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	<title>Afrique &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Énergie, eau, agriculture et mines : Les nouveaux projets de la Banque mondiale pour l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 09:31:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Ajay Banga]]></category>
		<category><![CDATA[Banque modiale]]></category>
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					<description><![CDATA[En partenariat avec la BAD, l’institution veut faire passer 300 millions de petits exploitants agricoles de la subsistance à l’excédent et étendre l’accès à l’électricité à 300 millions de personnes&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>En partenariat avec la BAD, l’institution veut faire passer 300 millions de petits exploitants agricoles de la subsistance à l’excédent et étendre l’accès à l’électricité à 300 millions de personnes sur le continent d’ici à 2030.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la Mission 300, la Banque mondiale s’est associée à la Banque africaine de développement (BAD) pour étendre l’accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici à 2030. À ce jour, 59 millions de personnes en ont bénéficié. Le rythme s’est accéléré : 12 millions sur l’exercice 2024, 18 millions en 2025 et 29 millions l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’accès à l’électricité ne constitue qu’une partie du défi. Les ménages, les mines, les usines, les exploitations agricoles et les villes en pleine croissance ont également besoin d’une alimentation électrique fiable. L’approche retenue repose sur un bouquet énergétique diversifié associant les énergies renouvelables, l’hydroélectricité, le gaz lorsque cela se justifie et le nucléaire lorsque le contexte s’y prête, ainsi que sur le développement des infrastructures de transport, de distribution et de stockage de l’électricité. Cette stratégie comprend notamment le soutien à la modernisation de centrales nucléaires, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), une première depuis 50 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le front de l’eau, la Banque mondiale et ses partenaires ambitionnent d’améliorer la sécurité hydrique d’un milliard de personnes d’ici à 2030, dont 400 millions au titre de l’engagement du Groupe de la Banque mondiale. Vingt pactes nationaux ont déjà été conclus, fournissant une feuille de route pour garantir l’accès à une eau salubre à 150 millions de personnes. Vingt autres pactes sont en cours d’élaboration.</p>



<h3 class="wp-block-heading">300 millions de petits exploitants agricoles ciblés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le secteur agricole, des partenaires privés, philanthropiques et opérationnels se mobilisent pour permettre à 300 millions de petits exploitants agricoles de passer d’une agriculture de subsistance à une production excédentaire d’ici à 2030. Le Groupe de la Banque mondiale s’est, pour sa part, fixé un objectif de 200 millions d’agriculteurs. Au cours de la première année complète de mise en œuvre de l’initiative AgriConnect, l’institution a constitué un portefeuille d’activités destiné à soutenir 82 millions d’agriculteurs. «<em> Nous préparons à présent le terrain pour les 118 millions suivants »,</em> a déclaré Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’initiative « La santé, ça compte » (<em>HealthWorks</em>), soutenue par le gouvernement japonais, l’ambition est de garantir à 1,5 milliard de personnes l’accès à des services de santé de qualité et abordables d’ici à 2030. Environ 600 millions de personnes en ont déjà bénéficié. Ce même modèle de mobilisation se déploie dans des domaines plus récents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des actions envisagées dans les minéraux critiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le secteur des minéraux critiques, la Banque mondiale prévoit de multiplier par cinq ses activités en cinq ans. Elle vient de lancer ses premiers pactes-pays en collaboration avec des banques multilatérales de développement, dans le but de développer les industries locales et de maintenir davantage d’emplois et de valeur ajoutée dans les pays concernés. Vingt pays susceptibles de participer à cette démarche ont déjà été recensés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les corridors économiques, l’institution affirme avoir lancé 52 nouveaux projets l’année dernière, contre 20 trois ans auparavant. Grâce à des partenariats tels que ceux noués avec l’initiative Global Gateway de la Commission européenne, le Plan Mattei de l’Italie et la Société américaine de financement du développement international (DFC), la Banque mondiale entend conjuguer développement des infrastructures et mobilisation des investissements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des projets conformes aux nouvelles priorités de la Banque mondiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">« Ces trois dernières années, j’ai mis à profit les Assemblées annuelles pour présenter les chantiers que nous avons engagés, les changements en cours et l’ambition qui les anime. Cette année, je souhaite me concentrer sur nos avancées et sur la voie vers laquelle nous nous dirigeons. » C’est en ces termes qu’Ajay Banga a résumé les priorités du Groupe de la Banque mondiale pour les prochaines années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, « l’avenir du développement dépendra de la capacité à mobiliser le financement public, l’investissement privé, la philanthropie et la technologie autour des besoins propres à chaque pays. Les formes et la composition de cette association de ressources doivent évoluer au rythme des pays. Là où les besoins et les risques sont les plus grands, les financements publics et concessionnels demeureront indispensables ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rapport financier : L’Afrique peine encore à mobiliser les capitaux sur les marchés financiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 10:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Absa Africa Financial Markets Index]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations unies pour l’Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[marchés financiers]]></category>
