<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>B. Tchuenkam &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
	<atom:link href="https://lefinancierdafrique.com/open/author/lefinancier4/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lefinancierdafrique.com/open</link>
	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
	<lastBuildDate>Wed, 14 Oct 2026 17:48:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>
	<item>
		<title>Géopolitique : La fin de l’ordre de 1945 et le monde à l’état de nature </title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/10/14/geopolitique-la-fin-de-lordre-de-1945-et-le-monde-a-letat-de-nature/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/10/14/geopolitique-la-fin-de-lordre-de-1945-et-le-monde-a-letat-de-nature/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[B. Tchuenkam]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 17:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Le monde à l'état de nature]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation des Nations Unies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=23200</guid>

					<description><![CDATA[Donald Trump a violé plusieurs fois et sans gêne, la charte de Nations Unies au cours de l’année 2026 avec la capture du président Maduro du Vénézuéla, l’agression israélo-américaine contre&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a violé plusieurs fois et sans gêne, la charte de Nations Unies au cours de l’année 2026 avec la capture du président Maduro du Vénézuéla, l’agression israélo-américaine contre l’Iran, les velléités d’annexion du Canada, du Mexique et du Groenland, etc. Malgré toutes ces dérives, aucun de ces sujets n’était à l’ordre du jour de la 81e session de l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies qui s&rsquo;est terminée le 28 septembre 2026 à New York.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche pour son 2e mandat le 20 janvier 2025, le monde assiste en spectateur à la violation flagrante des textes de l’Organisation des Nations Unies (ONU), du retrait des États-Unis des organismes de l’ONU, des menaces d’anéantissement des pays, mais aussi du trafic des migrants au mépris de toute décence humaine. De l’enlèvement de Nicolas Maduru en janvier 2026 à la guerre déclenchée contre l’Iran en février, en passant par la menace d’annexion du Canada, du Groenland et l’asphyxie de Cuba, aucune de ces violations du droit international n’a été abordé cette année, ni par le Conseil de sécurité ni par la dernière Assemblée générale de l’ONU qui s’est tenue du 8 au 28 septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Charte de l&rsquo;ONU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONU est créée officiellement le 24 octobre 1945 par 51 États membres fondateurs. Elle a pour objectif d’assurer la paix du monde et de protéger les droits de l’Homme dans le monde entier. Elle regroupe depuis le 14 juillet 2011, 193 États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principes fondamentaux de l&rsquo;organisation sont définis à l&rsquo;article 2 de la Charte des Nations-Unies : Égalité souveraine des États membres qui possèdent les mêmes droits et la même égalité souveraine sur la scène internationale ; bonne foi dans l’accomplissement des obligations de la Charte ; règlement pacifique des différends internationaux ; interdiction de recourir à la menace ou à l&#8217;emploi de la force contre l&rsquo;intégrité territoriale ou l&rsquo;indépendance politique d&rsquo;un État ; assistance à l&rsquo;ONU dans ses actions ; et Non-intervention de l&rsquo;ONU dans les affaires qui relèvent de la compétence nationale d&rsquo;un État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de sécurité des Nations unies détient la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il compte 15 membres dont 5 permanents et 10 non-permanents élus pour deux ans. Pour être adoptée, une résolution doit réunir au moins 9 voix favorables sur 15. Les 5 membres permanents, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie possèdent un « droit de veto ». Si l&rsquo;un d&rsquo;eux vote contre, la résolution est rejetée, même si elle recueille 9 ou plus de voix favorables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donald Trump et son pouvoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accession le 20 janvier 2025 de Donald Trump au trône des Etats-Unis pour son deuxième mandat à la Maison Blanche, est marqué par la signature de 26 décrets présidentiels au cours de cette première journée. S’agissant de l’une des grandes puissances politiques et économiques de notre planète, leur impact est mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se pose dès lors le problème de l’étendue du pouvoir du président des USA sur ses concitoyens et sur le reste du monde. Car bien qu’élu président par les Américains seulement, les décisions, les menaces et les déclarations de Donald Trump s’étendent au-delà des frontières de son pays. Ce d’autant plus que ces multiples décisions concernent tous les domaines de la vie, l’humanitaire, le commercial, la diplomatique, le politique et même la souveraineté des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être exhaustif, on peut citer la suspension de l’agence d’aide américaine, l’instauration unilatérale des droits de douane sur les produits importés aux USA, la sortie des USA de l’OMC, de l’OMS et de l’accord pour la lutte contre le changement climatique, les velléités d’annexion de plusieurs pays ainsi que le projet de déplacement des populations de Gaza. Un mélange de genre qui dépasse toute logique et tout entendement humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les velléités d&rsquo;annexion du Groenland</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’en septembre dernier, le Groenland était sous des menaces répétées de Donald Trump pour l&rsquo;annexer. La crise diplomatique s’est apaisée par la signature d&rsquo;un accord de sécurité trilatéral à l&rsquo;ONU en septembre entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland. Cette convention formalise l&rsquo;extension des droits militaires américains dans l&rsquo;Arctique (accès à de nouvelles zones de défense) par le biais du droit des