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	<title>Développement &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Aménagement du territoire : Mfou engage la planification de son développement durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 20:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Cafi]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération allemande]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Ngoumou]]></category>
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		<category><![CDATA[Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et la Coopération allemande au Cameroun ont lancé, le 20 octobre 2026 au sein de cette commune, le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et la Coopération allemande au Cameroun ont lancé, le 20 octobre 2026 au sein de cette commune, le processus d’élaboration du Plan local d’aménagement et de développement durable du territoire, afin de mieux organiser l’utilisation des terres, valoriser les potentialités locales et concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La commune de Mfou a engagé une nouvelle étape dans l’organisation de son espace et la programmation de ses investissements. Retenue parmi les quatre communes pilotes du Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire (Prcat), la municipalité entend se doter d’un outil de planification adapté aux réalités locales, dans un contexte marqué par la pression foncière, la croissance démographique et des besoins croissants en infrastructures et services de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Organisée le 20 octobre 2026 dans la salle des Actes de la mairie de Mfou, la cérémonie de lancement du Plan local d’aménagement et de développement durable du territoire (Pladdt) s’est inscrite dans le cadre du partenariat entre le Cameroun et l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi), avec l’appui de la coopération allemande à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ). Le Pladdt doit en effet permettre à la municipalité de mieux définir les usages du sol, d’identifier ses potentialités et de programmer les actions de développement en fonction des besoins des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Située dans le département de la Mefou-et-Afamba, à proximité de Yaoundé, la commune dispose en effet d’importantes potentialités naturelles, agricoles, forestières, touristiques et humaines. Mais cette proximité avec la capitale politique accentue l’occupation de l’espace et rend plus complexe la conciliation entre développement urbain, activités rurales et préservation des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des besoins différents entre zones rurales et urbaines</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le maire de Mfou, Francis Ngoumou, la diversité du territoire communal impose une planification capable de tenir compte des réalités propres à chaque localité. <em>« La commune de Mfou aujourd’hui est […] une commune mixte. Elle est semi-urbaine et semi-rurale. Donc, la problématique du développement aujourd’hui n’est pas la même dans tous les coins de la commune »</em>, a-t-il relevé. Dans les zones rurales, les difficultés concernent prioritairement la praticabilité des routes, l’accès à l’électricité et l’approvisionnement en eau potable, des facteurs qui affectent directement les activités quotidiennes des populations. Dans les espaces plus urbanisés, la croissance démographique entraîne d’autres contraintes, notamment la gestion des ordures ménagères et l’organisation des services urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’exécutif communal, le Pladdt doit donc permettre de mieux cibler les interventions et de hiérarchiser les investissements.<em> « La mise en œuvre de ce plan va vraiment nous être d’une très grande utilité parce qu’elle nous permet déjà effectivement de rationaliser notre intervention auprès des populations, en identifiant au préalable […] et pour chaque catégorie de nos concitoyens quels sont leurs problèmes récurrents »</em>, a encore expliqué Francis Ngoumou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est ainsi de disposer d’une vision plus précise des besoins, afin d’orienter les ressources disponibles vers les priorités identifiées et d’améliorer la cohérence des actions municipales. Cette démarche doit également permettre de mieux articuler les investissements dans les infrastructures, les services de base et les activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), il est question de mettre l’accent sur la nécessité d’organiser l’espace avant d’engager les projets de développement. <em>« Il s’agit ici d’organiser le territoire en zones d’affectation spécifiques pour éviter les superpositions, pour éviter les conflits. Donc, on organise l’espace avant qu’on ne vienne mettre en œuvre les projets de développement </em>», a ainsi souligné Patrice Nsegbe, directeur de l&rsquo;Aménagement du territoire des zones frontalières au Minepat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche doit permettre de mieux répartir les usages du sol entre les activités agricoles, l’habitat, les infrastructures, l’exploitation des ressources naturelles et la conservation des écosystèmes. Elle vise aussi à limiter les conflits fonciers susceptibles de retarder les projets ou de compromettre leur efficacité. <em>« Cela garantit la paix sociale parce qu’on va éviter les conflits d’usage. Cela garantit même le développement de ces projets parce qu’ils sont mis en œuvre dans un espace qui leur convient »</em>, a ajouté M.Nsegbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, cette concertation doit associer les autorités traditionnelles, les services déconcentrés de l’État, les élus locaux, les organisations de la société civile, les opérateurs économiques, les femmes, les jeunes et les communautés locales. Représentant le sous-préfet de Mfou empêché, Mme Charlotte Elvire Mbezele, adjoint au sous-préfet, a insisté sur cette exigence de participation. « Le Pladdt doit être un outil partagé de gouvernance et de développement local construit avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés », a-t-elle déclaré. Toujours selon l&rsquo;autorité administrative, la réussite de cette démarche ne dépendra pas uniquement de la qualité du document élaboré, mais surtout de la capacité collective à le mettre en œuvre. « Notre ambition doit être de léguer aux générations futures un territoire mieux organisé, économiquement dynamique, socialement équitable et écologiquement durable », a-t-elle encore indiqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La GIZ en appui</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élaboration du Pladdt de Mfou bénéficie de l’appui du Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire, mis en œuvre par la GIZ sous la supervision du Minepat, en collaboration avec le ministère de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) et les collectivités territoriales décentralisées. Le projet intervient dans les régions du Centre, du Sud et du Littoral. Outre Mfou, trois autres communes ont été retenues comme sites pilotes pour l’élaboration de leur plan : Ngambé-Tikar, Melong et Akom II.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Prcat constitue l’un des quatre projets de la phase de démarrage du partenariat entre le Cameroun et la Cafi, formalisé par la signature d’une lettre d’intention le 8 octobre 2024 à Hambourg, en Allemagne. Ce partenariat vise notamment à réduire la déforestation, à améliorer la gouvernance territoriale et à promouvoir une croissance économique inclusive, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Le projet prévoit également l’accompagnement des conseils régionaux pilotes, la vulgarisation des outils d’aménagement du territoire et le développement de méthodes destinées à améliorer la planification territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place de cet outil intervient dans un contexte de pressions croissantes sur les terres et les écosystèmes. Selon la note d’information du Prcat, l’agriculture, majoritairement pratiquée sous la forme de petites exploitations extensives, représente à elle seule plus de 60 % de la déforestation au Cameroun. L’urbanisation, l’augmentation des besoins en logements et en infrastructures ainsi que la concurrence entre les usages agricoles et forestiers renforcent la nécessité d’une gestion anticipée du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Décentralisation  : Les maires gabonais posent les bases d’une autonomie financière des communes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:27:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[6e Assemblée générale extraordinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Association des maires du Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[décentralisation effective et la gouvernance locale]]></category>
