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	<title>inclusion financière &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Inclusion financière: ACE Finance lance la première fenêtre islamique agréée par la Cobac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 10:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[ACE Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Hassoune]]></category>
		<category><![CDATA[Cobac]]></category>
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		<category><![CDATA[inclusion financière]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette avancée majeure a été validée par un comité d&rsquo;experts internationaux et appuyée par une solide augmentation de capital à plus de 5 milliards de Fcfa.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paysage financier de l&rsquo;Afrique centrale franchit un cap historique. Par la décision réglementaire Cobac D-2026/231, la Commission Bancaire de l&rsquo;Afrique Centrale (Cobac) a officiellement autorisé l&rsquo;ouverture de la fenêtre <em>« ACE Finance Islamic »</em> au sein de l&rsquo;Agence de Crédit et d&rsquo;Épargne S.A. (ACE Finance). Cette homologation majeure fait d&rsquo;ACE Finance le tout premier établissement de microfinance agréé au Cameroun et dans l’ensemble de l’espace Cemac à proposer une structure entièrement dédiée à la finance islamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision, prise lors de la session de la commission le 15 juillet 2026 à Brazzaville, marque un tournant stratégique pour le secteur de la microfinance. L’avènement de cette nouvelle branche répond à une volonté profonde d&rsquo;innovation de la part de l&rsquo;institution, visant à promouvoir une finance plus inclusive et éthique sur le continent. En introduisant des mécanismes de partage de profits et de pertes, ACE Finance s&rsquo;ouvre à une clientèle toujours plus diversifiée qui restait jusqu&rsquo;ici en marge du système bancaire traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un cadre de conformité rigoureux et certifié</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir le respect strict des principes du droit musulman des affaires, ACE Finance Islamic s’appuie sur une gouvernance d’experts de haut niveau. Un Comité de Conformité Charaïque a été nommé au sein du Conseil d&rsquo;Administration. Il se compose de trois figures internationalement reconnues de la finance islamique : le Docteur Faizal Ahmad Manjoo, Anouar Hassoune et  Aïssatou Haman Dicko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fiabilité et la légitimité de l&rsquo;offre reposent également sur l&rsquo;obtention du certificat de conformité charaïque n° ACE 01/2025 délivré par le cabinet spécialisé Minarah Consulting. Ce label atteste que l&rsquo;ensemble des produits proposés respecte scrupuleusement les préceptes de la Charia ainsi que les normes internationales strictes édictées par l&rsquo;Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (Aaoifi) et l&rsquo;Islamic Financial Services Board (Ifsb).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un ancrage durable pour l&rsquo;économie camerounaise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Actif sur le territoire camerounais depuis le 11 mai 2007, l&rsquo;établissement affiche de grandes ambitions pour soutenir le tissu économique local. Pour accompagner cette transformation d&rsquo;envergure, ACE Finance a récemment porté son capital social à 5 043 550 000 Fcfa. Cette solide capitalisation renforce ses fonds propres, lui permettant d’absorber efficacement la croissance de ses nouvelles activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Financement de l’économie : La SGG lance une garantie dédiée aux femmes entrepreneures gabonaises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 16:51:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Alban Etho]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion financière]]></category>
		<category><![CDATA[journée « Entreprendre au Féminin : Ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[levons les obstacles »]]></category>
		<category><![CDATA[Société de Garantie du Gabon]]></category>