traités, préserve la souveraineté danoise et le droit des Groenlandais à l&rsquo;autodétermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’un consentement soit aujourd’hui trouvé, il est clair que les velléités d’annexion par les Etats-Unis violent l&rsquo;article 2, alinéas 4 et 7 de la Charte des Nations Unies, qui interdit la menace ou l&#8217;emploi de la force contre l&rsquo;intégrité territoriale ou l&rsquo;indépendance politique de tout État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté du Royaume du Danemark sur le Groenland est incontestable et solidement ancrée en droit international, formellement confirmée par un arrêt historique de la Cour permanente de justice internationale (CPJI) en 1933 (affaire du Groenland oriental). Cet nouvel accord consenti, dit-on sur « consentement mutuel » dans un territoire relevant de l’Union Européenne, montre à quel point cette union ne peut pas préserver le droit international, mais surtout son incapacité à résister aux menaces de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cas du Mexique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le prétexte de lutter contre les cartels de la drogue ou de résoudre les litiges sur le partage de l&rsquo;eau, l&rsquo;administration de Donald Trump a menacé d&rsquo;intervenir directement sur le sol mexicain en violation du principe de souveraineté des Etats et de non-intervention, prévu par l’article 2, paragraphes 4 et 7 de la Charte de l&rsquo;ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a systématiquement rejeté toute velléité d&rsquo;intervention militaire américaine sur son territoire. Pour éviter de donner un prétexte à une intervention, son gouvernement a privilégié la coopération sécuritaire factuelle par des exercices conjoints anti narcotrafic le long du Rio Grande et le renforcement de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cas du Canada</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2025 au lendemain de l’imposition de droits de douane sur le Canada, Donald Trump déclare sur son réseau Truth Social que <em>« le Canada doit devenir notre cher 51eÉtat ». Il avait même poussé l’audace jusqu’à appeler le premier ministre d’alors du Canada, sur son réseau social, «le gouverneur Justin Trudeau du Grand État du Canada».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette blague de mauvais goût à l’endroit d’un pays plus vaste que les EtatsUnis a été rejetée par plus de 90% de Canadiens. Ces velléités d’ingérence et de pression économique violent les principes fondamentaux du droit international public, notamment la souveraineté et l’intégrité territoriale du Canada interdit par l’article 2 alinéa 4 et 7 de la Charte des Nations Unies. Outre la charte de l’ONU, il y a aussi le non-respect des traités commerciaux entre les deux pays qui, en plus du Mexique, sont liés par l&rsquo;Aceum (Accord Canada–États-Unis–Mexique).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enlèvement du président Maduro du Vénézela</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, suivi de son transfert à New York pour y être jugé au mépris du droit international. L&rsquo;ONU, la Russie, la Chine, Cuba, plusieurs gouvernements africains et latino-américains et même européens ont dénoncé un acte illégal sapant l&rsquo;ordre international. Cette opération militaire américaine, menée sans mandat du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU ni consentement du gouvernement vénézuélien, enfreint le principe d&rsquo;intégrité territoriale et d&rsquo;indépendance politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interdiction du recours à la force, le règlement pacifique des différends et le principe de non-ingérence sont encadrés à l’article 2 alinéas 3, 4 et 7 de la charte des Nations Unies. Outre la violation de la charte de l’ONU, il y a aussi la question de l&rsquo;immunité d’un chef d&rsquo;État en exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attaque Israélo-américaine contre l&rsquo;Iran</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 février 2026, les États-Unis et d’Israël ont lancé des frappes aériennes en Iran, en visant plusieurs sites à Téhéran et dans plusieurs villes. L’ayatollah Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables ont été tués. Le régime iranien a répliqué en envoyant des missiles vers l’État hébreu et des bases américaines au Moyen-Orient, notamment au Qatar, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à la force est strictement interdit entre les États, selon l&rsquo;article 2 paragraphe 4 de la Charte des Nations unies. De même que le droit international humanitaire sur la protection des civils relève des conventions de Genève de 1949. Au-delà des conséquences politiques et humaines, cette agression a des conséquences économiques qui n’épargnent aucun pays avec des répercutions sociales importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le monde à l&rsquo;état de nature</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme on peut le constater, en moins de deux ans, le nombre de violations du droit international par Trump est incomptable devant une communauté internationale inactive. Si la riposte individuelle est impossible du fait de l’état belliqueux de l’homme, une réplique collective est nécessaire pour sauver le multilatéralisme qui protège les pays pauvres et fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté d’action vient aussi du fait que son pays dispose du droit de véto au Conseil de sécurité et n’est pas sanctionnable. Ce droit absolu n’est plus opérant dans le monde actuel. A 81 ans le 24 octobre prochain, l’ONU a vécu et son fondateur a sonné le glas de sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact des décisions de Trump traduit à suffisance l’étendu du pouvoir qu’un dirigeant peut avoir non seulement sur sa population, mais sur l’ensemble de la planète, sans qu’un autre contrepouvoir puisse l’arrêter. Cette situation pose le problème de l’équilibre des pouvoirs à l’international dans ce monde où la raison du plus fort est la meilleure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attitude impérialiste des Etats-Unis pourrait susciter ou réveiller les élans de domination chez certains habitués de cette pratique