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	<title>Croissance économique &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Perspectives  : L’économie gabonaise maintient le cap des 4% de croissance en 2026 </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 08:37:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Comité national économique et financier]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Minko]]></category>
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					<description><![CDATA[Réuni le 21 août à Libreville, le Comité national économique et financier a relevé que le dynamisme du hors-pétrole contraste avec le poids de la dette et les tensions sur&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Réuni le 21 août à Libreville, le Comité national économique et financier a relevé que le dynamisme du hors-pétrole contraste avec le poids de la dette et les tensions sur les finances publiques.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie gabonaise affiche une dynamique plus favorable en 2026. Réuni le 21 août dernier à Libreville, le Comité national économique et financier (Cnef) a estimé la croissance nationale à près de 4%, contre environ 2,5% en moyenne dans les autres économies de la sous-région. Ce résultat traduit, selon les autorités locales, une accélération de l’activité portée principalement par les secteurs hors pétrole. Les BTP, l’agriculture, l’agro-industrie et les services constituent les principaux moteurs de cette progression, dans un contexte marqué par la volonté d’accélérer la transformation locale des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette performance mérite toutefois d’être mise en perspective. Le cadrage macroéconomique révisé du gouvernement avait déjà ramené à 4% la prévision de croissance pour 2026, contre 6,5% initialement inscrits dans la loi de finances. Le Fonds monétaire internationale (FMI), de son côté, table sur une progression du Produit intérieur bru (PIB) réel de 2,7%, tandis que la Banque mondiale estimait en avril dernier la croissance 2025 à 2,5%. Ces écarts illustrent les incertitudes qui entourent encore la trajectoire de l’économie gabonaise, notamment en raison de la production pétrolière et des performances des filières bois et manganèse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le hors-pétrole en soutien</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités gabonaises, l’enjeu est désormais de transformer cette embellie conjoncturelle en croissance durable. Le gouvernement vise ainsi un rythme compris entre 5% et 6% dans les prochaines années, grâce notamment à de nouveaux projets dans la transformation des minerais. Cette stratégie doit permettre de réduire progressivement la dépendance aux matières premières brutes, tout en créant davantage d’emplois et de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque mondiale rappelle que 97% des exportations gabonaises reposent encore sur trois produits : le pétrole, le manganèse et le bois. Elle estimait également à 34,6% la proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté en 2024, signe que la progression du PIB ne se traduit pas encore suffisamment par une amélioration des conditions de vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La dette, principal point de vigilance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La situation des finances publiques constitue l’autre grande équation. À fin décembre 2025, l’encours de la dette publique gabonaise atteignait 8 780,3 milliards de Fcfa, en hausse de 23,1% sur un an. La dette intérieure représentait 4 652,7 milliards de Fcfa, contre 4 127,6 milliards pour la dette extérieure. Cette progression traduit notamment le recours accru au marché financier régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions budgétaires demeurent d’autant plus sensibles que le budget rectificatif 2026 a ramené les ressources et charges à 5 495,2 milliards de Fcfa, contre 6 358,2 milliards initialement. Les recettes budgétaires nettes ont été révisées à 2 928,2 milliards de Fcfa tandis que les charges financières de la dette atteindraient 487,6 milliards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Cnef, qui a également examiné le marché informel des changes, entend renforcer la surveillance du secteur financier et travailler avec la Banque des Etats de l&rsquo;Afrique centrale (Beac) et les établissements concernés pour améliorer l’accès aux devises. Les banques, les établissements de microfinance et les compagnies d’assurances présentent, selon le comité, une situation globalement satisfaisante, même si certains ajustements restent nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Conjoncture : Le Cnef note un recul de l’économie centrafricaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 08:26:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Comité national économique et financier]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[deuxième session ordinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hervé Ndoba]]></category>
		<category><![CDATA[RCA]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors de sa 2e session du 10 juillet 2026 à Bangui, l’instance a indiqué que le ralentissement observé dans l’agriculture, le diamant et l’énergie est lié à la période électorale&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors de sa 2e session du 10 juillet 2026 à Bangui, l’instance a indiqué que le ralentissement observé dans l’agriculture, le diamant et l’énergie est lié à la période électorale et à la baisse des appuis des partenaires techniques et financiers.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un état des lieux de l’économie centrafricaine qu’a dressé le Comité national économique et financier (Cnef). Réuni à la Direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) à Bangui, dans le cadre de sa deuxième session ordinaire de l’année, le comité a passé en revue la conjoncture économique nationale et les perspectives macroéconomiques pour 2026, telles que présentées par Ali Chaïbou Landou, directeur national de la Beac en Centrafrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont été présidés par Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget et président du Cnef de Centrafrique. Il était assisté du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, vice-président dudit comité, ainsi que du ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam Beltoungou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ressort de ces travaux un ralentissement de la croissance mondiale, estimée à 3,1 % en 2026 contre 3,4% en 2025, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient et du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Au niveau sous-régional, la Beac prévoit une croissance de 2,9 % en 2026, contre 3,5% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau national, le Cnef relève un recul des activités dans les secteurs de l’agriculture, du diamant, de l’énergie, des bâtiments et travaux publics (BTP) ainsi que du commerce. Selon le comité, ce ralentissement est lié à l’attentisme observé en période électorale et à la baisse des appuis des partenaires techniques et financiers (PTF).