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	<title>International &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Géopolitique : La fin de l’ordre de 1945 et le monde à l’état de nature </title>
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		<dc:creator><![CDATA[B. Tchuenkam]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 17:48:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Le monde à l'état de nature]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation des Nations Unies]]></category>
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					<description><![CDATA[Donald Trump a violé plusieurs fois et sans gêne, la charte de Nations Unies au cours de l’année 2026 avec la capture du président Maduro du Vénézuéla, l’agression israélo-américaine contre&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Donald Trump a violé plusieurs fois et sans gêne, la charte de Nations Unies au cours de l’année 2026 avec la capture du président Maduro du Vénézuéla, l’agression israélo-américaine contre l’Iran, les velléités d’annexion du Canada, du Mexique et du Groenland, etc. Malgré toutes ces dérives, aucun de ces sujets n’était à l’ordre du jour de la 81e session de l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies qui s&rsquo;est terminée le 28 septembre 2026 à New York.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche pour son 2e mandat le 20 janvier 2025, le monde assiste en spectateur à la violation flagrante des textes de l’Organisation des Nations Unies (ONU), du retrait des États-Unis des organismes de l’ONU, des menaces d’anéantissement des pays, mais aussi du trafic des migrants au mépris de toute décence humaine. De l’enlèvement de Nicolas Maduru en janvier 2026 à la guerre déclenchée contre l’Iran en février, en passant par la menace d’annexion du Canada, du Groenland et l’asphyxie de Cuba, aucune de ces violations du droit international n’a été abordé cette année, ni par le Conseil de sécurité ni par la dernière Assemblée générale de l’ONU qui s’est tenue du 8 au 28 septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Charte de l&rsquo;ONU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONU est créée officiellement le 24 octobre 1945 par 51 États membres fondateurs. Elle a pour objectif d’assurer la paix du monde et de protéger les droits de l’Homme dans le monde entier. Elle regroupe depuis le 14 juillet 2011, 193 États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principes fondamentaux de l&rsquo;organisation sont définis à l&rsquo;article 2 de la Charte des Nations-Unies : Égalité souveraine des États membres qui possèdent les mêmes droits et la même égalité souveraine sur la scène internationale ; bonne foi dans l’accomplissement des obligations de la Charte ; règlement pacifique des différends internationaux ; interdiction de recourir à la menace ou à l&#8217;emploi de la force contre l&rsquo;intégrité territoriale ou l&rsquo;indépendance politique d&rsquo;un État ; assistance à l&rsquo;ONU dans ses actions ; et Non-intervention de l&rsquo;ONU dans les affaires qui relèvent de la compétence nationale d&rsquo;un État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de sécurité des Nations unies détient la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il compte 15 membres dont 5 permanents et 10 non-permanents élus pour deux ans. Pour être adoptée, une résolution doit réunir au moins 9 voix favorables sur 15. Les 5 membres permanents, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie possèdent un « droit de veto ». Si l&rsquo;un d&rsquo;eux vote contre, la résolution est rejetée, même si elle recueille 9 ou plus de voix favorables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donald Trump et son pouvoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accession le 20 janvier 2025 de Donald Trump au trône des Etats-Unis pour son deuxième mandat à la Maison Blanche, est marqué par la signature de 26 décrets présidentiels au cours de cette première journée. S’agissant de l’une des grandes puissances politiques et économiques de notre planète, leur impact est mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se pose dès lors le problème de l’étendue du pouvoir du président des USA sur ses concitoyens et sur le reste du monde. Car bien qu’élu président par les Américains seulement, les décisions, les menaces et les déclarations de Donald Trump s’étendent au-delà des frontières de son pays. Ce d’autant plus que ces multiples décisions concernent tous les domaines de la vie, l’humanitaire, le commercial, la diplomatique, le politique et même la souveraineté des Etats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être exhaustif, on peut citer la suspension de l’agence d’aide américaine, l’instauration unilatérale des droits de douane sur les produits importés aux USA, la sortie des USA de l’OMC, de l’OMS et de l’accord pour la lutte contre le changement climatique, les velléités d’annexion de plusieurs pays ainsi que le projet de déplacement des populations de Gaza. Un mélange de genre qui dépasse toute logique et tout entendement humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les velléités d&rsquo;annexion du Groenland</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’en septembre dernier, le Groenland était sous des menaces répétées de Donald Trump pour l&rsquo;annexer. La crise diplomatique s’est apaisée par la signature d&rsquo;un accord de sécurité trilatéral à l&rsquo;ONU en septembre entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland. Cette convention formalise l&rsquo;extension des droits militaires américains dans l&rsquo;Arctique (accès à de nouvelles zones de défense) par le biais du droit des traités, préserve la souveraineté danoise et le droit des Groenlandais à l&rsquo;autodétermination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’un consentement soit aujourd’hui trouvé, il est clair que les velléités d’annexion par les Etats-Unis violent l&rsquo;article 2, alinéas 4 et 7 de la Charte des Nations Unies, qui interdit la menace ou l&#8217;emploi de la force contre l&rsquo;intégrité territoriale ou l&rsquo;indépendance politique de tout État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souveraineté du Royaume du Danemark sur le Groenland est incontestable et solidement ancrée en droit