d’un autre âge. Car faute de pouvoir convaincre les Etats faibles sur le terrain de la négociation, les puissances vont user la force des armes. Mais désormais les peuples savent où sont leurs intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre planète est revenue à l’état de nature, et il y a lieu de s’interroger sur l’avenir de l’Afrique, fractionnée en 54 Etats, quand la puissante Union Européenne à 27 Etats, nantie de deux membres permanents du Conseil de sécurité, disposant du droit de véto, n’arrive pas à ramener à l’ordre les Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mémoire, l’état de nature est une hypothèse philosophique qui imagine la condition de vie des êtres humains avant l&rsquo;apparition d’une société des lois et des normes. Le philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679) a exposé cette théorique dans son ouvrage « Léviathan » où il décrit la condition humaine en l&rsquo;absence d&rsquo;État, de lois et d&rsquo;institutions. Selon lui, l&rsquo;état de nature se caractérise par une insécurité totale, une <em>« guerre de tous contre tous »</em>, et la formule selon laquelle <em>« l&rsquo;homme est un loup pour l&rsquo;homme ».</em> En sommes-nous si éloignés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/10/14/geopolitique-la-fin-de-lordre-de-1945-et-le-monde-a-letat-de-nature/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Grève des enseignants du supérieur : L’urgence d’une augmentation des salaires du personnel de l’État au Cameroun </title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/10/07/greve-des-enseignants-du-superieur-lurgence-dune-augmentation-des-salaires-du-personnel-de-letat-au-cameroun/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/10/07/greve-des-enseignants-du-superieur-lurgence-dune-augmentation-des-salaires-du-personnel-de-letat-au-cameroun/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[B. Tchuenkam]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 18:15:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Grève des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fame Ndongo]]></category>
		<category><![CDATA[Jeannette Wogaing Fotso]]></category>
		<category><![CDATA[salaires du personnel de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=23099</guid>

					<description><![CDATA[Cette nouvelle grogne qui sévit depuis plusieurs semaines dans les universités publiques du pays, pose la problématique de la base salariale des fonctionnaires et agents de l’État, dont le niveau&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette nouvelle grogne qui sévit depuis plusieurs semaines dans les universités publiques du pays, pose la problématique de la base salariale des fonctionnaires et agents de l’État, dont le niveau actuel de rémunération n’a pas toujours atteint celui de 1992. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une sortie médiatique lors de l’émission « La Vérité en face », diffusée le 4 octobre 2026 sur Equinoxe TV, la secrétaire générale du Bureau exécutif national du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), Pr Jeannette Wogaing Fotso, a donné quelques détails sur la grève que son syndicat observe depuis un mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, depuis le 3 septembre 2026, les enseignants des 11 universités d’État regroupés au sein du Synes au Cameroun observent un mouvement de grève qui se poursuit, malgré un début d’amorce de solutions par le gouvernement sur leurs revendications salariales et indemnitaires. Le Synes évalue lui-même le taux d’adhésion à ce débrayage entre 65 % et 70 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un esprit républicain, le syndicat a toutefois exclu du mouvement de grève la participation aux jurys de thèses de doctorat/PhD, afin de ne pas paralyser totalement la recherche. La rentrée universitaire 2026-2027 a certes eu lieu le 5 octobre dernier, mais les enseignants continuent d’attendre d’autres tranches de paiement et, surtout, le calendrier d’apurement total des arriérés de la dette académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat réclame notamment le paiement de la dette académique cumulée sur la période allant de 2000 à 2021, estimée globalement à près de 16 milliards de Fcfa Cette somme comprend les arriérés d’heures complémentaires, les vacations ainsi que les rémunérations liées aux jurys de master et de doctorat. Outre cette dette, les revendications portent également sur les allocations trimestrielles de modernisation de la recherche scientifique du quatrième trimestre 2025 et des deux premiers trimestres 2026, ainsi que sur une revalorisation globale des salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué avoir versé 7,294 milliards de Fcfa pour apurer une partie de la dette académique, soit environ 43 % du total dû. Il a également alloué des fonds au paiement des primes correspondant à quelques trimestres dus. Le Synes, qui estime ces efforts insuffisants, a toutefois maintenu son mot d’ordre de grève générale, paralysant une partie des activités académiques et de recherche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des salaires jugés insuffisants</h3>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant du niveau des salaires dans l’enseignement supérieur au Cameroun, le salaire de base actuel d’un assistant débute autour de 315 000 Fcfa, celui d’un maître-assistant à 370 000 Fcfa, d’un maître de conférences à 440 000 Fcfa et d’un professeur titulaire à 500 000 Fcfa.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’avis d’experts, ces montants sont jugés insuffisants au regard du coût actuel de la vie dans le pays, du niveau d’expertise des enseignants, mais surtout en comparaison avec les rémunérations des enseignants-chercheurs dans d’autres pays africains présentant un niveau de PIB inférieur ou égal à celui du Cameroun, notamment le Mali, le Niger, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi le Synes demande l’application stricte du statut particulier des enseignants du supérieur ainsi qu’une revalorisation globale de la grille indiciaire et des indemnités de fonction spécifiques à la recherche et à l’enseignement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La situation des salaires du personnel de l’État</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière revalorisation générale des salaires du personnel de l’État au Cameroun date du 1er février 2024, avec une hausse de 5% de la rémunération mensuelle de base des agents civils et militaires, ainsi qu’une augmentation de 60 % des allocations familiales. Auparavant, un décret présidentiel portant revalorisation de 5,2 % était intervenu en mars 2023. Malgré ces différentes revalorisations, le niveau du salaire de base du personnel de l’État du Cameroun n’a pas encore atteint celui de 1992.