		<category><![CDATA[Official Monetary and Financial Institutions Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est ce qui ressort de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index, publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C&rsquo;est ce qui ressort de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index, publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary and Financial Institutions Forum, avec le soutien de la CEA. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés financiers africains gagnent en maturité, mais leur capacité à financer la transformation économique du continent reste encore limitée. C’est le principal enseignement de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index (Afmi), publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary and Financial Institutions Forum (Omfif), avec le soutien de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Le rapport évalue 29 marchés représentant environ 80% de la population et du produit intérieur brut (PIB) africains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En détail, 21 pays sur les 29 évalués ont amélioré leur score en 2026, tandis que la moyenne continentale atteint 56 points sur 100, son niveau le plus élevé depuis la création de l’indice en 2017. Sur les raisons de cette performance en hausse, les auteurs du rapport évoquent entre autres la baisse de l’inflation, le renforcement des réserves de change et les réformes réglementaires. Mais ces progrès ne doivent pas masquer une faiblesse persistante : l’élargissement de l’offre de produits financiers ne se traduit pas systématiquement par une augmentation des transactions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans surprise, l’Afrique du Sud conserve la première place, devant Maurice et la Namibie. L&rsquo;avance de la Nation arc-en-ciel repose notamment sur la profondeur de ses marchés de capitaux, leur liquidité, la diversité des instruments disponibles et la présence d’investisseurs institutionnels. Maurice bénéficie, pour sa part, d’un système financier ouvert, d’infrastructures développées et d’un cadre juridique et réglementaire favorable. Quant à la Namibie, elle se distingue notamment par l’importance de son industrie des fonds de pension rapportée à la taille de son économie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres évolutions illustrent la possibilité de progresser grâce aux réformes. Le Ghana gagne quatre places pour se hisser au sixième rang, porté par le recul de l’inflation, le redressement de son environnement économique et le dynamisme de son marché boursier. Le Cap-Vert réalise la plus forte progression du classement, avec six places gagnées, notamment grâce au renforcement de ses réserves de change et aux initiatives de financement durable. À l’inverse, le Nigeria et le Botswana reculent chacun de deux places, respectivement pénalisés par des difficultés d’accès aux devises et de transparence, et par la remontée de l’inflation. Le Cameroun, première Nation d&rsquo;Afrique centrale avec 49 points sur 100, se classe au 22è rang africain seulement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces écarts montrent que le développement d’un marché financier ne dépend pas seulement de l’existence d’une bourse ou de l’adoption de nouvelles règles. Il suppose un environnement macroéconomique stable, une information financière fiable, des mécanismes juridiques crédibles et une diversité d’investisseurs capables d’apporter des ressources sur la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble, l’intérêt économique de marchés financiers performants est considérable. Ces derniers permettent aux États de mobiliser des ressources pour les infrastructures sans dépendre exclusivement des recettes fiscales et des emprunts bancaires. Ils offrent également aux entreprises la possibilité de lever des fonds par l’émission d’actions ou d’obligations, afin de financer leurs investissements, leur développement industriel et leur expansion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les économies africaines, l’enjeu est donc de transformer l’épargne disponible en investissements productifs, susceptibles de soutenir la croissance et la création d’emplois. Les marchés étant aussi à mesure de contribuer à diversifier les sources de financement des petites et moyennes entreprises, même si l’accès direct à la bourse reste généralement plus difficile pour les structures de petite taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Transfert des fonds : La tontine digitale pour sécuriser l’argent de la diaspora</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 10:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora]]></category>
		<category><![CDATA[Tontine diitale]]></category>
		<category><![CDATA[transfert des fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Yunus Group SA.]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce produit innovant, présenté par l’African Private Club du Luxembourg et Yunus Group S.A., compte réduire les pertes liées aux transferts de fonds des migrants, du fait des frais excessifs,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ce produit innovant, présenté par l’African Private Club du Luxembourg et Yunus Group S.A., compte réduire les pertes liées aux transferts de fonds des migrants, du fait des frais excessifs, des taux de change défavorables et des fraudes multiformes.