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	<title>Joseph Samuel Zoé &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Démonétisation : Afriland First Bank facilite la récupération des anciennes pièces de monnaie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 07:47:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Afriland First Bank]]></category>
		<category><![CDATA[anciennes pièces de monnaies]]></category>
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		<category><![CDATA[Démonétisation]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un récent communiqué, la banque invite ses clients à verser sur leurs comptes, jusqu’au 31 octobre 2026, les pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985, avant leur&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un récent communiqué, la banque invite ses clients à verser sur leurs comptes, jusqu’au 31 octobre 2026, les pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985, avant leur retrait de la circulation dans les six pays de la Cemac.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours de l’entrée en vigueur de la démonétisation des anciennes pièces de monnaie dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), Afriland First Bank propose une solution pratique pour faciliter cette transition. Dans un avis à la clientèle daté du 20 octobre 2026 à Yaoundé, la banque invite les détenteurs des pièces concernées à les verser directement sur leurs comptes avant le 31 octobre prochain. Une démarche qui permet de préserver leur valeur faciale et de limiter les risques liés au changement de gamme monétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Elles sont acceptées dans l’ensemble de nos agences pour toutes les opérations courantes, notamment les versements/dépôts dans les comptes »</em>, précise l’établissement dans son communiqué. Les clients peuvent ainsi déposer les pièces visées au même titre que les autres opérations bancaires. Afriland First Bank souligne que les montants versés sont crédités à leur valeur nominale, selon le principe d’équivalence : 100 francs déposés correspondent à 100 francs crédités sur le compte. Les sommes restent ensuite disponibles à tout moment, en agence comme par les canaux numériques de la banque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif s’adresse également aux personnes qui ne disposent pas encore d’un compte bancaire. Dans son avis, l’établissement les invite en effet à se rapprocher de ses agences, où ses équipes se tiennent à leur disposition pour les accueillir, les conseiller et les accompagner. À travers cette mesure, Afriland First Bank entend faciliter la récupération des espèces encore détenues par les ménages et les opérateurs économiques, tout en encourageant le recours aux services bancaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des incompréhensions autour du retrait des anciennes pièces, certaines étant déjà refusées dans des commerces des grandes métropoles du Cameroun, alors qu’elles conservent encore leur cours légal. Cette situation problématique avait d&rsquo;ailleurs été relevée par <em>Le Financier d’Afrique</em> dans son article du 19 octobre 2026? consacré au déficit de communication entourant la démonétisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un calendrier de retrait en quatre étapes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mesure annoncée par Afriland First Bank s’inscrit dans le dispositif arrêté le 7 octobre 2026 par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac). Celui-ci prévoit le retrait du cours légal des pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 à compter du 1er novembre 2026 dans les six États membres de la Cemac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’au 31 octobre 2026 inclus, ces pièces restent valables pour régler les achats et les services. À partir du 1er novembre 2026 et jusqu’au 31 juillet 2027, elles pourront être échangées gratuitement auprès des banques, des établissements de microfinance et des guichets de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), contre des pièces des gammes 2006 ou 2024, pour une valeur équivalente. Du 1er août au 31 octobre 2027, les échanges seront assurés exclusivement aux guichets de la Beac. À compter du 1er novembre 2027, les pièces concernées ne seront plus admises à l’échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En invitant sa clientèle à anticiper cette échéance, Afriland First Bank rappelle, dans son communiqué, sa volonté d’accompagner ses clients et les acteurs économiques avec un service <em>« accessible, attentif et fondé sur la confiance ».</em> Pour les détenteurs de ces pièces, l’enjeu est désormais de profiter de la période précédant le 1er novembre pour les utiliser ou les déposer, sans attendre les dernières étapes du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gouverance publique : E-Gov’A trace une feuille de route africaine pour l’administration numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 13:29:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugas Orain Djoyum]]></category>
		<category><![CDATA[Déclaration de Yaoundé]]></category>
		<category><![CDATA[E-gouvernance et l’Intelligence artificielle en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[E-Gov’A]]></category>
		<category><![CDATA[Smart Click Africa]]></category>
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					<description><![CDATA[Adoptée le 17 octobre 2026 à Yaoundé, la Déclaration de Yaoundé sur l’E-gouvernance et l’Intelligence artificielle en Afrique, préconise des services publics interopérables, accessibles sans papier ni espèces, et une meilleure&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Adoptée le 17 octobre 2026 à Yaoundé, la Déclaration de Yaoundé sur l’E-gouvernance et l’Intelligence artificielle en Afrique, préconise des services publics interopérables, accessibles sans papier ni espèces, et une meilleure maîtrise des données. Un Observatoire africain devra suivre les engagements.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Améliorer les services publics rendus aux citoyens et aux entreprises, au-delà de la multiplication des plateformes. Tel est le principal objectif de la Déclaration de Yaoundé sur l’e-Gouvernance et l’Intelligence artificielle (IA) en Afrique, adoptée par les participants (représentants des gouvernements, administrations publiques, institutions africaines et internationales,  collectivités territoriales, autorités de régulation, entreprises, partenaires au développement, universités,  centres de recherche, startups, organisations professionnelles et organisations de la société civile) à l&rsquo;issue du Sommet E-Gov&rsquo;A (E-Gov Africa Summit, Expo &amp; Awards), qui s’est tenu du 14 au 17 octobre au Palais des Congrès de Yaoundé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au termes de ces assises organisées par Digital Business Africa et Smart Click Africa, sous le parrainage du minstère des Postes et télécommunications, les États ont été appelés à simplifier les démarches et à réduire les déplacements et les délais. Le principe <em>« Once Only »</em> prévoit qu’une information déjà détenue par une administration ne soit plus demandée à l’usager lorsque son partage sécurisé est possible. L’ambition : des services <em>« sans cash, sans papier, sans rupture ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’interopérabilité en priorité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les grandes priorités à retenir de la Déclaration de Yaoundé qui se décline en 29 articles, il a notamment été recommandé la mise en place des infrastructures communes autour de l’identité numérique, des paiements électroniques, des registres publics et de l’échange sécurisé de données. En claire, les administrations doivent sortir du fonctionnement en silos pour permettre à leurs systèmes de communiquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A côté, l’IA pourrait améliorer les services dans la santé, l’éducation, la fiscalité ou l’agriculture. Mais son utilisation devra respecter la transparence, la sécurité et la responsabilité, sous supervision humaine.