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le gouvernement camerounais, sous l’impulsion du Fonds monétaire international (FMI), avait imposé, il y a une trentaine d’années, une double baisse des salaires du personnel de l’État dans le cadre des plans d’ajustement structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’en janvier 1993, une première baisse, variant de 8 % à 30 % selon les tranches de rémunération, avait été mise en application. Après la cessation du paiement des salaires en septembre et octobre 1993, période au cours de laquelle les rémunérations n’avaient pas du tout été versées, une seconde réduction des salaires était intervenue en novembre 1993, portant l’ensemble des baisses entre 50 % et 70 % selon les niveaux. Ainsi, un cadre supérieur de l’administration qui touchait environ 400 000 Fcfa par mois en 1992 s’était retrouvé avec environ 150 000 Fcfa en novembre 1993.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comparaison des salaires de base du personnel de l’État en 1992 et 2026</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 1992, le salaire de base de la catégorie A (A1 et A2) oscillait entre 250 000 et 450 000 Fcfa. Celui de la catégorie B (B1 et B2) se situait entre 140 000 et 300 000 Fcfa contre 70 000 à 150 000 Fcfa pour la catégorie C et 40 000 à 90 000 Fcfa pour la catégorie D. Aujourd’hui, le salaire brut de la catégorie A2 oscille entre 214 655 Fcfa et 390 448 Fcfa hors échelle. La catégorie A1 se situe entre 201 011 Fcfa et 342 070 Fcfa. La catégorie B2 oscille entre 176 353 Fcfa et 277 568 Fcfa, tandis que la catégorie B1 se situe entre 165 354 Fcfa et 250 278 Fcfa. Pour les catégories C et D, les rémunérations vont respectivement de 110 904 à 190 947 FCFA et de 62 502 à 129 054 Fcfa pour la classe exceptionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les conséquences des doubles baisses de 1993</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être exhaustif, on peut distinguer deux catégories de conséquences : celles qui sont directement liées aux agents publics et celles qui concernent l’ensemble du pays. La première conséquence directe est la baisse drastique du pouvoir d’achat des agents publics. Comment quelqu’un dont le salaire passe de 400 000 Fcfa à 150 000 Fcfa peut-il continuer à vivre normalement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par mon expérience de banquier dans mes précédentes occupations, j’ai eu de la peine à gérer les comptes de clients auxquels j’avais précédemment accordé des crédits sur la base de leur quotité cessible de 33 % du revenu et qui se retrouvaient, dès novembre 1993, avec un salaire inférieur au montant de l’amortissement desdits crédits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même en rééchelonnant la durée de remboursement des crédits sur 20 ans pour certains, malgré le maximum de 10 ans, la mensualité d’amortissement demeurait supérieure au salaire. Face à une réduction aussi drastique du train de vie des individus et à une charge financière devenue insupportable, la vie de nombreux citoyens devenait intenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette situation s’est ajoutée la dévaluation de 50% du Fcfa par rapport au franc français, intervenue le 12 janvier 1994, deux mois seulement après la baisse drastique des salaires. Cumulée aux deux mois de salaires impayés de septembre et octobre 1993, cette succession de chocs a été difficilement supportable pour de nombreux ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de conséquences, on peut également relever une démotivation généralisée du personnel de l’État, qui affecte tout l’appareil économique, étant donné que l’élite administrative publique est au début et à la fin de nombreuses actions économiques ou sociales, notamment à travers la délivrance des autorisations, des agréments et de tout autre document permettant d’exercer ou d’agir. À cela s’ajoute le marchandage du service public, qui entraîne une baisse des recettes de l’État, certains agents en service préférant encaisser à leur compte une partie ou la totalité des sommes dues à l’État, au détriment du Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, pour couronner le tout, la grande et pernicieuse conséquence qui détruit le pays demeure la corruption généralisée au sein du personnel de l’État. Cette gangrène a conduit le Cameroun au triste premier rang des pays les plus corrompus au monde en 1998 et 1999, selon l’ONG Transparency International. Depuis lors, le pays se situe toujours dans la zone des nations perçues comme « fortement corrompues ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nécessité de revaloriser les salaires du secteur public dès 2027</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau actuel de prévarication et de détournement des deniers publics ne peut permettre au Cameroun de sortir du bourbier dans lequel il est enfoncé. Vingt ans après l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), en mai 2006, qui avait ramené notre dette extérieure à environ 1 000 milliards de Fcfa, le Cameroun n’a pas réussi à mettre en œuvre avec succès un véritable plan de développement, malgré le niveau d’endettement actuel de 15 416 milliards de Fcfa au 31 mars 2026, dont près de 10 000 milliards de Fcfa de dette extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quoi a servi cet endettement en 20 ans ? Certainement, en partie, à enrichir des hauts fonctionnaires qui bénéficient pourtant d’importants avantages liés à leurs fonctions. On peut citer, entre autres, la gratuité du logement, des soins de santé, de l’eau, de l’électricité, des véhicules, du carburant, les évacuations sanitaires et bien d’autres