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la bonne nouvelle réside dans le recul de l’inflation, qui s’établit à 0,5 % au premier trimestre 2026, contre 2,1% un an plus tôt. À cela s’ajoutent des perspectives encourageantes pour 2026, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) attendue à 2,8%, une inflation maîtrisée à 3,0 % et une réduction du déficit budgétaire à 8,4 % du PIB, contre 12,5% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le Cnef de la République centrafricaine (RCA) a également pris acte de la situation du système bancaire, de la microfinance et du marché financier régional à fin mars 2026. À cette occasion, le gouvernement a réaffirmé son engagement à stabiliser le cadre macroéconomique et à soutenir la relance des secteurs productifs au cours de l’année 2026.</p>
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		<item>
		<title>Rapport de la Banque mondiale : Une croissance résiliente mais encore trop faible en Afrique subsaharienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:26:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières et les incertitudes commerciales, la région devrait maintenir une croissance de 4,1% en 2026, un niveau&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières et les incertitudes commerciales, la région devrait maintenir une croissance de 4,1% en 2026, un niveau identique à celui de 2025</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière édition des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale publiée en juin dernier, apporte une note d&rsquo;espoir mesurée pour l&rsquo;Afrique subsaharienne. En effet, malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières et les incertitudes commerciales, la région devrait maintenir une croissance de 4,1% en 2026, un niveau identique à celui de 2025. Même si ce rythme demeure supérieur à la moyenne mondiale, il reste insuffisant pour répondre aux immenses défis de développement auxquels le continent est confronté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, une croissance supérieure à 4% pourrait sembler satisfaisante. Pourtant, elle masque une réalité plus nuancée. Dans une région où la population augmente de près de 3% par an, cette progression ne génère qu&rsquo;un faible gain de revenu par habitant. Autrement dit, la richesse créée peine encore à améliorer significativement les conditions de vie des populations. Plus préoccupant encore, la Banque mondiale a révisé sa prévision de croissance de 0,3 point par rapport à ses estimations précédentes, signe que les vents contraires restent puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons de cette prudence sont connues. On peut citer entre autres, l&rsquo;envolée des prix du pétrole, des engrais et des produits alimentaires, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, renchérit les coûts de production et entretient les pressions inflationnistes. À cela s&rsquo;ajoutent le poids toujours élevé de la dette publique, la faiblesse des investissements privés, les déficits d&rsquo;infrastructures et une création d&#8217;emplois insuffisante pour absorber une jeunesse de plus en plus nombreuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique subsaharienne conserve pourtant de solides atouts. Plusieurs économies poursuivent des réformes budgétaires, améliorent leur gouvernance et investissent davantage dans les infrastructures, l&rsquo;énergie et le numérique. L&rsquo;entrée en vigueur progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) offre également des perspectives prometteuses pour stimuler les échanges intra-africains et renforcer les chaînes de valeur régionales. Mais ces opportunités ne porteront pleinement leurs fruits que si elles s&rsquo;accompagnent d&rsquo;une accélération de la transformation industrielle et d&rsquo;un meilleur climat des affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays d&rsquo;Afrique centrale, notamment ceux de la Cémac, l&rsquo;enjeu est désormais de convertir les revenus tirés des matières premières en investissements productifs. Les infrastructures, l&rsquo;agriculture, les industries de transformation, le capital humain et le numérique doivent devenir les principaux moteurs d&rsquo;une croissance moins dépendante des hydrocarbures et plus créatrice d&#8217;emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est d&rsquo;autant plus important que le contexte mondial demeure peu favorable. La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance mondiale à 2,5 % en 2026, contre 2,9 % en 2025, soit son niveau le plus faible depuis la pandémie de Covid-19. Les économies en développement devraient également enregistrer leur plus faible rythme de croissance depuis plusieurs années, tandis que l&rsquo;inflation, les tensions géopolitiques et l&rsquo;endettement continuent de peser sur l&rsquo;activité économique.</p>
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		<item>
		<title>Gabon : La BAD annonce un ralentissement de la croissance de 2,2% en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 10:16:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[African Economic Outlook 2025]]></category>