international, formellement confirmée par un arrêt historique de la Cour permanente de justice internationale (CPJI) en 1933 (affaire du Groenland oriental). Cet nouvel accord consenti, dit-on sur « consentement mutuel » dans un territoire relevant de l’Union Européenne, montre à quel point cette union ne peut pas préserver le droit international, mais surtout son incapacité à résister aux menaces de Donald Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cas du Mexique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le prétexte de lutter contre les cartels de la drogue ou de résoudre les litiges sur le partage de l&rsquo;eau, l&rsquo;administration de Donald Trump a menacé d&rsquo;intervenir directement sur le sol mexicain en violation du principe de souveraineté des Etats et de non-intervention, prévu par l’article 2, paragraphes 4 et 7 de la Charte de l&rsquo;ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a systématiquement rejeté toute velléité d&rsquo;intervention militaire américaine sur son territoire. Pour éviter de donner un prétexte à une intervention, son gouvernement a privilégié la coopération sécuritaire factuelle par des exercices conjoints anti narcotrafic le long du Rio Grande et le renforcement de la frontière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cas du Canada</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2025 au lendemain de l’imposition de droits de douane sur le Canada, Donald Trump déclare sur son réseau Truth Social que <em>« le Canada doit devenir notre cher 51eÉtat ». Il avait même poussé l’audace jusqu’à appeler le premier ministre d’alors du Canada, sur son réseau social, «le gouverneur Justin Trudeau du Grand État du Canada».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette blague de mauvais goût à l’endroit d’un pays plus vaste que les EtatsUnis a été rejetée par plus de 90% de Canadiens. Ces velléités d’ingérence et de pression économique violent les principes fondamentaux du droit international public, notamment la souveraineté et l’intégrité territoriale du Canada interdit par l’article 2 alinéa 4 et 7 de la Charte des Nations Unies. Outre la charte de l’ONU, il y a aussi le non-respect des traités commerciaux entre les deux pays qui, en plus du Mexique, sont liés par l&rsquo;Aceum (Accord Canada–États-Unis–Mexique).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enlèvement du président Maduro du Vénézela</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, suivi de son transfert à New York pour y être jugé au mépris du droit international. L&rsquo;ONU, la Russie, la Chine, Cuba, plusieurs gouvernements africains et latino-américains et même européens ont dénoncé un acte illégal sapant l&rsquo;ordre international. Cette opération militaire américaine, menée sans mandat du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU ni consentement du gouvernement vénézuélien, enfreint le principe d&rsquo;intégrité territoriale et d&rsquo;indépendance politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interdiction du recours à la force, le règlement pacifique des différends et le principe de non-ingérence sont encadrés à l’article 2 alinéas 3, 4 et 7 de la charte des Nations Unies. Outre la violation de la charte de l’ONU, il y a aussi la question de l&rsquo;immunité d’un chef d&rsquo;État en exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attaque Israélo-américaine contre l&rsquo;Iran</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 février 2026, les États-Unis et d’Israël ont lancé des frappes aériennes en Iran, en visant plusieurs sites à Téhéran et dans plusieurs villes. L’ayatollah Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables ont été tués. Le régime iranien a répliqué en envoyant des missiles vers l’État hébreu et des bases américaines au Moyen-Orient, notamment au Qatar, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours à la force est strictement interdit entre les États, selon l&rsquo;article 2 paragraphe 4 de la Charte des Nations unies. De même que le droit international humanitaire sur la protection des civils relève des conventions de Genève de 1949. Au-delà des conséquences politiques et humaines, cette agression a des conséquences économiques qui n’épargnent aucun pays avec des répercutions sociales importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le monde à l&rsquo;état de nature</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme on peut le constater, en moins de deux ans, le nombre de violations du droit international par Trump est incomptable devant une communauté internationale inactive. Si la riposte individuelle est impossible du fait de l’état belliqueux de l’homme, une réplique collective est nécessaire pour sauver le multilatéralisme qui protège les pays pauvres et fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La difficulté d’action vient aussi du fait que son pays dispose du droit de véto au Conseil de sécurité et n’est pas sanctionnable. Ce droit absolu n’est plus opérant dans le monde actuel. A 81 ans le 24 octobre prochain, l’ONU a vécu et son fondateur a sonné le glas de sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact des décisions de Trump traduit à suffisance l’étendu du pouvoir qu’un dirigeant peut avoir non seulement sur sa population, mais sur l’ensemble de la planète, sans qu’un autre contrepouvoir puisse l’arrêter. Cette situation pose le problème de l’équilibre des pouvoirs à l’international dans ce monde où la raison du plus fort est la meilleure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette attitude impérialiste des Etats-Unis pourrait susciter ou réveiller les élans de domination chez certains habitués de cette pratique d’un autre âge. Car faute de pouvoir convaincre les Etats faibles sur le terrain de la négociation, les puissances vont user la force des armes. Mais désormais les peuples savent où sont leurs intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre planète est revenue à l’état de nature, et il y a lieu de s’interroger sur l’avenir de l’Afrique, fractionnée en 54 Etats, quand la puissante Union Européenne à 27 Etats, nantie de deux membres permanents du Conseil de sécurité, disposant du droit de véto, n’arrive pas à ramener à l’ordre les Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mémoire, l’état de nature est une hypothèse philosophique qui imagine la condition de vie des êtres humains avant l&rsquo;apparition d’une société des lois et des normes. Le philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679) a exposé cette théorique dans son ouvrage « Léviathan » où il décrit la condition humaine en l&rsquo;absence d&rsquo;État, de lois et d&rsquo;institutions. Selon lui, l&rsquo;état de nature se caractérise par une insécurité totale, une <em>« guerre de tous contre tous »</em>, et la formule selon laquelle <em>« l&rsquo;homme est un loup pour l&rsquo;homme ».