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	<title>Cemac &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Afrique centrale : Six leviers pour un marché des titres publics performant en Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 18:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[17ème session de leur cadre permanent de concertation]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
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		<category><![CDATA[Titres publics]]></category>
		<category><![CDATA[Trésors publics]]></category>
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					<description><![CDATA[La diversification de la base des investisseurs, la communication et l’éducation financière, ainsi que l’optimisation des coûts de financement des États, sont autant de pistes explorées par les Trésors publics de&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La diversification de la base des investisseurs, la communication et l’éducation financière, ainsi que l’optimisation des coûts de financement des États, sont autant de pistes explorées par les Trésors publics de la sous-région du 14 au 17 septembre 2026 à Malabo en Guinée Equatoriale.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Malabo en Guinée Equatoriale du 14 au 17 septembre 2026 au cours de la Réunis à Malabo en Guinée Equatoriale du 14 au 17 septembre 2026 au cours de la 17<sup>ème</sup> session de leur cadre permanent de concertation, les Trésors publics de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale  (Cemac), ont exploré des pistes devant rendre davantage performant le marché des titres publics. Au-delà du diagnostic du marché et de ses perspectives, ils suggèrent comme premier levier, la diversification de la base des investisseurs, avec un accent particulier sur la mobilisation des investisseurs institutionnels, des particuliers, de la diaspora et des investisseurs internationaux. A celui-ci, s’ajoutent d’autres comme la communication et l&rsquo;éducation financière pour booster d&rsquo;attractivité du marché, ainsi que la mise en place d&rsquo;une stratégie régionale de communication pour renforcer la visibilité de la place financière de la Cemac auprès des investisseurs non-résidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, la modernisation et la dynamisation du marché secondaire, ainsi que l&rsquo;optimisation des coûts de financement des États et le renforcement de la contribution du marché des valeurs du Trésor au financement durable des plans nationaux de développement des pays de la sous-région, sont également d’autres pistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la suite logique de la 16<sup>ème</sup>&nbsp;session tenue toujours dans la capitale équato-guinéenne du 10 au 12 juin 2026. Les travaux avaient notamment porté sur l’amélioration des mécanismes de financement des États, le renforcement de l’attractivité du marché des titres publics de la Cemac, la promotion du marché régional auprès des investisseurs et le développement des compétences des différents acteurs de l’écosystème financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une synergie en faveur du financement des Etats de la Cemac</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les Trésors publics, cette rencontre a réuni les institutions financières, les régulateurs à l’instar de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) et la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et les acteurs du marché comme les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), des sociétés de bourse et de gestion d’organismes de placements collectifs (OPC) comme Harvest Asset Management, &nbsp;autour d’enjeux stratégiques liés au financement des États et à l’approfondissement du marché financier de la sous-région. Les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur du développement du marché financier régional, en contribuant à la mobilisation de l’épargne, à l’élargissement de la base des investisseurs et aux réflexions visant à renforcer l’efficacité, l’attractivité et la résilience du marché des</p>
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		<title>Éducation financière : La Cosumaf lance l’édition 2026 des olympiades du marché financier de la Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 08:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Cosumaf]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Adiaba-Nkembe]]></category>
		<category><![CDATA[olympiades du marché financier 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Bongo de Libreville]]></category>
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					<description><![CDATA[La phase préliminaire se tiendra du 11 au 25 novembre dans six universités publiques, tandis que la finale se tiendra les 8 et 9 décembre à l’Université Omar Bongo de&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La phase préliminaire se tiendra du 11 au 25 novembre dans six universités publiques, tandis que la finale se tiendra les 8 et 9 décembre à l’Université Omar Bongo de Libreville, selon le programme indicatif du régulateur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la toute première fois depuis leur lancement, les olympiades du marché financier de l’Afrique centrale se tiendront dans l’ensemble des six pays de la Cemac. D’après le programme indicatif de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), dont LFA a obtenu copie, la phase préliminaire se tiendra du 11 au 13 novembre 2026 à l’Université Omar Bongo de Libreville, au Gabon, et à l’Université de Bata, en Guinée équatoriale. La caravane mettra ensuite le cap, du 17 au 19 novembre, sur l’Université de Douala, au Cameroun, et l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, au Congo, avant d’achever son périple, du 23 au 25 novembre, à l’Université de N’Djaména, au Tchad, et à l’Université de Bangui, en République centrafricaine (RCA). La finale des olympiades se déroulera les 8 et 9 décembre 2026 à l’Université Omar Bongo de Libreville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les différentes étapes de la compétition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long des différentes étapes, de trois jours chacune, il est prévu, le premier jour, une réunion de concertation avec les dirigeants de l’université hôte et le staff de la Cosumaf, ainsi qu’une concertation entre le recteur et le staff de l’université hôte avec les encadreurs des universités compétitrices. Il est également prévu des réunions entre le régulateur, les compétiteurs et les encadreurs, ainsi qu’avec les acteurs du marché déployés sur le site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième jour, quant à lui, sera consacré à l’arrivée et à l’installation des étudiants, au passage en continu du film institutionnel de la Cosumaf dédié aux olympiades, ainsi qu’à l’arrivée et à l’installation des autorités et autres invités. Il sera également marqué par le mot d’ouverture du corps enseignant de l’université hôte, le