		<category><![CDATA[déclaration de Franceville]]></category>
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					<description><![CDATA[Réunis du 7 au 9 octobre 2026, les 52 chefs des exécutifs municipaux du pays réclament le transfert effectif des compétences, des ressources correspondantes et une gouvernance locale davantage axée&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis du 7 au 9 octobre 2026, les 52 chefs des exécutifs municipaux du pays réclament le transfert effectif des compétences, des ressources correspondantes et une gouvernance locale davantage axée sur les résultats. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclave à Franceville, dans le cadre de la 6e Assemblée générale extraordinaire de l’Association des maires du Gabon (AMG), les 52 édiles du Gabon ont adopté, le 9 octobre 2026, la déclaration de Franceville sur la décentralisation effective et la gouvernance locale dans la Ve République. A travers cet appel, ces chefs des exécutifs municipaux entendent donner aux collectivités territoriales les moyens financiers, humains et matériels d’assumer leurs responsabilités.<br><br>En détail, la déclaration s’articule autour de trois orientations majeures. La première appelle à franchir une nouvelle étape, en passant d’une décentralisation de principe à un transfert effectif des compétences de l’État vers les communes. L’enjeu est de rapprocher les services publics des populations sans laisser les municipalités supporter seules les charges liées aux nouvelles missions.<br><br>La deuxième orientation porte sur la refondation des relations entre l’État et les collectivités locales. Confiance, responsabilité, contractualisation, transparence, évaluation et obligation de résultats doivent guider cette coopération. La troisième orientation traduit quant à elle la volonté des maires d’assumer pleinement leur rôle dans le développement des territoires et, à travers eux, dans la transformation de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’autonomie financière en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;un autre côté, les treize priorités formulées à Franceville précisent les conditions de cette ambition. Elles concernent tout d&rsquo;abord : le transfert des compétences avec les ressources humaines, matérielles et financières correspondantes ; le renforcement de l’autonomie financière ; l’amélioration de l’exécution des budgets communaux ; la modernisation des administrations municipales ; et la professionnalisation des personnels.<br><br>Les élus veulent également renforcer la planification urbaine et territoriale, promouvoir le développement économique local et l’emploi, puis accélérer la digitalisation des services municipaux, notamment de la fiscalité. À ces chantiers s’ajoutent la participation citoyenne, la transparence et la redevabilité, ainsi que la conclusion de contrats pluriannuels de développement entre l’État et les communes.<br><br>Sur le plan financier, les maires demandent un allègement des procédures de passation des marchés publics, la facilitation de la gestion budgétaire par l’ouverture de comptes à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ainsi qu’une meilleure exécution des budgets et le paiement prioritaire de certaines dépenses communales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces revendications soulèvent une question centrale : comment confier davantage de responsabilités aux collectivités sans leur garantir des recettes prévisibles et des mécanismes de financement adaptés ? Pour les communes, l’autonomie ne peut se limiter à un transfert administratif. Elle suppose une capacité réelle à mobiliser les ressources propres, à programmer les investissements et à régler les dépenses nécessaires au fonctionnement des services publics.<strong><br><br></strong>En contrepartie, les maires s’engagent à améliorer la gestion financière, maîtriser les dépenses, accroître les recettes locales et renforcer la performance de leurs administrations. L’objectif est de faire de la décentralisation un instrument de développement territorial, capable de soutenir l’activité économique, l’emploi et la qualité des infrastructures de proximité.<br><br>La déclaration doit désormais se traduire en mesures concrètes, selon une feuille de route prévoyant l’inventaire des compétences et des charges, l’identification des moyens nécessaires, l’expérimentation dans des communes pilotes et la généralisation progressive du dispositif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Coopération Cameroun-BID : 139,2 Milliards de Fcfa pour reconstruire la route Douala-Bafoussam  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ferdinand Lemofouet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 16:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[accord de financement]]></category>
		<category><![CDATA[Alamine Ousmane Mey]]></category>
		<category><![CDATA[Bangkok]]></category>
		<category><![CDATA[Banque islamique de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Muhammad Sulaiman Al Jasser]]></category>
		<category><![CDATA[Route Douala-Bafoussam]]></category>
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					<description><![CDATA[L’accord de financement en vue du démarrage des travaux de ce projet a été signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, en marge des Assemblées annuelles du FMI&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’accord de financement en vue du démarrage des travaux de ce projet a été signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et le président de la Banque islamique de développement.</strong></em>   </p>