		<category><![CDATA[BAD]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette diminution devrait s’opérer sous l’effet du déclin pétrolier, du creusement du déficit budgétaire et d’un environnement extérieur incertain, selon le Rapport African Economic Outlook 2025. L’économie gabonaise devrait connaître&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette diminution devrait s’opérer sous l’effet du déclin pétrolier, du creusement du déficit budgétaire et d’un environnement extérieur incertain, selon le Rapport African Economic Outlook 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’économie gabonaise devrait connaître un ralentissement progressif au cours des prochaines années. Dans son rapport African Economic Outlook 2025, la Banque africaine de développement (BAD) projette une croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 2,4% en 2025, avant un repli à 2,2% en 2026, traduisant une dynamique économique modérée. Cette évolution s’explique principalement par la baisse continue de la production pétrolière, moteur historique de l’économie du pays.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon la BAD, la production pétrolière devrait reculer de 2,1% en 2025 puis de 4,7% en 2026, en raison de la maturation progressive des gisements. Cette contraction structurelle limite la contribution du secteur pétrolier à l’activité économique et réduit les marges de progression du produit intérieur brut. La dépendance persistante aux hydrocarbures expose ainsi l’économie gabonaise aux fluctuations de la production et des recettes d’exportation.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malgré ce recul, le PIB non pétrolier devrait afficher une meilleure résistance, porté notamment par l’agriculture (bois et huile de palme), le secteur minier avec le manganèse, les BTP et la demande intérieure. Toutefois, cette diversification reste encore insuffisante pour compenser entièrement la baisse des revenus pétroliers.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des équilibres macroéconomiques sous pression</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rapport souligne également des perspectives budgétaires plus fragiles. Le déficit public devrait se creuser sous l’effet de la hausse des dépenses et de la diminution des recettes pétrolières. Parallèlement, l’excédent du compte courant devrait s’éroder, passant à 4,7 % du PIB en 2025 puis à 3,2% en 2026. L’inflation resterait néanmoins maîtrisée autour de 2,3 % en 2026, grâce aux mesures de stabilisation des prix.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toutefois, la BAD met en garde contre plusieurs facteurs susceptibles d’accentuer ce ralentissement. La baisse de la demande mondiale, la volatilité des prix des matières premières et les tensions sur le commerce international pourraient peser sur les exportations du pays. À ces risques externes s’ajoutent des contraintes internes, notamment les déficits d’infrastructures, les perturbations logistiques et la détérioration de la situation budgétaire, qui freinent la compétitivité de l’économie.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce contexte, l’institution panafricaine recommande une consolidation budgétaire et une meilleure allocation des ressources vers des investissements productifs. L’accélération de la diversification économique apparaît également comme un levier essentiel pour renforcer la résilience du Gabon et soutenir une croissance plus durable à moyen terme.</strong><strong></strong></p>
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		<title>Croissance économique : Le potentiel inexploité du transport aérien africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 19:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Forum sur les compagnies aériennes]]></category>
		<category><![CDATA[Transport aérien]]></category>
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					<description><![CDATA[Longtemps considéré comme un secteur réservé aux économies avancées, ce secteur s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique du développement africain. Le Forum sur les compagnies aériennes, le capital et la&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Longtemps considéré comme un secteur réservé aux économies avancées, ce secteur s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique du développement africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum sur les compagnies aériennes, le capital et la connectivité, organisé les 25 et 26 février 2026 à Nairobi au Kenya par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa), est venu rappeler l’ampleur du défi qui attend le secteur du transport aérien africain. En effet, alors que l’Afrique représente près de 18% de la population mondiale, elle ne capte encore que moins de 3% du trafic aérien international. Ce décalage traduit moins une faiblesse de la demande qu’un déficit d’infrastructures, de financement et de coordination politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les perspectives sont considérables. Portée par une urbanisation rapide, une classe moyenne en expansion et une population jeune, l’Afrique devrait générer au cours des deux prochaines décennies près d’un quart des nouveaux passagers aériens dans le monde. Dans ce contexte, l’aviation apparaît de plus en plus comme une infrastructure économique essentielle, au même titre que les routes, les ports ou les réseaux énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Nairobi, dirigeants de compagnies aériennes, ministres des Transports, régulateurs, investisseurs et partenaires du développement ont ainsi examiné la manière dont le Programme intégré de transformation de l’aviation (Iatp), lancé par la BAD, peut accélérer la modernisation du secteur. Cette initiative vise à mobiliser des capitaux publics et privés afin de renforcer les infrastructures, améliorer la viabilité financière des compagnies et structurer un écosystème aéronautique plus compétitif. L’objectif est clair : faire de l’aviation un catalyseur de croissance inclusive et d’intégration régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un continent marqué par de vastes distances et des réseaux terrestres encore insuffisants, le transport aérien joue en effet un rôle déterminant dans la facilitation des échanges commerciaux, le développement du tourisme et l’attractivité des investissements. Un réseau aérien performant permet de connecter les marchés, d’accélérer la circulation des personnes et des biens et de soutenir l’émergence de nouveaux hubs économiques régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce potentiel reste entravé par plusieurs obstacles structurels. Les compagnies africaines affichent encore des marges bénéficiaires très faibles, comprises entre 1 et 2% selon l’Association internationale du transport aérien. À cela s’ajoutent le coût élevé du carburant, une fiscalité parfois lourde, la fragmentation des réglementations et l’insuffisance des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la connectivité intra-africaine demeure également cruciale. Aujourd’hui encore, de nombreux trajets entre deux capitales africaines passent par des hubs situés hors du continent. La mise en œuvre effective du Marché unique du transport aérien en Afrique apparaît ainsi comme une étape décisive pour libérer pleinement le potentiel du ciel africain.</p>
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