</em> En sommes-nous si éloignés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Diplomatie internationale : Les grands enjeux de la Semaine de haut niveau de l&#8217;ONU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 08:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[81e session de l’Assemblée générale des Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[António Guterres]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de haut niveau]]></category>
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					<description><![CDATA[Climat, développement, santé, montée des eaux et désarmement font partis des principaux thèmes qui sont débattus par les dirigeants mondiaux à New York depuis le 22 septembre dernier, dans le cadre de&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Climat, développement, santé, montée des eaux et désarmement font partis des principaux thèmes qui sont débattus par les dirigeants mondiaux à New York depuis le 22 septembre dernier, dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. </strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>« Semaine de haut niveau » </em>de l’Organisation des nations unis (ONU) entre dans sa phase décisive à New York. Ouvert le 18 septembre avec le <em>« Moment ODD »</em>, consacré aux initiatives susceptibles d’accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable, l&rsquo;évènement va rassemble près de 130 chefs d’État et de gouvernement. La 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème :<em> « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous central a quant à lui débuté le 22 septembre avec le débat général, qui s’étendra jusqu’au 26 septembre, avant une reprise le 28. Les dirigeants doivent y présenter leurs priorités face aux crises et aux défis interdépendants qui affectent la communauté internationale. L’enjeu étant de dégager des convergences et de donner un nouvel élan à la coopération internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier prévoit plusieurs séquences majeures. Ce 23 septembre, les participants se pencheront sur l’action climatique et la transition juste, dix ans après l’Accord de Paris, ainsi que sur le 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement. Le 24 septembre, une réunion sera consacrée aux menaces liées à l’élévation du niveau de la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La santé mondiale sera au cœur des travaux le 25 septembre, avec une réunion de haut niveau sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies. Une déclaration politique axée sur l’action doit être adoptée par consensus. Le 28 septembre, l’ONU commémorera les 25 ans de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, consacrés à la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance. Enfin, le 29 septembre, une réunion de haut niveau portera sur l’élimination totale des armes nucléaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ce programme, les attentes portent sur la capacité des États à restaurer la confiance dans le multilatéralisme et à transformer les engagements en actions concrètes. L’ONU veut ainsi faire de cette semaine un moment de mobilisation collective, alors que les crises mondiales exigent davantage de coopération, de solidarité et de résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Géopolitique de la Péninsule arabique : Anatomie du défi houthi, de l&#8217;ombre de l&#8217;Iran et du basculement de la géopolitique mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[lefinancier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 18:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Erick Achille Nko'o]]></category>
		<category><![CDATA[géopoliqe mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Péninsule arabique]]></category>
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					<description><![CDATA[Tribune proposée par Erick Achille Nko&#8217;o​ Longtemps qualifié de « crise oubliée », le conflit yéménite s&#8217;est imposé au cœur de l&#8217;échiquier stratégique mondial. Les attaques récurrentes menées par le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Tribune proposée par Erick Achille Nko&rsquo;o<br>​</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps qualifié de « crise oubliée », le conflit yéménite s&rsquo;est imposé au cœur de l&rsquo;échiquier stratégique mondial. Les attaques récurrentes menées par le mouvement houthi (Ansar Allah) contre les infrastructures vitales de l&rsquo;Arabie saoudite et les routes maritimes de la mer Rouge dépassent le cadre d&rsquo;une simple guerre civile locale. Elles traduisent une mutation profonde des équilibres régionaux et révèlent la vulnérabilité des superpuissances face à la guerre asymétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​<strong>1. Les causes profondes et les raisons stratégiques des Houthis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">​Pour comprendre l&rsquo;agressivité des Houthis envers le royaume saoudien et leurs opérations en mer Rouge, il faut analyser à la fois leurs motivations idéologiques locales et leur doctrine militaire asymétrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Racines identitaires et marginalisation politique : Issus de la minorité zaydite (une branche de l&rsquo;islam chiite) du nord du Yémen, les Houthis se sont structurés dans les années 1990 pour contrer l&rsquo;influence sunnite wahhabite perçue comme une menace pour leur culture. Le sentiment d&rsquo;une marginalisation socio-économique chronique de leur région historique (Saada) par le pouvoir central de Sanaa a nourri leur insurrection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Le rejet de la tutelle saoudienne : L&rsquo;Arabie saoudite, voisine puissante, a longtemps exercé une hégémonie politique et financière sur le Yémen, soutenant les gouvernements successifs et intervenant militairement à partir de 2015 à la tête d&rsquo;une coalition pour écraser la rébellion. Pour les Houthis, frapper le sol saoudien est un moyen de briser cette tutelle et de s&rsquo;affirmer comme le pouvoir de fait incontournable du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​La stratégie de la guerre asymétrique : Dépourvus d&rsquo;une armée conventionnelle comparable à celle de Riyad (aviation moderne, marine puissante), les Houthis ont compensé leur infériorité matérielle par l&rsquo;utilisation massive de drones kamikazes et de missiles balistiques.