<em> « L’enjeu n’est plus seulement de multiplier les plateformes numériques. Nous devons construire des administrations capables d’échanger des données de manière sécurisée, d’interopérer et d’utiliser intelligemment les technologies émergentes »</em>, souligne le Pr Jean-Philippe Nguemeta, directeur scientifique d’e-Gov’A 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La souveraineté des données en ligne de mire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte encourage aussi les investissements dans les centres de données et le cloud en Afrique, selon le principe « Local First, African First ». L’hébergement national doit être privilégié et, si les capacités locales sont insuffisantes, les infrastructures africaines favorisées. Pour les données critiques ou souveraines, l’objectif est de tendre vers 100 % d’hébergement local d’ici 2030.&nbsp;Les administrations sont aussi invitées à mieux informer les usagers et à publier des résultats mesurables : nombre d’utilisateurs, économies réalisées et satisfaction des bénéficiaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un Observatoire pour suivre les engagements</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Déclaration prévoit en outre la création de l’Observatoire de l’e-Gov et de l’IA en Afrique, chargé de suivre les politiques numériques, de documenter les bonnes pratiques et de mesurer les avancées. Son secrétariat permanent sera assuré par Smart Click Africa et Digital Business Africa. Quatre outils sont annoncés ) cet effet : un baromètre, un rapport annuel, une banque de bonnes pratiques et une cartographie de l’e-Gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, à travers la Déclaration de Yaoundé, les participants ont choisi de  transformer les expériences nationales en connaissances partagées et les bonnes pratiques en acquis collectifs. De ce fait, chaque gouvernement ou organisation adhérant au texte est encouragé à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition. <em>« Nous ne voulons pas que la Déclaration de Yaoundé soit un texte de plus, adopté à la fin d’une conférence et oublié quelques semaines plus tard. L’Observatoire doit permettre de mesurer, de documenter et de partager les progrès. Si une administration africaine développe une solution qui fonctionne, cette expérience doit pouvoir être connue, étudiée et adaptée ailleurs sur le continent. Notre ambition est de transformer les bonnes pratiques isolées en acquis collectifs pour l’Afrique »</em>, a déclaré à cet effet Beaugas Orain Djoyum, président du comité d’organisation d’E-Gov’A. Reste à traduire cette feuille de route en résultats concrets pour les usagers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gabon : 114 milliards de Fcfa pour la construction d&#8217;un complexe de clinker et une cimenterie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Ciment]]></category>
		<category><![CDATA[Clinker]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Hermann Immongault]]></category>
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		<category><![CDATA[projet industriel]]></category>
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					<description><![CDATA[Lancé le 20 octobre à Malibé 2, dans la commune d’Akanda, par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ce projet industriel porté par des partenaires sino-gabonais vise à réduire la&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Lancé le 20 octobre à Malibé 2, dans la commune d’Akanda, par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ce projet industriel porté par des partenaires sino-gabonais vise à réduire la dépendance aux importations, renforcer la production locale de ciment et soutenir le secteur du BTP.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon engage au moins 114 milliards de Fcfa dans la construction d’un complexe industriel dédié à la production de clinker et de ciment. La première pierre de cette infrastructure a été posée le 20 octobre 2026 à Malibé 2, dans la commune d’Akanda, par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, au nom du chef de l’État. Ce projet s’inscrit dans le programme d’aménagement Mondah Green Beach et constitue un investissement majeur dans la transformation locale des matériaux de construction.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Développé par Hope Global Investments et Gabon Future Cement Clinker SAU, avec l’appui technique du groupe chinois Anhui Conch Cement, le complexe comprendra une ligne de production de clinker d’une capacité de 3 500 tonnes par jour, soit environ un million de tonnes par an. Une cimenterie associée affichera une capacité annuelle d’au moins un million de tonnes. Le chantier devrait s’étendre sur 24 mois, avec une mise en production envisagée avant la fin de 2028.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu économique est de substituer une production nationale aux importations de clinker, matière première essentielle à la fabrication du ciment. En réduisant la dépendance extérieure, le Gabon entend sécuriser l’approvisionnement des cimenteries et limiter les coûts liés à l’achat et au transport de cet intrant. La disponibilité accrue de matériaux produits localement pourrait également soutenir les projets immobiliers et les infrastructures publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation, Emmanuel Eyeghe Nze, a défendu cette orientation en soulignant la nécessité de valoriser davantage les ressources nationales et de développer des chaînes de valeur capables de soutenir une croissance diversifiée. De son côté, la directrice générale de Hope Global Investment, Mme Gao, a insisté sur l’objectif de produire localement le ciment nécessaire au développement du pays, avec un rapport qualité-prix compétitif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministre du Logement et de l’Urbanisme, Mays Mouissi, le Gabon dispose d&rsquo;un potentiel commercial important dans le domaine. En effet, la demande nationale en ciment se situe entre 800 000 et 900 000 tonnes par an. La capacité annoncée de la future cimenterie dépasse donc ce niveau de consommation estimé, ce qui pose aussi la question des débouchés régionaux et de l’évolution future de la demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la production, les retombées attendues concernent l’emploi et les activités connexes. Entre 300 et 350 emplois directs pourraient être créés, auxquels s’ajouteraient 2 000 à 3 000 emplois indirects dans le transport, la logistique, le commerce et les services. Issu des engagements économiques noués entre Libreville et Pékin, cet investissement de 114 milliards de Fcfa sera ainsi attendu sur sa capacité à réduire les importations et à renforcer durablement la compétitivité de la filière cimentière gabonaise.</p>