keynote du Commissaire pays de la Cosumaf, la photo de famille et une animation culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivra la présentation du marché financier par la Cosumaf, la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) et les acteurs du marché. Elle portera notamment sur l’organisation du marché financier, le rôle de la Bourse et ses différents compartiments, les produits de la gestion collective et le financement par le marché. Passée cette étape, il sera procédé à la constitution et à la présentation du jury, à la présentation des équipes, à la lecture du règlement des olympiades et aux échanges. La troisième et dernière journée sera consacrée à la compétition proprement dite, à la remise des distinctions aux lauréats par le jury et aux allocutions de clôture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le renforcement de la culture financière des jeunes comme enjeu</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Cosumaf, l’objectif de ces olympiades, qui mettent en compétition les différentes universités, est de renforcer la culture financière des jeunes de la sous-région et de stimuler leur compréhension du marché financier intégré d’Afrique centrale. Tout est parti du constat selon lequel les activités du marché financier ne décollent pas. Un doigt accusateur est pointé sur le déficit de communication et la faible culture boursière. « Nous sommes en train de voir comment, ensemble, attaquer les bonnes populations, c’est-à-dire celles qui peuvent demain prendre le relais et permettre que ce phénomène-là puisse devenir comme ce que l’on a vu avec la téléphonie mobile, qui a commencé de manière très timide chez nous et est devenue virale aujourd’hui », déclarait Louis Banga Ntolo, le DG de la Bvmac. Au-delà, il est aussi question de mobiliser une épargne hors des circuits bancaires, évaluée à plus de 5 000 milliards de Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Cosumaf, il s’agit « d’une aventure intellectuelle et humaine au service de l’intégration régionale et du développement du marché financier commun ». Selon le régulateur, ces olympiades stimulent l’innovation, l’intégration régionale et la responsabilité financière au sein de la Cemac. Il revient désormais aux universités de prendre le relais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Intégration régionale : La Banque mondiale veut transformer les échanges africains en pôles de production</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 09:45:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement]]></category>
		<category><![CDATA[« Integrating Africa: From Threads to Hubs »]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Intégration régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son nouveau rapport « Integrating Africa: From Threads to Hubs » présenté en fin août dernier, l’institution financière internationale invite le continent, et notamment la Zone Cemac, à dépasser&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son nouveau rapport « Integrating Africa: From Threads to Hubs » présenté en fin août dernier, l’institution financière internationale invite le continent, et notamment la Zone Cemac, à dépasser la simple multiplication des accords commerciaux pour construire de véritables pôles régionaux de production.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Afrique dispose désormais d’un cadre continental pour accélérer son intégration économique avec la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Mais pour la Banque mondiale, la signature des accords ne suffira pas à faire du continent un véritable marché intégré. Dans son rapport <em>« Integrating Africa: From Threads to Hubs »</em> (<em>« Intégrer l’Afrique : des réseaux aux pôles »</em>), publié le 28 août 2026, l’institution invite à changer de paradigme : passer des simples échanges à de véritables pôles régionaux de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est d’autant plus considérable&nbsp;dans la mesure où, le&nbsp;commerce intra-africain ne représente encore qu’environ 15 à 20% du commerce total du continent, alors qu’il est davantage diversifié et plus intensif en produits manufacturés que les exportations africaines vers le reste du monde. Pour la Banque mondiale, ce potentiel reste donc largement sous-exploité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, environ 60% des coûts commerciaux proviennent de contraintes situées à l’intérieur des frontières nationales à l’instar des inefficacités douanières, la faiblesse des infrastructures logistiques, les réglementations divergentes, les restrictions dans les transports et les services, mais aussi la fragmentation des systèmes de paiement, de l’énergie et du numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Cemac face à son propre défi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse de la Banque mondiale trouve une résonance particulière en Afrique centrale. En effet, au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), l’enjeu n’est plus seulement de faciliter la circulation des marchandises entre les six Etats membres, mais de faire des corridors régionaux de véritables chaînes de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor Douala-Bangui, comme celui reliant le Cameroun au Tchad, ne devrait ainsi pas être considéré uniquement comme une infrastructure de transit. Il peut devenir l’ossature d’un dispositif régional associant production agricole, transformation agro-industrielle, transport, logistique, services financiers et commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément l’un des axes proposés par l’institution de Bretton Woods qui appelle de ce fait à&nbsp;construire des réseaux régionaux de production, en reliant les stratégies industrielles nationales, la demande régionale et les infrastructures transfrontalières. Les produits alimentaires transformés, les minerais et métaux, l’énergie, le textile, les équipements et les services figurent parmi les secteurs à fort potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Cemac, cette ambition suppose toutefois de lever les obstacles qui renchérissent encore le commerce régional. La priorité devrait notamment porter sur la fluidification des postes-frontières, l’interopérabilité des systèmes douaniers et de paiement, l’harmonisation des normes et l’amélioration des infrastructures de transport. La mise en réseau des capacités électriques et le développement des services numériques et financiers constituent également des leviers essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En somme le message de la Banque mondiale est clair : l’intégration ne doit plus être mesurée uniquement au nombre d’accords signés, mais à leur capacité à produire des échanges, des investissements, des emplois et de la valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Secteur bancaire : Le DG de Citibank Cameroon dévoile les nouveaux leviers de la finance en Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[lefinancier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 10:17:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Bureau d’information sur le crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Citibank Cameroon]]></category>