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					<description><![CDATA[L’initiative vise à corriger la faible présence des entreprises féminines dans le portefeuille de l’entreprise et à faciliter leur accès au crédit bancaire. La Société de Garantie du Gabon (SGG)&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’initiative vise à corriger la faible présence des entreprises féminines dans le portefeuille de l’entreprise et à faciliter leur accès au crédit bancaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Société de Garantie du Gabon (SGG) veut accélérer l’inclusion financière des femmes entrepreneures. À l’occasion de la journée <em>« Entreprendre au Féminin : Ensemble, levons les obstacles »</em>, organisée le 27 juillet 2026 à Libreville, l’institution a dévoilé un produit de garantie spécifiquement destiné aux entreprises dirigées par des femmes. Ce mécanisme vise à répondre à l’un des principaux freins à la croissance de leurs activités à savoir, l’accès au financement bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En détail, le dispositif permet à la SGG de garantir jusqu’à 75% du montant d’un crédit bancaire éligible. En partageant ainsi le risque avec les établissements financiers, l’institution entend faciliter l’accès au crédit de femmes qui disposent de projets viables, mais ne parviennent pas toujours à réunir les garanties exigées par les banques. <em>«&nbsp;L’objectif est également de transformer davantage de projets entrepreneuriaux en activités formelles, financées et capables de créer de la valeur et des emplois&nbsp;»</em>, apprend-on encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette intervention découle des statistiques présentées par la SGG. En effet, sur les 436 PME accompagnées par l’institution, seules 98 sont dirigées par des femmes, soit environ 22% du portefeuille. Pour Alban Etho, directeur général de la SGG, <em>«&nbsp;ce niveau ne traduit pas le potentiel réel de l’entrepreneuriat féminin gabonais. Il reflète davantage les obstacles auxquels les porteuses de projets restent confrontées, notamment la constitution des garanties, la structuration des dossiers et la connaissance des mécanismes de financement disponibles&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau produit entend donc agir directement sur cette problématique. Car pour la SGG, l’enjeu n’est pas seulement de garantir des prêts, mais de créer les conditions permettant à davantage de femmes d’intégrer durablement le circuit du financement formel. La présentation des critères d’éligibilité et des différents produits de garantie a ainsi constitué l’un des temps forts de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du projet au financement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée a également permis de rapprocher les porteuses de projets du secteur financier. Une cinquantaine d’entre elles, ainsi que des femmes entrepreneures sélectionnées à l’issue d’un appel à candidatures, ont pu échanger avec des banques, établissements de microfinance et autres acteurs de l’écosystème. Des ateliers B2B ont notamment permis aux participantes de présenter directement leurs projets aux conseillers financiers afin d’obtenir des orientations et un accompagnement personnalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sept établissements financiers partenaires ont pris part à l’initiative, aux côtés notamment de la Chambre de Commerce du Gabon, du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), d’Okoumé Capital, de la Chambre nationale des métiers et de l’artisanat du Gabon et d’AWEP Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SGG veut désormais inscrire cette démarche dans la durée. Les partenaires financiers se sont engagés à assurer le suivi des projets identifiés, avec une ambition d’au moins deux financements par mois en faveur des femmes accompagnées. Une cartographie de l’entrepreneuriat féminin doit également être élaborée à partir des données recueillies.<strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Inclusion financière : Des petits crédits de MTN pour soutenir les micro-entrepreneurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[« MoMo Helep »]]></category>
		<category><![CDATA[« XtraCash »]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion financière]]></category>
		<category><![CDATA[micro-crédit]]></category>
		<category><![CDATA[Mobile money]]></category>
		<category><![CDATA[MTN Cameroon]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors d&#8217;une conférence de presse organisée la semaine dernière à Douala, Mobile money corporation, filiale de l’entreprise de télécoms, a présenté ses solutions de crédit instantané allant jusqu&#8217;à 100 000&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lors d&rsquo;une conférence de presse organisée la semaine dernière à Douala, Mobile money corporation, filiale de l’entreprise de télécoms, a présenté ses solutions de crédit instantané allant jusqu&rsquo;à 100 000 Fcfa.