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	<title>Jacques Fame Ndongo &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Grève des enseignants du supérieur : L’urgence d’une augmentation des salaires du personnel de l’État au Cameroun </title>
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		<dc:creator><![CDATA[B. Tchuenkam]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 18:15:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Grève des enseignants]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fame Ndongo]]></category>
		<category><![CDATA[Jeannette Wogaing Fotso]]></category>
		<category><![CDATA[salaires du personnel de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[Université]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette nouvelle grogne qui sévit depuis plusieurs semaines dans les universités publiques du pays, pose la problématique de la base salariale des fonctionnaires et agents de l’État, dont le niveau&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette nouvelle grogne qui sévit depuis plusieurs semaines dans les universités publiques du pays, pose la problématique de la base salariale des fonctionnaires et agents de l’État, dont le niveau actuel de rémunération n’a pas toujours atteint celui de 1992. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une sortie médiatique lors de l’émission « La Vérité en face », diffusée le 4 octobre 2026 sur Equinoxe TV, la secrétaire générale du Bureau exécutif national du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), Pr Jeannette Wogaing Fotso, a donné quelques détails sur la grève que son syndicat observe depuis un mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, depuis le 3 septembre 2026, les enseignants des 11 universités d’État regroupés au sein du Synes au Cameroun observent un mouvement de grève qui se poursuit, malgré un début d’amorce de solutions par le gouvernement sur leurs revendications salariales et indemnitaires. Le Synes évalue lui-même le taux d’adhésion à ce débrayage entre 65 % et 70 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un esprit républicain, le syndicat a toutefois exclu du mouvement de grève la participation aux jurys de thèses de doctorat/PhD, afin de ne pas paralyser totalement la recherche. La rentrée universitaire 2026-2027 a certes eu lieu le 5 octobre dernier, mais les enseignants continuent d’attendre d’autres tranches de paiement et, surtout, le calendrier d’apurement total des arriérés de la dette académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat réclame notamment le paiement de la dette académique cumulée sur la période allant de 2000 à 2021, estimée globalement à près de 16 milliards de Fcfa Cette somme comprend les arriérés d’heures complémentaires, les vacations ainsi que les rémunérations liées aux jurys de master et de doctorat. Outre cette dette, les revendications portent également sur les allocations trimestrielles de modernisation de la recherche scientifique du quatrième trimestre 2025 et des deux premiers trimestres 2026, ainsi que sur une revalorisation globale des salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l’Enseignement supérieur a indiqué avoir versé 7,294 milliards de Fcfa pour apurer une partie de la dette académique, soit environ 43 % du total dû. Il a également alloué des fonds au paiement des primes correspondant à quelques trimestres dus. Le Synes, qui estime ces efforts insuffisants, a toutefois maintenu son mot d’ordre de grève générale, paralysant une partie des activités académiques et de recherche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des salaires jugés insuffisants</h3>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant du niveau des salaires dans l’enseignement supérieur au Cameroun, le salaire de base actuel d’un assistant débute autour de 315 000 Fcfa, celui d’un maître-assistant à 370 000 Fcfa, d’un maître de conférences à 440 000 Fcfa et d’un professeur titulaire à 500 000 Fcfa.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’avis d’experts, ces montants sont jugés insuffisants au regard du coût actuel de la vie dans le pays, du niveau d’expertise des enseignants, mais surtout en comparaison avec les rémunérations des enseignants-chercheurs dans d’autres pays africains présentant un niveau de PIB inférieur ou égal à celui du Cameroun, notamment le Mali, le Niger, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi le Synes demande l’application stricte du statut particulier des enseignants du supérieur ainsi qu’une revalorisation globale de la grille indiciaire et des indemnités de fonction spécifiques à la recherche et à l’enseignement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La situation des salaires du personnel de l’État</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière revalorisation générale des salaires du personnel de l’État au Cameroun date du 1er février 2024, avec une hausse de 5% de la rémunération mensuelle de base des agents civils et militaires, ainsi qu’une augmentation de 60 % des allocations familiales. Auparavant, un décret présidentiel portant revalorisation de 5,2 % était intervenu en mars 2023. Malgré ces différentes revalorisations, le niveau du salaire de base du personnel de l’État du Cameroun n’a pas encore atteint celui de 1992.