Vous êtes ici
Accueil > Actualité > L’UE veut réduire de 50% les accidents de circulation au sein de la Cemac

L’UE veut réduire de 50% les accidents de circulation au sein de la Cemac

Les premiers résultats de la mise en oeuvre des actions de formation en matière de sécurité routière dans la sous-région
ont été présentés le 10 novembre 2021 à Yaoundé.

Réduire de 50% le nombre de décès et de traumatismes liés aux accidents de la circulation. C’est l’objectif du Programme d’appui à la gouvernance des infrastructures régionales et nationales en Afrique centrale (Pagirn), financé à hauteur de 13 milliards de Fcfa par l’Union européenne (UE). Ses les premiers résultats ont été présentés le 10 novembre 2021 au cours d’un atelier présidé par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) Alamine Ousmane Mey, par ailleurs ordonnateur du FED au Cameroun.

L’insécurité routière étant devenue très préoccupante dans la sous-région, l’UE s’est engagée à accompagner les pays d’Afrique centrale dans la lutte contre ce fléau. Les résultats présentés au cours de l’atelier sous régional indiquent que 100 personnes au total ont déjà bénéficié des formations avec des résultats positifs enregistrés en République Centrafricaine (RCA), au Gabon, au Congo Brazzaville, au Tchad et au Cameroun. L’objectif est de parvenir à l’horizon 2030, à réduire de 50% le nombre de décès et de traumatismes liés aux accidents de la circulation. Et pour y arriver, « il faut protéger, préserver les vies humaines et également réduire l’impact que cela peut avoir sur nos économies, sur notre société », a indiqué Alamine Ousmane Mey. « Voilà pourquoi le Programme d’appui à l’infrastructure régionale et nationale financé en partie par l’Union Européenne sous forme de don contribue à la mobilisation, à la formation des acteurs à notre grande satisfaction au regard des premiers résultats. Cette phase pilote nous souhaitons au vu des résultats, qu’elle puisse continuer à se pérenniser, à se développer pour que nos pays puissent avoir des routes de qualité mais aussi un trafic en toute sécurité », a poursuivi le Minepat.

Au niveau national, le Cameroun ayant pris conscience des préoccupations dans le secteur de la prévention et de sécurité routières, a élaboré sa politique nationale en la matière. Cette politique nécessité la mobilisation, en vue de son implémentation, d’importantes ressources financières dont l’allocation financière de près de 2,5 milliards de Fcfa constituées chaque année depuis 2013, par le Fonds Routier du Cameroun. En ce qui concerne la mise en oeuvre de certaines actions du Pagirn, notamment celle relative au renforcement des capacités dans le domaine de la sécurité routière, le ministère de l’Economie, de la planification de l’aménagement du territoire a signé une convention avec l’Ecole Internationale des Forces de Sécurité (Eiforces). Elles sont financées par un don de l’UE de près de 500.000 euros, soit 413 millions Fcfa et des fonds de contrepartie du gouvernement camerounais de l’ordre de 85 millions de Fcfa, a précisé Alamine Ousmane Mey.

REACTIONS

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire
« Réduire l’impact des accidents sur nos économies »

Bien que représentant 4% du parc automobile mondiale, l’Afrique affiche malheureusement en matière de statistique relativement au décès sur les routes, près de 2.600 personnes pour 100.000 accidentés. C’est très important, très énorme. Il est clair que tous les acteurs impliqués bénéficieront seulement d’une formation, d’une sensibilisation à la prévention à la prise en compte et la prise en charge des accidentés, des blessés. Il faut protéger, préserver les vies humaines et également réduire l’impact que cela peut avoir sur nos économies, sur notre société. Voilà pourquoi le Programme d’appui à l’infrastructure régionale et nationale financé en partie par l’Union Européenne sous forme de don, contribue à la mobilisation, à la formation des acteurs à notre grande satisfaction au regard des premiers résultats. Nous souhaitons au vu des résultats, que cette phase pilote puisse continuer à se pérenniser, à se développer pour que nos pays puissent avoir des routes de qualité, mais aussi un trafic en toute sécurité. Mais si d’aventure, ce que nous ne souhaitons pas, s’il y a un accident, que la prise en charge soit rapide parce que nous avons toutes les infrastructures nécessaires. D’où le sens de cette dynamique qui va au-delà du Cameroun, une dynamique sous régionale au regard de la volonté de nos chefs d’Etat d’intégrer davantage la sous-région. Et cette intégration commence d’abord par les infrastructures routières, la mobilité des personnes et des biens et tout ceci devrait se faire en toute sécurité.

Arnaud Demoor, chef de la section coopération à la délégation de l’UE au Cameroun
« L’objectif est de former plus de 300 personnes »

Ce programme s’inscrit dans un volet qui est lié à la gouvernance des infrastructures régionales et nationales au niveau de l’Afrique centrale. L’idée c’est à travers le renforcement des capacités des acteurs de la société civile, des forces de l’ordre mais aussi de travailler sur les soins post traumatiques de telle sorte à contribuer à l’objectif mondial qui est de réduire de moitié le nombre d’accidenté et de mort sur la route, y compris dans les pays de l’Afrique centrale. Le programme est à mi-parcours. L’objectif est de former plus de 300 personnes et d’améliorer la gouvernance, de faire en sorte qu’au niveau sous régional, les acteurs se parlent et pourquoi pas d’avoir un temps d’harmonisation et d’amélioration. Les infrastructures ne s’arrêtent pas aux frontières, elles sont au centre de cette grande intégration sous régionale.

Laisser un commentaire

Top