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inclusion financière passe désormais par le canal digital au Cameroun. Mobile money corporation (MMC), filiale de MTN Cameroon, a officiellement présenté ses nouvelles solutions de microcrédit instantané. Lors d’une conférence de presse organisée récemment à Douala, les dirigeants de l’entreprise ont détaillé le fonctionnement de ces services financiers numériques, qui permettent aux clients de bénéficier rapidement de financements, sans paperasse ni déplacement en agence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Mobile Money Corporation, filiale locale de MTN Cameroon, a toujours été à l’avant-garde de l’innovation, notamment en matière de services financiers. Nous voulons rappeler aux Camerounais que nous sommes à leurs côtés dans les moments difficiles, lorsque les fins de mois sont un peu compliquées ou que la trésorerie fait défaut. Nous avons la possibilité d’accompagner les consommateurs afin de promouvoir toujours davantage l’inclusion financière »,</em> a déclaré Alain Nono, Chief Executive Officer de Mobile Money Corporation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le portefeuille de microcrédit de MMC comprend donc plusieurs offres, sous forme d’avances ou de prêts, pouvant atteindre 100.000 Fcfa. Selon Tracy Kadji, Head of Channel &amp; Commercial, ces offres sont accessibles directement depuis le compte MoMo. <em>« Ces offres permettent aux clients éligibles d’obtenir instantanément des fonds pour effectuer leurs transactions ou faire face à un besoin financier imprévu, même lorsque leur solde est insuffisant ou nul »,</em> explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après ses explications, le portefeuille de microcrédit de MoMo comprend notamment <em>«&nbsp;MoMo Helep&nbsp;»,</em> qui permet d’obtenir des avances pour les paiements, les transferts, l’achat de crédit de communication et de forfaits Internet. <em>«&nbsp;XtraCash&nbsp;»,</em> quant à lui, permet d’obtenir des avances pour les paiements, les transferts, les retraits ainsi que l’achat de crédit de communication et de forfaits Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment ça marche ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les clients MTN, il suffit de souscrire gratuitement en composant&nbsp;<em>126</em>6# ou via la nouvelle application MoMo, de choisir le produit adapté à leur besoin, puis d’obtenir instantanément jusqu’à 100 000 Fcfa sur leur compte MoMo. Les fonds sont immédiatement disponibles pour effectuer les transactions souhaitées. <em>« En fonction de vos habitudes de consommation, MoMo vous permet d’obtenir un microcrédit à la consommation. Cela est valable non seulement pour les particuliers, mais aussi pour les distributeurs qui peuvent se retrouver à court de fonds et solliciter Mobile Money afin de continuer à servir leurs clients. Cette solution s’adresse également aux entrepreneurs, aux micro-entrepreneurs et aux chefs d’entreprise »</em>, explique Alain Nono.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant le coût de ces services, le CEO se veut rassurant : <em>« Les taux sont très bas par rapport au coût du crédit classique pratiqué dans le secteur bancaire. Nos algorithmes évaluent la crédibilité et la solvabilité de chaque utilisateur avant d’accorder un prêt. Il est essentiel que ces taux restent faibles afin qu’un maximum de Camerounais puisse bénéficier de ces services. »</em><em></em></p>
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		<title>Services financiers : Des solutions pour booster l’intermédiation et l’inclusion financière en Cemac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 07:50:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[BEAC]]></category>
		<category><![CDATA[Boniface Tchuenkam]]></category>
		<category><![CDATA[Cemac]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion financière]]></category>
		<category><![CDATA[Promote 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Yvon Sana Bangui]]></category>
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					<description><![CDATA[La création d’un écosystème de confiance, la réduction des créances douteuses, la simplification des procédures, l’allègement fiscal et la formalisation des entrepreneurs en sont quelques-unes, énumérées lors de la première&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La création d’un écosystème de confiance, la réduction des créances douteuses, la simplification des procédures, l’allègement fiscal et la formalisation des entrepreneurs en sont quelques-unes, énumérées lors de la première édition de la Journée Promote de la finance et du développement organisée le 18 juin dernier par Le Financier d’Afrique sous la présidence du Gouverneur de la Beac, Yvon Sana Bangui.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa toute première édition, la Journée Promote de la finance et du développement a réuni, le 18 juin 2026, dans le cadre du 10e Salon Promote, des banques, des microfinances, des sociétés de bourse et de gestion d’actifs (OPC), ainsi que des acteurs de la finance islamique, des universitaires et le ministère des Finances (Minfi). Les travaux, présidés par le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), ont porté sur le thème <em>: « Comment densifier l’intermédiation et l’inclusion financière en zone Cemac ? »</em> Une thématique qui, selon Boniface Tchuenkam, directeur de publication du journal <em>Le Financier d’Afrique</em>, organisateur de l’évènement, dépasse le