<p class="wp-block-paragraph">139,2 milliards de Fcfa ! C’est le montant du financement accordé par la Banque islamique de développement (BID) pour les travaux de reconstruction de la route Douala-Bafoussam. Ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), notamment à travers le renforcement des infrastructures de transport et l’amélioration de la connectivité entre les principaux pôles économiques du pays. L’accord y relatif a été signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, et le président de la BID, Muhammad Sulaiman Al Jasser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette signature constitue une étape importante dans le processus devant conduire au démarrage des travaux de reconstruction de la Nationale N°5, sur le tronçon Bekoko-Pont du Nkam-Échangeur de Bandjoun. L’accord de prêt permet ainsi de franchir une étape supplémentaire dans la mobilisation des financements, conformément aux dispositions convenues entre les deux parties. Les équipes du ministère des Travaux publics (Mintp) poursuivent les préparatifs en vue de la publication des appels d’offres. Le processus de présélection des entreprises, engagé depuis plusieurs mois, devrait également connaître son aboutissement dans les prochaines semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réhabilitation de cet axe stratégique devrait faciliter la mobilité des personnes et des marchandises, améliorer l’acheminement des produits agricoles du bassin de production de l’Ouest vers les principaux centres de consommation et renforcer les échanges commerciaux avec les pays voisins. À terme, l’amélioration de cette liaison pourrait contribuer à réduire les contraintes logistiques auxquelles sont confrontés les opérateurs économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la présentation de la BID aux investisseurs de septembre 2026, le financement est prévu sur une durée de 20 ans, dont cinq années de grâce. Le taux d’intérêt et les commissions n’étaient pas précisés dans le document consulté. L’avis de préqualification publié en novembre 2025 répartit les travaux en trois lots : Bekoko-Penja (70 km), Penja-Pont du Nkam (77,7 km) et Pont du Nkam-Bandjoun (71,2 km). Les durées d’exécution annoncées sont de 48 et 42 mois, un point à préciser pour déterminer le délai applicable à chaque lot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet comprend également l’aménagement de 108 km de routes locales, ainsi que la construction d’écoles, de centres de santé et de marchés. Les traversées des principales agglomérations sont prévues en 2 x 2 voies. Les travaux comprennent en outre la construction d’un pont en béton armé de 14 mètres linéaires au point kilométrique 159+800, sur la rivière Moumé, ainsi que la réhabilitation de cinq autres ponts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Gouvernance numérique : L’interopérabilité des plateformes publiques au centre des débats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 09:28:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Beaugas Orain Djoyum]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Business Africa]]></category>
		<category><![CDATA[E-GovA 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Palais des Congrès de Yaoundé]]></category>
		<category><![CDATA[Smart Click Africa]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 14 au 17 octobre, le Palais des Congrès de Yaoundé accueille E-GovA 2026. Administrations, entreprises et partenaires au développement y traiteront de l’interopérabilité des plateformes publiques, de la protection&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Du 14 au 17 octobre, le Palais des Congrès de Yaoundé accueille E-GovA 2026. Administrations, entreprises et partenaires au développement y traiteront de l’interopérabilité des plateformes publiques, de la protection des données et du coût de la connexion.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le salon sur la gouvernance électronique et la transformation digitale en Afrique (E-GovA) se peaufine. Ses organisateurs l’ont présenté le 1er octobre au siège du Minpostel, treize jours avant son ouverture. Le thème retenu associe l’intelligence artificielle et la gouvernance électronique à la construction de services publics dans une Afrique sans cash et sans papier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette rencontre, Beaugas Orain Djoyum, président du comité d’organisation, a présenté les objectifs du rendez-vous. Il s’agit de permettre aux administrations camerounaises et africaines de montrer aux citoyens les solutions numériques conçues pour leur quotidien. Les organisateurs veulent contribuer à une administration <em>« cashless, paperless et seamless »</em>, c’est-à-dire sans espèces, sans papier et sans rupture entre les services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement, prévu du 14 au 17 octobre dans la capitale politique, réunira des administrations, des entreprises technologiques, des experts et des partenaires au développement, dont la Banque mondiale et la GIZ. Le Cameroon International Tech Summit, le Reptic et le Cadit accompagnent l’organisation. Le salon est porté par Digital Business Africa et Smart Click Africa. Il se déroule en marge du Cameroon International Tech Summit, désigné comme partenaire stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un programme qui couvre l’ensemble de la chaîne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1er octobre, les organisateurs ont présenté le programme en présence de Mohamadou Saoudi, secrétaire général du Minpostel, représentant le ministre. Ledit programme comprend un salon, un sommet, des panels thématiques, des Awards, un hackathon, des démonstrations, des masterclass et des ateliers de formation destinés aux agents publics. Les panels traiteront de la gouvernance des données, de la cybersécurité, de l’identité numérique, des paiements numériques, de l’intelligence artificielle et de la formation des agents publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement doit réunir quatre catégories d’acteurs : ceux qui conçoivent les politiques publiques, ceux qui développent les solutions technologiques, ceux qui accompagnent et financent la transformation digitale et les citoyens qui utilisent ces services.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’interopérabilité, point central des échanges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal enjeu avancé par les organisateurs tient à la communication entre les plateformes publiques déjà déployées. Beaugas Orain Djoyum a de ce fait déclaré : <em>« Notre intérêt, c’est de réfléchir sur les mécanismes d’interopérabilité des différentes plateformes qui sont mises en place au Cameroun. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu porte sur le passage d’une multiplication de plateformes à un ensemble de services connectés. Ces services doivent échanger des données, réduire les démarches et éviter à l’usager de fournir plusieurs fois les mêmes pièces. Sans cette étape, chaque administration conserve ses propres bases et l’usager reste le point de jonction entre des systèmes qui ne se parlent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autres problèmes à relever</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, un acteur du secteur privé des datacenters avait indiqué que l’administration et de nombreuses entreprises publiques continuaient de privilégier des clouds étrangers pour héberger leurs applications et leurs données, y compris dans la finance, la santé, la sécurité et l’identité. Il pointait également la gestion des fonds destinés au numérique, comme le Fonds spécial des télécommunications, le Patnuc financé par la Banque mondiale et la redevance informatique. La présence de la Banque mondiale à E-GovA 2026 place ces questions de financement et de gouvernance des projets dans le champ des discussions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience des marchés publics éclaire le sujet. En 2021, seuls 104 contrats avaient été passés en ligne, pour 11 milliards de Fcfa. En 2022, le ministre des Marchés publics attribuait ce faible taux à des contraintes techniques et à la résistance au changement d’acteurs qui jugeaient les procédures électroniques complexes. Le programme de formation des agents publics prévu à E-GovA répond à ce point. Une plateforme d’apprentissage en ligne a d’ailleurs été annoncée pour former 15 000 agents publics à l’intelligence artificielle, à la blockchain et à la transformation digitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que le salon doit produire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises, E-GovA représente un espace de démonstration face aux acheteurs publics et aux bailleurs. Pour les administrations, il offre l’occasion de comparer leurs outils et de déterminer des normes d’échange communes. Pour les partenaires au développement, il permet de situer leurs financements dans une stratégie d’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats se mesureront aux engagements pris à l’issue des quatre jours. Trois points serviront de repère. Le premier concerne l’adoption d’un cadre d’interopérabilité entre les plateformes de l’État. Le deuxième porte sur le calendrier de mise en place d’une autorité de protection des données. Le troisième touche à la réduction du coût de la connexion pour les usagers et les entreprises. Ces sujets relèvent à la fois du Minpostel, du ministère des Finances et des opérateurs télécoms.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Transformation numérique : 22 défis et 36 recommandations pour encadrer l’IA au Gabon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 09:51:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mark-Alexandre Doumba]]></category>