<br>​Le contrôle des goulets d&rsquo;étranglement maritimes : En s&#8217;emparant de positions clés le long de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb (notamment des zones côtières et des ports stratégiques comme Mokha), les Houthis disposent d&rsquo;un levier de coercition sans précédent. Ils peuvent perturber l&rsquo;économie mondiale et faire pression sur leurs adversaires sans avoir besoin de remporter une victoire militaire classique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>​2. Le nexus Téhéran-Sanaa : L’architecture de l&rsquo;Axe de la Résistance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">​La nature des relations entre les Houthis et l&rsquo;Iran a souvent fait l&rsquo;objet de caricatures, oscillant entre l&rsquo;idée d&rsquo;une simple marionnette pilotée depuis Téhéran et celle d&rsquo;une alliance purement circonstancielle. La réalité est plus nuancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Une convergence idéologique et stratégique : Les Houthis font partie intégrante de l&rsquo;« Axe de la résistance » orchestré par l&rsquo;Iran, aux côtés du Hezbollah libanais et de diverses milices en Irak et en Syrie. Bien que les Zaydites divergent théologiquement des chiites duodécimains dominants en Iran, la confrontation commune contre l&rsquo;Arabie saoudite et l&rsquo;Occident a cimenté leur alliance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​Un soutien militaire et technologique avéré : L&rsquo;Iran fournit aux Houthis une assistance technique cruciale, leur permettant de transformer des kits de pièces détachées en missiles de précision et en drones de longue portée. Ce transfert de savoir-faire militaire a métamorphosé une milice tribale locale en une force capable de menacer la sécurité énergétique régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​L&rsquo;optimisation du « coût-bénéfice » pour l&rsquo;Iran : Pour Téhéran, le soutien aux Houthis s&rsquo;inscrit dans une doctrine de « défense avancée » et de guerre par proxy. Cela permet à l&rsquo;Iran d&rsquo;exporter l&rsquo;instabilité aux portes de son grand rival saoudien et de perturber le commerce international tout en maintenant une distance, compliquant ainsi les ripostes directes contre son propre territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>​3. Le basculement de la géostratégie mondiale et ses ondes de choc économiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">​Les répercussions de ce conflit localisé s&rsquo;étendent bien au-delà de la péninsule arabique, agissant comme un révélateur des bouleversements de l&rsquo;ordre géopolitique mondial à travers des conséquences économiques directes et massives :<br>​L&rsquo;explosion des coûts du transport maritime : En contraignant les armateurs internationaux à éviter le détroit de Bab el-Mandeb et le canal de Suez — par où transitait historiquement près de 12 % du commerce mondial —, les attaques houties ont forcé un détour massif par le cap de Bonne-Espérance. Ce rallongement des routes maritimes de 10 à 14 jours en moyenne a provoqué une flambée soudaine des taux de fret, répercutant des surcoûts considérables sur l&rsquo;ensemble de la chaîne logistique internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​La pression inflationniste en Europe et en Asie : Les retards de livraison et la rareté temporaire des conteneurs ont touché de plein fouet les industries manufacturières occidentales et asiatiques. En Europe, cette désorganisation des flux d&rsquo;approvisionnement a alimenté les tensions inflationnistes sur les biens de consommation courante, compliquant la tâche des banques centrales dans la gestion des taux d&rsquo;intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​La volatilité des marchés énergétiques : Bien que les frappes directes sur les infrastructures pétrolières saoudiennes aient été en grande partie contenues par les systèmes de défense du Royaume, la menace permanente pèse sur la sécurité des approvisionnements en hydrocarbures. Le risque géopolitique chronique entretient une prime de risque sur les marchés du pétrole brut et du gaz naturel, accentuant l&rsquo;instabilité des prix de l&rsquo;énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​L&rsquo;échec des monopoles hégémoniques traditionnels : L&rsquo;incapacité d&rsquo;une coalition surarmée menée par Riyad, soutenue tacitement ou activement par les puissances occidentales, à neutraliser une force insurrectionnelle asymétrique illustre les limites de la puissance militaire conventionnelle au XXIe siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">​La reconfiguration des alliances régionales : Face à la perception d&rsquo;un désengagement ou d&rsquo;une fiabilité fluctuante des garanties de sécurité traditionnelles (notamment américaines), l&rsquo;Arabie saoudite diversifie ses partenariats diplomatiques et militaires (accords de défense élargis incluant des acteurs régionaux et émergents). Parallèlement, les dynamiques de détente menées sous l&rsquo;égide de puissances tierces (comme la Chine) redessinent la carte diplomatique du Proche-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>​Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">​Les attaques des Houthis contre l&rsquo;Arabie saoudite et les routes de la mer Rouge ne constituent pas un épiphénomène régional, mais bien un symptôme de la fin de l&rsquo;unipolarité et de la complexité des conflits hybrides modernes. En unissant des revendications nationales locales à la stratégie globale de l&rsquo;Iran, les Houthis ont redéfini les rapports de force dans l&rsquo;une des zones les plus stratégiques de la planète. Pour les observateurs et les décideurs, la leçon est claire : la stabilité de la mondialisation économique dépend désormais d&rsquo;équilibres sécuritaires locaux devenus extrêmement volatils.