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	<title>Banue africaine de développement &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Développement : Pourquoi l’Afrique doit enfin produire ses propres politiques industrielles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 11:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banue africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[politiques industrielles]]></category>
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					<description><![CDATA[Outre les usines et les capitaux, le continent a également besoin d’outils pour décider où investir, quelles filières soutenir et comment mesurer les résultats des politiques publiques. Le don de&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Outre les usines et les capitaux, le continent a également besoin d’outils pour décider où investir, quelles filières soutenir et comment mesurer les résultats des politiques publiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le don de 3,48 millions de dollars accordé la semaine par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le Fonds africain de développement au Cameroun, au Tchad, aux Comores, à Madagascar et au Togo pourrait sembler modeste au regard des immenses besoins d’industrialisation du continent. Il touche pourtant à un enjeu crucial qui porte sur la capacité des États africains à concevoir des politiques industrielles et commerciales à partir de données fiables, d’analyses solides et d’objectifs clairement définis. En effet, l’Afrique ne manque pas seulement d’usines et de capitaux. Elle manque aussi, trop souvent, d’outils pour décider où investir, quelles filières soutenir et comment mesurer les résultats des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, les économies africaines ont principalement exporté des matières premières et importé des produits transformés. Cette spécialisation continue de fragiliser les balances commerciales, d’exposer les pays aux fluctuations des cours internationaux et de limiter la création d’emplois industriels. La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) offre une occasion historique de changer cette trajectoire. Encore faut-il que les États sachent produire pour le marché africain et, surtout, qu’ils disposent de stratégies industrielles compatibles entre elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première urgence est donc celle de la connaissance. Une politique industrielle efficace ne peut reposer sur des intuitions ou sur la reproduction de modèles importés. Elle doit identifier les avantages comparatifs de chaque économie, les besoins des marchés, les capacités des entreprises locales et les chaînes de valeur susceptibles d’être développées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, l’Afrique doit également renforcer ses capacités institutionnelles. Trop de stratégies industrielles restent enfermées dans les administrations qui les élaborent, sans coordination entre ministères, agences publiques, secteur privé, universités et organisations régionales. Le résultat est souvent une juxtaposition de programmes, parfois contradictoires, plutôt qu’une véritable politique économique. La priorité doit être donnée à des mécanismes permanents de concertation et d’évaluation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième levier est celui du financement. L’industrialisation exige des capitaux, des infrastructures, de l’énergie à coût compétitif et des mécanismes de garantie capables de réduire les risques. Les banques africaines de développement, les fonds souverains, les investisseurs institutionnels et les marchés financiers régionaux doivent donc davantage orienter leurs ressources vers les secteurs productifs. Il faut également renforcer les dispositifs permettant aux PME et aux entreprises dirigées par des jeunes et des femmes d’accéder au crédit et aux marchés publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième défi est celui de la transformation locale<strong>.</strong> Ici, il ne suffit plus d’exporter du cacao, du coton, du bois, du pétrole, du gaz ou des minerais. L’objectif doit être de transformer davantage ces ressources sur le continent, en développant des chaînes de valeur régionales. C’est là que la Zlecaf peut prendre tout son sens : un pays produit, un autre transforme, un troisième fournit les intrants et l’ensemble écoule ses produits sur un marché continental de plus d’un milliard de consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’Afrique doit assumer une politique commerciale plus offensive, puisque la Zlecaf ne produira pas automatiquement des champions africains. Elle doit être accompagnée de normes communes, de facilités douanières, de corridors logistiques efficaces et d’une stratégie de promotion des produits <em>« made in Africa </em>». L’ouverture des marchés doit aller de pair avec la montée en gamme des entreprises africaines.</p>
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		<title>Finance internationale : La BAD ouvre ses Assemblées annuelles à Brazzaville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ferdinand Lemofouet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 05:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[52e Assemblée du Conseil des gouverneurs du FAD]]></category>
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		<category><![CDATA[Banue africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Ould Tah]]></category>
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					<description><![CDATA[La rencontre réunit du 25 au 29 mai les principaux décideurs économiques et financiers des 81 pays membres de l&#8217;institution. Pour la deuxième fois après 1984, le pays de Denis&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La rencontre réunit du 25 au 29 mai les principaux décideurs économiques et financiers des 81 pays membres de l&rsquo;institution.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la deuxième fois après 1984, le pays de Denis Sassou Nguesso accueille à partir de ce jour les 61es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), couplées à la 52e Assemblée du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (FAD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable baptême du feu pour le nouveau président de cette institution financière internationale, Sidi Ould Tah, cet événement, placé sous le thème <em>« Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté »</em>, réunira pendant 5 jours plus de 3 000 participants, notamment des chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales des 81 pays membres et représentants du secteur privé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En marge du thème central, le Congo organisera un événement consacré au partage de connaissances autour du thème : <em>« Bâtir des infrastructures énergétiques et de transport durables et résilientes pour promouvoir l’intégration africaine ».</em> Cette rencontre permettra au pays hôte de présenter aux investisseurs nationaux et étrangers ses potentialités économiques dans les secteurs des mines, du tourisme et des zones économiques spéciales. Dans le cadre de sa <em>« Vision Congo 2063 », </em>le pays a entrepris de transformer son économie afin de réduire la part du pétrole dans le produit intérieur brut (PIB), de 45 % actuellement à une fourchette comprise entre 15 % et 20 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grande rencontre de la finance internationale intervient alors que le Congo effectue son retour sur la scène financière continentale après plus de quatre décennies. Le pays aborde ce rendez-vous dans un contexte budgétaire encore sous surveillance, avec une dette publique supérieure à 90 % du PIB et des hydrocarbures représentant environ 90 % des recettes d’exportation. Une trajectoire qui s’améliore, mais demeure fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est bien cela qui est en jeu et le Congo prendra toute sa place dans cette nouvelle architecture financière africaine. Le pays se porte mieux. Nous lançons un nouveau Plan national de développement ainsi qu’une nouvelle stratégie de développement appelée Congo 2063, qui nécessiteront d’importants investissements. Nous offrons également de nombreuses opportunités aux investisseurs désireux de nous accompagner dans la valorisation de notre potentiel. Il y a certes la reconnaissance de notre pays comme un membre important de la communauté financière internationale, mais aussi la volonté de faire du Congo une destination attractive pour les investisseurs »,</em> a indiqué Ludovic Ngatsé, ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective du Congo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les Perspectives économiques en Afrique 2025 de la BAD, le continent pourrait mobiliser près de 1 430 milliards de dollars de ressources nationales grâce à des réformes ciblées. La Banque estime que la réduction des fuites de capitaux, l’amélioration de la gouvernance économique et une meilleure orientation de l’épargne africaine vers l’investissement productif permettraient de renforcer significativement l’autonomie financière du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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