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un rapport de la Banque mondiale de 2024, la diaspora africaine envoie environ 95 milliards de dollars vers le continent chaque année. Avec 652 milliards de FCFA de transferts reçus en 2024, la diaspora camerounaise constitue une source de financement que l’État veut mieux canaliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, une part importante de cet argent est perdue dans des frais excessifs, des taux de change défavorables et des fraudes multiformes. Parmi celles-ci figurent notamment le phénomène des faux agents, l’hameçonnage, le détournement des projets et la trahison de l’épargne collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre la vie quotidienne en Europe, le soutien à la famille restée au pays et la constitution d’un patrimoine, aucune offre intégrée n’existe aujourd’hui. C’est pour combler ce vide que l’African Private Club du Luxembourg et Yunus Group S.A. ont mis au point <em>« la tontine digitale »</em>, comme instrument innovant de sécurisation de l’argent de la diaspora entre l’Europe et l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué conjoint du 10 août 2026, dont LFA a reçu copie, les deux structures indiquent que le dispositif a été pensé pour les communautés camerounaise, marocaine, sénégalaise et capverdienne du Luxembourg, de la Grande Région, de Belgique et de France.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les enjeux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette solution sera présentée au grand public au cours d’une conférence qui se tiendra le 25 septembre 2026 à la Chambre de commerce du Luxembourg, selon Sandrine Muller, fondatrice et dirigeante de l’African Private Club du Luxembourg. <em>« Notre communauté perd chaque année des sommes considérables faute d’information et d’outils sûrs. La conférence annoncée donnera à chacun les clés pour protéger son argent et celui de sa famille »,</em> a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’expert financier Jéhu Ndoumi, président-directeur général (PDG) de Yunus Group S.A., spécialisé dans la finance, <em>« la diaspora ne veut plus seulement envoyer de l’argent : elle veut exister économiquement, sécuriser sa famille et construire un patrimoine entre deux continents. Du njangi camerounais à la daret marocaine, ou encore du natt sénégalais à la toto caixa capverdienne, nous transformons une tradition séculaire de confiance en un levier patrimonial moderne »</em>, a-t-il lancé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une digitalisation des tontines locales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est question d’anticiper les risques et de protéger son argent. En ouverture de cette conférence, Sandrine Muller, fondatrice et dirigeante de l’African Private Club du Luxembourg, décryptera les menaces réelles qui pèsent sur les transferts Europe-Afrique, à partir de cas concrets vécus par la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme digitale « YunusPay Diaspora » sera également présentée en avant-première par Jéhu Ndoumi, président-directeur général de Yunus Group. Il présentera l’apport de la plateforme, qui unifie la vie financière entre les deux continents : dépenser en Europe, envoyer en Afrique, protéger sa famille et investir dans son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence sera suivie d’une démonstration en direct de la tontine digitale, temps fort de cette rencontre, notamment son module relatif à la finance communautaire digitale. C’est ainsi la digitalisation du njangi camerounais, de la daret marocaine, du natt sénégalais et de la toto caixa capverdienne qui est enclenchée. Pour les initiateurs, <em>« il s’agit d’une même tradition d’épargne collective, désormais gérée en toute transparence. Depuis son téléphone, on peut gérer cotisations, tours, règles et historique complet », </em>indique-t-on.</p>



<h3 class="wp-block-heading">À propos de l’African Private Club du Luxembourg</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé et dirigé par Sandrine Muller, l’African Private Club du Luxembourg fédère entrepreneurs, cadres et investisseurs de la diaspora africaine autour d’événements privés, de rencontres d’affaires et d’initiatives dédiées à la réussite économique de la communauté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">À propos de Yunus Group S.A.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Holding luxembourgeoise active dans la finance structurée, la fintech, l’énergie et le trade finance entre l’Europe et l’Afrique, Yunus Group S.A. développe notamment YunusPay, opérateur panafricain de services financiers mobiles. Elle est aussi lauréate du Prix de l’Innovation SIPE 2025 et partenaire d’institutions de premier plan au Cameroun et au Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Développement : Pourquoi l’Afrique doit enfin produire ses propres politiques industrielles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 11:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banue africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[politiques industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Zlecaf]]></category>
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					<description><![CDATA[Outre les usines et les capitaux, le continent a également besoin d’outils pour décider où investir, quelles filières soutenir et comment mesurer les résultats des politiques publiques. Le don de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Outre les usines et les capitaux, le continent a également besoin d’outils pour décider où investir, quelles filières soutenir et comment mesurer les résultats des politiques publiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le don de 3,48 millions de dollars accordé la semaine par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Fonds africain de développement au Cameroun, au Tchad, aux Comores, à Madagascar et au Togo pourrait sembler modeste au regard des immenses besoins d’industrialisation du continent. Il touche pourtant à un enjeu crucial qui porte sur la capacité des États africains à concevoir des politiques industrielles et commerciales à partir de données fiables, d’analyses solides et