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		<title>Aménagement du territoire : Mfou engage la planification de son développement durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 20:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Cafi]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération allemande]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Ngoumou]]></category>
		<category><![CDATA[GIZ]]></category>
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		<category><![CDATA[Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et la Coopération allemande au Cameroun ont lancé, le 20 octobre 2026 au sein de cette commune, le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et la Coopération allemande au Cameroun ont lancé, le 20 octobre 2026 au sein de cette commune, le processus d’élaboration du Plan local d’aménagement et de développement durable du territoire, afin de mieux organiser l’utilisation des terres, valoriser les potentialités locales et concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La commune de Mfou a engagé une nouvelle étape dans l’organisation de son espace et la programmation de ses investissements. Retenue parmi les quatre communes pilotes du Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire (Prcat), la municipalité entend se doter d’un outil de planification adapté aux réalités locales, dans un contexte marqué par la pression foncière, la croissance démographique et des besoins croissants en infrastructures et services de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée le 20 octobre 2026 dans la salle des Actes de la mairie de Mfou, la cérémonie de lancement du Plan local d’aménagement et de développement durable du territoire (Pladdt) s’est inscrite dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi), avec l’appui de la coopération allemande à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ). Le Pladdt doit en effet permettre à la municipalité de mieux définir les usages du sol, d’identifier ses potentialités et de programmer les actions de développement en fonction des besoins des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Située dans le département de la Mefou-et-Afamba, à proximité de Yaoundé, la commune dispose en effet d’importantes potentialités naturelles, agricoles, forestières, touristiques et humaines. Mais cette proximité avec la capitale politique accentue l’occupation de l’espace et rend plus complexe la conciliation entre développement urbain, activités rurales et préservation des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des besoins différents entre zones rurales et urbaines</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le maire de Mfou, Francis Ngoumou, la diversité du territoire communal impose une planification capable de tenir compte des réalités propres à chaque localité. <em>« La commune de Mfou aujourd’hui est […] une commune mixte. Elle est semi-urbaine et semi-rurale. Donc, la problématique du développement aujourd’hui n’est pas la même dans tous les coins de la commune »</em>, a-t-il relevé. Dans les zones rurales, les difficultés concernent prioritairement la praticabilité des routes, l’accès à l’électricité et l’approvisionnement en eau potable, des facteurs qui affectent directement les activités quotidiennes des populations. Dans les espaces plus urbanisés, la croissance démographique entraîne d’autres contraintes, notamment la gestion des ordures ménagères et l’organisation des services urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’exécutif communal, le Pladdt doit donc permettre de mieux cibler les interventions et de hiérarchiser les investissements.<em> « La mise en œuvre de ce plan va vraiment nous être d’une très grande utilité parce qu’elle nous permet déjà effectivement de rationaliser notre intervention auprès des populations, en identifiant au préalable […] et pour chaque catégorie de nos concitoyens quels sont leurs problèmes récurrents »</em>, a encore expliqué Francis Ngoumou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est ainsi de disposer d’une vision plus précise des besoins, afin d’orienter les ressources disponibles vers les priorités identifiées et d’améliorer la cohérence des actions municipales. Cette démarche doit également permettre de mieux articuler les investissements dans les infrastructures, les services de base et les activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), il est question de mettre l’accent sur la nécessité d’organiser l’espace avant d’engager les projets de développement. <em>« Il s’agit ici d’organiser le territoire en zones d’affectation spécifiques pour éviter les superpositions, pour éviter les conflits. Donc, on organise l’espace avant qu’on ne vienne mettre en œuvre les projets de développement </em>», a ainsi souligné Patrice Nsegbe, directeur de l&rsquo;Aménagement du territoire des zones frontalières au Minepat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche doit permettre de mieux répartir les usages du sol entre les activités agricoles, l’habitat, les infrastructures, l’exploitation des ressources naturelles et la conservation des écosystèmes. Elle vise aussi à limiter les conflits fonciers susceptibles de retarder les projets ou de compromettre leur efficacité. <em>« Cela garantit la paix sociale parce qu’on va éviter les conflits d’usage. Cela garantit même le développement de ces projets parce qu’ils sont mis en œuvre dans un espace qui leur convient »</em>, a ajouté M.Nsegbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, cette concertation doit associer les autorités traditionnelles, les services déconcentrés de l’État, les élus locaux, les organisations de la société civile, les opérateurs économiques, les femmes, les jeunes et les communautés locales. Représentant le sous-préfet de Mfou empêché, Mme Charlotte Elvire Mbezele, adjoint au sous-préfet, a insisté sur cette exigence de participation. « Le Pladdt doit être un outil partagé de gouvernance et de développement local construit avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés », a-t-elle déclaré. Toujours selon l&rsquo;autorité administrative, la réussite de cette démarche ne dépendra pas uniquement de la qualité du document élaboré, mais surtout de la capacité collective à le mettre en œuvre. « Notre ambition doit être de léguer aux générations futures un territoire mieux organisé, économiquement dynamique, socialement équitable et écologiquement durable », a-t-elle encore indiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La GIZ en appui</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élaboration du Pladdt de Mfou bénéficie de l’appui du Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire, mis en œuvre par la GIZ sous la supervision du Minepat, en collaboration avec le ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) et les collectivités territoriales décentralisées. Le projet intervient dans les régions du Centre, du Sud et du Littoral. Outre Mfou, trois autres communes ont été retenues comme sites pilotes pour l’élaboration de leur plan : Ngambé-Tikar, Melong et Akom II.