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	<title>Education &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Education : Le Gabon gabonais annonce a création de 67 nouveaux centres d’alphabétisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 08:12:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[67 nouveaux centres d’alphabétisation]]></category>
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		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[A travers la mise en place de ces nouvelles structures, le gouvernement entenddonner une nouvelle impulsion à l’éducation non formelle dans le pays. Après la reprise du chemin des classes&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A travers la mise en place de ces nouvelles structures, le gouvernement entenddonner une nouvelle impulsion à l’éducation non formelle dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la reprise du chemin des classes le 7 septembre 2026 par les élèves gabonais, le gouvernement a entrepris d’élargir le champ de sa politique éducative au-delà de l’école classique. La création annoncée de 67 nouvelles structures d’alphabétisation, constitue l’une des principales mesures destinées à renforcer l’accès aux savoirs fondamentaux et à développer l’éducation non formelle sur l’ensemble du territoire. Cette orientation intervient dans un contexte où le pays entend également mettre en œuvre son Plan sectoriel de l’éducation 2026-2030, présenté comme la feuille de route des cinq prochaines années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce a été faite en début de semaine par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation. Le dispositif prévoit la construction de 19 nouveaux centres publics d’alphabétisation, qui viendront renforcer un réseau ne comptant jusque-là que dix structures opérationnelles. À cela s’ajouteront 48 Centres d’éducation communautaire intégrés, à raison d’un établissement par département.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambition affichée dépasse ainsi la seule acquisition de la lecture, de l’écriture et du calcul. Les nouveaux centres doivent constituer des espaces de proximité destinés à favoriser l’apprentissage tout au long de la vie, la transmission du patrimoine culturel local et l’inclusion sociale. Le gouvernement prévoit également de remettre les langues nationales au cœur des programmes d’alphabétisation dans les différents départements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche vise notamment les populations qui restent éloignées du système éducatif classique. Elle doit aussi permettre d’assurer une continuité entre l’alphabétisation et l’enseignement formel. Un accompagnement spécifique est ainsi prévu pour les apprenants adultes admis en classe de sixième après l’obtention du Certificat d’études primaires (CEP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chantier comporte également une dimension numérique. En effet, l’élaboration d’une politique nationale globale d’alphabétisation doit intégrer des programmes de digitalisation inclusifs ainsi que des modules consacrés à la culture de la paix. Une évolution qui traduit la volonté des autorités d’adapter l’éducation non formelle aux transformations économiques et sociales du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu de capital humain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des infrastructures, l’enjeu est celui du renforcement du capital humain. Pour un pays qui veut améliorer l’employabilité de sa population et diversifier son économie, la maîtrise des savoirs fondamentaux constitue un préalable à l’insertion professionnelle, à l’accès aux services numériques et à la participation à la vie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette priorité intervient alors que la rentrée 2026-2027 a été placée par le ministère de l’Éducation nationale sous le signe du travail, de la discipline, de l’innovation et de l’excellence. Le gouvernement poursuit parallèlement les investissements dans les infrastructures scolaires. Dans le cadre du Programme d’investissement dans le secteur de l’éducation (Pise), 15 établissements de Libreville et de Port-Gentil font notamment l’objet de travaux de construction et de réhabilitation en vue d’améliorer les conditions d’accueil des élèves.</p>
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		<title>Afrique subsaharienne : Quand la dette hypothèque l’éducation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 09:24:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un récent rapport, l&#8217;Unesco révèle que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur font face à un déficit annuel de financement de l’éducation de 97 milliards de&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un récent rapport, l&rsquo;Unesco révèle que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur font face à un déficit annuel de financement de l’éducation de 97 milliards de dollars</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États d’Afrique subsaharienne consacrent en moyenne 3,6 fois plus de ressources au service de la dette qu’à l’éducation. C’est ce que révèle l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) dans son rapport «<em> Breaking the debt trap: Policy paper on restoring fiscal space to save education »</em>, publié le 10 juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette proportion se dessine une réalité préoccupante : une partie croissante des budgets publics est mobilisée pour honorer les créanciers, au détriment de l’investissement dans le capital humain. Le phénomène n’est d’ailleurs pas propre à l’Afrique. À l’échelle des pays en développement, 113 pays représentant 6,1 milliards d’habitants dépensent désormais davantage pour le service de leur dette que pour l’éducation. Dans les 18 pays les plus lourdement endettés, l’écart est encore plus vertigineux. Ici, les remboursements représentent au moins cinq fois les dépenses consacrées à l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’Afrique subsaharienne apparaît comme l’un des épicentres de cette crise. Le problème n’est pas seulement celui du volume de la dette. Il tient surtout à son coût, à la faiblesse des marges budgétaires et à la progression des charges financières dans des économies dont les recettes publiques demeurent limitées. Le service de la dette devient ainsi une dépense incompressible, tandis que l’éducation, pourtant déterminante pour la productivité et la transformation économique, est traitée comme une variable d’ajustement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins éducatifs du continent continuent de croître. En effet, l’Afrique subsaharienne doit scolariser une population jeune, recruter des enseignants, construire des salles de classe, développer la formation professionnelle et adapter ses systèmes éducatifs aux mutations technologiques. Or, au moment même où ces investissements deviennent plus urgents, les ressources disponibles se réduisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, l’Unesco estime que les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur font face à un déficit annuel de financement de l’éducation de 97 milliards de dollars. Plus inquiétant encore, l’aide internationale consacrée à l’éducation pourrait diminuer de 30 % entre 2023 et 2027. Ces pays ont déjà perdu 21 % des montants d’aide qu’ils recevaient en 2023. Pour certains États, dont le Mali, le Niger et le Liberia, les pertes dépassent déjà 40 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent se retrouve donc pris dans une équation particulièrement dangereuse : moins d’aide, davantage de dette et des besoins sociaux en forte progression. À terme, cette combinaison risque d’alimenter un cercle vicieux dans lequel le sous-investissement éducatif affaiblit la croissance, réduit les perspectives d’emploi et, par conséquent, limite encore la capacité des États à mobiliser des recettes pour financer leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse donc largement la seule politique éducative. Réduire les crédits destinés aux enseignants, aux infrastructures, à la formation professionnelle ou aux outils pédagogiques pour préserver les équilibres budgétaires à court terme peut sembler rationnel. Mais économiser aujourd’hui sur l’éducation revient à prendre le risque de payer beaucoup plus cher demain en termes de chômage, de pauvreté et de faible productivité. C’est pourquoi l’appel de l’Unesco à restaurer <em>« l’espace budgétaire »</em> mérite une attention particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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