cadre d’un simple débat pour adresser une problématique stratégique pour l’avenir de la sous-région Cemac. <em>« La qualité d’un système financier se mesure moins à l’abondance de ses ressources qu’à sa capacité d’orienter efficacement l’épargne vers l’investissement productif et à accompagner les entrepreneurs, entre autres »</em>, lance-t-il. Pour Eric Pokem, haut cadre à la Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire (Dgtcfm) du ministère des Finances (Minfi), représentant le ministre empêché, ce thème interpelle la capacité de notre système financier à accompagner notre économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, si l’accès aux services financiers connaît une expansion remarquable, l’intermédiation financière, entendue comme la capacité du système financier à soutenir l’investissement productif, demeure encore insuffisamment développée. Ce, malgré la montée en puissance du paiement électronique, notamment du mobile money, porté par un taux de pénétration de la téléphonie mobile estimé à 80%. Les données de la banque centrale, citées par la Dgtcfm du Minfi, notent que le Cameroun comptait près de 24,9 millions de comptes électroniques en 2023 contre seulement 2,2 millions de comptes bancaires classiques, tandis que l’inclusion financière a désormais franchi le seuil de 50% grâce au mobile money. Entre-temps, l’accès à l’épargne formelle reste limité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les recommandations pour booster l’intermédiation et l’inclusion financière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour renforcer la confiance et densifier l’intermédiation financière, les participants recommandent un certain nombre de pistes, parmi lesquelles le développement de produits et services innovants par les banquiers et autres pourvoyeurs de services financiers agréés. Aux entrepreneurs, il est demandé de formaliser leurs activités et de tenir une comptabilité rigoureuse. Dans la même veine, les pouvoirs publics devraient non seulement simplifier les procédures, mais aussi alléger la fiscalité qui pousse bon nombre d’entreprises à demeurer dans l’informel. Certains participants, à l’instar de l’organisateur, plaident pour la création d’un guichet d’opérations intersectoriel pour une meilleure intégration financière en zone Cemac.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les nouveaux mécanismes de lutte contre les créances douteuses en Cemac</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le développement de l’intermédiation et de l’inclusion financière requiert une lutte contre les créances douteuses, dont le taux dans la sous-région est estimé à 16%, soit 2 500 milliards de Fcfa selon la Beac. Pour éradiquer ce phénomène qui met à mal l’ensemble du système financier, le Comité interministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) a instauré, fin décembre 2025, la mise en index des clients défaillants. La mesure est entrée en vigueur en janvier 2026. Elle stipule que tout emprunteur qui ne rembourse pas son crédit se voit interdire toute opération de débit sur l’ensemble de ses comptes bancaires dans tous les établissements de crédit de la Cemac jusqu’à la régularisation de sa situation. Seules les opérations de remboursement sont autorisées. Elle est assortie de sanctions pénales allant du paiement d’une amende pouvant atteindre 5 millions de Fcfa à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour l’emprunteur vertueux, il s’agit d’une opération supplémentaire qui vient assainir le marché du crédit et éviter que les mauvais payeurs ne pénalisent et n’exposent l’ensemble du système bancaire et financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la Beac a créé, avec la SFI, un Bureau d’information sur le crédit (BIC) pour réduire l’asymétrie d’information entre prêteurs et emprunteurs, tout en procédant, depuis janvier 2026, à l’entrée en production de la Centrale des risques bancaires dans l’ensemble des pays de la Cemac. Depuis lors, toutes les banques déclarent tous les engagements significatifs dès les incidents de paiement. Des résultats concrets sont attendus pour mettre un terme au phénomène des emprunteurs surendettés et réduire de manière significative le taux des créances douteuses dans les banques afin de les rendre plus saines et de leur permettre de prêter davantage aux PME et aux particuliers. <em>« Cette centrale n’est pas seulement un guichet des mauvais payeurs, c’est aussi, pour la banque, un outil de protection et d’accompagnement de l’économie réelle »</em>, a déclaré le Gouverneur de la Beac, qui mise sur ces trois dispositifs pour créer un écosystème de confiance. Dans cet élan, le Gimac joue aussi un rôle important dans l’interopérabilité des systèmes de paiement, réduisant les coûts des transactions et accélérant, de ce fait, l’inclusion financière.</p>
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