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prcat constitue l’un des quatre projets de la phase de démarrage du partenariat entre le Cameroun et la Cafi, formalisé par la signature d’une lettre d’intention le 8 octobre 2024 à Hambourg, en Allemagne. Ce partenariat vise notamment à réduire la déforestation, à améliorer la gouvernance territoriale et à promouvoir une croissance économique inclusive, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le projet prévoit également l’accompagnement des conseils régionaux pilotes, la vulgarisation des outils d’aménagement du territoire et le développement de méthodes destinées à améliorer la planification territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place de cet outil intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les terres et les écosystèmes. Selon la note d’information du Prcat, l’agriculture, majoritairement pratiquée sous la forme de petites exploitations extensives, représente à elle seule plus de 60 % de la déforestation au Cameroun. L’urbanisation, l’augmentation des besoins en logements et en infrastructures ainsi que la concurrence entre les usages agricoles et forestiers renforcent la nécessité d’une gestion anticipée du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rapport financier : L’Afrique peine encore à mobiliser les capitaux sur les marchés financiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 10:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Absa Africa Financial Markets Index]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations unies pour l’Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[marchés financiers]]></category>
		<category><![CDATA[Official Monetary and Financial Institutions Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est ce qui ressort de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index, publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C&rsquo;est ce qui ressort de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index, publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary and Financial Institutions Forum, avec le soutien de la CEA. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés financiers africains gagnent en maturité, mais leur capacité à financer la transformation économique du continent reste encore limitée. C’est le principal enseignement de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index (Afmi), publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary and Financial Institutions Forum (Omfif), avec le soutien de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Le rapport évalue 29 marchés représentant environ 80% de la population et du produit intérieur brut (PIB) africains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En détail, 21 pays sur les 29 évalués ont amélioré leur score en 2026, tandis que la moyenne continentale atteint 56 points sur 100, son niveau le plus élevé depuis la création de l’indice en 2017. Sur les raisons de cette performance en hausse, les auteurs du rapport évoquent entre autres la baisse de l’inflation, le renforcement des réserves de change et les réformes réglementaires. Mais ces progrès ne doivent pas masquer une faiblesse persistante : l’élargissement de l’offre de produits financiers ne se traduit pas systématiquement par une augmentation des transactions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans surprise, l’Afrique du Sud conserve la première place, devant Maurice et la Namibie. L&rsquo;avance de la Nation arc-en-ciel repose notamment sur la profondeur de ses marchés de capitaux, leur liquidité, la diversité des instruments disponibles et la présence d’investisseurs institutionnels. Maurice bénéficie, pour sa part, d’un système financier ouvert, d’infrastructures développées et d’un cadre juridique et réglementaire favorable. Quant à la Namibie, elle se distingue notamment par l’importance de son industrie des fonds de pension rapportée à la taille de son économie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres évolutions illustrent la possibilité de progresser grâce aux réformes. Le Ghana gagne quatre places pour se hisser au sixième rang, porté par le recul de l’inflation, le redressement de son environnement économique et le dynamisme de son marché boursier. Le Cap-Vert réalise la plus forte progression du classement, avec six places gagnées, notamment grâce au renforcement de ses réserves de change et aux initiatives de financement durable. À l’inverse, le Nigeria et le Botswana reculent chacun de deux places, respectivement pénalisés par des difficultés d’accès aux devises et de transparence, et par la remontée de l’inflation. Le Cameroun, première Nation d&rsquo;Afrique centrale avec 49 points sur 100, se classe au 22è rang africain seulement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces écarts montrent que le développement d’un marché financier ne dépend pas seulement de l’existence d’une bourse ou de l’adoption de nouvelles règles. Il suppose un environnement macroéconomique stable, une information financière fiable, des mécanismes juridiques crédibles et une diversité d’investisseurs capables d’apporter des ressources sur la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble, l’intérêt économique de marchés financiers performants est considérable. Ces derniers permettent aux États de mobiliser des ressources pour les infrastructures sans dépendre exclusivement des recettes fiscales et des emprunts bancaires. Ils offrent également aux entreprises la possibilité de lever des fonds par l’émission d’actions ou d’obligations, afin de financer leurs investissements, leur développement industriel et leur expansion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les économies africaines, l’enjeu est donc de transformer l’épargne disponible en investissements productifs, susceptibles de soutenir la croissance et la création d’emplois. Les marchés étant aussi à mesure de contribuer à diversifier les sources de financement des petites et moyennes entreprises, même si l’accès direct à la bourse reste généralement plus difficile pour les structures de petite taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Monnaie divisionnaire : Le déficit de communication sur le retrait des anciennes pièces alimente la discorde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 11:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[anciennes pièces]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[démonetisation]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie]]></category>
		<category><![CDATA[Umac]]></category>