avantages, sans compter les frais de mission parfois perçus sans déplacement effectif hors du lieu de résidence. La suppression de ces charges, qui se chiffrent en centaines de milliards de Fcfa dans le budget de l’État, pourrait permettre de dégager des marges pour revaloriser les salaires de l’ensemble du personnel de l’État dès l’année prochaine. Un décret présidentiel portant suppression ou suspension temporaire de certaines de ces dépenses, qui ne profitent qu’à quelques responsables, permettrait de sortir le personnel de l’État de la précarité qui freine le développement de toute la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les députés et sénateurs seront en session en novembre prochain pour l’examen et le vote du projet de budget 2027 que présentera l’exécutif. C’est l’occasion pour ces élus du peuple d’amender les dépenses qui ne profitent qu’à une poignée de fonctionnaires afin de dégager des ressources permettant d’augmenter les salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/10/07/greve-des-enseignants-du-superieur-lurgence-dune-augmentation-des-salaires-du-personnel-de-letat-au-cameroun/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Football : La soutenabilité financière du projet de Gianni Infantino à la fifa</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/14/football-la-soutenabilite-financiere-du-projet-de-gianni-infantino-a-la-fifa/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/14/football-la-soutenabilite-financiere-du-projet-de-gianni-infantino-a-la-fifa/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[B. Tchuenkam]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 10:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Fifa]]></category>
		<category><![CDATA[Fifa Forward Enterprise]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[Gianni Infantino]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=22772</guid>

					<description><![CDATA[Après l’Italie, l’Angleterre et plusieurs autres fédérations européennes, la Fédération française de football a retiré son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Après l’Italie, l’Angleterre et plusieurs autres fédérations européennes, la Fédération française de football a retiré son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de la Fifa, prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Cette décision relance la polémique sur le projet controversé de réforme commerciale de l’instance faîtière du football mondial, finalement retiré le 1er août dernier.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Fédération française de football (FFF) a décidé, le 10 septembre, de retirer son soutien à Gianni Infantino dans la perspective de l’élection à la présidence de la Fédération internationale de football association (Fifa). Initialement, le président de la FFF, Philippe Diallo, avait signé, le 29 juin 2026, une lettre de soutien à Infantino pour le scrutin de mars 2027, comme quelque 200 autres présidents de fédérations. Mais les conditions de ce soutien ne seraient désormais plus réunies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La FFF estime qu’une <em>« série d’événements impliquant directement la gouvernance de la Fifa et son président »</em> est apparue après son soutien, <em>« en contradiction totale avec les principes essentiels d’une bonne gouvernance et avec les valeurs du football »</em>. Elle appelle désormais à une réforme en profondeur de la gouvernance de la Fifa. Cette décision française, qui intervient après le désengagement de plusieurs fédérations européennes, dont celle de l’Italie notamment, donne une nouvelle dimension à la contestation du mode de gouvernance d’Infantino. Elle relance surtout le débat sur la pertinence et la soutenabilité de son projet de réforme commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie du projet</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la Fifa a annoncé, fin juillet, son intention de créer la<em> « Fifa Forward Enterprise » (FFE), une filiale commerciale contrôlée par la Fifa, avec un capital ouvert à des investisseurs privés minoritaires. Dans un courrier adressé aux 211 fédérations membres, Infantino assumait un objectif : « générer autant de valeur que possible »,</em> afin de la redistribuer ensuite au football mondial. La FFE devait regrouper l’exploitation d’une partie des droits commerciaux de la Fifa : diffusion télévisée, sponsoring, billetterie, licences et opérations liées aux grandes compétitions, notamment les Coupes du monde masculine et féminine et le Mondial des clubs. La société devait être valorisée autour de 20 milliards de dollars, avec la possibilité de céder jusqu’à 20% de son capital à des investisseurs privés pour lever 4,2 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu financier était considérable. Chaque fédération membre aurait pu recevoir jusqu’à 20 millions de dollars de financement exceptionnel dès 2027. Les dotations du programme Fifa Forward devaient ensuite passer de 8 millions actuellement à 20 millions par fédération pour le cycle 2027-2030, puis 22 millions pour 2031-2034 et 24 millions pour 2035-2038. En réalité, le projet s’inscrivait dans la logique d’Infantino consistant à accroître fortement la valeur commerciale du football mondial pour augmenter les ressources disponibles pour son développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’importance du projet</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’apport financier potentiel de la FFE était indéniable. Une levée de 4,2 milliards de dollars aurait représenté une capacité financière considérable pour développer les infrastructures, les centres techniques, les compétitions, le football féminin et la formation dans les 211 associations membres. Cette dimension financière a nourri paradoxalement plutôt des inquiétudes. Pour ses promoteurs, il s’agissait de transformer davantage la puissance commerciale de la Fifa en ressources pour le développement. Pour ses détracteurs, l’opération revenait à ouvrir progressivement le capital économique des principales compétitions de la Fifa à des intérêts privés. La question n’était donc pas seulement de savoir combien le football pouvait gagner, mais qui contrôlerait demain la valeur économique créée