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le gouvernement camerounais, sous l’impulsion du Fonds monétaire international (FMI), avait imposé, il y a une trentaine d’années, une double baisse des salaires du personnel de l’État dans le cadre des plans d’ajustement structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’en janvier 1993, une première baisse, variant de 8 % à 30 % selon les tranches de rémunération, avait été mise en application. Après la cessation du paiement des salaires en septembre et octobre 1993, période au cours de laquelle les rémunérations n’avaient pas du tout été versées, une seconde réduction des salaires était intervenue en novembre 1993, portant l’ensemble des baisses entre 50 % et 70 % selon les niveaux. Ainsi, un cadre supérieur de l’administration qui touchait environ 400 000 Fcfa par mois en 1992 s’était retrouvé avec environ 150 000 Fcfa en novembre 1993.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comparaison des salaires de base du personnel de l’État en 1992 et 2026</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En 1992, le salaire de base de la catégorie A (A1 et A2) oscillait entre 250 000 et 450 000 Fcfa. Celui de la catégorie B (B1 et B2) se situait entre 140 000 et 300 000 Fcfa contre 70 000 à 150 000 Fcfa pour la catégorie C et 40 000 à 90 000 Fcfa pour la catégorie D. Aujourd’hui, le salaire brut de la catégorie A2 oscille entre 214 655 Fcfa et 390 448 Fcfa hors échelle. La catégorie A1 se situe entre 201 011 Fcfa et 342 070 Fcfa. La catégorie B2 oscille entre 176 353 Fcfa et 277 568 Fcfa, tandis que la catégorie B1 se situe entre 165 354 Fcfa et 250 278 Fcfa. Pour les catégories C et D, les rémunérations vont respectivement de 110 904 à 190 947 FCFA et de 62 502 à 129 054 Fcfa pour la classe exceptionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les conséquences des doubles baisses de 1993</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être exhaustif, on peut distinguer deux catégories de conséquences : celles qui sont directement liées aux agents publics et celles qui concernent l’ensemble du pays. La première conséquence directe est la baisse drastique du pouvoir d’achat des agents publics. Comment quelqu’un dont le salaire passe de 400 000 Fcfa à 150 000 Fcfa peut-il continuer à vivre normalement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">De par mon expérience de banquier dans mes précédentes occupations, j’ai eu de la peine à gérer les comptes de clients auxquels j’avais précédemment accordé des crédits sur la base de leur quotité cessible de 33 % du revenu et qui se retrouvaient, dès novembre 1993, avec un salaire inférieur au montant de l’amortissement desdits crédits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même en rééchelonnant la durée de remboursement des crédits sur 20 ans pour certains, malgré le maximum de 10 ans, la mensualité d’amortissement demeurait supérieure au salaire. Face à une réduction aussi drastique du train de vie des individus et à une charge financière devenue insupportable, la vie de nombreux citoyens devenait intenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette situation s’est ajoutée la dévaluation de 50% du Fcfa par rapport au franc français, intervenue le 12 janvier 1994, deux mois seulement après la baisse drastique des salaires. Cumulée aux deux mois de salaires impayés de septembre et octobre 1993, cette succession de chocs a été difficilement supportable pour de nombreux ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes de conséquences, on peut également relever une démotivation généralisée du personnel de l’État, qui affecte tout l’appareil économique, étant donné que l’élite administrative publique est au début et à la fin de nombreuses actions économiques ou sociales, notamment à travers la délivrance des autorisations, des agréments et de tout autre document permettant d’exercer ou d’agir. À cela s’ajoute le marchandage du service public, qui entraîne une baisse des recettes de l’État, certains agents en service préférant encaisser à leur compte une partie ou la totalité des sommes dues à l’État, au détriment du Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, pour couronner le tout, la grande et pernicieuse conséquence qui détruit le pays demeure la corruption généralisée au sein du personnel de l’État. Cette gangrène a conduit le Cameroun au triste premier rang des pays les plus corrompus au monde en 1998 et 1999, selon l’ONG Transparency International. Depuis lors, le pays se situe toujours dans la zone des nations perçues comme « fortement corrompues ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nécessité de revaloriser les salaires du secteur public dès 2027</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le niveau actuel de prévarication et de détournement des deniers publics ne peut permettre au Cameroun de sortir du bourbier dans lequel il est enfoncé. Vingt ans après l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative Pays pauvres très endettés (Ppte), en mai 2006, qui avait ramené notre dette extérieure à environ 1 000 milliards de Fcfa, le Cameroun n’a pas réussi à mettre en œuvre avec succès un véritable plan de développement, malgré le niveau d’endettement actuel de 15 416 milliards de Fcfa au 31 mars 2026, dont près de 10 000 milliards de Fcfa de dette extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quoi a servi cet endettement en 20 ans ? Certainement, en partie, à enrichir des hauts fonctionnaires qui bénéficient pourtant d’importants avantages liés à leurs fonctions. On peut citer, entre autres, la gratuité du logement, des soins de santé, de l’eau, de l’électricité, des véhicules, du carburant, les évacuations sanitaires et bien d’autres avantages, sans compter les frais de mission parfois perçus sans déplacement effectif hors du lieu de résidence. La suppression de ces charges, qui se chiffrent en centaines de milliards de Fcfa dans le budget de l’État, pourrait permettre de dégager des marges pour revaloriser les salaires de l’ensemble du personnel de l’État dès l’année prochaine. Un décret présidentiel portant suppression ou suspension temporaire de certaines de ces dépenses, qui ne profitent qu’à quelques responsables, permettrait de sortir le personnel de l’État de la précarité qui freine le développement de toute la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les députés et sénateurs seront en session en novembre prochain pour l’examen et le vote du projet de budget 2027 que présentera l’exécutif. C’est l’occasion pour ces élus du peuple d’amender les dépenses qui ne profitent qu’à une poignée de fonctionnaires afin de dégager des ressources permettant d’augmenter les salaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Enseignement supérieur : Le Synes maintient la grève malgré les annonces du gouvernement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 20:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fame Ndongo]]></category>
