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	<title>1e sommet extraordinaire de l’Union africaine &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Paix et sécurité : L&#8217;Afrique doit pouvoir financer elle-même son propre processus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:39:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[« Décision de Luanda »]]></category>
		<category><![CDATA[1e sommet extraordinaire de l’Union africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ali Youssouf]]></category>
		<category><![CDATA[Paix et sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 21e sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), tenu les 29 et 30 août 2026 à Luanda, a eu le mérite de poser à nouveau la question qui conditionne une&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 21e sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), tenu les 29 et 30 août 2026 à Luanda, a eu le mérite de poser à nouveau la question qui conditionne une grande partie ces questions sur le continent. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chefs d’État et de gouvernement réunis dans la capitale angolaise en fin dernier ont apporté des éléments de réponse dans le cadre de la lutte contre l&rsquo;insécurié en Afrique. Au cours des échanges, les participants ont surtout mis en lumière le principal paradoxe de l’architecture africaine de paix et de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De manière concrète, le sommet proposé par l’Angola s’est ainsi concentré sur le renforcement de la prévention, de l’alerte précoce et de l’action précoce. Le projet de <em>« Décision de Luanda », </em>accompagné d’un plan d’action et d’une matrice de mise en œuvre, entend précisément réduire cet écart entre le moment où une crise est détectée et celui où une intervention politique devient effective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est considérable dans la mesure où le continent fait face à une multiplication de menaces allant du terrorisme et extrémisme violent aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, en passant par la criminalité transnationale, les tensions entre États, les crises humanitaires, les effets du changement climatique ainsi que des nouvelles menaces technologiques. Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a de ce fait posé la question sans détour : <em>« Sommes-nous prêts à affronter ces défis avec les stratégies, les mécanismes et les ressources actuellement disponibles ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse ne peut être uniquement institutionnelle. Même si depuis plusieurs années, l’UA dispose d’un arsenal conséquent : Conseil de paix et de sécurité, Système continental d’alerte précoce, Groupe des sages, mécanismes de médiation et Fonds pour la paix. Le problème se situe désormais dans la capacité à faire fonctionner cet ensemble avec célérité et efficacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une alerte qui ne débouche pas sur une action n’est, au mieux, qu’un constat. Dans plusieurs crises africaines, les signaux annonciateurs étaient connus. Ce qui a fait défaut, ce sont la volonté politique, la coordination et parfois les moyens financiers nécessaires pour intervenir avant que la situation ne dégénère. La véritable portée de la<em> « Décision de Luanda » </em>devra donc se mesurer à sa capacité à transformer les alertes en décisions, puis les décisions en actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ici que la question du financement devient centrale. Car l&rsquo;Afrique ne pourra durablement faire taire les armes si elle continue de dépendre largement des financements extérieurs pour financer sa propre paix. Mahmoud Ali Youssouf a justement appelé à renforcer le Fonds pour la paix de l’UA et à renouveler le soutien à la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui ouvre la voie à un financement plus prévisible des opérations africaines de paix. Surtout que l’autonomie financière constitue une condition de souveraineté. Le financement de la paix doit ainsi être considéré comme un investissement dans la stabilité, et non comme une dépense improductive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des déclarations, l’Afrique attend désormais des résultats. Le véritable test de Luanda commencera après Luanda. Il faudra financer le plan d’action, définir clairement les responsabilités, imposer des délais de réaction et assurer un suivi régulier des engagements pris. En somme, le continent n’a plus seulement besoin de savoir où et quand une crise va éclater. Il doit être capable d’agir avant qu’elle n’explose. C’est à cette condition que l’objectif de <em>« faire taire les armes »</em> à l’horizon 2030 pourra dépasser le stade du slogan pour devenir une véritable politique africaine de paix.</p>
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