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	<title>Cosumaf Focus &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Restructuration de la dette en Afrique Centrale : La Cosumaf met  les fonds de titrisation au centre du débat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 08:11:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Cosumaf]]></category>
		<category><![CDATA[Cosumaf Focus]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Adiaba-Nkembe]]></category>
		<category><![CDATA[One Africa Forums]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion d&#8217;une nouvelle édition de Cosumaf Focus, régulateurs et professionnels du marché financier de l&#8217;Afrique centrale échangent ce 28 septembre sur le rôle des fonds de titrisation dans la&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l&rsquo;occasion d&rsquo;une nouvelle édition de Cosumaf Focus, régulateurs et professionnels du marché financier de l&rsquo;Afrique centrale échangent ce 28 septembre sur le rôle des fonds de titrisation dans la gestion de la dette souveraine des États membres.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission de surveillance du marché financier de l&rsquo;Afrique centrale (Cosumaf) et One Africa Forums organisent une conférence en ligne ce lundi 28 septembre 2026. La rencontre s&rsquo;inscrit dans la série « Cosumaf Focus « . Le thème retenu porte sur la restructuration de la dette et sur les fonds de titrisation présentés comme véhicules adaptés à cet exercice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cosumaf est l&rsquo;organe communautaire chargé de la surveillance du marché financier de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (Cemac). Elle assure la tutelle et le contrôle des produits et transactions de placement proposés au public dans la sous région. Parmi ses missions figurent la réglementation et le suivi du marché de la titrisation, ainsi que l&rsquo;organisation du marché financier régional. La commission a par ailleurs publié en 2026 un projet d&rsquo;instruction relatif à l&rsquo;agrément des organismes de titrisation, dans le cadre du Règlement Cemac/Umac/Cm/Cosumaf du 21 juillet 2022 portant organisation et fonctionnement du marché financier de l&rsquo;Afrique Centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dette publique des pays de la Cemac</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet retenu pour cette édition de Cosumaf Focus intervient dans un contexte marqué par la progression de l&rsquo;endettement public des six pays de la Cemac. Selon les données publiées par la direction générale du Trésor français, plusieurs pays de la zone dépassent la norme communautaire fixée à 70% du PIB. Le Congo se trouve en situation de surendettement, avec une dette publique estimée à 100,8% du PIB, en hausse de 8,3 points de pourcentage en un an, en raison de la restructuration et de l&rsquo;audit des arriérés en cours. La dette publique gabonaise a connu une hausse de 6,9 points pour atteindre 70,5% du PIB. La Guinée Équatoriale et la Centrafrique enregistrent également une progression de leur endettement, respectivement à 42,4% et 55,7% du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cameroun présente une situation jugée différente par les institutions financières internationales. Première économie de la Cemac, le pays affiche un ratio d&rsquo;endettement d&rsquo;environ 40,4% du PIB, considéré comme modéré par le Fonds monétaire international (FMI) et par les autorités camerounaises. Le service de la dette demeure toutefois un poste de dépense en augmentation pour l&rsquo;État. Selon des données relayées par Financial Afrik, le Cameroun figure parmi les pays affichant le service de dette le plus élevé de la sous région, avec un montant évalué à 4100 milliards de Fcfa pour 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de surveillance multilatérale de la Cemac pour 2024 et les perspectives 2025-2026 identifie plusieurs axes de travail pour les États membres. Ces axes portent notamment sur la consolidation de la viabilité des finances publiques, la réduction de l&rsquo;exposition du secteur bancaire au risque souverain et la redynamisation du marché financier sous régional. La Banque mondiale relève de son côté une difficulté persistante des pays de la zone à mobiliser des recettes fiscales, une situation aggravée par la dépendance des recettes publiques aux ressources naturelles, dont les cours restent volatils.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La restructuration de la dette</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la question des instruments de restructuration de la dette revient régulièrement dans les débats économiques de la sous région. Un colloque tenu à Yaoundé sur la dette souveraine des États membres de la Cemac et les opportunités de restructuration avait déjà réuni des experts autour de ce sujet. Le ministre camerounais des Finances avait alors indiqué que cette plateforme visait à valoriser l&rsquo;expertise locale en présentant les capacités des institutions et des experts de la Cemac en matière de gestion et de restructuration de la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonds de titrisation, dont le cadre relève de la supervision de la Cosumaf, permettent la transformation d&rsquo;actifs ou de créances en titres financiers négociables sur le marché. Ce mécanisme est présenté par plusieurs acteurs du secteur comme un outil de mobilisation de ressources pour le financement d&rsquo;infrastructures et pour la gestion de la dette publique. Lors d&rsquo;une rencontre tenue à Libreville associant la Cosumaf, la Cima et l&rsquo;AMF Umoa, un atelier consacré au financement des infrastructures a permis d&rsquo;examiner comment les marchés de capitaux peuvent prendre le relais du financement public, à travers les émissions obligataires souveraines, le partenariat public privé, les fonds d&rsquo;infrastructure et la titrisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de ce type d&rsquo;instrument reste toutefois soumis à plusieurs contraintes propres au marché financier de l&rsquo;Afrique centrale. La taille limitée du marché, la liquidité restreinte des titres émis et le nombre encore réduit d&rsquo;intermédiaires agréés figurent parmi les facteurs cités par les observateurs du secteur. La Cosumaf a d&rsquo;ailleurs procédé récemment à des retraits d&rsquo;agrément concernant des intermédiaires du marché régional. Une décision prise le 3 août 2026 à Libreville a conduit au retrait des agréments de Premium Capital Securities, société de bourse basée à Brazzaville, et d&rsquo;Axiome Capital, conseiller en investissements financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence du 28 septembre doit permettre d&rsquo;examiner les modalités concrètes de recours aux fonds de titrisation dans le cadre des opérations de restructuration de la dette engagées ou envisagées par certains États de la sous région. Elle s&rsquo;adresse aux acteurs du marché financier régional, aux régulateurs et aux professionnels du secteur économique et financier de la zone Cemac.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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