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Les priorités du budget triennal 2022-2024

Elles ont été présentés par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso devant les deux chambres du Parlement du 6 au 7 septembre 2021.

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire, le Premier ministre (PM) et chef du gouvernement congolais Anatole Collinet Makosso, a présenté du 6 au 7 septembre 2021, au Palais des congrès de Brazzaville, les grandes options de la politique budgétaire de son gouvernement, pour les trois prochaines années (2022-2024). Ces échanges entre le gouvernement et les deux chambres du parlement (que président Isidore Mvouba et Pierre Ngolo, Ndlr) constituaient une étape cruciale dans le processus de préparation du budget de l’Etat exercice 2022, première année de la période sus-indiquée.

De la déclaration du PM, l’on a appris que l’analyse du cadre budgétaire à moyen terme 2022-2024 révèle une augmentation des recettes budgétaires à un rythme annuel moyen de 5,8%. Par nature économique, les recettes fiscales augmenteraient de 6,7% ; les dons, les legs et les fonds de concours se hisseraient à 6,5% ; tandis que les cotisations sociales croitraient à 0 ,5%. Quant aux autres recettes, elles connaitraient une baisse de 4.5% en moyenne. Aussi, une augmentation contenue des dépenses budgétaires, avec une tendance en rythme annuel de 5,1%. Parmi les charges du budget général, « on notera une baisse des charges financières de la dette en rythme annuel moyen de 20,5 ; une hausse des dépenses de personnels de 0,5% ; une hausse des dépenses des biens et services de 6,5% ; et une hausse des dépenses d’investissement de 41,4% », a annoncé Anatole Collinet Makosso

Le gouvernement congolais prévoit aussi une augmentation des dépenses sociales, avec un taux de 20,3% en moyenne. « Ces dépenses de fonctionnement por teront, en priorité, sur la Santé ; sur la Protection sociale ; sur l’Education de base ; sur la Promotion de la femme ; sur l’Electricité, l’eau et l’assainissement urbain ; sur l’Agriculture, la pêche et l’élevage ; et sur les autres infrastructures. Les autres dépenses de fonctionnement de l’Etat progresseraient de 1,6% en moyenne annuelle », a justifié le PM

Les outils

Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement congolais entend poursuivre « l’assainissement des finances publiques, en s’appuyant sur deux piliers. Premièrement, une meilleure mobilisation et une meilleure sécurisation des ressources internes. Deuxièmement, l’amélioration de la qualité de la dépense publique ». Le Premier ministre a rassuré les parlementaires qu’un suivi rigoureux des soldes budgétaires sera effectué, notamment le solde primaire de base hors pétrole qui, aujourd’hui, est déficitaire, et représenterait 11,6% en moyenne du produit intérieur brut (PIB).

Pour Anatole Collinet Makosso, il s’agira pour son gouvernement, de veiller sur sa capacité à améliorer les performances du secteur hors pétrole, telles que préconisées dans le nouveau Plan national de développement (PND) de 5 ans, en cours d’élaboration (2022-2026). Il a ajouté que le solde budgétaire global excédentaire, y compris les dons, représenterait en moyenne 2,9% du Produit intérieur brut, tandis que la dette publique représenterait en moyenne un taux de 51,7% du PIB et se situerait en dessous de la norme communautaire Cemac (fixée à 70% du PIB). Pour atteindre ce niveau, le chef du gouvernement a annoncé que son pays a relancé les négociations avec les partenaires bilatéraux et les créanciers commerciaux, afin de bénéficier de nouvelles conditions favorables et de poursuivre l’objectif de rendre la dette congolaise soutenable et viable. En définitive, il a indiqué que la couverture du déficit global de financement du budget de l’Etat sera assurée aussi bien par les ressources émanant d’une amélioration attendue de la conjoncture économique; que par la restructuration de la dette publique ainsi que par l’apport des Partenaires techniques et financiers.

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