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	<title>Association africaine des autorités des fonds de pensions &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Afrique centrale : La Cosumaf courtise les actifs des fonds de pension pour densifier le marché financier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 19:27:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Association africaine des autorités des fonds de pensions]]></category>
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		<category><![CDATA[Jacqueline Adiaba-Nkembe]]></category>
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					<description><![CDATA[En intégrant l’Association africaine des autorités des fonds de pensions, le régulateur du marché régional veut transformer leurs volumes importants en investissements durables pour le développement de la Cemac. Les fonds&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>En intégrant l’Association africaine des autorités des fonds de pensions, le régulateur du marché régional veut transformer leurs volumes importants en investissements durables pour le développement de la Cemac.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonds de pension concentrent des volumes très importants d&rsquo;actifs, mais que ces derniers demeurent très largement investis en titres souverains. Tel a été le constat fait lors de la 7<sup>ème</sup>&nbsp;édition des travaux de l’Association africaine des fonds de pension (Absa) tenue du 29 au 31 juillet 2026 dans la capitale ghanéenne, Accra. A travers sa participation à ces assises, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) à travers Jacqueline Adiaba-Nkembe, sa présidente, souhaite intégrer cette association. Cette volonté s’inscrit dans la dynamique du régulateur du marché financier de la Cemac, de multiplier les partenariats avec des organisations internationales majeures comme l’Ocde, la Banque de France dans l’optique de chercher de mieux ce qui se fait en matière de structuration économique, de financement et de gestion collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le défi de capter des actifs des Fonds de pension au détriment de la dette publique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà, il est question de capter le volume important d’actifs des fonds de pension pour en faire des investissements durables au profit du développement des infrastructures, des entreprises et de l’économie en général, plutôt qu’aux obligations des Etats auxquelles ils sont confinés. C’est une niche sur laquelle mise la Cosumaf. A titre d’illustration, les fonds de pension d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest consacrent ainsi en moyenne près de 67 % de leurs actifs aux obligations d&rsquo;État, cette proportion atteignant 83 % au Ghana. Même sur des marchés plus développés comme l&rsquo;Afrique du Sud, près de la moitié des actifs des investisseurs institutionnels restent orientés vers la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation illustre parfaitement le défi auquel les régulateurs sont confrontés.&nbsp;<em>«&nbsp;Il ne s&rsquo;agit plus seulement de mobiliser davantage d&rsquo;épargne, mais surtout de créer les conditions permettant une meilleure diversification des investissements au profit des secteurs productifs de l&rsquo;économie&nbsp;»</em>, indique-t-on. Pour la présidente de la Cosumaf,&nbsp;<em>«&nbsp;la mobilisation de l&rsquo;épargne domestique constitue désormais l&rsquo;un des principaux leviers de développement du marché financier régional. Dans un environnement caractérisé par des besoins considérables de financement des infrastructures, de la transition énergétique et du secteur privé, les investisseurs institutionnels sont appelés à jouer un rôle croissant dans l&rsquo;allocation du capital vers des investissements de long terme&nbsp;»</em>, a-t-elle lancé dans son exposé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les actions incitatives à mener</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon elle, cette évolution ne peut s&rsquo;opérer qu&rsquo;au prix d&rsquo;un renforcement parallèle des dispositifs prudentiels et des capacités des autorités de supervision.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;émergence progressive de produits financiers durables et d&rsquo;investissements alternatifs appelle une adaptation continue des pratiques de contrôle, tant au niveau des régulateurs que des administrateurs de fonds, des sociétés de gestion et des autres acteurs du marché&nbsp;»</em>, argue-t-elle. Elle a également insisté sur l&rsquo;importance de préserver un équilibre entre innovation financière et protection des investisseurs. Dans ce sillage, l&rsquo;intégration des critères ESG ne saurait être appréhendée comme une simple évolution normative, mais doit avant tout contribuer à améliorer la qualité des décisions d&rsquo;investissement, la résilience des portefeuilles et la confiance