d’objectifs clairement définis. En effet, l’Afrique ne manque pas seulement d’usines et de capitaux. Elle manque aussi, trop souvent, d’outils pour décider où investir, quelles filières soutenir et comment mesurer les résultats des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, les économies africaines ont principalement exporté des matières premières et importé des produits transformés. Cette spécialisation continue de fragiliser les balances commerciales, d’exposer les pays aux fluctuations des cours internationaux et de limiter la création d’emplois industriels. La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) offre une occasion historique de changer cette trajectoire. Encore faut-il que les États sachent produire pour le marché africain et, surtout, qu’ils disposent de stratégies industrielles compatibles entre elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première urgence est donc celle de la connaissance. Une politique industrielle efficace ne peut reposer sur des intuitions ou sur la reproduction de modèles importés. Elle doit identifier les avantages comparatifs de chaque économie, les besoins des marchés, les capacités des entreprises locales et les chaînes de valeur susceptibles d’être développées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, l’Afrique doit également renforcer ses capacités institutionnelles. Trop de stratégies industrielles restent enfermées dans les administrations qui les élaborent, sans coordination entre ministères, agences publiques, secteur privé, universités et organisations régionales. Le résultat est souvent une juxtaposition de programmes, parfois contradictoires, plutôt qu’une véritable politique économique. La priorité doit être donnée à des mécanismes permanents de concertation et d’évaluation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième levier est celui du financement. L’industrialisation exige des capitaux, des infrastructures, de l’énergie à coût compétitif et des mécanismes de garantie capables de réduire les risques. Les banques africaines de développement, les fonds souverains, les investisseurs institutionnels et les marchés financiers régionaux doivent donc davantage orienter leurs ressources vers les secteurs productifs. Il faut également renforcer les dispositifs permettant aux PME et aux entreprises dirigées par des jeunes et des femmes d’accéder au crédit et aux marchés publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième défi est celui de la transformation locale<strong>.</strong> Ici, il ne suffit plus d’exporter du cacao, du coton, du bois, du pétrole, du gaz ou des minerais. L’objectif doit être de transformer davantage ces ressources sur le continent, en développant des chaînes de valeur régionales. C’est là que la Zlecaf peut prendre tout son sens : un pays produit, un autre transforme, un troisième fournit les intrants et l’ensemble écoule ses produits sur un marché continental de plus d’un milliard de consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’Afrique doit assumer une politique commerciale plus offensive, puisque la Zlecaf ne produira pas automatiquement des champions africains. Elle doit être accompagnée de normes communes, de facilités douanières, de corridors logistiques efficaces et d’une stratégie de promotion des produits <em>« made in Africa </em>». L’ouverture des marchés doit aller de pair avec la montée en gamme des entreprises africaines.</p>
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		<title>Jeux de hasard : Quand l&#8217;espoir de gagner remplace l&#8217;espoir d&#8217;entreprendre en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 06:33:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Gaming Compliance International]]></category>
		<category><![CDATA[jeux de hasard]]></category>
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					<description><![CDATA[Au fil des années, le jeu est devenu une industrie prospère, mondialisée, numérisée et particulièrement florissante sur le continent. En quelques années, les paris sportifs et les jeux de hasard&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au fil des années, le jeu est devenu une industrie prospère, mondialisée, numérisée et particulièrement florissante sur le continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En quelques années, les paris sportifs et les jeux de hasard en ligne ont envahi les téléphones portables, les réseaux sociaux et les écrans publicitaires. Le phénomène est tel que, selon le cabinet Gaming Compliance International (GCI), le marché africain des jeux en ligne a généré 23 milliards de dollars (soit environ 13.225 milliards de Fcfa) de revenus bruts (Gross Gaming Revenue) en 2025, contre 20 milliards de dollars un an plus tôt. Un rythme de croissance qui ferait rêver bien des secteurs économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres traduisent l&rsquo;émergence d&rsquo;un véritable pan de l&rsquo;économie numérique. En effet, des milliers d&#8217;emplois sont créés dans les technologies, le marketing, les paiements électroniques ou les télécommunications. A côté, des États y voient également une nouvelle source de recettes fiscales. Plusieurs pays ont ainsi renforcé leurs dispositifs de régulation ou augmenté les taxes sur les opérateurs afin de mieux capter cette manne financière. L&rsquo;Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Malawi ou encore le Sénégal figurent parmi les États ayant récemment durci leur fiscalité sur les jeux d&rsquo;argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière cette réussite économique se cache une réalité beaucoup moins reluisante, puisque dans de nombreux pays africains, les jeux de hasard prospèrent sur le terreau du chômage des jeunes, de la précarité et du désespoir social. Pour une partie de cette jeunesse, le pari sportif ou la loterie ne sont plus un simple loisir, mais sont devenus un projet de vie pour bon nombre d&rsquo;individus. Chaque jour, des milliers de jeunes, débrouillards