par le football mondial et selon quelles règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La maLadrese d’infantino</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier problème a été la méthode. Le projet a été présenté sans véritable concertation préalable avec les confédérations. L’Uefa et plusieurs autres organisations ont immédiatement contesté le processus, estimant qu’une réforme d’une telle ampleur ne pouvait être imposée de manière unilatérale. La Fifa avait initialement donné aux fédérations jusqu’au 19 septembre pour se prononcer. L’Uefa avait dénoncé un « ultimatum » et une forme de<em> « gouvernance par la peur ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier électoral d’Infantino, candidat à sa propre succession en mars 2027, a également alimenté les soupçons sur l’opportunité politique du projet. La proximité avec certains investisseurs potentiels a constitué, un autre facteur de controverse. Le nom du fonds d’investissement Thrive Eternal, créé par Joshua Kushner, le frère du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a particulièrement retenu l’attention, dans un contexte où les relations d’Infantino avec Donald Trump pendant et autour du Mondial 2026 avaient déjà suscité de nombreuses critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la fronde, Infantino a finalement annoncé le 1er août l’abandon du projet, reconnaissant que celui-ci avait créé des divisions incompatibles avec l’objectif initial d’unir et de développer le football mondial. Mais le retrait de la FFE n’a pas clos le débat. L’Uefa continue notamment de chercher à obtenir des informations sur le montage financier envisagé et examine les suites juridiques possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La soutenabilité du projet</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière coupe du monde de juin dernier a engrangé des recettes de 9 milliards de dollars. Le projet d’ouverture du capital aux investisseurs privés devrait permettre de mobiliser 4,2 milliards de dollars dès 2027, longtemps avant la prochaine coupe du monde de 2030. Les experts financiers qui ont accompagné Infantino dans le projet se sont inspirés du modèle d’introduction d’une société en bourse en mettant 20% du capital à la cote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’introduction des acteurs privés dans le fonctionnement commercial de la Fifa devrait donner plus de transparence à la gouvernance de cette instance faitière mondiale qui brasse des milliards de dollars dont le contrôle échappe à l’orthodoxie de gestion comptable et financière des entreprises. Le projet d’Infantino donne l’occasion aux experts financiers d’entrer dans les dédalles financiers de cette association qui manage l’une des plus grosses fortunes mondiales. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inquiétude des fédérations européennes de football peut aussi se justifier par la peur de l’effet domino de la transparence que ce projet peut à terme susciter dans le monde du football. Ces fédérations gèrent des fortunes colossales suivant des régimes particuliers qui n’obéissent pas aux règles des sociétés de capitaux. Tenez par exemple, le budget total cumulé des clubs de la première ligue anglaise dépasse les 7 milliards d’euros cette saison, avec des revenus globaux attendus de plus de 7,5 milliards d’euros. Le montant de transferts de joueurs des clubs anglais ont atteint 4,1 milliards d’euros lors des mercatos d’été qui ont pris fin le 1er septembre dernier. Le projet d’Infantino donne l’occasion aux intellectuels de penser comment dissocier la gestion du volet commercial du volet associatif du football.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Position de l’Afrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur ce terrain que la position africaine mérite une attention particulière. Le soutien financier au football africain s’est considérablement renforcé depuis l’arrivée de Gianni Infantino à la tête de la Fifa. Le programme Fifa Forward a permis d’investir plus d’un milliard de dollars en Afrique depuis 2016. Entre 2016 et septembre 2025, les investissements consacrés à la CAF, aux associations régionales et aux 54 fédérations africaines atteignaient 1,06 milliard de dollars, avec une projection à 1,28 milliard à la fin de 2026. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les dirigeants du football africain restent globalement favorables à Infantino.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 54 voix africaines pèseront lourd lors de l’élection de mars 2027. Une autre raison tient au modèle de redistribution de la Fifa. Contrairement à de nombreux organismes sportifs internationaux, l’instance mondiale redistribue une partie importante de ses revenus à l’ensemble de ses membres, y compris aux fédérations disposant de marchés sportifs beaucoup plus modestes. Le président de la Fifa peut mettre à son actif une hausse importante des ressources consacrées au développement et une expansion spectaculaire de la valeur commerciale du football. Mais son style de gouvernance, la multiplication des projets commerciaux et le manque de concertation dénoncé par plusieurs acteurs ont progressivement fragilisé son image auprès d’une partie du mouvement sportif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème de Infantino dépasse donc le seul projet FFE et porte désormais sur le modèle de gouvernance du football mondial. Et à cet effet, la Fédération Française de Football, au-delà du retrait de son soutien, demande désormais un nouveau projet de gouvernance associant confédérations,fédérations, joueurs, supporters et autres parties prenantes. Infantino n’était-il pas dans cette voie ? Si non qu’est-ce-que les Européens lui reprochent ? Malgré ces contestations, Infantino conserve toutefois des soutiens importants, notamment en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie et reste pour l’heure le seul candidat officiellement déclaré à sa succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/14/football-la-soutenabilite-financiere-du-projet-de-gianni-infantino-a-la-fifa/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tribune : « Mon peuple périt par ce qu’il lui manque la connaissance »</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/04/16/tribune-mon-peuple-perit-par-ce-quil-lui-manque-la-connaissance/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/04/16/tribune-mon-peuple-perit-par-ce-quil-lui-manque-la-connaissance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[B. Tchuenkam]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 11:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Boniface Tchuenkam]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Pape Léon XIV]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Visite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=20808</guid>