des investisseurs dans les marchés financiers africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Jacqueline Adiaba-Nkembe a souligné l&rsquo;intérêt d&rsquo;une coopération accrue entre les autorités africaines de régulation. Les problématiques abordées au cours de cette rencontre adoption progressive des normes internationales, développement des taxonomies nationales, supervision des nouveaux produits, lutte contre le greenwashing, renforcement des capacités et partage des bonnes pratiques présentent un caractère largement commun à l&rsquo;ensemble des juridictions représentées. Leur traitement gagnerait ainsi à s&rsquo;inscrire dans une dynamique de coopération régionale permettant de mutualiser les expériences et d&rsquo;accompagner l&rsquo;émergence d&rsquo;approches prudentielles convergentes à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu majeur de souveraineté éonomique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités africaines de marché, le développement de marchés financiers plus profonds constitue désormais un enjeu majeur de souveraineté économique. Il doit permettre non seulement de réduire la dépendance des États aux financements extérieurs, mais également de proposer aux investisseurs institutionnels des véhicules d&rsquo;investissement compatibles avec leurs contraintes prudentielles et leurs horizons de placement. Tous considèrent comme prioritaires l&rsquo;approfondissement des marchés domestiques, l&rsquo;accroissement de la participation des investisseurs institutionnels, le développement d&rsquo;une offre plus diversifiée d&rsquo;instruments financiers ainsi que le renforcement de la confiance dans les nouveaux produits proposés aux investisseurs. l’Afrique centrale (Cemac), une mission du Fonds monétaire international (FMI) s’est rendue la semaine dernière au siège de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). Elle a été accueillie par sa présidente, Jacqueline Adiaba-Nkembe, assistée de ses plus proches collaborateurs. Cette rencontre a constitué une occasion privilégiée d’échanger sur les enjeux liés au développement, à la régulation et à la modernisation du marché financier de l’Afrique centrale, ainsi que sur son rôle stratégique dans le financement des économies de la Cemac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régulateur du marché financier régional en a profité pour mettre en lumière les avancées enregistrées en matière de modernisation du cadre réglementaire, de renforcement de la protection des investisseurs et d’amélioration de l’attractivité du marché financier régional. À travers ce dialogue constructif, la Cosumaf, par la voix de sa présidente, réaffirme son engagement en faveur d’un marché financier régional intégré, transparent, résilient et compétitif, au service du financement durable des économies de la sous-région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un marché financier en plein essor</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché financier de l’Afrique centrale connaît une phase décisive de son développement. Sous la supervision de la Cosumaf, il a connu ces dernières années une montée en puissance progressive de ses acteurs régulés, une densification de son corpus normatif et un élargissement progressif de son assiette d’émetteurs. Il y a sept ans à peine, en 2019, la Cemac se dotait d’un régulateur unique du marché financier. En 2022, elle se dotait d’un cadre réglementaire refondé. En 2025, l’an dernier à peine, ce marché a levé près de 386 milliards de Fcfa sur le marché primaire, sa capitalisation boursière a progressé de près de 8 % en une seule année, et l’encours de la dette sur le marché financier régional a franchi le seuil symbolique des 1 700 milliards de Fcfa. En outre, un nouveau régime d’inscription en compte des valeurs mobilières a été adopté et est entré en vigueur au premier jour de cette année. La Cosumaf a signé avec la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Pour la présidente, ces chiffres racontent une trajectoire : <em>« celle d’un marché qui grandit, qui se discipline, qui s’ouvre. Mais un marché qui grandit sans épargne à mobiliser reste »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’Afrique centrale semble manquer de canaux pour transformer son importante épargne en investissements productifs, selon les experts financiers. Pourtant, elle dispose de tontines qui brassent chaque année des volumes considérables sans jamais rencontrer une obligation d’infrastructure. Elle dispose d’une diaspora dont les transferts dépassent, à l’échelle du continent, l’aide publique au développement, sans disposer des instruments pour orienter cette manne vers ses routes, ses réseaux électriques et ses hôpitaux, entre autres. Face à cela, la Cosumaf mise sur des partenariats avec des institutions clés et sur l’éducation financière pour changer la donne actuelle.</p>
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