		<category><![CDATA[mot d’ordre de grève illimitée]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, annonce, à la suite de la concertation engagée le 18 septembre dernier, la poursuite de l’apurement des allocations&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, annonce, à la suite de la concertation engagée le 18 septembre dernier, la poursuite de l’apurement des allocations de recherche et de la dette académique, le Syndicat national des enseignants du supérieur maintient son mot d’ordre de grève et ne semble pas disposé à reprendre le chemin des amphis à l’occasion de la prochaine rentrée académique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bras de fer entre le gouvernement et les enseignants-chercheurs se poursuit. À quelques jours de la rentrée académique 2026-2027, prévue officiellement le 5 octobre prochain, les annonces du ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) n’ont pas suffi à convaincre le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) de suspendre son mouvement. Dans un communiqué signé le 20 septembre 2026 par son Bureau exécutif national, le syndicat réaffirme en effet le maintien de son mot d’ordre de grève illimitée lancé le 3 septembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position intervient au lendemain d’une session extraordinaire dudit bureau, tenue par visioconférence, consacrée notamment à l’examen des échanges intervenus deux jours plus tôt avec le ministère de l’Enseignement supérieur, en présence d’une délégation du ministère des Finances. Le Synes salue la reprise du dialogue, mais estime que les avancées enregistrées restent insuffisantes pour mettre un terme à la contestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des paiements, mais pas encore de reprise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du désaccord figure le rythme d’apurement des engagements financiers de l’État envers les enseignants-chercheurs. Dans un communiqué signé le 18 septembre dernier, le ministre d’État, Jacques Fame Ndongo, indique que le gouvernement a procédé à plusieurs règlements au titre de l’allocation financière spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le Minesup, les paiements du quatrième trimestre 2025, pour un montant global de 5,4 milliards de Fcfa, se sont achevés le 26 juillet 2026. Pour le premier trimestre 2026, un reliquat de 1,769 milliard de Fcfa a été payé le 18 septembre, portant le cumul des virements à 4,862 milliards de Fcfa. Pour le deuxième trimestre 2026, les opérations, évaluées à 4,920 milliards de Fcfa, ont également débuté le 18 septembre, suivant la programmation arrêtée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et en fonction des disponibilités de trésorerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement met également en avant l’apurement progressif de la dette académique des huit universités d’État concernées. Évaluée à 16,959 milliards de Fcfa, celle-ci aurait déjà fait l’objet de paiements à hauteur de 7,294 milliards de Fcfa, soit environ 43%. Le reliquat annoncé par le Minesup s’élève à 9,696 milliards de Fcfa. Ces annonces traduisent, selon le gouvernement, la mise en œuvre des diligences prescrites par le président de la République, Paul Biya, pour apurer les engagements financiers accumulés au bénéfice des enseignants-chercheurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Synes demande davantage de garanties</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, pour le syndicat, ces règlements ne suffisent pas encore à justifier une reprise des activités. Dans son communiqué, le Synes <em>« prend acte »</em> des efforts du gouvernement concernant l’apurement des sommes dues au titre des quatrième trimestre 2025 et premier trimestre 2026 de l’allocation spéciale. Mais il souligne qu’un consensus reste à établir sur le paiement intégral du troisième trimestre de l’allocation spéciale ainsi que de la dette académique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat réitère surtout sa demande de mise à disposition d’une liste consolidée de la dette académique, afin d’assurer un suivi transparent des paiements et une gestion appropriée des réclamations formulées par les enseignants concernés. Cette exigence met en lumière l’une des principales divergences entre le Minesup et le Synes : la question de la traçabilité et du rythme d’apurement des sommes dues aux enseignants-chercheurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Jacques Fame Ndongo met en avant les montants déjà débloqués et le calendrier d’apurement arrêté avec Louis Paul Motaze, le syndicat attend des garanties supplémentaires sur l’exhaustivité des sommes dues et leur règlement effectif. De ce fait, le Synes a rappelé que son mot d’ordre lancé le 3 septembre demeure en vigueur. Celui-ci implique la suspension de toutes les activités, y compris les soutenances de mémoires de Master et de thèses de Doctorat. Il annonce en outre qu’il se réunira à