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					<description><![CDATA[À deux semaines de la démonétisation des pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985, le manque d’information favorise les refus anticipés de paiement dans les commerces. Une situation&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À deux semaines de la démonétisation des pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985, le manque d’information favorise les refus anticipés de paiement dans les commerces. Une situation qui pénalise les consommateurs et appelle les instances monétaires à une sensibilisation urgente des populations.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une décision monétaire ne suffit pas à garantir sa réussite si son application n’est ni expliquée ni préparée. Le retrait des anciennes pièces de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) dans les six États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), prévu à compter du 1er novembre 2026, en apporte une illustration préoccupante. À Yaoundé et à Douala notamment, certains commerçants, faute d’informations suffisantes, anticipent cette échéance et refusent désormais des pièces qui ont pourtant encore cours légal. La confusion va jusqu’au rejet des pièces de 500 Fcfa de la gamme 2006, pourtant exclues de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation entraîne des conséquences sociales préoccupantes. Des populations se retrouvent dans l’incapacité d’effectuer des achats de première nécessité ou de payer leurs frais de transport. Pire encore, cet état de chose entraine quelquefois des disputes qui peuvent dégénérer en bagarres et nécessiter l’intervention de la police. <em>« Je n’ai pas pu acheter le petit-déjeuner de mes enfants, en l’occurrence du pain et des œufs, parce que je ne disposais que d’une ancienne pièce de 500 Fcfa. Ils ont dû attendre jusqu’à midi, le temps que leur père envoie de l’argent pour manger »</em>, déplore Clarisse Mballa, apprentie couturière rencontrée samedi dernier au quartier Nlongkak, à Yaoundé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La veille, au quartier Omnisports, Hervé T., étudiant à l’Université de Yaoundé II, a vécu une mésaventure similaire. <em>« J’ai été conduit dans un poste de police par la tenancière d’un bar après avoir voulu régler ma consommation de nourriture et de boisson avec trois “grosses pièces” de 500 Fcfa. Le plus amusant est que, quand les policiers m’ont donné raison, la dame a encore refusé de prendre l’argent, qu’elle a abandonné au poste »</em>, raconte, amusé, le jeune homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une économie où les espèces demeurent essentielles, notamment en raison de l’adoption encore inégale des moyens de paiement numériques, ces situations pénalisent les consommateurs, perturbent les transactions commerciales et fragilisent la confiance dans la monnaie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des dispositions claires pour le retrait des anciennes pièces</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler les dispositions arrêtées par l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac). Les pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 perdront leur cours légal le 1er novembre 2026. D’ici là, elles peuvent encore être utilisées pour acheter des biens ou régler des services. Ce n’est qu’à compter de cette date qu’elles ne pourront plus servir comme moyen de paiement. Toutefois, elles ne seront pas immédiatement dépourvues de valeur, un dispositif d’échange étant prévu jusqu’au 31 octobre 2027, selon une note du gouverneur de la Beac, Yvon Sana Bangui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, les détenteurs pourront échanger gratuitement ces pièces auprès des banques commerciales, des établissements de microfinance et aux guichets de la Beac, contre des pièces des gammes 2006 ou 2024, pour une valeur équivalente. Du 1er août au 31 octobre 2027, l’échange se poursuivra exclusivement aux guichets de la Banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clair, ce calendrier et ces explications doivent être connus de tous. Surtout que le délai d’à peine trois semaines entre l’annonce de la démonétisation par l’Umac, le 7 octobre, et son entrée en vigueur le 1er novembre 2026 paraît particulièrement court pour sensibiliser l’ensemble des populations de la sous-région.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un communiqué officiel ne garantit pas la compréhension</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition vers les nouvelles gammes de pièces nécessite une communication suffisamment précoce et accessible. Un communiqué officiel ne garantit pas que la mesure soit comprise dans les marchés, les boutiques, les bars et les transports. La&nbsp;Beac gagnerait ainsi à mobiliser, au-delà de ses propres services, les ministères chargés des Finances, du Commerce et de l’Économie, les banques, les associations de commerçants et les autorités locales autour d’une vaste campagne de sensibilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle-ci devrait s’appuyer sur les médias, mais aussi sur des affiches et des actions de proximité auprès des détaillants, des chauffeurs de taxis et de moto-taxis. L’objectif est d’expliquer clairement les pièces concernées, les dates à retenir, les lieux d’échange et la gratuité de l’opération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, les usagers doivent comprendre que les pièces visées conservent leur cours légal jusqu’au 31 octobre 2026 et ne doivent donc pas être refusées avant cette échéance au seul motif de leur prochain retrait. Les commerçants ne peuvent ni anticiper la date de démonétisation ni étendre la mesure à des pièces qui ne sont pas concernées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit, en somme, de dépasser la communication institutionnelle pour aller directement vers les usagers. Car la confiance dans la monnaie, au cœur des échanges économiques quotidiens, repose aussi sur la clarté des règles qui organisent sa circulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Transformation numérique : E-Gov’A veut accélérer la modernisation des administrations africaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 10:39:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Summit Expo and Awards]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugas Orain Djoyum]]></category>
		<category><![CDATA[E-Gov’A]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Le]]></category>
		<category><![CDATA[Minette Libom Li Likeng]]></category>
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					<description><![CDATA[Interopérabilité, intelligence artificielle, dématérialisation des procédures et innovation locale ont constitué les principaux axes de la première édition du sommet, organisée du 15 au 17 octobre 2026 à Yaoundé. La&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Interopérabilité, intelligence artificielle, dématérialisation des procédures et innovation locale ont constitué les principaux axes de la première édition du sommet, organisée du 15 au 17 octobre 2026 à Yaoundé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation numérique des administrations africaines doit désormais se traduire par des résultats tangibles pour les citoyens et les entreprises. C’est l’une des principales recommandations issues de la première édition du E-Gov’A Africa Summit Expo and Awards, organisée du 15 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. La rencontre a réuni des responsables publics, des entreprises technologiques, des experts et des universitaires autour des solutions numériques susceptibles d’améliorer l’efficacité des services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisé conjointement par Digital Business Africa et l’association Smart Click Africa, sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications, l’évènement a notamment enregistré la participation d’une délégation gabonaise, tandis que des acteurs d’autres pays africains ont suivi les travaux en ligne. Au terme de cette première expérience, Beaugas-Orain Djoyum, promoteur du salon et directeur général d’ICT Media Strategies, retient la