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		<category><![CDATA[Stratégie nationale]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ils ont été adoptés par les acteurs publics et privés au terme des travaux préparatoires de la future Stratégie nationale de l’intelligence artificielle qui se sont déroulés à Libreville du 28 au 30 septembre 2026, sous la présidence du ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gabon vient de franchir une nouvelle étape dans la construction de sa politique nationale en matière d’intelligence artificielle (IA). Réunis pendant trois jours à Libreville, les représentants de l’administration, du secteur privé, du monde académique, des incubateurs et de la société civile ont en effet identifié 22 défis et formulé 36 recommandations devant alimenter la future Stratégie nationale de l’IA. Les travaux, conduits avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ont été clôturés le 30 septembre par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition affichée à l’horizon 2030 est celle d’une « IA responsable au service de la souveraineté, de l’innovation et du développement du Gabon », apprend-on. Et pour y parvenir, les participants ont surtout insisté sur les fondations nécessaires au développement d’un écosystème national. La qualité et la disponibilité des données apparaissent ainsi comme un préalable majeur. Le diagnostic fait ressortir des difficultés liées au partage, à l’interopérabilité et à la sécurisation des données, alors que leur exploitation constitue l’un des principaux ressorts des applications d’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Données et infrastructures au cœur des préoccupations</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce volet, les recommandations portent notamment sur l’amélioration de la gouvernance des données, leur sécurisation et la mise en place de conditions favorisant leur circulation entre administrations et acteurs économiques. « Si la qualité des données est défaillante, l’IA va nous envoyer des informations défaillantes », a rappelé le ministre Mark-Alexandre Doumba. A côté, les infrastructures constituent un autre chantier prioritaire. Ici, les participants préconisent de valoriser les capacités existantes, mais aussi de développer les infrastructures nationales d’hébergement et de calcul nécessaires au déploiement de solutions d’IA. Cette orientation intervient alors que le Gabon travaille parallèlement au renforcement de ses capacités numériques et de stockage des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la dépendance technologique figure également parmi les préoccupations. Les recommandations visent de ce fait à renforcer les capacités nationales afin de limiter la dépendance aux solutions étrangères, notamment pour les données sensibles et les applications stratégiques. Cette approche rejoint les orientations actuellement défendues par le Pnud en Afrique, qui met l’accent sur la constitution de capacités nationales permettant aux pays de faire leurs propres choix dans un écosystème mondial de l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Compétences, recherche et financement des startups</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capital humain constitue le troisième pilier identifié dans cette Stratégie nationale de l&rsquo;IA. Les participants recommandent donc de renforcer la formation, la recherche et les compétences spécialisées, aussi bien dans les administrations que dans les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur. L’objectif est de disposer d’un vivier capable non seulement d’utiliser les outils d’IA, mais également de les concevoir, les adapter et les encadrer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écosystème entrepreneurial devra lui aussi être davantage soutenu. Dans ce domaine, les recommandations prévoient de faciliter l’accès des startups au financement auprès des banques, du Fonds gabonais d’investissement stratégique (Fgis), de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (Bceg), du capital-risque et des incubateurs. À travers ce volet, les participants cherchent à favoriser l’émergence d’entreprises capables de transformer la recherche et l’innovation en applications commerciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une régulation adaptée aux usages sensibles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La régulation constitue enfin un axe transversal. Les travaux appellent à mettre en place un cadre permettant d’encadrer les usages de l’IA, particulièrement dans les domaines sensibles. La supervision humaine, la protection des données et la sécurisation des systèmes sont notamment présentées comme des garanties nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministre en charge de l&rsquo;Economie numérique, l’IA ne peut toutefois être envisagée isolément. Son développement repose sur quatre préalables : la réglementation, les infrastructures numériques, la digitalisation des services publics, ainsi que l’innovation et l’écosystème. Le Pnud souligne également que les performances des systèmes d’IA dépendent autant des institutions, des données, des compétences et des infrastructures publiques numériques que de la technologie elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, les conclusions de l’atelier ne constituent donc pas encore la stratégie nationale. Elles forment plutôt un diagnostic et un cadre d’orientation qui doivent désormais être approfondis. Le gouvernement gabonais et le Pnud devront traduire les 36 recommandations en actions, avant la rédaction du projet de stratégie, de son plan d’action, de son dispositif de financement et de ses indicateurs de suivi. La prochaine étape consistera désormais à transformer ces orientations en mesures opérationnelles, avec une échéance fixée à 2030 pour faire de l’IA un outil au service de l’innovation, de la transformation de l’administration et du développement économique du pays.</p>