		<category><![CDATA[Gordon Acha]]></category>
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					<description><![CDATA[Le crédit, la transparence et la confiance en sont les trois identifiés par Gordon Acha dans une interview accordée au magazine « « Banques du Cameroun » de l’Apeccam, édition&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le crédit, la transparence et la confiance en sont les trois identifiés par Gordon Acha dans une interview accordée au magazine « « Banques du Cameroun » de l’Apeccam, édition de juillet 2026.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les réformes actuellement engagées dans la Cemac, notamment le Bureau d’Information sur le Crédit (BIC) et les mécanismes de mise à l’index, traduisent-elles selon vous l’émergence d’un nouveau régime du crédit en Afrique Centrale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, je le crois sincèrement. L’une des réalités que j’ai observées au fil des années est que trop de décisions de crédit ont été prises sans une vision complète des engagements réels des emprunteurs à travers l’ensemble du système financier. Nous avons observé des situations où un client en défaut de paiement auprès d’un établissement pouvait continuer à obtenir des financements auprès d’autres institutions, simplement parce que l’information n’était pas disponible ou n’était pas utilisée de manière optimale. Dans certains cas, des emprunteurs accumulaient des dettes auprès de plusieurs établissements sans que l&rsquo;un d&rsquo;entre eux dispose d&rsquo;une visibilité complète sur leur niveau d&rsquo;endettement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont connues : dégradation de la qualité des portefeuilles, augmentation des pertes sur crédit et, au final, renchérissement du coût du financement pour l’économie dans son ensemble. Une partie de l’explication des niveaux encore élevés de créances en souffrance dans notre région réside justement dans cette asymétrie d’information et dans une discipline du crédit qui n’a pas toujours été appliquée avec la même rigueur par tous les acteurs. Lorsque les taux de créances en souffrance avoisinent encore les 14 %, cela traduit la nécessité de renforcer la discipline à l’échelle de tout l’écosystème. C’est précisément ce qui rend la mise en place du BIC si importante. Cette réforme permet de réduire les zones d’ombre qui ont longtemps caractérisé nos marchés du crédit. Elle favorise une meilleure prise de décision, encourage un comportement plus responsable des emprunteurs et renforce la confiance dans le système financier.   Une autre évolution mérite également d’être soulignée : la réglementation relative à la <em>« Mise en Index ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme pourrait constituer une avancée majeure dans le renforcement de la discipline de crédit. En prévoyant la déclaration des emprunteurs défaillants en vue de leurs sanctions et, dans certains cas, des dirigeants des entreprises concernées, elle envoie un signal clair : les engagements financiers doivent être respectés. Je pense que ce dispositif aura un véritable effet dissuasif à l’égard des défauts stratégiques et des comportements irresponsables. Cependant, l’efficacité d’un tel mécanisme dépend également des incitations qu’il crée. À mon sens, l’objectif doit être d’encourager un maximum de déclarations et un maximum de transparence. Toute disposition qui impose aux banques un coût financier supplémentaire pour déclarer un client défaillant risque d’affaiblir l’efficacité du dispositif. Lorsqu’une banque supporte déjà une créance douteuse, lui demander de payer un pourcentage additionnel du montant en défaut pour permettre la mise en index peut créer un effet contre-productif. Certaines institutions pourraient être tentées de passer la créance en perte plutôt que de supporter des coûts additionnels liés à son signalement. Pour être pleinement efficace, un système de déclaration doit encourager la remontée d’information et non la pénaliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, un écosystème de crédit sain ne peut exister que si emprunteurs, établissements financiers et régulateurs assument chacun pleinement leurs responsabilités. Réduire les créances en souffrance n’est pas uniquement une préoccupation bancaire ; c’est un enjeu économique majeur. Chaque franc immobilisé dans une créance douteuse est un franc qui ne finance ni l’investissement, ni l’entrepreneuriat, ni la création d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Citi est présente dans plus d’une centaine de pays. Quels enseignements la Cemac pourrait-elle tirer d’autres régions du monde en matière de gestion du risque de crédit et de discipline financière ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une leçon ressort particulièrement : une croissance durable du crédit repose sur trois piliers fondamentaux : l&rsquo;information, la discipline et la confiance. Les systèmes financiers les plus performants disposent tous d&rsquo;informations fiables, de mécanismes efficaces de partage de données, d&rsquo;un cadre juridique solide, d&rsquo;une identification robuste des acteurs économiques et d&rsquo;institutions capables d&rsquo;assurer le respect des règles. L&rsquo;exemple du Kenya est particulièrement inspirant. Le succès de M-Pesa n&rsquo;est pas uniquement le résultat d&rsquo;une innovation technologique. Il est également le fruit d&rsquo;une vision à long terme portée conjointement par les régulateurs, les pouvoirs publics, les opérateurs de télécommunications et les institutions financières. Aujourd&rsquo;hui, M-Pesa est bien plus qu&rsquo;une plateforme de paiement. C&rsquo;est une véritable infrastructure économique qui soutient le commerce, l&rsquo;épargne, le crédit et l&rsquo;inclusion financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience offre un enseignement important pour l&rsquo;Afrique centrale. Au Cameroun, le Mobile Money représente aujourd&rsquo;hui près de 220 milliards de Fcfa de transactions par jour, soit environ 7500 milliards de Fcfa par mois. Au-delà de ces volumes impressionnants, ce qui est remarquable est la richesse des informations générées par ces flux : activité économique, habitudes de consommation, flux de trésorerie, comportement de paiement ou encore résilience financière des ménages et des entreprises. L&rsquo;opportunité ne réside pas uniquement dans les transactions elles-mêmes. Elle réside dans l&rsquo;intelligence économique contenue dans ces données et dans notre capacité à les exploiter de manière responsable pour améliorer l&rsquo;accès au financement tout en renforçant la gestion des risques. Il y a également une réflexion sur la politique publique à mener. À mesure que le Mobile Money poursuit sa croissance, nous devons veiller