Burkina Faso (1%), le Soudan (1,3%), le Bénin (1,5%), la Zambie (1,6%), la Somalie (1,6%), le Nigeria (1,1%), le Kenya (2%), dépassent la barre de 2% en terme de taux de vaccination contre le Covid-19 au sein de leurs populations, selon des récentes statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour y remédier, les membres du Cmfi ont indiqué qu’ils « prendront des mesures pour accroître l’offre de vaccins et celle de fournitures et produits médicaux essentiels dans les pays en développement, et pour supprimer les obstacles entravant l’approvisionnement et le financement »

Au sujet de l’économie numérique, le Cmfi a dit être disposé à continuer à collaborer pour exploiter le vaste potentiel qu’offre ce secteur, en ayant pour objectif d’en faire bénéficier tous les pays et d’en maîtriser les risques. Tandis qu’en matière de lutte contre les changements climatiques, le Comité s’est engagé de manière ferme, à intensifier son action climatique conformément à l’Accord de Paris, en tenant compte des facteurs propres à chaque pays. « Dans ce contexte, nous aurons recours à des initiatives combinant toutes les mesures efficaces sur le plan des finances publiques, des marchés et de la réglementation, y compris des instruments de politique publique visant à réduire de manière efficiente les gaz à effets de serre, tout en protégeant les groupes les plus vulnérables », peut-on encore lire dans le communiqué.

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