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		<title>Coopération bilatérale : L’Allemagne réaffirme son engagement en faveur du développement au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 07:37:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Alemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Sedat]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Friedrich-Ebert]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de l’Unité allemande]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de la célébration de l&#8217;édition 2026 de la Journée de l’Unité allemande, l’ambassadeur Christian Sedat a dressé, le 2 octobre à Yaoundé, le bilan des principaux acquis de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’occasion de la célébration de l&rsquo;édition 2026 de la Journée de l’Unité allemande, l’ambassadeur Christian Sedat a dressé, le 2 octobre à Yaoundé, le bilan des principaux acquis de la coopération entre les deux pays, avec un accent particulier sur l&rsquo;investissement et le rapprochement entre les secteurs privés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le siège de la Fondation Friedrich-Ebert, au quartier Bastos à Yaoundé, a accueilli, le 2 octobre 2026, la réception offerte par l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun, Son Excellence Christian Sedat, à l’occasion de la Journée de l’Unité allemande qui se célèbre le 3 octobre de chaque année. La cérémonie riche en sons et en couleurs a réuni plusieurs membres du gouvernement dont le ministre en charge de l‘Economie, Alamine Ousmane Mey, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, le ministre des Forêts et la Faune, Jules Doret Ndongo, le ministre délégué auprès du ministre des Relations Extérieures, chargé des affaires du Commonwealth, Félix Mbayu, le Délégué général à la Sureté nationale, Martin Mbarga Nguelé ou encore le Secrétaire d’Etat à la Défense chargé de la Gendarmerie, Galax Etoga. A côté, on pouvait également remarquer la présence des autorités religieuses à l’instar de l’Archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga, ainsi que l’évêque de Maroua Mgr Bruno Ateba et l’évêque d’Obala, Mgr Sosthène Léopold Bayemi. Tout comme celle de diverses personnalités du monde des affaires, du sport et même de la société civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours, le diplomate allemand a surtout mis en avant la dynamique économique et financière qui structure désormais une partie importante du partenariat germano-camerounais. Il a notamment rappelé les négociations intergouvernementales sur la coopération au développement tenues en avril 2026. Celles-ci ont permis aux deux gouvernements de convenir de nouveaux projets conjoints représentant plus de 64 millions d’euros de financements allemands. Les secteurs concernés couvrent notamment la santé, la gouvernance, le développement économique, la protection des ressources naturelles et l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette enveloppe vient s’ajouter à des opérations concrètes déjà engagées. En juin dernier, Yaoundé et Berlin ont notamment conclu un accord de coopération financière portant sur 15 millions d’euros, soit environ 9,84 milliards de Fcfa, destinés à la troisième phase du Programme de développement économique et social des villes secondaires exposées aux facteurs d’instabilité (Prodesv III).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre marqueur de cette volonté de renforcer les relations économiques entre l&rsquo;Allemagne et le Cameroun aura été la participation de 20 entreprises allemandes à Promote 2026, soit deux fois plus que lors de l’édition précédente. Pour Christian Sedat, cette mobilisation traduit l’intérêt croissant du secteur privé allemand pour les opportunités offertes par le Cameroun. L’ambassade a également poursuivi cette dynamique à travers une plateforme économique organisée à Douala avec le consul honoraire André Kram.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le devoir de mémoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’économie, le diplomate a consacré une partie importante de son intervention à la question du passé colonial allemand au Cameroun. Berlin, a-t-il indiqué, souhaite poursuivre avec Yaoundé le travail visant à mieux documenter cette période et à traiter les responsabilités qui en découlent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche passe notamment par le renforcement des coopérations scientifiques entre musées et universités camerounais et allemands. L’ambassadeur a également cité l’exposition <em>« Il était une fois la naissance du State Cameroun »,</em> présentée au Musée national à Yaoundé puis à Douala, ainsi que l’ouverture, en début d’année, de la Cameroon House, consacrée notamment aux questions liées à la restitution des biens culturels issus du contexte colonial. Sur ce dossier, Christian Sedat s’est voulu explicite : <em>« L’Allemagne est prête à entamer un processus de restitution »</em>, tout en soulignant le rôle de l’ambassade dans la promotion des consultations entre les différentes parties.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate a enfin évoqué la décision de la ville de Cologne, le 25 septembre, de débaptiser une rue portant le nom de Gustav Nachtigal pour lui attribuer celui du roi Rudolf Douala Manga Bell, exécuté injustement en 1914 par les autorités coloniales allemandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une coopération aux dimensions multiples</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a également permis de mettre en lumière les dimensions humaines et sociales du partenariat entre les deux pays. Christian Sedat a notamment raconté la rencontre, dans l’Extrême-Nord, avec une jeune femme qui lui a expliqué avoir été encouragée à s’engager en politique grâce au programme des jeunes leaders de la Fondation Friedrich-Ebert. Plusieurs bénéficiaires de ce programme étaient d’ailleurs présents à la réception.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Coopération Cameroun-États-Unis : 510 milliards de Fcfa pour renforcer le système de santé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ferdinand Lemofouet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 09:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[accord de don]]></category>
		<category><![CDATA[Alamine Ousmane Mey]]></category>
		<category><![CDATA[Brenda Soya]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[système de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Un accord de don y relatif a été signé le 1er octobre 2026 entre le gouvernement camerounais et les États-Unis. Un mois après la tenue du premier dialogue économique à&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un accord de don y relatif a été signé le 1er octobre 2026 entre le gouvernement camerounais et les États-Unis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un mois après la tenue du premier dialogue économique à Yaoundé, le Cameroun et les États-Unis se sont retrouvés, le 1er octobre 2026, pour la signature d’un accord de don destiné à mettre en place un nouvel instrument en faveur d’un système de santé résilient. Côté camerounais, l’accord a été signé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et, côté américain, par la chargée d’affaires par intérim de l’ambassade des États-Unis au Cameroun, Brenda Soya. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé publique, Dr Malachie Manaouda, du ministre délégué auprès du ministre des Finances, Yaouba Abdoulaye, et du ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé du Commonwealth, Felix Mbayu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la note d’information de la cellule de communication du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), cet accord vise à renforcer durablement le système de santé camerounais. Il prévoit la mobilisation de près de 510 milliards de Fcfa sur la période 2026-2030, dont environ 240 milliards de Fca de contribution américaine et 270 milliards de Fcfade ressources additionnelles camerounaises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord intervient dix mois après la signature du mémorandum d’entente (MoU) et marque le passage à une nouvelle phase opérationnelle de la coopération sanitaire entre les deux pays. Il permettra de financer le plan d’action issu de ce mémorandum et de soutenir plusieurs priorités, notamment la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique, des laboratoires, des systèmes de données sanitaires et des chaînes