à ne pas l&rsquo;appréhender uniquement sous l&rsquo;angle des recettes fiscales de court terme. Des prélèvements excessifs ou des mesures qui augmentent fortement le coût des transactions risquent de ralentir l&rsquo;adoption, de réduire l&rsquo;activité et de décourager l&rsquo;inclusion financière. Les bénéfices économiques à long terme d&rsquo;un écosystème numérique dynamique sont probablement bien supérieurs aux recettes immédiates que pourraient générer des politiques trop contraignantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les créances en souffrance sont souvent analysées sous l’angle bancaire. Dans quelle mesure reflètentelles également des problématiques plus larges liées à la gouvernance des entreprises et à l’environnement des affaires ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À mon sens, les créances en souffrance sont davantage le symptôme d&rsquo;un problème que le problème lui-même. Elles peuvent révéler des faiblesses de gouvernance, des insuffisances dans la qualité de l&rsquo;information financière, des lacunes dans la gestion des risques ou encore certaines contraintes de l&rsquo;environnement économique et juridique. En tant que banquiers, nous avons parfois tendance à nous concentrer sur le crédit lui-même. Pourtant, la qualité du portefeuille bancaire reflète souvent la qualité globale de l&rsquo;environnement des affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Plus les standards de gouvernance, de transparence et de discipline financière sont élevés, meilleure est généralement la qualité du crédit. Observez-vous aujourd’hui une évolution du comportement des emprunteurs face aux nouvelles exigences de transparence, de conformité et de gestion du risque ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Absolument. De plus en plus d’entreprises comprennent que la transparence n’est plus seulement une exigence réglementaire ; elle devient un véritable avantage compétitif. Les entreprises qui souhaitent accéder aux marchés internationaux, attirer des investisseurs ou participer aux chaînes de valeur mondiales savent désormais que la qualité de leur gouvernance et de leur information financière constitue un facteur clé de succès. J’observe une volonté croissante de renforcer les standards de reporting, les dispositifs de contrôle interne et les pratiques de gestion. Les emprunteurs comprennent également que davantage de transparence se traduit souvent par un meilleur accès au financement, des conditions plus compétitives et des relations plus durables avec leurs partenaires financiers. Le développement des infrastructures de données financières</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourrait-il transformer durablement les conditions de financement des entreprises en Afrique centrale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans aucun doute. Je pense même que l&rsquo;une des plus grandes opportunités pour notre région consiste à faire évoluer le Bureau d&rsquo;Information sur le Crédit (BIC) d&rsquo;un simple registre des défauts vers une véritable infrastructure du crédit. Lorsqu&rsquo;on évoque le BIC, beaucoup pensent immédiatement à l&rsquo;identification des mauvais payeurs. C&rsquo;est évidemment important, mais l&rsquo;ambition doit être beaucoup plus large. À terme, les données bancaires traditionnelles pourraient être enrichies par d&rsquo;autres sources d&rsquo;informations pertinentes : transactions Mobile Money, paiements de factures, historiques d&rsquo;assurance ou autres indicateurs de comportement financier. Pour des millions d&rsquo;Africains, le téléphone portable est déjà devenu leur principal outil financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;avenir du BIC ne devrait pas se limiter à nous dire qui présente un risque de défaut. Il devrait également nous aider à identifier les personnes et les entreprises qui, par leur comportement financier, méritent d&rsquo;accéder au crédit. Cette évolution pourrait être particulièrement bénéfique pour les très petites entreprises, les PME et les entrepreneurs qui disposent parfois d&rsquo;une excellente discipline financière sans pour autant avoir accès au financement formel. Le Mobile Money est déjà l&rsquo;une des plus grandes innovations financières du continent. Associé à une infrastructure moderne du crédit, à une identité numérique fiable et à une utilisation responsable de la donnée, il pourrait profondément transformer l&rsquo;inclusion financière dans notre région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment évoluent les métiers du risque et du crédit à l’ère de la digitalisation, des données et de l’intelligence artificielle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La transformation est considérable. Dans l’ensemble du secteur bancaire, y compris chez Citi, nous investissons fortement dans les capacités numériques, l’analytique avancée, l’intelligence artificielle et l’automatisation. Je ne crois pas que l’intelligence artificielle remplacera les banquiers. En revanche, elle nous permettra de prendre de meilleures décisions, de détecter les risques plus tôt, d’améliorer le suivi des portefeuilles et d’élargir l’accès aux services financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Afrique, l’un des usages les plus prometteurs réside dans l’exploitation des données alternatives, notamment celles issues du Mobile Money et des transactions numériques, afin d’améliorer l’évaluation du risque de crédit. L’avenir n’est pas le remplacement du jugement humain ; c’est son renforcement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans quelle mesure la modernisation des dispositifs de gestion du risque de crédit constitue-t-elle un levier de confiance pour les investisseurs étrangers ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La confiance des investisseurs repose avant tout sur la transparence et la prévisibilité. Les investisseurs internationaux souhaitent comprendre les risques, les mesurer et les gérer. Plus les infrastructures de crédit, les standards de reporting financier et les cadres réglementaires sont robustes, plus les investisseurs sont disposés à engager des capitaux sur le long terme. D&rsquo;une certaine manière, les infrastructures d&rsquo;information financière sont aussi importantes que les infrastructures physiques. Une meilleure information réduit l&rsquo;incertitude, diminue les primes de risque et favorise l&rsquo;investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En renforçant son architecture financière, la Cemac envoie un signal fort aux investisseurs internationaux : celui d&rsquo;une région engagée dans la transparence, la discipline et la croissance durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’horizon des cinq prochaines années, quelles transformations majeures anticipez-vous pour le secteur bancaire camerounais et sous-régional ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vois cinq grandes tendances se dessiner. La première est l&rsquo;accélération