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	<title>Fanaf &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Assurance santé : La Fanaf veut accélérer la construction d’un modèle africain viable et inclusif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2026 14:55:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance santé]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence interafricaine des marchés d'assurance]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Attendus du 4 au 5 novembre 2026 à Lomé, au Togo, dans le cadre d&rsquo;un symposium continental qui sera organisé par la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines, les acteurs du secteur examineront les conditions de développement d’un écosystème capable d’élargir la couverture sanitaire des populations tout en préservant l’équilibre financier des compagnies. </strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;assurance santé peut-elle devenir un véritable moteur de développement économique en Afrique sans compromettre l&rsquo;équilibre financier des organismes qui la proposent ? C&rsquo;est autour de cette équation que se tiendra, du 4 au 5 novembre 2026 à Lomé, au Togo, le symposium continental organisé par la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (Fanaf). Placée sous le thème « Bâtir un écosystème de l’assurance santé viable, inclusif et durable en Afrique », cette rencontre entend apporter des réponses aux fragilités structurelles d&rsquo;une branche dont le potentiel économique et social demeure largement sous-exploité sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;urgence de cette réflexion se mesure notamment à travers les performances techniques du secteur. Dans l&rsquo;espace de la Conférence interafricaine des marchés d&rsquo;assurance <em><strong> </strong></em>(Cima), le déficit technique cumulé de la branche santé a atteint environ 106 milliards de Fcfa entre 2020 et 2024. Une situation qui met en évidence les difficultés des compagnies à concilier maîtrise des engagements, rentabilité des contrats et accessibilité des garanties. Dans le même temps, la couverture reste essentiellement concentrée sur les salariés du secteur formel, laissant en marge une importante frange de la population, notamment les travailleurs indépendants, les ménages ruraux et les petites entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les professionnels du secteur, l&rsquo;enjeu est donc double. Il s&rsquo;agira, d&rsquo;une part, de corriger les déséquilibres techniques qui fragilisent les portefeuilles des assureurs et, d&rsquo;autre part, de faire évoluer les mécanismes de couverture afin de toucher des populations jusqu&rsquo;ici exclues. Car au-delà de sa fonction de remboursement des dépenses médicales, l&rsquo;assurance santé constitue un instrument de sécurisation des revenus des ménages et de préservation du capital humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mutualisant les risques, elle réduit en effet l&rsquo;exposition des familles aux dépenses médicales imprévues, limite le recours à l&rsquo;endettement et contribue à maintenir leur capacité de consommation. Pour les entreprises, une meilleure couverture sanitaire des salariés permet de limiter l&rsquo;absentéisme, de préserver la productivité et de sécuriser le capital humain. À l&rsquo;échelle des États, elle participe à la consolidation des systèmes de protection sociale et à la création de conditions favorables à une croissance économique durable. Mais cette contribution reste conditionnée par la capacité des assureurs à proposer des produits accessibles sans compromettre leur équilibre technique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise des dépenses de santé, l&rsquo;amélioration des systèmes d&rsquo;information, la fiabilisation des données médicales et l&rsquo;assainissement des relations entre assureurs et prestataires de soins figurent ainsi parmi les leviers susceptibles de redresser la situation. La digitalisation des procédures de prise en charge et de remboursement constitue également un chantier important pour réduire les délais, limiter les pratiques frauduleuses et améliorer le suivi des prestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;inclusion, autre défi du secteur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre grande problématique concerne l&rsquo;élargissement du marché. Dans des économies où le secteur informel occupe une place prépondérante, les produits d&rsquo;assurance santé classiques ne répondent pas toujours aux capacités contributives des populations. Le développement de la micro-assurance, des cotisations modulées en fonction des revenus et des mécanismes de mutualisation adaptés pourrait ouvrir de nouveaux segments de marché aux compagnies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution suppose également une meilleure articulation entre les dispositifs privés et les politiques publiques de couverture maladie universelle. Les assureurs sont appelés à jouer un rôle complémentaire aux mécanismes de solidarité nationale, dans un cadre réglementaire suffisamment clair pour garantir la viabilité des différents intervenants et éviter les chevauchements de responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément sur ces différents leviers que les 300 à 400 participants attendus à Lomé devront faire avancer la réflexion. L&rsquo;ambition est notamment de déboucher sur une feuille de route couvrant la période 2027-2030. Sa concrétisation nécessitera des objectifs mesurables, des engagements financiers clairement identifiés et un dispositif de suivi permettant d&rsquo;évaluer les progrès accomplis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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