d’approvisionnement pharmaceutique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Santé maternelle et surveillance épidémiologique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord accorde également une attention particulière à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, ainsi qu’à l’amélioration de la performance des districts de santé. Il intègre par ailleurs l’approche « Une seule santé », qui établit un lien entre santé humaine, santé animale et environnement, afin de mieux prévenir et gérer les risques sanitaires, notamment ceux susceptibles de dépasser les frontières nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le ministre en charge de l’Économie, l’amélioration de la performance du système sanitaire constitue un levier important de protection des populations, de développement du capital humain et d’amélioration de la productivité. À ce titre, cet appui doit contribuer à l’accélération de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et à la réalisation de la vision d’un Cameroun émergent, démocratique et uni dans sa diversité à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus de 1,1 milliard de dollars mobilisés en vingt ans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouveau cadre s’inscrit dans la continuité de deux décennies de coopération sanitaire entre le Cameroun et les États-Unis. Selon les chiffres communiqués par Washington lors de la signature du mémorandum en décembre 2025, le pays de l&rsquo;Oncle Sam a consacré plus de 1,1 milliard de dollars, soit environ 640 milliards de Fcfa, au secteur de la santé camerounais au cours de cette période. Ces financements ont notamment soutenu les programmes de lutte contre le VIH/sida et le paludisme, la surveillance épidémiologique, la formation d’épidémiologistes ainsi que le développement de certaines infrastructures dédiées à la sécurité sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce nouvel accord, les deux pays entendent ainsi inscrire leur coopération dans une logique davantage axée sur la résilience du système de santé, la prévention des crises sanitaires et le renforcement des capacités nationales. Sur la période 2026-2030, l’enveloppe annoncée doit permettre de conjuguer l’appui financier américain avec un effort accru du Cameroun, afin de consolider les acquis et de répondre aux principaux défis du système sanitaire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Infrastructures routières : Les projets du réseau routier du septentrion passés en revue</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/29/infrastructures-routieres-les-projets-du-reseau-routier-du-septentrion-passes-en-revue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 09:34:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Nganou Djoumessi]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures routières]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère des Travaux publics]]></category>
		<category><![CDATA[réseau routier]]></category>
		<category><![CDATA[Septentrion]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;était à la faveur de la revue des projets à financement conjoint dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, qui s’est achevée le 23 septembre 2026 à&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C&rsquo;était à la faveur de la revue des projets à financement conjoint dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, qui s’est achevée le 23 septembre 2026 à Yaoundé. Il était question, au cours de cet exercice conduit par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, d’évaluer l’avancement des chantiers, de lever les obstacles au démarrage des projets contractualisés et de définir les mesures pour en assurer une bonne exécution. LFA saisit cette occasion pour présenter les différents projets déjà examinés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Route Ngaoundéré-Garoua</strong> : <strong>Les missions de contrôle désormais contractualisées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La revue des projets routiers à financements conjoints en cours dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, tenue le mercredi 23 septembre 2026 au Mintp, a permis de faire le point sur l’état d’avancement du Programme d’appui au secteur des transports – Phase IV, et plus précisément de la reconstruction du Corridor économique Douala-N’Djamena, section Ngaoundéré-Garoua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les cinq lots du projet, les entreprises sont bien mobilisées. Les bases-vie sont pour l’essentiel achevées et les études d’exécution sont disponibles et en attente de validation. La principale avancée relevée au cours des travaux est la contractualisation des missions de contrôle, afin d’assurer le suivi technique des travaux et de permettre aux entreprises d’améliorer leur rendement. Le projet est réparti en cinq lots : Ngaoundéré–Bas de la Falaise (50 km), Bas de la Falaise–Pont de Keroua (39 km), Pont de Keroua–Pont de Salah (77 km), Pont de Salah–Entrée village Ouro André (56 km) et Entrée village Ouro André–Pont sur la Bénoué (56 km).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines contraintes ont en outre été évoquées, notamment la libération des emprises. Face à cette situation, l’Ingénieur de l’État a donné des orientations visant à accélérer cette opération. Elles concernent notamment les réseaux des différents concessionnaires, les habitations et les tombes présentes dans l’emprise du projet. Pour les réseaux à déplacer, le Mintp recommande leur identification précise, suivie de l’établissement des procès-verbaux nécessaires et de la mise en œuvre diligente des opérations de déplacement. S’agissant des habitations, le ministre des Travaux publics a souligné qu’aucune destruction ne sera engagée sans mesure de compensation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Section Guirvidig-Pouss</strong> : <strong>Un chronogramme d’achèvement des travaux attendu</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’instruction donnée par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, à l’entreprise Xinjiang Communication Construction Group. Les travaux de bitumage de la section Guirvidig-Pouss, longue de 30,86 km, qui impliquent également ceux des voiries de Maga et de Guirvidig, sont réalisés dans le cadre de l’aménagement de la route Maroua-Bogo-Pouss, dans la région de l’Extrême-Nord. Le chronogramme d’achèvement, assorti des préalables, instruit par le maître d’ouvrage à l’entreprise adjudicataire, doit contenir les différentes contraintes qui plombent l’évolution des travaux, l’organisation des travaux restants ainsi que les ressources humaines et matérielles susceptibles de conduire le chantier à son terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’entreprise Xinjiang promet d’achever ses travaux dans un délai maximum de huit mois, le Mintp a promis de prendre toutes les mesures nécessaires afin de l’accompagner dans cette lancée. Soulignons que ces travaux, qui affichent un niveau d’avancement de 42 %, sont exécutés pour une enveloppe totale de 24,06 milliards de FcfaHT. Ils sont cofinancés par l’État du Cameroun et la Banque africaine de développement (BAD).