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Soudan : Une économie prise au piège de la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2026 11:35:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[Forces armées soudanaises]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que les combats se poursuivent entre l’armée et les Forces de soutien rapide, Khartoum tente de maintenir les principaux rouages de l’économie, notamment le pétrole, l’électricité, le transport et&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alors que les combats se poursuivent entre l’armée et les Forces de soutien rapide, Khartoum tente de maintenir les principaux rouages de l’économie, notamment le pétrole, l’électricité, le transport et le commerce.&nbsp;</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de trois ans après le déclenchement de la guerre entre les Forces armées soudanaises et les rebelles Forces de soutien rapide (FSR), le Soudan reste confronté à une crise multidimensionnelle dont les conséquences économiques sont de plus en plus lourdes. Alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, les autorités tentent de préserver les secteurs indispensables au fonctionnement de l’économie et de préparer les conditions d’une reconstruction. Le rapport gouvernemental couvrant la période du 27 juillet au 2 août 2026 fait notamment état de réunions consacrées au pétrole, à l’électricité, au transport fluvial et au commerce.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le pétrole et l’électricité sous surveillance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement soudanais accorde en effet une attention particulière à la disponibilité des produits pétroliers et de l’électricité. Le Premier ministre Kamel Al-Tayeb Idris a ainsi réuni le ministre de l’Énergie, le gouverneur de l’État de la Mer Rouge, le directeur général de la compagnie d’électricité et celui de la raffinerie de Khartoum afin d’examiner la production, la distribution et les importations. L’objectif affiché est de stabiliser l’approvisionnement du marché et de maintenir des prix accessibles aux populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette priorité traduit les difficultés d’une économie dont les infrastructures ont été durement affectées par le conflit. Dans le même temps, les autorités cherchent à réduire les coûts logistiques en misant sur le transport fluvial. Lors d’un forum soudano-arabe consacré au transport intelligent, le vice-président du Conseil souverain, Malik Agar, a appelé à moderniser les infrastructures et la réglementation afin de relancer la navigation entre le Soudan et le Soudan du Sud et de renforcer l’intégration régionale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’or et la gomme arabique au cœur de l’économie de guerre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière ces efforts de stabilisation se trouve une autre réalité. Il s&rsquo;agit des ressources naturelles du Soudan qui contribuent chaque jour à prolonger le conflit. Un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme publié en juillet dernier décrit une « économie de guerre » dans laquelle les parties au conflit tirent des revenus du contrôle des territoires, des routes commerciales et des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’or occupe une place centrale dans ce système. Selon les données citées par les Nations unies, environ 65 tonnes ont été produites en 2024 dans les zones contrôlées par l’armée, dont 28 tonnes exportées via Port-Soudan, pour des recettes estimées à 1,6 milliard de dollars. La production aurait atteint 70 tonnes en 2025, mais une part importante de l’or continuerait d’échapper aux circuits officiels. La gomme arabique, autre ressource stratégique, constitue également une source de revenus pour les acteurs armés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une situation qui complique les efforts de reconstruction, le gouvernement soudanais cherche à renforcer les douanes et à lutter contre la contrebande d’or, de drogues et de marchandises, afin de protéger l’économie nationale et d’accroître les recettes publiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Khartoum veut desserrer l’étau de la dette</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte particulièrement contraint, le Soudan tente également de renouer avec les institutions financières internationales. A cet effet, le ministère des Finances a échangé avec une mission du Fonds monétaire international (FMI) sur une feuille de route destinée à faire avancer le processus d’allègement de la dette extérieure dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Ppte). Le processus prévoit notamment une évaluation, l’établissement d’un cadre de performance et, à terme, un accord sur un programme de facilité de crédit élargie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une éventuelle avancée sur ce dossier constituerait un levier important pour le redressement économique, en ouvrant la voie à une amélioration des relations financières du pays avec ses partenaires et à la mobilisation de nouveaux financements pour la reconstruction.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une crise humanitaire qui absorbe les capacités du pays</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie reste toutefois indissociable de la catastrophe humanitaire. Début août, les Nations unies estimaient à 35 millions le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire au Soudan, soit environ les deux tiers de la population. Plus de 9 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays et 4,5 millions avaient fui vers l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif humanitaire demeure donc essentiel. Durant la période couverte par le rapport, 4 725 tonnes de farine ont été acheminées vers plusieurs États, tandis que des médicaments, équipements médicaux, kits de santé et produits nutritionnels ont été distribués dans plusieurs régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire enfin, les combats restent intenses. Le 13 août, l’armée soudanaise a affirmé avoir repoussé une attaque des forces de soutien rapide dans la région de Jabra Al-Sheikh, dans le Nord-Kordofan, menée selon