pour la plupart, misent le peu d&rsquo;argent dont ils disposent avec l&rsquo;espoir de décrocher le gros lot qui changera leur existence. Une illusion malheureusement entretenue par des campagnes publicitaires agressives de ces promoteurs de jeux de hasard issus pour la plupart d&rsquo;Europe, d&rsquo;Asie ou encore de la Russie, promettant des gains faciles et immédiats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Seuls les opérateurs gagnent à long terme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après les experts des questions financières, l&rsquo;économie du jeu repose sur une règle immuable qui stipule que ce soient les opérateurs qui gagnent à long terme. Les rares gagnants mis en avant servent surtout de vitrine à un système dont la rentabilité repose sur les pertes répétées de millions de joueurs. Pire encore, les Etats eux-même n&rsquo;y gagnent pas grand chose. Les chiffres parlent d&rsquo;ailleurs d&rsquo;eux-mêmes : 77% de marché du jeu échappe encore aux circuits réglementés, privant les pays africains de milliards de dollars de recettes fiscales et réduisant la protection des consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;Afrique ne peut donc pas diaboliser cette industrie qui appauvrit sa poplation, elle ne peut non plus la laisser prospérer davantage sans garde-fous. Et pour cela, il devient indispensable pour les pouvoirs publics africains de prendre des mesures draconiennes à savoir : réguler le secteur ; taxer davantage les bookmakers lorsque cela est pertinent ; lutter contre les plateformes illégales ; encadrer strictement la publicité ciblant les jeunes ; financer la prévention de l&rsquo;addiction; ou encore renforcer l&rsquo;éducation financière. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au final, le véritable pari de l&rsquo;Afrique se gagnera par l&rsquo;investissement dans une éducation de qualité, la création d&#8217;emplois décents, le développement de l&rsquo;entrepreneuriat et l&rsquo;innovation entre autres. Il ne peut se gagner ni sur un simple ticket de loterie, ni sur la cote d&rsquo;un match de football, ni sur une course de chevaux, ni dans une machine de casino comme on peut le laisser croire. C&rsquo;est sans doute là le plus grand risque que fait courir cette industrie à un continent dont le principal capital reste sa population jeune, qui est se retrouve malheureusement pervetie par les jeux de hasard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Transformation économique : L&#8217;emploi des jeunes comme moteur de croissance en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 06:44:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[emploi jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation internationale de Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Partenariat]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour en tirer profit et s’attaquer aux causes profondes du chômage dans cette catégorie d’âge, le continent doit miser sur les compétences numériques, l&#8217;innovation et l&#8217;entrepreneuriat. D&#8217;ici à 2050, le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour en tirer profit et s’attaquer aux causes profondes du chômage dans cette catégorie d’âge, le continent doit miser sur les compétences numériques, l&rsquo;innovation et l&rsquo;entrepreneuriat.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ici à 2050, le continent africain concentrera près d&rsquo;un quart de la population mondiale et disposera de la plus importante réserve de main-d&rsquo;œuvre de la planète. Ce potentiel, souvent présenté comme un <em>« dividende démographique »,</em> demeure pourtant largement sous-exploité. Derrière les statistiques de croissance se cache une réalité plus préoccupante : chaque année, des millions de jeunes arrivent sur le marché du travail sans trouver d&#8217;emplois à la hauteur de leurs compétences ou de leurs aspirations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat signé le 25 juin 2026 entre la Banque africaine de développement (BAD) et l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en faveur de cinq pays africains, dont le Cameroun, rappelle que la question de l&#8217;emploi des jeunes ne peut plus être abordée sous le seul prisme du chômage. Le véritable défi réside dans l&rsquo;inadéquation entre les compétences disponibles et les besoins réels des économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, pendant plusieurs décennies, les systèmes éducatifs ont continué à former des diplômés pour des administrations publiques dont les capacités de recrutement se réduisent progressivement. Dans le même temps, les secteurs porteurs de croissance, à l’instar du numérique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, l’analyse de données, l’économie verte ou encore l’industrie de transformation, peinent à trouver une main-d&rsquo;œuvre qualifiée. Ce décalage alimente un chômage diplômé en constante progression et fragilise la compétitivité des économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette inadéquation des compétences s&rsquo;ajoutent d&rsquo;autres obstacles structurels : un accès limité au financement pour les jeunes entrepreneurs, la faiblesse des écosystèmes d&rsquo;innovation, le poids du secteur informel, des réglementations parfois peu favorables à la création d&rsquo;entreprise et une industrialisation encore insuffisante pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, les réponses ne peuvent être ponctuelles. Elles exigent des politiques publiques cohérentes et de long terme. Et de ce fait, investir dans l&rsquo;éducation reste indispensable, sauf que celle-ci doit désormais être pensée en fonction des besoins futurs des économies africaines. Les formations professionnelles, les compétences numériques, l&rsquo;apprentissage en entreprise et les partenariats entre universités et secteur privé doivent devenir des priorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entrepreneuriat