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Section Carrefour Bogo-Guirvidig</strong> : <strong>L’entreprise doit densifier sa mobilisation sur le terrain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec un niveau d’avancement de 84 %, les travaux de bitumage de la section Carrefour Bogo-Guirvidig, qui s’étend sur un linéaire de 32,86 km, y compris les voiries de Bogo et de Maroua, respectivement longues de 5 km et de 6,2 km, dans la région de l’Extrême-Nord, sont en voie d’achèvement. Ce constat, qui s’est dégagé de la présentation faite par l’équipe projet au cours de la revue des projets routiers à financement conjoint des régions septentrionales, présidée par le maître d’ouvrage le mercredi 23 septembre 2026, a conduit ce dernier à instruire l’entreprise CGCOC Group de densifier sa mobilisation afin d’achever les travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’entreprise a relevé les problèmes liés au non-paiement de certains de ses décomptes comme motifs de ralentissement de la cadence des travaux, qui entrent dans leur phase finale, le ministre des Travaux publics a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour lever cette principale contrainte. À cet effet, il a instruit l’entreprise adjudicataire d’intensifier sa mobilisation dans l’optique d’achever les travaux qui intègrent le projet d’aménagement de la route Maroua-Bogo-Pouss. Les travaux de cette section sont exécutés par l’entreprise CGCOC Group pour un coût global de 24,7 milliards de Fcfa HT. Le projet est cofinancé par l’État du Cameroun et la Banque africaine de développement (BAD).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Route Maroua-Moutourwa</strong> : <strong>Le Mintp prescrit le respect des délais de livraison</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupement d’entreprises est sommé d’accélérer les travaux afin de permettre une livraison dans les délais contractuels. À ce jour, le projet présente un avancement physique de 33,79 %. Au cours de la revue, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a rappelé au groupement d’entreprises en charge des travaux la nécessité de se conformer aux délais de livraison du projet et, de ce fait, de déployer davantage leurs équipes sur le terrain afin de rattraper les retards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, il est constaté que certains travaux ont déjà été réalisés par le groupement Sotcocog/Staport SA, notamment la construction des installations de la Mission de contrôle et de l’administration, les travaux de terrassement en vue de l’élargissement de la chaussée, la construction de 18 ouvrages hydrauliques, le recyclage achevé du PK15+100 au PK24+000, l’imprégnation sablée effectuée, la réalisation de la couche de base en grave-bitume ainsi que l’achèvement du remblai d’élargissement. Certains travaux sont toujours en cours. Le groupement d’entreprises a été sommé d’accélérer leur exécution et de les livrer dans les meilleurs délais. À cet effet, il devra rédiger une note technique proposant un changement de stratégie pour l’évolution des travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Route Magada-Guidiguis</strong> : <strong>Des mises en demeure à l’entreprise chargée des travaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu des retards dans l’exécution des travaux, le maître d’ouvrage a instruit l’émission d’ordres de service de mise en demeure à l’endroit du groupement d’entreprises Sinohydro/Stecol, afin de rappeler à celui-ci la nécessité de se mobiliser pour l’achèvement des travaux de bitumage de cette section de route longue de 68,30 km. Selon le Mintp, cette mise en demeure consiste à donner à l’entreprise un avertissement formel, non seulement pour lui signifier ses insuffisances, mais aussi pour l’enjoindre à exécuter les travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de relever que les travaux de cet itinéraire de 68,30 km sont exécutés grâce à une enveloppe de 41,07 milliards de Fcfa TTC, issue de financements de l’Union européenne, de la Banque africaine de développement et de l’État du Cameroun. Parmi les prestations déjà achevées par le groupement d’entreprises figurent la construction des installations de chantier de l’entreprise (100 %), la construction des installations de la Mission de contrôle et de l’administration (100 %) ainsi que l’installation de la centrale d’enrobés (100%). Le groupement d’entreprises est donc appelé à réorganiser ses équipes et à renforcer sa mobilisation pour assurer un meilleur suivi du projet et accélérer l’exécution des travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Echanges sous-régionaux : 16 milliards de Fcfa pour moderniser le port de Garoua </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:50:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier juridique]]></category>
		<category><![CDATA[Bénoué]]></category>
		<category><![CDATA[Port de Garoua]]></category>
		<category><![CDATA[projet de rénovation]]></category>
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					<description><![CDATA[Après un atelier juridique tenu à Garoua, le projet de rénovation des infrastructures fluviales entre dans une phase opérationnelle. L’investissement doit permettre de rétablir la navigation sur la Bénoué, de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Après un atelier juridique tenu à Garoua, le projet de rénovation des infrastructures fluviales entre dans une phase opérationnelle. L’investissement doit permettre de rétablir la navigation sur la Bénoué, de réduire les coûts logistiques et de renforcer les échanges avec le Nigeria, le Tchad et la Centrafrique.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de réhabilitation et de rénovation des équipements du port fluvial de Garoua franchit une nouvelle étape. Estimé à 16 milliards de Fcfa, l’investissement vise à moderniser cette infrastructure stratégique du Nord et à relancer la navigation sur la Bénoué, avec pour ambition de renforcer les échanges commerciaux avec les pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les études de faisabilité remontent à 2002. Après plusieurs années de démarches et de concertations, un atelier de relecture des instruments juridiques s’est tenu du 14 au 19 septembre à Garoua. La finalisation de ces textes doit ouvrir la voie à la signature d’un protocole d’accord entre les différentes institutions parties prenantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre était dirigée par Alim Garga, inspecteur général des Services régionaux du Nord, représentant le gouverneur Jean Abate Edi’i. Les travaux ont réuni des cadres du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), conduits par Roger Bafakan, conseiller technique n°1, ainsi que des représentants des ministères des Finances, de la Décentralisation et du Développement local et de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Communauté urbaine de Garoua, le Port autonome de Douala et le Port autonome de Garoua prennent également part à l’élaboration des documents stratégiques. La feuille de route prévoit notamment la finalisation de la convention de partenariat entre les deux ports autonomes. Celle-ci doit préciser les modalités de rénovation des installations, le modèle de gestion transitoire du site et le cahier des charges opérationnel. La désignation du Port autonome de Douala pour conduire les travaux découle d’une décision prise en août 2024.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un hub logistique régional</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan d’investissement de 16 milliards de Fcfa repose sur quatre principaux axes. Le premier concerne le rétablissement de la navigation sur la Bénoué, ainsi que l’amélioration de la navigabilité sur les plans d’eau de Lagdo et de Maga. Le deuxième porte sur la création d’un hub logistique multimodal, avec des raccordements routiers et ferroviaires destinés à connecter le septentrion aux plateformes portuaires de Douala et de Kribi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième axe vise à faciliter le commerce transfrontalier avec le Nigeria, le Tchad et la République centrafricaine. Le quatrième concerne la sécurisation des échanges, la maîtrise des flux marchands et l’amélioration de la collecte des recettes fiscales au profit de la Communauté urbaine de Garoua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des infrastructures, le projet présente un enjeu économique important pour les filières agricoles. La réduction des coûts de transport devrait notamment profiter à la Société de développement du coton (Sodecoton) pour l’acheminement de ses importations d’engrais, notamment l’urée et le potassium. Elle pourrait également faciliter l’exportation de l’huile de coton vers le marché nigérian.