de la digitalisation des services financiers. La deuxième est l&rsquo;adoption croissante de l&rsquo;intelligence artificielle et de l&rsquo;analytique avancée. La troisième est le renforcement de la discipline du crédit grâce à un meilleur partage de l&rsquo;information. La quatrième est l&rsquo;approfondissement de l&rsquo;inclusion financière porté par le Mobile Money et les services financiers numériques. La cinquième est l&rsquo;intégration régionale croissante, notamment à travers la Zlecaf et la modernisation des systèmes de paiement. Ce qui m&rsquo;enthousiasme le plus est la possibilité de concilier discipline et inclusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;expérience de M-Pesa nous montre ce qui peut être accompli lorsque l&rsquo;innovation, la réglementation et la vision de long terme avancent ensemble. Si nous voulons que le Mobile Money joue en Afrique centrale un rôle aussi transformateur que celui qu&rsquo;il a joué en Afrique de l&rsquo;Est, nous devons continuer à favoriser son adoption et son utilisation. C&rsquo;est la taille de l&rsquo;écosystème qui permettra d&rsquo;en libérer pleinement les bénéfices économiques, financiers et sociaux. En combinant Mobile Money, paiements numériques, intelligence artificielle, systèmes d&rsquo;identification fiables et infrastructures modernes du crédit, nous avons l&rsquo;opportunité d&rsquo;élargir l&rsquo;accès au financement à des millions de personnes et d&rsquo;entreprises tout en préservant la discipline nécessaire à la stabilité du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, l&rsquo;avenir du crédit en Cemac ne dépendra pas de notre capacité à prêter davantage, mais de notre capacité à mieux partager l&rsquo;information, à renforcer la discipline de marché et à utiliser la technologie pour élargir l&rsquo;accès au financement de manière responsable. Notre ambition ne doit pas être simplement de créer plus de crédit. Elle doit être de bâtir un système financier plus transparent, plus inclusif, plus résilient et davantage au service du développement économique de notre région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Protection des consommateurs bancaires : L’Association gabonaise des usagers des banques reconnue par la Cobac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 08:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Association gabonaise des usagers des banques]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Cobac]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération des associations des consommateurs des produits et services financiers]]></category>
		<category><![CDATA[Gildas Ndzengue Mbomba]]></category>
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					<description><![CDATA[Elle figure désormais sur la liste 2026 des organisations habilitées à défendre les consommateurs de produits et services bancaires dans la zone Cemac. L’Association gabonaise des usagers des banques (Agub),&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Elle figure désormais sur la liste 2026 des organisations habilitées à défendre les consommateurs de produits et services bancaires dans la zone Cemac.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Association gabonaise des usagers des banques (Agub), dirigée par Gildas Ndzengue Mbomba, bénéficie désormais de la reconnaissance de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) en matière de défense des consommateurs de produits et services bancaires au sein de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (Cemac). L’association figure en effet sur la liste 2026 des organisations retenues par le régulateur bancaire communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconnaissance, formalisée dans un courrier du Secrétariat général de la Cobac adressé le 24 août à la Fédération des associations des consommateurs des produits et services financiers dans la Cemac, confirme l’inscription de l’Agub dans le dispositif régional de protection des usagers des services bancaires. Le document précise que l’association dispose de l’autorisation requise des autorités nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, l’Agub a notamment vocation à informer et sensibiliser les usagers sur leurs droits et obligations, à les accompagner dans la compréhension des produits et services bancaires. Il s&rsquo;agit aussi pour elle de contribuer au règlement des difficultés pouvant survenir dans leurs relations avec les établissements financiers. Elle peut également servir de relais entre les consommateurs, les banques et les autorités compétentes, notamment sur les questions relatives aux frais et commissions, aux conditions de crédit, aux opérations bancaires ou encore à la qualité des services proposés. À travers ces actions, l’association entend contribuer à un meilleur équilibre dans la relation entre les établissements financiers et leurs clients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que cette procédure de reconnaissance de l&rsquo;Agub s’inscrit dans le cadre du règlement n°01/20/Cemac/Umac/Cobac du 3 juillet 2020, relatif à la protection des consommateurs des produits et services bancaires dans la sou-région. La Cobac précise toutefois que les activités des associations retenues doivent être exercées dans le strict respect des dispositions de ce règlement et de ses textes subséquents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Valable depuis le 1er janvier 2026, cette liste recense huit associations de consommateurs établies dans six pays de l&rsquo;Afrique centrale, notamment au Cameroun, en République centrafricaine, au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale et au Tchad. Pour le Gabon, l’Agub est la seule organisation mentionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconnaissance intervient dans un contexte où les relations entre banques et clients soulèvent régulièrement des préoccupations liées à l’information des usagers, aux conditions tarifaires et aux opérations bancaires. Pour l’Agub elle constitue surtout une assise institutionnelle supplémentaire pour poursuivre ses actions en faveur des droits et intérêts des usagers gabonais des services financiers.</p>
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		<title>Afrique centrale : La Cosumaf lance une enquête statistique pour booster l’éducation financière en Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 09:23:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Cosumaf]]></category>
		<category><![CDATA[Education financière]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Institut national de la statistique]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Adiaba-Nkembe]]></category>