qualité des échanges et les perspectives ouvertes par les solutions présentées. <em>« La transformation numérique de l’État ne se mesure pas au nombre de plateformes créées. Elle se mesure au nombre de difficultés supprimées dans la vie des citoyens »</em>, a-t-il rappelé lors des travaux. Une orientation qui place l’amélioration de l’expérience des usagers au cœur des politiques de gouvernance électronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’interopérabilité comme priorité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principaux leviers identifiés figure l’interopérabilité des systèmes informatiques publics. Elle doit permettre aux administrations d’échanger des données de manière sécurisée, afin d’éviter aux citoyens de fournir plusieurs fois les mêmes pièces ou de multiplier les déplacements pour accomplir une seule démarche. La dématérialisation des documents, les paiements électroniques et l’automatisation de certaines opérations figurent également parmi les solutions susceptibles de réduire les délais de traitement, d’améliorer la traçabilité des recettes publiques et de limiter les coûts administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà à l’ouverture des travaux, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, avait présenté l’application Aigles, dédiée à la gestion des effectifs et de la solde de l’État. Opérationnelle depuis le 1er janvier 2025, cette plateforme vise notamment à unifier la gestion des carrières et de la rémunération des agents publics, tout en renforçant la maîtrise des effectifs et de la masse salariale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a, pour sa part, mis en garde contre l’adoption précipitée des nouvelles technologies. <em>« L’un des premiers dangers avec ces innovations technologiques, c’est que nous avons tendance à acheter avant de comprendre »</em>, a-t-elle averti. L’intelligence artificielle ne saurait donc produire tous ses effets sans une digitalisation préalable, une simplification des procédures, des compétences adaptées et une bonne préparation des administrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des retombées économiques attendues</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la qualité du service public, les enjeux de ces assises étaient également économiques. En effet, une administration plus rapide, mieux connectée et plus transparente peut contribuer à réduire les coûts de transaction, à simplifier les formalités des entreprises et à améliorer le climat des affaires. La digitalisation offre aussi des possibilités de renforcement du contrôle des recettes et de réduction de certaines lourdeurs administratives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la concrétisation de ces gains suppose des investissements dans les infrastructures, la formation des agents publics, la sécurisation des données et l’accessibilité des services numériques. Elle nécessite également une meilleure coordination entre les administrations, afin d’éviter la multiplication de plateformes isolées et difficilement compatibles. <em>« Notre prochain défi pour les prochaines éditions, c’est de mobiliser davantage les départements ministériels, de mobiliser davantage les entreprises technologiques qui proposent des solutions »</em>, a indiqué à cet effet Beaugas-Orain Djoyum. Le promoteur envisage également l’invitation d’un pays d’honneur afin de partager des expériences de transformation numérique et de favoriser les échanges de compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les étudiants mis à contribution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’innovation universitaire a constitué l’un des temps forts de cette première édition. Organisé pendant deux jours au ministère des Postes et Télécommunications, le hackathon a réuni sept étudiants issus d’établissements de formation aux technologies de l’information et de la communication et aux télécommunications. Les participants ont conçu des solutions destinées à répondre à des problèmes concrets rencontrés par les administrations publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’issue du hackathon, trois établissements ont été récompensés pour les solutions présentées par leurs étudiants. Au terme des délibérations, le remier prix a été attribué à ICT University qui repart avec une récompense de 500 000 Fcfa. Le deuxième prix est revenu à Institut africain d’informatique (IAI), récompensé à hauteur de 300 000 Fcfa. Et enfin le troisième prix a été décernée à lUniversité Saint Jean Ingénieur qui a obtenu une enveloppe de 200 000 Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces distinctions consacrent la contribution des jeunes talents à la recherche de solutions numériques adaptées aux besoins des administrations et soulignent le rôle que les établissements de formation peuvent jouer dans l’accélération de la transformation digitale au Cameroun et en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le promoteur d&rsquo;E-Gov&rsquo;A a d&rsquo;ailleurs jugé ces projets susceptibles d’être mis en œuvre rapidement. Des discussions doivent ainsi être engagées avec le ministère des Postes et Télécommunications et l’Agence de développement des technologies de l’information et de la communication (Antic) afin d’examiner les possibilités d’accompagnement et de concrétisation des propositions retenues. Il s&rsquo;agit en somme d&rsquo;encourager les universités à contribuer davantage à la résolution des difficultés des administrations, des entreprises et des populations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Gabon : Oligui Nguema trace la feuille de route de son nouveau gouvernement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2026 12:06:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Brice Clotaire Oligui Nguema]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil des ministres]]></category>
		<category><![CDATA[feuille de route]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[réaménagement gouvernemental]]></category>
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					<description><![CDATA[Gouvernance, diversification économique, entrepreneuriat et recettes publiques figurent parmi les priorités fixées par le chef de l’État gabonais lors du premier Conseil des ministres de l’équipe réaménagée, le 11 octobre&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Gouvernance, diversification économique, entrepreneuriat et recettes publiques figurent parmi les priorités fixées par le chef de l’État gabonais lors du premier Conseil des ministres de l’équipe réaménagée, le 11 octobre 2026.