constitue également une partie de la solution, à condition de ne plus le considérer comme un simple recours face au manque d&#8217;emplois salariés. Les jeunes entreprises ont besoin d&rsquo;un environnement propice : accès au crédit, fonds d&rsquo;amorçage, accompagnement technique, incubateurs performants et marchés publics plus ouverts aux PME innovantes. Enfin, l&#8217;emploi des jeunes dépendra largement de la capacité des pays africains à accélérer leur transformation économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat entre la BAD et l&rsquo;OIF constitue, à cet égard, un signal encourageant. En misant sur les compétences numériques, l&rsquo;innovation et l&rsquo;entrepreneuriat, il s&rsquo;attaque à plusieurs causes profondes du chômage des jeunes. Mais son véritable succès dépendra de sa capacité à être reproduit à grande échelle et surtout à s&rsquo;inscrire dans des stratégies nationales de développement économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Indice 2025 de la BAD : L&#8217;urgence d&#8217;une industrialisation à grande échelle de l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 06:22:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Indice 2025 de la BAD]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[transformation économique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rapport publié en fin mai dernier évalue les performances industrielles de 54 pays africains à travers plusieurs dimensions liées à la capacité de production, la compétitivité, l&#8217;intégration dans les&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le rapport publié en fin mai dernier évalue les performances industrielles de 54 pays africains à travers plusieurs dimensions liées à la capacité de production, la compétitivité, l&rsquo;intégration dans les chaînes de valeur, aux infrastructures, au financement et à l&rsquo;environnement des affaires.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récent Indice de l&rsquo;industrialisation en Afrique publié en fin mai dernier par la Banque africaine de développement (BAD) consacre un nouveau leader continental. Pour la première fois depuis la création de cet outil de mesure, le Maroc un score de 0,8415, prend la tête du classement devant l&rsquo;Afrique du Sud. Une performance qui illustre les profondes mutations en cours dans le paysage industriel africain, où les écarts entre régions demeurent toutefois importants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le royaume chérifien récolte les fruits d&rsquo;une stratégie industrielle menée depuis plus d&rsquo;une décennie autour de secteurs tels que l&rsquo;automobile, l&rsquo;aéronautique, les énergies renouvelables et l&rsquo;agro-industrie. L&rsquo;Afrique du Nord confirme ainsi son statut de principal pôle industriel du continent avec quatre représentants dans le Top 10 : le Maroc, l&rsquo;Égypte, la Tunisie et l&rsquo;Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;inverse, l&rsquo;Afrique centrale peine à suivre le rythme. Aucun pays de la sous-région ne figure dans les dix premières places du classement. Le Cameroun apparaît comme la première économie avec une 21e position continentale. Derrière lui se trouvent le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine. En effet, malgré leurs importantes ressources naturelles, les pays de la Cemac restent fortement dépendants des exportations de produits bruts, notamment le pétrole, le gaz, le bois et les minerais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation traduit les difficultés persistantes de la sous-région à développer des chaînes de transformation locales compétitives. Les insuffisances énergétiques, le déficit d&rsquo;infrastructures logistiques, l&rsquo;accès limité aux financements industriels et la faiblesse de l&rsquo;intégration régionale continuent de freiner l&rsquo;émergence d&rsquo;un tissu manufacturier robuste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que l&rsquo;indice 2025 de la BAD évalue les performances industrielles de 54 pays africains à travers plusieurs dimensions liées à la capacité de production, à la compétitivité, à l&rsquo;intégration dans les chaînes de valeur, aux infrastructures, au financement et à l&rsquo;environnement des affaires. L&rsquo;objectif est de mesurer non seulement le poids de l&rsquo;industrie manufacturière dans l&rsquo;économie, mais aussi la capacité des pays à transformer localement leurs ressources et à créer davantage de valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un levier de transformation économique du continent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la BAD, l&rsquo;industrialisation demeure pourtant l&rsquo;un des principaux leviers de transformation économique du continent. Elle permet d&rsquo;accroître la productivité, de diversifier les sources de revenus, de réduire la dépendance aux matières premières et de créer des emplois qualifiés. Les pays les mieux classés sont généralement ceux qui enregistrent une plus forte résilience face aux chocs extérieurs et une meilleure capacité à capter les investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du classement, l’institution financière révèle que la richesse durable ne repose pas uniquement sur l&rsquo;abondance des ressources naturelles, mais sur la capacité à les transformer localement. Dans un contexte marqué par les tensions commerciales mondiales et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine, l&rsquo;industrialisation apparaît plus que jamais comme une condition essentielle de la souveraineté économique des États africains.</p>
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		<title>Gouvernance mondiale : Le réveil stratégique des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 09:23:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[11e Sommet]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Caraïbes]]></category>