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					<description><![CDATA[Menée du 1er juillet au 25 août 2026 avec l’INS du Cameroun, l’Instat Gabon et l’Icasees de Centrafrique, avec l’appui de l’Ocde, elle vise à disposer de données fiables sur&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Menée du 1er juillet au 25 août 2026 avec l’INS du Cameroun, l’Instat Gabon et l’Icasees de Centrafrique, avec l’appui de l’Ocde, elle vise à disposer de données fiables sur les connaissances, les comportements et les pratiques financières des populations de la sous-région.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion de l’inclusion financière constitue aujourd’hui un enjeu majeur de développement économique et social. Dans un contexte marqué par la modernisation progressive des services financiers, le développement des solutions numériques, l’usage croissant de la monnaie électronique et la diversification des produits financiers, disposer de données fiables sur les connaissances, les comportements et les pratiques financières des populations devient un impératif. C’est fort de cela que la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) a lancé, du 1er juillet au 25 août 2026, avec l’appui de l’Ocde, l’enquête internationale sur l’éducation financière et le bien-être des adultes en Cemac. Celle-ci se fera en collaboration avec l’Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, l’Instat Gabon et l’Icasees de Centrafrique. Sont ciblées les personnes âgées de 18 à 79 ans.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’efficience opérationnelle et la maîtrise des coûts en ligne de mire au Cameroun</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, l’enquête susmentionnée vise les personnes résidant habituellement dans des ménages ordinaires des villes de Douala et Yaoundé. Pour des raisons d’efficience opérationnelle et de maîtrise des coûts, la présente enquête sera adossée à la 7e Enquête par grappes à indicateurs multiples (Mics-7), réalisée par l’INS en 2026.&nbsp;<em>« Cette approche permet de capitaliser sur les travaux préparatoires déjà réalisés dans le cadre de la Mics-7, notamment la cartographie, le dénombrement exhaustif des ménages et la sélection des unités primaires de sondage. Elle évite ainsi la réalisation d’un nouveau dénombrement des ménages, réduisant considérablement les coûts, les délais de mise en œuvre et les contraintes logistiques de l’enquête »</em>, renseigne la synthèse méthodologique de l’enquête produite par l’INS. 110 zones de dénombrement sont enregistrées, dont 58 à Douala et 52 à Yaoundé. 1 650 logements seront sélectionnés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une opération adossée au 4e recensement de la population en RCA</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En Centrafrique, les ménages seront sélectionnés par l’Icasees à partir de la liste des ménages du 4e recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), par tirage systématique aléatoire.&nbsp;<em>« Dans chaque ménage sélectionné, l’enquêteur dressera la liste de toutes les personnes âgées de 18 à 79 ans résidant habituellement dans le ménage. Ensuite, un seul adulte sera sélectionné de manière aléatoire. Aucune substitution ne sera faite par l’enquêteur. Si la personne sélectionnée est absente, l’enquêteur devra effectuer des revisites avant de déclarer le cas comme non-réponse »</em>, souligne l’organisme public centrafricain en charge des statistiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un échantillon de 1 000 ménages ciblés au Gabon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’Institut national de la statistique (Instat) du Gabon,&nbsp;<em>« il s’agit d’une enquête quantitative transversale par questionnaire standardisé, conduite auprès des ménages gabonais résidant dans la ville de Libreville »</em>. 500 ménages, soit 50 % de l’échantillon, sont ciblés dans la capitale du Gabon, contre 300, soit 30 %, à Owendo et 200, soit 20 %, à Akanda. La collecte est réalisée en mode Capi (interview personnelle par ordinateur assisté) via des tablettes. Toutefois, un formulaire papier de secours est prévu pour les zones à faible couverture réseau ou en prévision des dysfonctionnements de la connexion internet.</p>
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		<item>
		<title>Marché financier : Geneva Investment Corporation, la première agence de notation financière en Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 10:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Agence de notation financière]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Cosumaf]]></category>
		<category><![CDATA[Geneva Investment Corporation]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Adiaba-Nkembe]]></category>
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					<description><![CDATA[Elle a reçu son agrément du Collège de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale, le 7 août 2026. Par décision du 7 août 2026, le Collège&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Elle a reçu son agrément du Collège de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale, le 7 août 2026.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par décision du 7 août 2026, le Collège de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) sous la houlette de Jacqueline Adiaba-Nkembe, sa présidente, a décidé d’octroyer un agrément à la société Geneva Investment Corporation (GNV Invest Rating S.A) pour exercer en qualité d’agence de notation sur ledit marché. L’acte signé par la présidente de la Cosumaf, fait suite à la demande introduite le 27 octobre 2025 auprès du régulateur du marché financier régional par Serge Mathieu Kombou, Administrateur Directeur général (ADG) de ladite société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le présent agrément lui permet d’exercer ses activités dans les limites des catégories d’entités d’émetteurs, d’émissions et d’instruments financiers couvertes par les méthodologies communiquées à la Cosumaf. <em>« Toute méthodologie nouvelle ou substantiellement modifiée est transmise à la Cosumaf avant sa mise en œuvre, conformément à la réglementation applicable », </em>insiste le régulateur. Il lui est aussi demandé de veiller en permanence au maintien des moyens humains, techniques et financiers adaptés à son volume d’activités, ainsi qu’à l’indépendance de ses comités de notation. A cela s’ajoutent notamment la séparation des activités commerciales et de celles de notation, la prévention des conflits d’intérêts, ainsi que la formation continue de ses dirigeants, analystes et membres des comités de notation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, en cas de manquement à la réglementation du marché financier ou des obligations fixées dans la présente décision, la Cosumaf se réserve le droit de prononcer des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait d’agrément, sans préjudice d’autres sanctions administratives ou judiciaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ses missions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Basée à Douala, au Cameroun, GNV Invest Rating S.A, se spécialisera dans l’analyse du risque de crédit d’une large palette d’acteurs économiques et financiers dans la sous-région, et potentiellement au-delà. Ses cibles de prédilection