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’infrastructure doit par ailleurs améliorer l’évacuation des surplus céréaliers produits dans les bassins agricoles du Nord vers les marchés régionaux. Une meilleure fluidité des approvisionnements pourrait contribuer à limiter les variations de prix pendant les périodes de soudure et à réduire l’impact des crises alimentaires dans la sous-région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le défi du dragage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La réussite du projet reste toutefois liée à des travaux techniques et environnementaux dans le bassin de la Bénoué. Lors d’une rencontre avec les représentants du Minepat et du Port autonome de Douala, le gouverneur Jean Abate Edi’i a notamment insisté sur la situation du lac de retenue de Lagdo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accumulation des sédiments dans le bassin du barrage réduit sa capacité de stockage, pèse sur les installations hydroélectriques et modifie l’écosystème aquatique. Le dragage apparaît ainsi comme un préalable important pour garantir la continuité des activités agricoles et de la navigation fluviale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À terme, la modernisation du port de Garoua doit également permettre de mieux encadrer les flux de marchandises, de réduire le commerce informel et d’accroître les recettes des collectivités territoriales décentralisées. La signature du protocole d’accord devrait préciser le calendrier d’exécution des travaux de génie civil et d’équipement de l’infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Évaluation environnementale : Douala accueille 300 participants d’Afrique centrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 08:35:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[12ᵉ atelier de formation]]></category>
		<category><![CDATA[17ᵉ séminaire international]]></category>
		<category><![CDATA[Douala]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Mbassa Ndine]]></category>
		<category><![CDATA[Secrétariat pour l’évaluation environnementale en Afrique centrale]]></category>
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					<description><![CDATA[Vingt ans après l’institutionnalisation de l’évaluation environnementale et sociale au Cameroun, le Seeac organise à Douala son 12ᵉ atelier de formation et son 17ᵉ séminaire international, du 22 au 25&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vingt ans après l’institutionnalisation de l’évaluation environnementale et sociale au Cameroun, le Seeac organise à Douala son 12ᵉ atelier de formation et son 17ᵉ séminaire international, du 22 au 25 septembre, autour du lien entre urbanisme et santé publique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Douala accueille depuis le 22 septembre 2026, les Rencontres internationales du Secrétariat pour l’évaluation environnementale en Afrique centrale (Seeac). Le programme de quatre jours porte sur la décentralisation, l’assainissement urbain et la prévention des risques sanitaires liés à l’expansion des villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, près chaque pluie, le même scénario se reproduit à Douala. Les eaux stagnent dans les quartiers où le drainage fait défaut, les déchets s’accumulent aux abords des caniveaux et des risques sanitaires apparaissent, dont le paludisme, les maladies diarrhéiques et les infections cutanées. Les inondations dépassent donc le cadre du désagrément urbain et deviennent un facteur de morbidité pour les habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expansion urbaine et le dérèglement climatique placent la maîtrise des facteurs environnementaux au centre de la salubrité du cadre de vie et de la prévention des risques sanitaires en Afrique centrale. Les Rencontres internationales du Seeac s’inscrivent dans cette dynamique, sous le parrainage du Dr Roger Mbassa Ndine, maire de la ville de Douala.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu est <em>« Évaluation environnementale et sociale et décentralisation »</em>. Les rencontres associent la 12ᵉ édition de l’atelier de formation, les 22 et 23 septembre, et la 17ᵉ édition du séminaire international, les 24 et 25 septembre. Elles marquent également les 20 ans de la mise en œuvre formelle de l’évaluation environnementale et sociale au Cameroun. <em>« Pour concilier le développement de cette ville dans toutes ses dimensions avec la préservation de l’environnement, l’un des défis les plus importants que nous avons, c’est la préservation de la mangrove et nous avons même aussi les problèmes d’inondation qui sont une des conséquences du changement climatique. Voilà des défis auxquels nous sommes confrontés et je suis heureux que des experts venus de divers horizons, de l’Afrique centrale se réunissent pour plancher sur cette thématique »,</em> a déclaré Dr Roger Mbassa Ndine, maire de la ville de Douala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Seeac, créé au début des années 2000 et basé à Yaoundé, réunit les pays d’Afrique centrale autour de la promotion et du renforcement des pratiques d’évaluation environnementale et sociale dans la sous-région. Son secrétariat exécutif est dirigé par Dieudonné Bitondo, enseignant-chercheur à l’Université de Douala.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement réunit plus de 300 participants venus de 11 pays d’Afrique centrale. Le choix de Douala répond à la situation de la ville. Capitale économique en croissance, elle absorbe une urbanisation rapide et fait face à des contraintes environnementales qui pèsent sur le quotidien des habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion des déchets et l’évacuation des eaux pluviales figurent parmi les préoccupations les plus citées. La Communauté urbaine de Douala indique avoir engagé plusieurs initiatives dans ce domaine, dont la réorganisation de la gestion des déchets solides et liquides, le renforcement de l’assainissement pluvial et la promotion d’un urbanisme qui intègre les espaces verts et les zones humides. Ces politiques d’aménagement répondent à un constat sanitaire. L’amélioration de la qualité du milieu de vie contribue à la protection des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décentralisation permet de traiter les enjeux de santé environnementale au niveau local. À Douala, le permis de construire exige désormais une notice d’impact environnemental, intégrée à l’instruction des actes administratifs. Cette exigence permet d’anticiper les impacts négatifs avant le démarrage des travaux et de préserver des zones sensibles comme la mangrove côtière, dont dépend la salubrité du littoral. Vingt ans après l’institutionnalisation de l’évaluation environnementale et sociale au Cameroun, l’enjeu dépasse la simple mise en œuvre de procédures. Il porte sur leur capacité à influencer les décisions qui façonnent les villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs partenaires techniques et financiers soutiennent cette démarche. En renforçant les compétences des participants, l’atelier vise à consolider l’évaluation environnementale et sociale comme outil au service de la décision publique de proximité et, in fine, de la santé des populations d’Afrique centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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