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					<description><![CDATA[Réunis à&#160;Malabo&#160;du 27 au 29 mars 2026, les chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique&#160;ont voulu marquer un tournant décisif dans le&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis à&nbsp;Malabo&nbsp;du 27 au 29 mars 2026, les <a>chefs d’État et de gouvernement </a>de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique&nbsp;ont voulu marquer un tournant décisif dans le cadre de la coopération Sud-Sud.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquante ans après sa création, l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Oeacp) ne cherche plus seulement à exister, mais à peser davantage dans la sphère géopolitique mondiale. De ce fait, les recommandations issues du 11e sommet des chefs d’État et de gouvernement membres de cette organisation traduisent une ambition claire : repositionner le Sud global dans une gouvernance planétaire en recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au cœur des décisions adoptées dans la capitale équato-guinéenne, la mobilisation d’investissements privés durables apparaît comme un levier stratégique majeur. Des secteurs comme les infrastructures, l’énergie verte et l’éducation entre autres, traduisent ainsi une volonté de sortir d’une dépendance chronique à l’aide publique pour privilégier des partenariats économiques structurants. L’objectif étant ici d’attirer des capitaux tout en garantissant qu’ils servent réellement le développement local. C’est là que réside toute la difficulté, entre attractivité économique et souveraineté des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre axe central de l’Oeacp est la résilience climatique. Car pour des pays parmi les plus exposés aux effets du dérèglement climatique, il ne s’agit plus d’un agenda secondaire. L’Organisation dont le Secrétariat général est basé à Bruxelles, en Belgique, entend désormais parler d’une seule voix pour exiger des mécanismes de financement adaptés et une justice climatique plus tangible pour ses Etats membres. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition du multilatéralisme, où les pays du Sud refusent d’être de simples exécutants des décisions prises ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet de Malabo a également mis en lumière la montée en puissance de la coopération Sud-Sud et triangulaire. L’exemple du&nbsp;Maroc, qui revendique une coopération pragmatique fondée sur le partage des conaissances et de savoir-faire, illustre cette tendance. De même, la prise de parole coordonnée des pays du Sahel traduit une volonté d’affirmation politique collective dans un contexte international incertain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des déclarations, une question demeure : l’Oeacp peut-elle réellement transformer ces nouvelles visées en réalité ? De manière concrète, l’organisation dispose d’un atout indéniable : elle regroupe 79 États aux réalités diverses mais aux intérêts souvent convergents. Toutefois, son efficacité dépendra de sa capacité à dépasser les logiques déclaratives pour mettre en œuvre des actions concrètes, mesurables et coordonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 11e sommet aura au moins eu le mérite de poser les bases d’un renouveau stratégique. Dans un monde marqué par les rivalités géopolitiques et les transitions économiques et climatiques, l’Oeacp n’a plus le luxe de l’attentisme. Elle doit devenir un acteur de proposition, capable d’influencer les règles du jeu international.</p>
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		<title>Téléphonie mobile : L’Afrique face à l’accélération des innovations mondiales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 13:04:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Barcelone]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[Mobile World Congress]]></category>
		<category><![CDATA[Téléphonie mobile]]></category>
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					<description><![CDATA[L’édition 2026 du&#160;Mobile World Congress&#160;(MWC) tenue du 2 au 5 mars à&#160;Barcelone&#160;à Espagne, est venue confirmer que la téléphonie mobile n’est plus seulement une industrie de terminaux, mais un écosystème&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’édition 2026 du&nbsp;Mobile World Congress&nbsp;(MWC) tenue du 2 au 5 mars à&nbsp;Barcelone&nbsp;à Espagne, est venue confirmer que la téléphonie mobile n’est plus seulement une industrie de terminaux, mais un écosystème global mêlant Intelligence artificielle (IA), robotique, connectivité avancée et services numériques. Derrière les innovations présentées lors du Salon par des géants comme&nbsp;Samsung,&nbsp;Xiaomi,&nbsp;Honor&nbsp;ou&nbsp;Huawei, se dessine une mutation profonde dont les répercussions sont particulièrement stratégiques pour l’Afrique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les années 2000 en effet, la téléphonie mobile a connu une évolution rapide dans le monde et particulièrement en Afrique, passant du simple téléphone GSM à l’ère des smartphones multifonctions, à celle des appareils connectés et intelligents. Aujourd’hui, l’intégration de l’IA, des objets connectés et des réseaux de nouvelle génération (5G, bientôt 6G) redéfinit les usages. Le MWC 2026 est donc venu illustrer cette transition avec des concepts hybrides, comme les téléphones modulaires ou les “robot-phones”, mais aussi avec l’essor de la robotique grand public, signe d’une convergence entre mobile et automatisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Afrique, cette évolution technologique représente à la fois une opportunité majeure et un défi structurel. Le continent a historiquement franchi certaines étapes du développement technologique — notamment la téléphonie fixe — pour adopter massivement le mobile. Aujourd’hui, avec plus de 600 millions d’utilisateurs de smartphones, la téléphonie constitue le socle de la transformation numérique, notamment dans des secteurs comme la finance (mobile