seront les établissements de crédit et financiers dont l’évaluation de la solidité financière constitue un enjeu majeur pour la stabilité du système financier régional. A ceux-là, s’ajoutent les compagnies d’assurances et les établissements de microfinance (EMF), considérés comme des moteurs de l’inclusion financière et du financement de l’économie informelle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà, la pionnière des agences de notation dans la sous-région devra également aider les États à lever des fonds sur les marchés financiers régionaux et internationaux, via des évaluations qui viendront compléter celles des <em>« majors »</em> comme Fitch Ratings ou encore Standard &amp; Poor’s pour ne citer que celles-là. Ce faisant, elle offrira une perspective régionale sur la soutenabilité de la dette publique et des risques souverains. En outre, GNV Invest Rating S.A n’exclut pas les petites et moyennes entreprises (PME) de son champs d’actions. Elles peuvent solliciter ses services pour améliorer leur accès au financement et renforcer leur crédibilité auprès des investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une alternative aux notations des agences internationales</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle agence de notation financière de la Cemac revêt d’un enjeu stratégique. Selon les experts financiers contactés par LFA, elle permettra de légitimer les notes souveraines données aux Etats. Lesquelles font très souvent l’objet de vives contestations de la part de ces derniers qui les jugent inappropriées, en total déphasage avec la réalité, voire même partisanes. Mais, avant, son principal défi sera sa propre légitimation vis-à-vis des Etats et autres institutions y compris auprès des agences de notation internationales. Pour ce faire, les experts lui proposent <em>« une méthodologie d’analyse intègre un ensemble de paramètres comme le cadre juridique, l’environnement économique et politique, les questions de gouvernance, le potentiel de croissance de l’entité notée, ainsi qu’un ensemble de ratios financiers pertinents »</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour s’imposer, elle devra s’appuyer sur les trois piliers fondamentaux que sont la transparence, l’indépendance et la robustesse analytique. Des outils clés pour obtenir la confiance des marchés. Aussi, la qualité des dirigeants et des experts recrutés, viendra accroître la crédibilité de la première agence de notation financière de la Cemac.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Introduction boursière : La valeur Renaprov Finance admise aux opérations du DCU de la Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 14:02:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bourse]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Introduction boursière]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Banga Ntolo]]></category>
		<category><![CDATA[opérations du DCU]]></category>
		<category><![CDATA[Renaprov Finance S.A.]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son communiqué du 21 juillet 2026, Louis Banga Ntolo, le DG de la Bvmac, indique que cette étape précède son arrivée prochaine à la cote. L’on s’achemine&#160;résolument&#160;vers l’introduction de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son communiqué du 21 juillet 2026, Louis Banga Ntolo, le DG de la Bvmac, indique que cette étape précède son arrivée prochaine à la cote.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’on s’achemine&nbsp;résolument&nbsp;vers l’introduction de Renaprov Finance S.A. à la cote de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac). Dans un communiqué du 21 juillet 2026, Louis Banga Ntolo, son Directeur général, informe le public et les intervenants du marché financier de l’admission officielle de la valeur « Renaprov Finance », libellée « Action Renaprov », aux mécanismes du Dépositaire central unique (DCU) de la Cemac depuis le 30 juin 2026. Une étape en prélude à <em>« son arrivée prochaine à la cote de la Bvmac, pour un montant global émis de 1,09 milliard de Fcfa, soit 52 019 actions au prix unitaire de 21 000 Fcfa »</em>, indique-t-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une opération de levée de fonds en deçà des objectifs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de son introduction à la Bvmac, Renaprov Finance avait lancé deux fenêtres lors de son opération de levée de fonds. Celle-ci devait lui permettre de lever 8,4 milliards de Fcfa à travers l’émission de 400 000 actions nouvelles au prix unitaire de 21 000 Fcfa. Malheureusement, l’établissement de microfinance (EMF) n’a pu lever qu’environ 1,1 milliard de Fcfa, soit 13 % seulement de l’objectif visé au terme de la première période de souscription, allant du 15 décembre 2025 au 15 mars 2026. Malgré ce résultat jugé « insatisfaisant », les initiateurs soutiennent néanmoins que cette opération confirme la solidité du modèle économique de Renaprov Finance S.A. et l’adhésion du marché à sa vision stratégique<em>. « Nous saluons la confiance des premiers investisseurs qui ont apporté 1,1 milliard de Fcfa. Si le socle de notre transformation est ainsi posé, nous ouvrons cette dernière fenêtre pour transformer l’essai et&nbsp;<strong>bâtir</strong>&nbsp;ensemble l’avenir »</em>, se réjouissaient-ils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rectifier le tir, Afriland Bourse and Investment, arrangeur principal de ladite opération, avait annoncé une seconde et dernière fenêtre de 30 jours, s’étendant du 15 avril au 15 mai 2026. Si l’on n’en sait rien des résultats obtenus jusqu’ici, Renaprov Finance S.A. indiquait néanmoins que <em>« cette phase de clôture s’adresse à quatre segments clés, à savoir : les institutionnels, pour qu’ils accompagnent la montée en puissance d’un futur leader régional ; le grand public, pour faire fructifier son épargne dans une entreprise en pleine croissance ; la diaspora, pour investir dans le développement technologique du pays ; et les clients et employés, pour leur permettre de participer directement aux fruits de la croissance de leur institution ».</em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À propos de Renaprov Finance S.A.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Se présentant comme un acteur de référence de la microfinance au Cameroun, Renaprov Finance S.A. entend, dans le cadre de son introduction en bourse, accélérer sa mutation pour offrir une finance de proximité, moderne et inclusive, à travers toute la zone Cemac. L’établissement compte 28 agences et 30 ans d’expertise. Pour l’accompagner dans cet objectif, Afriland Bourse &amp; Investment et le syndicat de placement se disent prêts à orienter les futurs souscripteurs via leur réseau de placement ainsi que dans les agences de l’EMF à travers le pays.</p>
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			</item>