elle avec plus de 250 véhicules de combat. Cette affirmation émane de l’armée soudanaise et n’a pas, à elle seule, valeur de bilan indépendant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Soudan demeure ainsi enfermé dans un cercle particulièrement difficile à briser : les ressources qui pourraient financer la reconstruction contribuent aussi à alimenter la guerre, tandis que le conflit détruit les infrastructures, désorganise les échanges et accroît les besoins humanitaires. La sortie de crise dépendra donc autant d’un règlement politique et militaire que de la capacité à remettre les ressources naturelles, les infrastructures et les recettes publiques au service de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Conflit au Soudan : Human Rights Watch met en cause les Émirats arabes unis dans le soutien aux rebelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[lefinancier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 19:49:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[« De Bogota à El-Fasher »]]></category>
		<category><![CDATA[conflit]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[Global Security Services Group]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un rapport publié le 26 mai 2026 et intitulé « De Bogota à El-Fasher », l’ONG accuse ce pays du Golfe d’avoir facilité le recrutement et le déploiement de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un rapport publié le 26 mai 2026 et intitulé « De Bogota à El-Fasher », l’ONG accuse ce pays du Golfe d’avoir facilité le recrutement et le déploiement de combattants colombiens aux côtés des Forces de soutien rapide.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a relancé le débat sur les soutiens extérieurs au conflit soudanais. Dans un rapport publié le 26 mai 2026 et intitulé <em>« De Bogota à El-Fasher »</em>, l’Organisation non gouvernementale (ONG) accuse les Émirats arabes unis d’avoir facilité le recrutement et le déploiement de combattants colombiens aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR), principal groupe armé opposé à l’armée régulière soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon HRW, les investigations menées à partir de témoignages d’anciens combattants, de sources locales, d’images satellitaires et d’analyses de contenus diffusés sur les réseaux sociaux, révèlent l’existence d’un réseau logistique complexe ayant permis l’acheminement de mercenaires vers le Darfour. Le rapport affirme notamment que plusieurs combattants colombiens auraient transité par des installations militaires situées aux Émirats arabes unis avant de rejoindre l’est de la Libye, la Somalie, le Tchad puis le Soudan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation soutient également qu’une société de sécurité privée basée aux Émirats, notamment Global Security Services Group (Gssg), aurait joué un rôle central dans le recrutement de ces combattants. Plus de 300 Colombiens auraient ainsi été déployés depuis août 2024. Certains auraient participé directement aux combats dans la région d’El-Fasher, tandis que d’autres auraient assuré la formation de recrues des FSR, y compris de mineurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport établit par ailleurs un lien entre certaines armes et munitions utilisées par les FSR et des stocks militaires émiratis, ce qui constituerait, selon HRW, une violation de l’embargo sur les armes imposé au Darfour. L’ONG rappelle que les FSR sont accusées de nombreuses exactions depuis le début du conflit, notamment des massacres de civils, des violences sexuelles à grande échelle, des actes de nettoyage ethnique contre la communauté masalit ainsi que la destruction de villes et de villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Human Rights Watch regrette également la prudence observée par plusieurs puissances occidentales. Si les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont régulièrement dénoncé les soutiens extérieurs au conflit, l’organisation estime que les responsabilités présumées des Émirats arabes unis n’ont pas été publiquement désignées avec suffisamment de fermeté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une série de recommandations formulées par l’ONG</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce document, l’ONG formule une série de recommandations adressées aux Émirats arabes unis, aux gouvernements occidentaux, à l’Union européenne, à l’Union africaine et au Conseil de sécurité des Nations unies. Elle appelle notamment à l’arrêt de toute assistance militaire aux FSR, à l’ouverture d’enquêtes internationales sur les réseaux de recrutement de combattants étrangers et à l’adoption de sanctions ciblées contre les individus et entités impliqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour HRW, ce rapport vise à documenter le rôle des acteurs extérieurs dans la guerre soudanaise et à renforcer les mécanismes internationaux de reddition des comptes. L’organisation estime que la chute d’El-Fasher, en octobre 2025, après plusieurs mois de siège, constitue l’un des épisodes les plus marquants du conflit et justifie l’intensification des enquêtes sur les responsabilités des différentes parties impliquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Sénégal : Le divorce consommé entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 08:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[limogeage]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[Pastef]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président sénégalais a mis fin le 22 mai dernier aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko, mettant de ce fait un terme à une alliance politique qui avait&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le président sénégalais a mis fin le 22 mai dernier aux fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko, mettant de ce fait un terme à une alliance politique qui avait porté le parti Pastef au pouvoir en 2024.