					<description><![CDATA[Cette phrase très actuelle du Seigneur Jésus Christ nous interpelle sur le type de connaissance que nous devons implémenter sur la terre en cette « fin des temps ». Très&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette phrase très actuelle du Seigneur Jésus Christ nous interpelle sur le type de connaissance que nous devons implémenter sur la terre en cette « fin des temps ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Très Saint-Père Léon XIV,</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où vous foulez la terre des nationalistes de l’indépendance du Cameroun, notamment Ruben Um Nyobè, Félix Roland Moumié, Castor Osende Affana, Abel Kingué, Ernest Ouandié et bien d’autres, permettez-moi de vous dire que le peuple camerounais souffre du manque de la connaissance. Cette souffrance du peuple de Dieu est perceptible partout dans le monde, mais celle du Cameroun est particulière parce que ce sont ses dirigeants qui divisent, tribalisent et emprisonnent parce qu’ils n’ont pas le niveau de la connaissance dont parle le Christ. Depuis l’indépendance, ceux qui se succèdent à Yaoundé ont un niveau de connaissance spirituelle très inférieur à celui d’une grande partie de la population. Par conséquent, ils tirent le pays vers le bas et trouvent des alibis pour humilier et dévaloriser les courageux fils du pays qui se démarquent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous avez commencé votre tournée en terre africaine par l’Algérie, et votre premier acte dans ce pays est la pose d’une gerbe de fleurs au monument dédié aux morts, construit en 1982 à l&rsquo;occasion du 20e anniversaire de l&rsquo;indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962, en mémoire des combattants de la guerre d&rsquo;indépendance. Vous ne pouvez pas poser le même acte au Cameroun car, 66 ans après l’indépendance du pays, aucun monument national n’est jusqu’ici érigé en l’honneur des valeureux fils morts pour la patrie. Cette banalisation des valeurs se poursuit jusqu’à ce jour avec le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), Georges Anicet Ekane, de regrettée mémoire, l’un des derniers nationalistes de 74 ans, mort en prison des suites de tortures physiques et morales le 1er décembre 2025, et dont le corps séjourne toujours dans un frigo d’un hôpital de Douala sans espoir d’être enterré dignement demain. Son seul crime, c’est d’avoir soutenu la candidature de l’opposant Issa Tchiroma Bakary lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette banalisation des valeureux fils n’épargne pas les vivants. Le citoyen Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), qui a eu l’insigne honneur d’aller implanter le drapeau camerounais à Bakassi le 14 août 2006, marquant le transfert effectif de souveraineté du Nigeria au Cameroun sur cette péninsule, après plusieurs années de bataille juridique à la Cour internationale de justice, est aujourd’hui persécuté et insulté avec ses partisans, par des dirigeants aux passés douteux et à la qualité discutable. Alors qu’au-delà de ses références nationales, ce professeur de droit des universités, est un membre éminent du Curatorium de l&rsquo;Académie de droit international de La Haye, membre et ancien président de la Commission du droit international des Nations unies. Lorsque des dirigeants d’un pays arrivent à vouloir éteindre une étoile de cette envergure qui brille sur le toit du monde, qu’en serait-il d’un citoyen ordinaire ? Très Saint Père, pendant votre séjour au Cameroun, aidez-nous à compléter les prières de délivrance que nous adressons au quotidien au Dieu créateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La connaissance selon le Seigneur Jesus Christ</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons sur cette citation du Seigneur Jesus Christ :&nbsp;<em>« Mon peuple périt, parce qu&rsquo;il lui manque la connaissance »</em>, tirée du livre du prophète Osée, chapitre 4, verset 6 de la Bible. Cette phrase comporte deux parties. La première,&nbsp;<em>« mon peuple périt »,</em>&nbsp;fait un constat de l’état de délabrement de la société dans laquelle vivait ce peuple, un état qui le conduit à sa perte. Notre société est dans cette situation parce qu’elle réunit tous les maux qui détruisent l’humanité : pauvreté, corruption, détournement de biens communs, assassinat, féminicide, guerre, etc. La deuxième donne la raison de cette décrépitude : le manque de&nbsp;<em>« la connaissance ».</em>&nbsp;La précision&nbsp;<em>« la connaissance »</em>&nbsp;signifie qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle connaissance, puisque, en principe, chaque être humain dispose d’une connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un retour dans le passé, avant J.-C., nous amène dans les écrits du philosophe Platon qui mentionnait quatre stades de développement de la connaissance : l&rsquo;imagination, la croyance, la pensée et l&rsquo;intelligence parfaite. Aujourd’hui, en langage courant, les quatre étapes de la connaissance de Platon se traduisent en connaissance de base, connaissance scientifique, connaissance philosophique et connaissance spirituelle. C’est donc cette quatrième étape de la connaissance que le Seigneur J.