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		<title>Agrément unique des établissements de crédit : La Beac étend ses opérations courantes aux succursales des banques agréées en zone Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 09:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Agrément unique des établissements de crédit]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Succusarles]]></category>
		<category><![CDATA[Yvon Sana Bngui]]></category>
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					<description><![CDATA[Une instruction signée le 10 juillet 2026 par son gouverneur, Yvon Sana Bangui, fixe les conditions de leur éligibilité. Les succursales des établissements de crédit implantées sous le régime de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une instruction signée le 10 juillet 2026 par son gouverneur, Yvon Sana Bangui, fixe les conditions de leur éligibilité.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les succursales des établissements de crédit implantées sous le régime de l&rsquo;agrément unique dans la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (Cemac) sont désormais éligibles aux opérations courantes de la Banque des États de l&rsquo;Afrique centrale (Beac). Ainsi en a décidé le gouverneur de l&rsquo;institution, Yvon Sana Bangui, à travers une instruction signée le 10 juillet 2026, dont LFA a obtenu copie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la Banque centrale, cette décision s&rsquo;inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Règlement n° 01/24/Cemac/Umac/Cobac du 20 décembre 2024 portant agrément unique des établissements de crédit dans la Cemac.&nbsp;Par cet acte, elle permet aux nouveaux établissements agréés sous le régime de l&rsquo;agrément unique comme succursales bancaires, de fonctionner de manière autonome et indépendante de leurs maisons mères installées dans un autre pays de la Cemac et jouissant d&rsquo;un agrément d&rsquo;établissement de crédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agissant comme mandataires de leurs établissements propriétaires, les succursales bancaires disposent, selon cette instruction, d&rsquo;une autonomie technique et opérationnelle pour les besoins des systèmes de paiement. À ce titre, elles peuvent solliciter l&rsquo;ouverture d&rsquo;un compte courant dans les livres de la Beac ainsi qu&rsquo;un accès direct aux systèmes et moyens de paiement, notamment aux plateformes Sygma et Systac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les modalités d&rsquo;ouverture du compte courant et d&rsquo;adhésion aux systèmes de paiement en vigueur sont applicables à ces succursales. L&rsquo;article 4 de l&rsquo;instruction précise toutefois qu&rsquo;en raison de l&rsquo;absence de personnalité juridique des succursales bancaires, les conventions d&rsquo;ouverture des comptes courants sont signées par les représentants légaux des établissements propriétaires, dûment habilités à cet effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, l&rsquo;article 5 stipule que <em>« les succursales des établissements de crédit implantées sous le régime de l&rsquo;agrément unique dans la Cemac ne peuvent avoir accès, de façon autonome, aux différents compartiments du marché monétaire, y compris celui des valeurs du Trésor, sauf dérogation expresse du gouverneur ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la banque centrale, à travers ses directions nationales et ses directions centrales parties prenantes au siège, assure le support technique nécessaire au démarrage des activités habituellement réservées aux nouveaux établissements agréés, conformément aux dispositions en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Politique monétaire : La Beac veut adopter le yuan comme monnaie de réserve en Cemac</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/09/politique-monetaire-la-beac-veut-adopter-le-yuan-comme-monnaie-de-reserve-en-cemac/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 15:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[Huawei]]></category>
		<category><![CDATA[monnaie de réserve]]></category>
		<category><![CDATA[Yuan]]></category>
		<category><![CDATA[Yvon Sanna Bangui]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La mesure, envisagée lors des échanges du 3 juillet 2026 à Yaoundé entre le gouverneur Yvon Sana Bangui et une délégation de Huawei, vise à supprimer les coûts liés à la triple conversion monétaire (Fcfa, euro, dollar américain et yuan) et à fluidifier les échanges commerciaux entre les pays de la sous-région et la Chine.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Renforcer la résilience, façonner une finance plus intelligente avec la Beac. »</em>&nbsp;Tel est l&rsquo;objectif du partenariat en gestation entre la Banque des États de l&rsquo;Afrique centrale (Beac) et le géant chinois des technologies Huawei. Le gouverneur de la Banque centrale, Yvon Sana Bangui, assisté du vice-gouverneur, a exploré, le 3 juillet 2026 à Yaoundé, avec une délégation chinoise conduite par Fernando Liu, président de la division « Banque centrale » de Huawei Digital Finance, les contours d&rsquo;un partenariat stratégique axé sur la modernisation financière, la traçabilité des flux et la diversification des réserves de change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce dernier volet, l&rsquo;institut d&rsquo;émission des six États de la Cemac envisage l&rsquo;adoption du yuan chinois (CNY) comme monnaie de réserve. Une orientation qui, selon son gouverneur, se justifie par le fait que la Chine est désormais le premier partenaire commercial de la sous-région. Sa mise en œuvre permettrait de supprimer les coûts liés à la triple conversion monétaire (Fcfa, euro, dollar américain et yuan) et de fluidifier les échanges commerciaux avec la Chine, contribuant ainsi au renforcement de la résilience monétaire de la Cemac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a également permis à Huawei de présenter sa vision de la transformation numérique des banques centrales. Le groupe a mis en avant son expertise dans les domaines du cloud unifié, de l&rsquo;intelligence artificielle (IA) et des solutions de monnaie numérique de banque centrale (Mnbc).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saisissant l&rsquo;occasion de ces échanges, le gouverneur de la Beac a insisté sur la nécessité, pour la Cemac, de mieux capter et sécuriser les flux financiers générés par des échanges commerciaux de plus en plus importants avec la Chine. Il a notamment évoqué l&rsquo;objectif d&rsquo;assurer une traçabilité complète des transactions financières entre les deux partenaires, afin de renforcer la transparence, de lutter contre les circuits informels et de consolider la souveraineté économique de la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour donner une suite concrète à ces discussions, une visite officielle du gouverneur de la Beac auprès de son homologue de la Banque populaire de Chine (BPC) devrait être organisée prochainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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