money), l’agriculture ou la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’écart technologique pourrait se creuser avec l’arrivée des nouvelles générations de connectivité. Alors que la 5G commence à peine à se déployer dans quelques grandes capitales africaines, les discussions autour de la 6G et du wifi 8, déjà évoquées au MWC, montrent que les cycles d’innovation s’accélèrent. Cette situation pose la question de la capacité des États africains à investir dans les infrastructures, mais aussi à réguler efficacement un secteur dominé par des acteurs étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les nouvelles tendances comme les smartphones modulaires ou durables pourraient avoir un écho particulier en Afrique, où le coût des appareils reste un frein. Des solutions favorisant la réparabilité et la longévité pourraient contribuer à démocratiser davantage l’accès aux technologies. De même, l’accent mis sur l’industrialisation et les écosystèmes locaux ouvre des perspectives pour une montée en puissance de la production ou de l’assemblage sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’enjeu ne se limite plus à l’accès aux équipements, mais concerne aussi la maîtrise des usages et des données. Dans un contexte où les services numériques deviennent centraux, la souveraineté numérique s’impose comme un défi clé pour les pays africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’évolution de la téléphonie mondiale, telle qu’observée au MWC 2026, confirme un basculement vers un univers hyperconnecté et intelligent. Pour l’Afrique, l’enjeu sera de transformer cette dynamique en levier de développement, en conciliant innovation, inclusion et autonomie technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’essor des milliardaires africains face au défi de la pauvreté sur le continent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 06:27:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Aliko Dangote]]></category>
		<category><![CDATA[Forbes]]></category>
		<category><![CDATA[Johann Rupert]]></category>
		<category><![CDATA[Milliardaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Le dernier classement du magazine Forbes publié le 9 mars 2026 révèle une évolution du cercle des milliardaires en Afrique. Selon le bulletin annuel spécialisé Forbes, l’Afrique compte désormais 23&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le dernier classement du magazine Forbes publié le 9 mars 2026 révèle une évolution du cercle des milliardaires en Afrique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le bulletin annuel spécialisé Forbes, l’Afrique compte désormais 23 milliardaires en dollars contre 22 il y a un an, avec une fortune cumulée qui est passée de 82,4 milliards de dollars à 105 milliards de dollars (environ 58000 milliards de Fcfa) en 12 mois. Cette progression est d’autant plus spectaculaire dans la mesure où 19 d’entre eux ont vu leur fortune augmenter au cours de l’année écoulée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette hausse témoigne d’un dynamisme économique certain dans plusieurs secteurs clés dont l’industrie, les mines, les télécommunications, la finance ou encore l’énergie, tous dominés par des figures emblématiques telles que le Nigérian Aliko Dangote, le Sud-africain Johann Rupert ou encore l’Egyptien Nassef Sawiris. Elle illustre également l’émergence d’une classe d’entrepreneurs capables de bâtir des empires industriels sur le continent et d’inscrire l’Afrique dans les grandes dynamiques économiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une croissance spectaculaire d’une infime classe d’individus pose tout de même une question fondamentale : celle de l’impact réel de ces milliardaires sur le développement d’un continent où la majorité de la population vit encore dans la pauvreté ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est en effet frappant&nbsp;! Car alors que les fortunes individuelles atteignent des sommets, l’Afrique demeure la région du monde où la pauvreté extrême progresse le plus rapidement. Certaines analyses soulignent même que la richesse de quelques milliardaires dépasse celle de centaines de millions d’Africains, voire même des Etats, révélant une concentration extrême des richesses. A titre d’exemple, la fortune cumulée des 23 milliardaires africains représentent près de 8 fois le budget annuel du Cameroun, près de 9 fois celui du Sénégal, près de trois fois celui du Nigeria, ou encore plus de trois budgets annuels du Kenya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la présence de grandes fortunes africaines n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle. Au contraire, ces milliardaires peuvent constituer un levier majeur de transformation économique. Par leurs investissements dans l’industrie, les infrastructures, l’agriculture ou l’énergie, ils ont la capacité de créer des emplois, de stimuler l’innovation et de renforcer l’industrialisation du continent. Aliko Dangote, première fortune d’Afrique et fondateur du groupe Dangote Group, en est une illustration parfaite. L’homme d’affaires nigérian a bâti un empire industriel dans plusieurs secteurs clés (ciment, sucre, farine, engrais ou encore énergie). Sa stratégie repose sur un principe simple mais stratégique pour l’Afrique : produire localement ce que le continent importait auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc admettre que l’impact positif de ces fortunes dépendra largement de la manière dont elles seront mobilisées. En effet, de l’avis de plusieurs experts, l’investissement productif, la philanthropie, le financement de l’éducation ou encore le soutien à l’entrepreneuriat local pourraient transformer ces fortunes privées en moteur de développement inclusif. À l’inverse, si la richesse reste concentrée dans quelques secteurs ou exportée vers des places financières internationales, son effet sur le bien-être collectif restera limité.</p>
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