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	<title>Consensus d’Ezulwini &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Géopolitique : Les Brics veulent passer du discours à l’action</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 14:07:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[BRICS]]></category>
		<category><![CDATA[Consensus d’Ezulwini]]></category>
		<category><![CDATA[Déclaration de New-Delhi]]></category>
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					<description><![CDATA[Les membres de cette organisation ont adopté la semaine dernière en Inde, une déclaration de 140 points dans le but de peser davantage sur les règles du jeu international. Réunis à&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les membres de cette organisation ont adopté la semaine dernière en Inde, une déclaration de 140 points dans le but de peser davantage sur les règles du jeu international.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à New Delhi, la capitale indienne, les 12 et 13 septembre 2026, les dirigeants du groupe élargi des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Iran, Égypte, Émirats arabes unis, Indonésie et Éthiopie) ont adopté au terme des assises, une déclaration de 140 points qui traduit une ambition désormais assumée : peser davantage sur les règles du jeu international. Le document ne constitue pas une rupture avec l’ordre existant, mais revendique une redistribution de la représentation et des capacités d’action au profit des économies émergentes et en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première résolution concerne la gouvernance mondiale. Ici, les Brics réclament une réforme des institutions multilatérales afin de mieux tenir compte du poids actuel des économies du Sud. Le Conseil de sécurité des Nations unies est directement concerné. Le groupe réaffirme son soutien aux aspirations du Brésil et de l’Inde à jouer un rôle accru au sein de cette instance, tout en reconnaissant les revendications africaines exprimées à travers le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est sur le terrain économique et financier que la déclaration pourrait produire les effets les plus concrets. Sur ce plan en effet, les Brics dénoncent la multiplication des droits de douane et des mesures non tarifaires qu’ils jugent contraires aux règles de l’Organisation mondiale du commerce. Ils critiquent également les mesures protectionnistes présentées sous couvert d’objectifs environnementaux, notamment les mécanismes d’ajustement carbone aux frontières. Pour les économies africaines, fortement dépendantes des exportations de matières premières et confrontées à des coûts élevés de mise aux normes, l’enjeu est loin d’être théorique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, les Brics veulent accélérer la diversification des paiements internationaux. La déclaration confirme de ce fait la poursuite des travaux sur l’interopérabilité des systèmes de paiement et le règlement des échanges et investissements en monnaies locales. Il ne s’agit donc pas de créer immédiatement une monnaie commune, mais de construire progressivement des mécanismes permettant de réduire les coûts, les risques et la dépendance à certains circuits financiers internationaux. Dans cette architecture, la Nouvelle Banque de développement (NDB) apparaît comme un instrument stratégique. Les dirigeants souhaitent accroître sa capacité de mobilisation des ressources, développer les financements en monnaies locales, diversifier ses sources de financement et soutenir les infrastructures, l’intégration économique et la réduction des inégalités dans le Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déclaration ouvre également des perspectives dans l’intelligence artificielle, le climat et la transition énergétique. Sur cet aspect, les Brics plaident pour une gouvernance de l’IA fondée sur la sécurité, l’accessibilité et l’inclusion, avec une attention particulière aux besoins du Sud global. Sur le climat, ils insistent sur le déficit de financement de l’adaptation et la nécessité de rendre les projets climatiques davantage bancables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la question essentielle : comment transformer ces engagements en résultats ? C’est probablement le principal enseignement de New Delhi. Le groupe dispose désormais d’un poids économique, démographique et politique considérable. Mais son efficacité dépendra de sa capacité à transformer les déclarations de principe en instruments opérationnels : paiements transfrontaliers réellement interopérables, financements accessibles, infrastructures effectivement réalisées, coopération technologique et représentation accrue du Sud dans les institutions internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Afrique, le message est donc double. Le nouvel ordre économique qui se dessine peut ouvrir des marges de manœuvre supplémentaires. Encore faut-il que les économies africaines disposent des infrastructures, des institutions et des stratégies commerciales nécessaires pour en tirer parti. New Delhi ne signe pas la fin de l’ancien système. Il confirme plutôt que le rapport de force est en train de changer. Aux pays du continent de ne pas rester spectateurs de cette recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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