Digitalisation des finances publiques : Le Trésor centrafricain mise sur le Gimac pour sécuriser ses fonds

L’application Gimac lancée le 27 juillet 2026 par le ministère des Finances et du Budget, est dédiée au Compte unique du Trésor pour une meilleure centralisation et la traçabilité des ressources financières de l’Etat.

Centraliser et sécuriser les fonds publics pour une meilleure traçabilité et une gestion optimale. Tel est l’objectif visé par le ministère centrafricain des Finances et du Budget à travers le projet de modernisation de son Trésor public avec l’appui du Groupem Digitalisation des finances publiques : Le Trésor centrafricain mise sur le Gimac pour sécuriser ses fonds

ent interbancaire et monétique de l’Afrique centrale (Gimac). Lancé le 27 juillet 2026 à l’Agence comptable du Trésor par Yambouka Wamata, Directeur de cabinet du ministre Hervé Ndoba, empêché, en présence de Guy-Noël Londongo, Directeur général du Gimac, il consiste au déploiement de l’application Gimac dédiée au Compte unique du Trésor.

En éliminant les comptes parallèles et opaques, ce projet marque une rupture avec les pratiques obsolètes, privilégiant une architecture numérique intégrée. Parallèlement, l’introduction prochaine d’AMS/X renforcera le contrôle, la supervision et l’optimisation des liquidités, dans le but de sécuriser les opérations et de dynamiser la mobilisation des ressources internes, notamment via la gestion des titres publics.

Selon des sources officielles au ministère centrafricain des Finances et du Budget, la transition vers une économie de paiement digitalisée s’est accélérée grâce à l’intégration aux plateformes régionales Sygma et Systac. Elles permettent de faire des virements en temps réel et paiements électroniques, y compris dans les zones rurales via #Ussd. L’objectif est de faciliter le paiement des impôts, taxes et dépenses publiques, tout en réduisant la dépendance à la monnaie liquide.

Pour les autorités centrafricaines, ce processus s’appuie également sur un partenariat stratégique avec le Gimac pour doter le pays « d’infrastructures modernes et interopérables, compatibles avec le système bancaire régional. La mise en œuvre, graduelle et encadrée par une feuille de route technique, garantit une transition maîtrisée », indique-t-on. Plus qu’une simple réforme technique, « cette démarche traduit une volonté politique forte de faire du Trésor un levier stratégique pour une gestion plus rigoureuse, transparente, et crédible, afin de soutenir durablement le développement économique national », se félicite le ministère centrafricain des Finances et du Budget.

La révision annoncée de la grille tarifaire du Gimac

L’appui du Gimac aux autorités centrafricaines dans la modernisation de leur Trésor public, préfigurait d’une réforme en son sein. L’organisme chargé de l’interopérabilité des moyens de paiement vient d’initier la révision de sa grille tarifaire au cours d’un séminaire tenu le 30 juillet 2026 à Douala. Pour le Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), l’esprit de cette révision tarifaire repose sur un équilibre fondamental. « En s’ajoutant aux dispositions relatives à la fourniture de certaines prestations à titre gracieux à la clientèle, telles que prévues par les dispositions réglementaires en vigueur, elle a pour objectif de garantir l’inclusion financière des usagers tout en préservant la viabilité économique de l’ensemble des acteurs de la chaîne », a-t-il déclaré. A travers cette réforme, l’institution recherche « une tarification plus transparente et plus lisible, qui encourage les petits paiements de la vie courante et soutient l’adoption des moyens de paiement numériques tant par les consommateurs que par les commerçants », a-t-il poursuivi.

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