-C. est venu implémenter sur la terre. D’où la course effrénée des populations vers la connaissance spirituelle, laquelle est enseignée dans la majorité des confessions religieuses par des personnes non qualifiées. Pourtant, c’est l’enseignement de la connaissance spirituelle qui doit être le socle de développement de la planète durant ce troisième millénaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacune des quatre étapes de la connaissance comporte au moins deux paliers. La connaissance de base est essentiellement matérielle et physique. Elle est acquise à la naissance auprès des parents, de la culture et de son environnement immédiat. La toute première notion que chaque maman inculque à son bébé dès sa naissance est la connaissance du manger. C’est cette initiation primaire qui permet à l’homme de toujours chercher de quoi manger, et aujourd’hui c’est malheureusement la finalité de toute action de l’Homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La connaissance scientifique et technique, quant à elle, comporte deux paliers : le palier de la pensée d’adhésion et celui de la pensée interrogative. À ce stade, l’Homme raisonne au-delà du visuel, du matériel ou du sensuel pour apporter quelque chose à l’existant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les connaissances philosophiques et spirituelles passent par les deux premières étapes et se situent dans l’immatériel et l’invisible. L’étape philosophique permet à l’homme de s’élever au-delà du visuel, du matériel ou du sensuel pour comprendre les phénomènes qui l’entourent, tandis que la spirituelle le met en connexion avec les esprits. À ces stades, l’Homme n’apporte pas seulement à l’existant, il crée, il invente. Ce niveau nécessite la connaissance de soi-même et de son prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, on dirait que ces étapes de la connaissance sont acquises automatiquement par chaque individu le long de sa vie. Que non&nbsp;! Très peu de personnes accèdent à la connaissance scientifique et technique, encore moins à la philosophique et très rarement à la spirituelle. La majorité de la population adhère à la pensée ambiante qui est aujourd’hui réduite au visible et au matériel. L’accumulation du bien matériel devient dès lors le but à atteindre dans la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire, l’éducation est orientée vers la connaissance pour gagner de l’argent et, dès lors, l’Homme est guidé par l’appât du gain, quel que soit le moyen qu’on utilise pour y parvenir. C’est la raison pour laquelle il tue son semblable pour devenir riche. En plus, tout le monde a l’illusion qu’il peut matériellement être riche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très Saint Père, en cette «&nbsp;<em>fin des temps</em>&nbsp;», qui marque le début du troisième jour de la venue du Seigneur J-C sur terre, l’Église catholique dont vous avez la charge, doit être au cœur de l’implémentation de la connaissance spirituelle que le Seigneur Jesus Christ est venu prêcher sur la terre et qui, malheureusement, a été dévoyée par l’Homme qui ne sait plus à quel saint se vouer. Dans son évangile désormais, l’église catholique doit actualiser les paroles du Seigneur J-C comme j’essaye de la faire dans cette tribune, afin de conquérir les âmes qui errent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La connaissance avant Jesus Christ</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le dictionnaire Larousse, <em>« la connaissance est l&rsquo;acte ou le fait de comprendre, de percevoir, de connaître les caractéristiques de quelque chose, ou le résultat de cet acte ».</em> Ce terme peut aussi désigner un ensemble d&rsquo;informations acquises par l&rsquo;étude ou l&rsquo;expérience, ou le rapport entre une personne et une autre. Avant Jesus Christ, plusieurs philosophes avaient déjà écrit sur cette notion, notamment Socrate, Platon et Aristote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Socrate (470/469-399 av. J.-C.), <em>« la connaissance est intrinsèquement liée à la connaissance de soi, qui commence par la prise de conscience de sa propre ignorance. Cette conscience est le point de départ de la quête de la vraie connaissance et de la vertu. Pour atteindre cette connaissance, il utilise la maïeutique, une méthode de questionnement qui aide les individus à « accoucher » de la vérité en les poussant à remettre en question leurs croyances ».</em> Se connaître, c’est prendre conscience de soi et, par-là, de son ignorance. Socrate déclarait : <em>« Je ne sais qu&rsquo;une chose, c&rsquo;est que je ne sais rien ». Sa phrase « Connais-toi toi-même »</em> constitue l&rsquo;un des piliers de la philosophie, car elle invite à comprendre comment nous fonctionnons en faisant de notre pensée, de notre être et de notre réflexion un sujet d&rsquo;interrogation. La démarche de compréhension de soi mène à la compréhension du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Platon (428/427-348/347 av. J.-C.), <em>« la connaissance est la remémoration d&rsquo;idées éternelles et parfaites, appelées les Formes. L&rsquo;âme aurait contemplé ces Formes avant de s&rsquo;incarner. La connaissance véritable est stable et permanente, contrairement à l&rsquo;opinion qui change. On accède à la connaissance par la raison et la dialectique, qui permettent d&rsquo;atteindre le monde intelligible. Ce monde est au-delà des apparences sensibles et changeantes du monde physique »</em>. Ce philosophe antique dit que « la connaissance véritable provient du monde intelligible des Idées et non des sens ». Il affirme par ailleurs qu&rsquo;il existe quatre stades de développement de la connaissance : l&rsquo;imagination, la croyance, la pensée et l&rsquo;intelligence parfaite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Aristote (384-322 av. J.-C.), <em>« la connaissance commence par la sensation et l&rsquo;expérience, mais culmine dans la compréhension des causes universelles et nécessaires des phénomènes. La connaissance scientifique se distingue de l&rsquo;expérience sensible par sa capacité à saisir les causes, permettant de passer du particulier à l&rsquo;universel. Cette progression se fait par des étapes : la saisie des termes par le « nous » (intellect), leur articulation en propositions, puis la construction de raisonnements valides pour atteindre des vérités universelles ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Très Saint Père Léon XIV, bon séjour en Afrique et que Dieu Tout Puissant vous bénisse. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/04/16/tribune-mon-peuple-perit-par-ce-quil-lui-manque-la-connaissance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