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal a vécu hier vendredi l&rsquo;un des épisodes politiques les plus marquants de son histoire récente. En effet, à travers un décret présidentiel lu en direct à la télévision par le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, Bassirou Diomaye Faye a limogé son Premier ministre (PM) Ousmane Sonko et dissous dans la foulée l&rsquo;ensemble du gouvernement, consacrant ainsi la rupture entre les deux figures de l&rsquo;alternance de 2024. Il s’agirait là du début d’une période d&rsquo;incertitude institutionnelle qui pourrait profondément recomposer le paysage politique sénégalais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps présentés comme les deux faces d&rsquo;un même projet politique, les dirigeants du Pastef entretenaient depuis plusieurs mois des relations de plus en plus tendues. D’après les médias locaux, les divergences portaient notamment sur la gestion de la crise économique, les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), la restructuration de la dette publique ainsi que sur le partage effectif du pouvoir au sommet de l&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions étaient devenues publiques ces dernières semaines. Ousmane Sonko avait multiplié les critiques à peine voilées contre certaines orientations présidentielles, allant jusqu&rsquo;à affirmer devant les députés qu&rsquo;il prenait des décisions <em>« sans permission »</em> et que le chef de l&rsquo;État avait commis des erreurs. Quelques heures plus tard, tombait le décret présidentiel mettant fin à ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une lutte de légitimité entre deux hommes alliés hier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des désaccords économiques, cette crise traduit surtout une lutte de légitimité entre deux hommes dont les rôles ont évolué depuis l&rsquo;élection présidentielle. Empêché de se présenter en 2024, Sonko avait porté la candidature de Diomaye Faye avant de devenir son Premier ministre. Avec le temps, la question de savoir qui détenait réellement le leadership du projet Pastef est devenue de plus en plus centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains observateurs de la scène politique sénégalaise, le limogeage du désormais ex PM Ousmane Sonko risque d&rsquo;ouvrir une période particulièrement délicate. L&rsquo;un d&rsquo;eux souligne que l&rsquo;ancien Premier ministre conserve <em>« un soutien populaire massif »</em> ainsi qu&rsquo;une majorité parlementaire, estimant qu&rsquo;une éventuelle cohabitation pourrait devenir <em>« particulièrement tendue, voire explosive »</em>. Toujours selon cette analyse, Bassirou Diomaye Faye devra désormais affronter une opposition structurée susceptible de s&rsquo;appuyer sur une jeunesse fortement mobilisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres analystes défendent au contraire la décision présidentielle au nom du respect des institutions. <em>« Dans un État, l&rsquo;amitié, la loyauté ou la proximité politique ne peuvent jamais être au-dessus des institutions »</em>, rappelle l&rsquo;un d&rsquo;eux. Pour ce courant de pensée, le chef de l&rsquo;État doit pouvoir exercer pleinement son autorité et assumer ses responsabilités sans ambiguïté, y compris face à ses plus proches alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;avenir politique du Sénégal dépendra désormais de la stratégie adoptée par les deux camps. Si Sonko qui est d&rsquo;ailleurs descendu à sa base quelques heures après son limogeage pour communier avec ses militants choisit de mobiliser cette popularité contre le président, le pays pourrait connaître une phase de fortes tensions politiques. À l&rsquo;inverse, une recomposition négociée permettrait de préserver la stabilité dans un contexte déjà marqué par une situation économique fragile et des discussions cruciales avec le FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est certaine : le slogan<em> « Diomaye mooy Sonko »,</em> qui avait symbolisé l&rsquo;unité de l&rsquo;alternance sénégalaise, appartient désormais au passé. Le Sénégal entre dans une nouvelle séquence politique dont les conséquences pourraient dépasser largement le cadre d&rsquo;un simple remaniement gouvernemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Gouvernance mondiale : Le réveil stratégique des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 09:23:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[11e Sommet]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Caraïbes]]></category>
		<category><![CDATA[Malabo]]></category>
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					<description><![CDATA[Réunis à&#160;Malabo&#160;du 27 au 29 mars 2026, les chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique&#160;ont voulu marquer un tournant décisif dans le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis à&nbsp;Malabo&nbsp;du 27 au 29 mars 2026, les <a>chefs d’État et de gouvernement </a>de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique&nbsp;ont voulu marquer un tournant décisif dans le cadre de la coopération Sud-Sud.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquante ans après sa création, l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Oeacp) ne cherche plus seulement à exister, mais à peser davantage dans la sphère géopolitique mondiale. De ce fait, les recommandations issues du 11e sommet des chefs d’État et de gouvernement membres de cette organisation traduisent une ambition claire : repositionner le Sud global dans une gouvernance planétaire en recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au cœur des décisions adoptées dans la capitale équato-guinéenne, la mobilisation d’investissements privés durables apparaît comme un levier stratégique majeur. Des secteurs comme les infrastructures, l’énergie verte et l’éducation entre autres, traduisent ainsi une volonté de sortir d’une dépendance chronique à l’aide publique pour privilégier des partenariats économiques structurants. L’objectif étant ici d’attirer des capitaux tout en garantissant qu’ils servent réellement le développement local. C’est là que réside toute la difficulté, entre attractivité économique et souveraineté des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre axe central de l’Oeacp est la résilience climatique. Car pour des pays parmi les plus exposés aux effets du dérèglement climatique, il ne s’agit plus d’un agenda secondaire. L’Organisation dont le Secrétariat général est basé à Bruxelles, en Belgique, entend désormais parler d’une seule voix pour exiger des mécanismes de financement adaptés et une justice climatique plus tangible pour ses Etats membres. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition du multilatéralisme, où les pays du Sud refusent d’être de simples exécutants des décisions prises ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet de Malabo a également mis en lumière la montée en puissance de la coopération Sud-Sud et triangulaire. L’exemple du&nbsp;Maroc, qui revendique une coopération pragmatique fondée sur le partage des conaissances et de savoir-faire, illustre cette tendance. De même, la prise de parole coordonnée des pays du Sahel traduit une volonté d’affirmation politique collective dans un contexte international incertain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des déclarations, une question demeure : l’Oeacp peut-elle réellement transformer ces nouvelles visées en réalité ? De manière concrète, l’organisation dispose d’un atout indéniable : elle regroupe 79 États aux réalités diverses mais aux intérêts souvent convergents. Toutefois, son efficacité dépendra de sa capacité à dépasser les logiques déclaratives pour mettre en œuvre des actions concrètes, mesurables et coordonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 11e sommet aura au moins eu le mérite de poser les bases d’un renouveau stratégique. Dans un monde marqué par les rivalités géopolitiques et les transitions économiques et climatiques, l’Oeacp n’a plus le luxe de l’attentisme. Elle doit devenir un acteur de proposition, capable d’influencer les règles du jeu international.</p>
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		<title>Commerce international : Les enjeux de la 14ème Conférence ministérielle de l&#8217;OMC de Yaoundé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 10:23:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[CM14]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Magloire Mbarga Atangana]]></category>
		<category><![CDATA[Ngozi Okonjo Iweala]]></category>
		<category><![CDATA[OMC]]></category>
		<category><![CDATA[Palais des Congrès]]></category>
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					<description><![CDATA[L’évènement qui se tient du 26 au 29 mars 2026 au Palais des congrès, vise à examiner les défis et possibilités auxquels est confronté le système commercial multilatéral et prendre&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’évènement qui se tient du 26 au 29 mars 2026 au Palais des congrès, vise à examiner les défis et possibilités auxquels est confronté le système commercial multilatéral et prendre des mesures relatives à l’avenir de cette organisation.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au retour en force inédit et dangereux de l’unilatéralisme, qui confine au protectionnisme, la 14<sup>ème</sup>&nbsp;Conférence ministérielle (CM14) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de Yaoundé revêt un enjeu crucial. Les travaux qui se tiennent du 26 au 29 mars 2026 au Palais des Congrès sous la présidence de Louis Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, visent à renforcer le système commercial multilatéral face à la montée du protectionnisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Environ 3000 à 4000 participants issus des 166 pays membres y sont attendus selon le président de ladite conférence. Tout semble prêt pour ce grand rendez-vous mondial. Ngozi Okonjo Iweala, la Directrice générale (DG) de cette organisation se trouve déjà en terre camerounaise depuis le 22 mars pour s’assurer non seulement du bon déroulement des préparatifs et rassurer quant au maintien de la ville aux sept collines pour abriter les travaux après quelques rumeurs sur l’annulation de cette conférence au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réforme de l’OMC comme enjeu principal</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux sont multiples&nbsp;: Outre la réforme de l&rsquo;OMC, de l’agriculture, du commerce numérique et du développement durable, avec une forte volonté de promouvoir les intérêts de l&rsquo;Afrique et la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).&nbsp;<em>«&nbsp;Elle a, à son ordre du jour, parmi les dossiers en négociation, celui de la réforme même de l’OMC, entre autres sujets&nbsp;»</em>, a déclaré Luc Magloire Mbarga Atangana, le président de ladite conférence. Au regard du contexte actuel marqué par des guerres commerciales à travers la planète,&nbsp;&nbsp;<em>«&nbsp;le Cameroun, qui assure la présidence de la 14e Conférence ministérielle voudrait, à cet effet, rassurer tous les États membres qu’il ne ménagera aucun effort pour que les compromis nécessaires soient trouvés, qui ne lèsent les intérêts d’aucun pays ou groupe de pays, afin qu’il sorte des assises de Yaoundé une Déclaration ministérielle forte et inclusive, avec un mandat clair de négociation à l’intention de nos ambassadeurs&nbsp;»</em>, rassure-t-il. Raison pour laquelle, son pays tend par conséquent la main à tous les ministres et chefs de délégation pour que&nbsp;<em>«&nbsp;nous travaillions ensemble, animés de la même dynamique, celle qui soustend les principes et règles de notre organisation commune. En ma qualité de président de la Conférence, j’assure les uns et les autres de mon entière disponibilité&nbsp;»</em>, poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des ministres du monde entier y participeront&nbsp;<em>«&nbsp;pour examiner les défis et possibilités auxquels est confronté le système commercial multilatéral et prendre des mesures relatives aux travaux futurs de l&rsquo;OMC&nbsp;»</em>, indique l’organisation via son site web.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les retombées escomptées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, la 14<sup>ème</sup>&nbsp;Conférence ministérielle de l’OMC pourrait générer des retombées pour le Cameroun à la fois sur le plan économique et diplomatique. Au plan économique, les hôtels, restaurants et autres lieux de tourisme et de loisirs pourraient être hautement fréquentés par les 3000 ou 4000 participants aux travaux de Yaoundé. Toute chose susceptible de booster leur chiffre d’affaires. Par ailleurs, la CM14 rehausse le rayonnement diplomatique du Cameroun. Pendant trois jours, le pays va cristalliser les attentions des dirigeants mondiaux. Le succès de l’organisation de ce rendez-vous pourrait aussi attirer de nouveaux investissements directs étrangers (IDE) selon les experts.</p>
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