nouveau <em>« en urgence »</em>, en fonction des avancées obtenues, afin de décider de la suite à donner au mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette divergence financière s’ajoute une différence d’appréciation sur la situation dans les campus. Dans un autre communiqué publié ce 21 septembre, le Minesup fait état de la poursuite des préinscriptions, concours, enseignements, examens et soutenances dans plusieurs universités publiques. Le ministre affirme également que les cités universitaires, bibliothèques et centres médico-sociaux continuent de fonctionner. Des affirmations qui contrastent avec le mot d’ordre du Synes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Enseignement supérieur : Les mesures de l’Etat pour calmer la grève des enseignants au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 09:04:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[allocation financière spéciale]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Grève]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Fame Ndongo]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicat des enseignants du supérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un communiqué signé en fin de semaine, le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo, a indiqué que le Gouvernement a procédé à l&#8217;apurement des dépenses relatives à l&#8217;allocation financière spéciale&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans un communiqué signé en fin de semaine, le ministre d’Etat, Jacques Fame Ndongo, a indiqué que le Gouvernement a procédé à l&rsquo;apurement des dépenses relatives à l&rsquo;allocation financière spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire et de la dette académique des Universités d&rsquo;Etat sur la période 2000 à 2021.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la continuité des diligences instruites par le chef de l&rsquo;Etat, Paul Biya, en vue de procéder à l&rsquo;apurement des dépenses relatives à l&rsquo;allocation financière spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire et de la dette académique (2000-2021) des Universités d&rsquo;Etat, le ministre d&rsquo;Etat, ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur (Minesup), Pr Jacques Fame Ndongo, informe la communauté universitaire nationale des mesures prises à la suite de la mobilisation des fonds et du plan de liquidation financière arrêtés par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Celles-ci sont contenues dans un communiqué signé le 18 septembre 2026 par le Chancelier des ordres académiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Effectivité du paiement de l’allocation financière spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">S’agissant du paiement de l’allocation financière spéciale pour la modernisation de la recherche universitaire, le Pr Jacques Fame Ndongo indique que <em>« les paiements correspondant au quatrième trimestre, d&rsquo;un montant global de 5,4 milliards de Fcfa, se sont achevés par virements bancaires, à la diligence des services compétents du ministère des Finances, le 26 juillet 2026 »</em>. Pour ce qui est du premier trimestre 2026, <em>« le reliquat de 1 769 475 000 Fcfa a été entièrement payé le vendredi 18 septembre 2026 auprès des banques de domiciliation des comptes des enseignants-chercheurs. Le cumul des virements est donc de 4 861 540 000 Fcfa pour le premier trimestre 2026 »</em>, poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au deuxième trimestre 2026, <em>« les paiements par virements bancaires, d&rsquo;un montant de 4 919 725 000 Fcfa, ont débuté le vendredi 18 septembre 2026 auprès des banques de domiciliation des comptes des enseignants-chercheurs »</em>, indique-t-on au Minesup. Ils se poursuivront normalement, conformément au plan de programmation des dépenses arrêté par le ministre des Finances, en fonction des disponibilités de trésorerie de l&rsquo;Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, <em>« les enseignants-chercheurs concernés par le paiement par billetage pourront se présenter à partir du mercredi 23 septembre 2026, dès 12 heures, à l&rsquo;Agence comptable du Compte d&rsquo;affectation spéciale (CAS), située au 10ᵉ étage de l&rsquo;immeuble ministériel n°2 du ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur, porte 1043 »</em>, renseigne le communiqué susmentionné.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Déjà 43 % d’apurement de la dette académique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Débuté le 3 octobre 2025, le paiement de la dette académique des Universités d&rsquo;Etat, d&rsquo;un montant de 16 959 000 000 Fcfa, se poursuit normalement, selon le ministre d’Etat, Pr Jacques Fame Ndongo. À ce jour, 7 294 000 000 Fcfa ont déjà fait l&rsquo;objet de paiements, soit un taux d&rsquo;apurement de 43 %. Le reste à payer, d&rsquo;un montant cumulé de 9 696 000 000 Fcfa, sera payé en fonction des disponibilités de trésorerie de l&rsquo;Etat, indique-t-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures susmentionnées visent à apaiser le climat social délétère dans les universités d’Etat, en cette période de veille de la rentrée académique 2026-2027. En attendant la levée du mot d’ordre du Syndicat des enseignants du supérieur (Synes), le ministre d&rsquo;Etat, ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur, compte sur <em>« la maturité des enseignants du sous-secteur de l&rsquo;enseignement supérieur en vue de la poursuite sereine et méthodique de toutes les activités liées au bon fonctionnement de l&rsquo;ensemble des universités, dans un climat social apaisé »</em>, lance-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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