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, entend accélérer l’action gouvernementale. Réuni à Libreville le 15 octobre dernier, soit quatre jours après le réaménagement du gouvernement, le premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe a permis de fixer le cap et d’exiger des résultats concrets sur les fronts économique et social. Pour le chef de l’État, cette configuration ouvre <em>« une nouvelle séquence de la Ve République ». Le maintien de certains ministres et l’arrivée de nouveaux profils constituent avant tout une responsabilité envers la nation. « Une activité n’est pas un résultat, et un texte non appliqué n’est pas une réforme »</em>, a-t-il rappelé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que se prépare le projet de loi de finances 2027, les nouveaux ministres doivent rapidement s’approprier les dossiers de leurs prédécesseurs et inscrire leur action dans le Plan national de croissance et de développement (Pncd). La continuité de l’État, la cohérence des politiques publiques et la probité dans la gestion sont également exigées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, la diversification demeure centrale. Oligui Nguema a réaffirmé que la transformation locale des ressources naturelles n’est pas une option, chargeant les ministres concernés de mobiliser les opérateurs et partenaires industriels. L’objectif est d’accroître la valeur ajoutée nationale, de soutenir l’industrialisation et de créer des emplois. Le chef de l’État entend également renforcer l’entrepreneuriat, notamment chez les jeunes. <em>« L’État ne peut plus demeurer la variable d’ajustement du marché du travail »</em>, a-t-il souligné, plaidant pour un accompagnement public favorisant la création et le développement d’entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Électricité, recettes et infrastructures en ligne de mire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’approvisionnement en eau et en électricité figure parmi les urgences. Le président a demandé d’accélérer la réforme de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (Seeg), avec une séparation des activités de production, de transport, de distribution et de commercialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation des recettes publiques constitue un autre levier. La dématérialisation de leur collecte doit accroître les marges de manœuvre budgétaires de l’État. Le président a également déploré la lenteur de la décentralisation et les difficultés persistantes des collectivités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La santé, les infrastructures de transport et numériques, le logement, l’employabilité des jeunes et la justice sociale complètent cette feuille de route. Le renforcement des structures sanitaires devra notamment privilégier la santé maternelle et infantile ainsi que la prise en charge des cancers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Oligui Nguema a appelé à moderniser la gouvernance, à traduire dans les textes les attentes du Dialogue national inclusif d’avril 2024 et à moraliser la vie publique. La révision du fichier électoral et la responsabilisation des citoyens dans la participation au vote figurent également parmi les chantiers annoncés. Le gouvernement est désormais attendu sur l’application effective de ces orientations, le chef de l’État exigeant <em>« des réponses et des actions rapides ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Transformation numérique : E-Gov’A veut accélérer la modernisation des administrations africaines</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 10:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Aigles]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugas Orain Djoyum]]></category>
		<category><![CDATA[E-Gov’A]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Le]]></category>
		<category><![CDATA[Minette Libom Li Likeng]]></category>
		<category><![CDATA[Smart Click Africa]]></category>
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					<description><![CDATA[Réunis au Palais des Congrès de Yaoundé depuis le 15 octobre 2026, les acteurs publics et privés du numérique misent sur l’interopérabilité, l’intelligence artificielle et la dématérialisation pour améliorer l’efficacité&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis au Palais des Congrès de Yaoundé depuis le 15 octobre 2026, les acteurs publics et privés du numérique misent sur l’interopérabilité, l’intelligence artificielle et la dématérialisation pour améliorer l’efficacité des services publics. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation numérique des administrations africaines doit désormais se traduire par des changements concrets dans le quotidien des citoyens. C’est le principal message porté lors de l’ouverture officielle, le 15 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, de la première édition du E-Gov’A Africa Summit Expo and Awards. Organisée par Digital Business Africa et l’association Smart Click Africa, sous le patronage du ministère des Postes et Télécommunications, cette rencontre qui connait la participation d&rsquo;une délégation venue du Gabon, place l’intelligence artificielle (IA) et la gouvernance électronique au cœur de la modernisation des services publics africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent à la cérémonie, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, a notamment mis en avant <em>« Aigles »</em>, l’Application informatique de gestion logique des effectifs et de la solde, comme une illustration de cette dynamique. Opérationnelle depuis le 1er janvier 2025 au sein de l&rsquo;administration camerounaise, cette plateforme unifie la gestion des carrières et de la solde des agents publics, en remplacement des anciens systèmes <em>«Sigipes» </em>et <em>«Antiloppe».</em> Elle vise notamment à mieux maîtriser les effectifs et la masse salariale, à dématérialiser les procédures et à faciliter le suivi en ligne des dossiers de carrière et de pension.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des technologies au service des usagers</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Beaugas Orain Djoyum, promoteur du salon et directeur général d’ICT Media Strategies, l’enjeu dépasse la multiplication des plateformes numériques. <em>« La transformation numérique de l’État ne se mesure pas au nombre de plateformes créées. Elle se mesure au nombre de difficultés supprimées dans la vie des citoyens »</em>, a-t-il souligné dans son discours dans son allocution de circonstance. Il appelle ainsi à passer d’une administration organisée autour de ses procédures à des services davantage conçus en fonction des besoins des usagers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principaux défis reste d&rsquo;ailleurs l’interopérabilité, c’est-à-dire la capacité des systèmes informatiques publics à échanger des informations de manière sécurisée. L’objectif étant d’éviter aux citoyens de fournir plusieurs fois les mêmes documents ou de se déplacer entre différentes administrations pour accomplir une seule démarche. Les paiements électroniques, la dématérialisation des documents et l’automatisation de certaines opérations peuvent également réduire les délais, améliorer la traçabilité des recettes publiques et limiter les coûts administratifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l&rsquo;ouverture des travaux, Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, a toutefois appelé dans une interview accordée à la presse à la prudence face à l’adoption des nouvelles technologies. <em>« L’un des premiers dangers avec ces innovations technologiques, c’est que nous avons tendance à acheter avant de comprendre »</em>, a-t-elle averti. Pour la membre du gouvernement, l’intelligence artificielle ne peut produire des résultats satisfaisants sans une digitalisation préalable et une simplification des procédures administratives. En somme, la transformation numérique exige donc une préparation rigoureuse, des compétences adaptées et un accompagnement des administrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu de performance économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’amélioration du service public, E-Gov’A entend favoriser l’émergence d’un écosystème numérique africain capable de répondre aux besoins des administrations. Le programme prévoit des échanges entre membres du gouvernement, entreprises technologiques, startups et experts, ainsi que des démonstrations de solutions numériques et un hackathon destiné aux jeunes développeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les économies africaines, les gains attendus concernent la réduction des coûts de transaction, l’amélioration de la transparence et la simplification des démarches des entreprises. Une administration plus rapide et mieux connectée peut contribuer à améliorer le climat des affaires et la productivité. Encore faut-il garantir la sécurité des données, former les agents publics et assurer l’accès aux outils numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette première édition qui s&rsquo;achève le 17 octobre prochain, les organisateurs ambitionnent enfin de faire émerger des recommandations communes, notamment dans la perspective d’une Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique. L’enjeu sera de transformer les échanges en réformes mesurables, pour que l’innovation technologique se traduise effectivement par des services publics plus accessibles, plus transparents et plus performants.</p>



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		<title>Fêtes de fin d’année : Congelcam alerte sur les risques de pénurie et de flambée des prix du poissons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 18:48:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Congelcam]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes de fin d’année]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Flavien Kankeu]]></category>
		<category><![CDATA[Poissons]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvestre Ngouchinghe]]></category>
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					<description><![CDATA[Au cours d’un point de presse donné ce 15 octobre 2026 à Yaoundé,  le principal importateur de poissons au Cameroun dénonce la réduction de ses quotas d’importation de 200.000 à 100.000 tonnes&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Au cours d’un point de presse donné ce 15 octobre 2026 à Yaoundé,</strong> <strong> le</strong> <strong>principal importateur de poissons au Cameroun dénonce la réduction de ses quotas d’importation de 200.000 à 100.000 tonnes en 2026, non sans réfuter également les accusations de monopole</strong> <strong>dont il fait l’objet.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’approvisionnement du marché camerounais en poisson pourrait connaître des tensions à l’approche des fêtes de fin d’année. C’est l’alerte lancée ce 15 octobre 2026 par Congelcam S.A., qui met en cause la réduction de ses quotas d’importation et les délais nécessaires à l’acheminement des marchandises. Lors d’un point de presse, l’entreprise a en effet appelé les pouvoirs publics à réexaminer les autorisations à elles accordées, au regard des besoins du marché national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Joseph Flavien Kankeu, responsable de la Communication de Congelcam, la société avait importé 200.000 tonnes de poisson en 2025 et souhaitait maintenir ce volume en 2026. Mais son quota a été ramené à 100 000 tonnes cette année par le gouvernement à travers le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales. Sauf qu’au bout de sept mois, les stocks de l’entreprises étaient épuisés. Et pour y remédier dans le but de continuer à répondre à la demande nationale, <em>« nous avons adressé, le 18 septembre 2026, une correspondance au ministre compétent pour solliciter un réajustement de notre quota à hauteur de 100 000 tonnes supplémentaires. En réponse, un quota additionnel de seulement 30 000 tonnes nous a été accordé»</em>, déplore Joseph Flavien Kankeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, selon les projections avancées par l’entreprise, ce volume pourrait être consommé en deux mois environ. Congelcam estime ainsi que les étals pourraient être fortement dégarnis dès la fin novembre, avec un risque de pénurie et de renchérissement du poisson jusqu’à la première moitié de mars 2027. L’entreprise rappelle que les opérations d’importation nécessitent généralement un à trois mois entre les autorisations, les commandes et l’acheminement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des enjeux économiques et sociaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’alerte intervient alors que le poisson représente une source importante de protéines pour les ménages camerounais. A cet effet, une contraction de l’offre pourrait peser sur le pouvoir d’achat, particulièrement durant les fêtes de fin d’année, période de forte consommation. Elle affecterait également les commerçants et les distributeurs, ainsi que les activités économiques liées à l’importation, au stockage et à la commercialisation des produits halieutiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Congelcam indique disposer d’une capacité de stockage de 104 000 tonnes à Douala, à laquelle devrait s’ajouter un entrepôt de 10.000 tonnes au port de Kribi. Pour son responsable de la communication, <em>« les infrastructures, les moyens logistiques et les capacités de distribution doivent pouvoir s’articuler avec une politique d’importation adaptée aux besoins effectifs du marché ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise fondée par le Sénateur et homme d&rsquo;affaies Sylvestre Ngouchinghe conteste par ailleurs les accusations de monopole. Elle rappelle que, selon les déclarations du ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales devant le Parlement, environ 34 opérateurs ont reçu des avis techniques d’importation. Elle estime toutefois que l’existence d’autorisations ne garantit pas que les opérateurs disposent des capacités financières et logistiques nécessaires pour approvisionner effectivement le marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un différend financier aux lourdes conséquences</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des quotas, Congelcam évoque plusieurs contentieux administratifs et financiers. L’entreprise conteste notamment une accusation de droits de douane impayés de 32 milliards de Fcfa, mentionnée dans un rapport de la Commission nationale anti corruption (Conac)&nbsp;en 2018 au titre de l’année 2014. Elle affirme également avoir subi des redressements fiscaux de 2,2 milliards de Fcfa&nbsp;en 2020, de 3,2 milliards en 2022 et de 6 milliards en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre dossier soulevé : la destruction alléguée de 510 conteneurs de poisson débranchés au port de Douala en 2023, qui aurait occasionné près de 13 milliards de Fcfa&nbsp;de pertes. L’entreprise affirme avoir saisi la justice pour obtenir réparation. Ces éléments, présentés par Congelcam, n’ont pas été corroborés par des sources indépendantes dans le cadre de cette rédaction.&nbsp;« Ce que nous réclamons n’est pas un privilège. C’est l’équité, la transparence, le respect du droit », soutient encore Joseph Flavien Kankeu. L’entreprise demande notamment une clarification des critères de calcul des quotas et une application équitable des règles fiscales et douanières.</p>
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