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	<title>ministère des Relations extérieures &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Mobilisation des fonds de la diaspora : Le secteur bancaire et financier appelé à la rescousse par l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:35:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations et de la Beac, le gouvernement a organisé, le 29 septembre 2026 à Yaoundé, une consultation avec les banques, l’Apeccam, l’API et&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations et de la Beac, le gouvernement a organisé, le 29 septembre 2026 à Yaoundé, une consultation avec les banques, l’Apeccam, l’API et des associations de Camerounais de l’étranger pour l’élaboration de la stratégie nationale d’engagement de la diaspora camerounaise et de la politique migratoire.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La salle des réunions de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) a servi de cadre, le 29 septembre 2026, à la Consultation nationale stratégique des acteurs du secteur bancaire et financier en vue de l’élaboration de la stratégie nationale d’engagement de la diaspora camerounaise et de la politique migratoire. Outre la présence de certaines banques, notamment CBC, AFG Bank Cameroun, Ecobank Cameroun, la Banque camerounaise des PME et bien d’autres, la rencontre, initiée par le ministère des Relations extérieures (Minrex) avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a connu la participation des équipes de la banque centrale, sous la houlette d’Yvon Sana Bangui, le Gouverneur. Il était question, pour les parties prenantes, d’explorer les voies et moyens permettant de mobiliser les ressources de la diaspora et de les canaliser vers le développement de l’économie camerounaise et de la Cemac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son mot de bienvenue, le Gouverneur de la Beac a commencé par saluer l’initiative, tout en espérant qu’elle s’étende aux autres pays de la Cemac, dans le cadre d’une zone monétaire appelée à renforcer son intégration. Pour la banque centrale, dont la mission est de garantir la stabilité monétaire et financière de la sous-région, les défis en matière de mobilisation des ressources humaines et financières sont importants. Face à cela, elle entend contribuer à l’élaboration de toutes les stratégies nécessaires pour mobiliser les ressources de la diaspora afin que celles-ci puissent être orientées vers des investissements réels et productifs au service du développement. <em>« C’est donc une opportunité que nous offre l’OIM de s’engager résolument dans ce chantier. Car, nous pensons qu’il y aura des avantages importants au niveau de la structuration des financements de nos économies qui font face aujourd’hui à beaucoup de difficultés en termes de mobilisation des investissements directs étrangers (IDE), qui se raréfient, ainsi qu’en termes de mobilisation des ressources domestiques »</em>, a déclaré le patron de la Beac.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est de se détourner progressivement de ressources telles que l’aide publique au développement (APD) et l’endettement, entre autres, pour miser davantage sur les solutions endogènes et l’épargne locale. Or, selon le constat fait par des experts financiers de la sous-région, l’épargne n’est pas suffisamment bien structurée pour permettre de financer des investissements à moyen et long termes. D’où l’apport des diasporas, qui contribuent déjà largement au développement social, comme on peut l’observer au Cameroun et ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le recours aux solutions endogènes comme véritable enjeu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Abdel Rahman Diop, chef de mission de l’OIM au Cameroun, <em>« la diaspora n’est plus seulement un phénomène migratoire. Elle est devenue un problème économique, financier, de compétitivité et de politiques publiques »</em>. Selon lui, il est désormais question pour les États de <em>« transformer la mobilité en moyen de développement »</em>. Le défi consiste donc à dépasser les seuls transferts de la diaspora pour en faire des vecteurs de développement des infrastructures, d’industrialisation et de transformation structurelle de l’économie, grâce à des investissements financés à moyen et long termes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la stratégie dont veut se doter le Cameroun s’inscrit dans la nouvelle stratégie de l’OIM avec le secteur privé. C’est pourquoi l’autre objectif de la concertation du 29 septembre 2026 à la Beac était de jeter les bases d’un partenariat durable entre les pouvoirs publics, la banque centrale, les banques et l’OIM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, certains freins soulevés par la diaspora camerounaise, notamment la réduction du coût des transferts d’argent, la question de la double nationalité, la confiance dans les institutions et l’amélioration du climat des affaires, mériteraient d’être traités dans l’urgence. La diaspora n’attendrait plus que des signaux forts au plus haut niveau de l’État et des garanties de la banque centrale pour s’engager davantage dans le financement du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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