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	<title>Official Monetary and Financial Institutions Forum &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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		<title>Rapport financier : L’Afrique peine encore à mobiliser les capitaux sur les marchés financiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 10:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Absa Africa Financial Markets Index]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique des Nations unies pour l’Afrique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C&rsquo;est ce qui ressort de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index, publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary and Financial Institutions Forum, avec le soutien de la CEA. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés financiers africains gagnent en maturité, mais leur capacité à financer la transformation économique du continent reste encore limitée. C’est le principal enseignement de la dixième édition de l’Absa Africa Financial Markets Index (Afmi), publiée le 14 octobre 2026 par le groupe bancaire Absa et le think tank Official Monetary and Financial Institutions Forum (Omfif), avec le soutien de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Le rapport évalue 29 marchés représentant environ 80% de la population et du produit intérieur brut (PIB) africains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En détail, 21 pays sur les 29 évalués ont amélioré leur score en 2026, tandis que la moyenne continentale atteint 56 points sur 100, son niveau le plus élevé depuis la création de l’indice en 2017. Sur les raisons de cette performance en hausse, les auteurs du rapport évoquent entre autres la baisse de l’inflation, le renforcement des réserves de change et les réformes réglementaires. Mais ces progrès ne doivent pas masquer une faiblesse persistante : l’élargissement de l’offre de produits financiers ne se traduit pas systématiquement par une augmentation des transactions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans surprise, l’Afrique du Sud conserve la première place, devant Maurice et la Namibie. L&rsquo;avance de la Nation arc-en-ciel repose notamment sur la profondeur de ses marchés de capitaux, leur liquidité, la diversité des instruments disponibles et la présence d’investisseurs institutionnels. Maurice bénéficie, pour sa part, d’un système financier ouvert, d’infrastructures développées et d’un cadre juridique et réglementaire favorable. Quant à la Namibie, elle se distingue notamment par l’importance de son industrie des fonds de pension rapportée à la taille de son économie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres évolutions illustrent la possibilité de progresser grâce aux réformes. Le Ghana gagne quatre places pour se hisser au sixième rang, porté par le recul de l’inflation, le redressement de son environnement économique et le dynamisme de son marché boursier. Le Cap-Vert réalise la plus forte progression du classement, avec six places gagnées, notamment grâce au renforcement de ses réserves de change et aux initiatives de financement durable. À l’inverse, le Nigeria et le Botswana reculent chacun de deux places, respectivement pénalisés par des difficultés d’accès aux devises et de transparence, et par la remontée de l’inflation. Le Cameroun, première Nation d&rsquo;Afrique centrale avec 49 points sur 100, se classe au 22è rang africain seulement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces écarts montrent que le développement d’un marché financier ne dépend pas seulement de l’existence d’une bourse ou de l’adoption de nouvelles règles. Il suppose un environnement macroéconomique stable, une information financière fiable, des mécanismes juridiques crédibles et une diversité d’investisseurs capables d’apporter des ressources sur la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble, l’intérêt économique de marchés financiers performants est considérable. Ces derniers permettent aux États de mobiliser des ressources pour les infrastructures sans dépendre exclusivement des recettes fiscales et des emprunts bancaires. Ils offrent également aux entreprises la possibilité de lever des fonds par l’émission d’actions ou d’obligations, afin de financer leurs investissements, leur développement industriel et leur expansion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les économies africaines, l’enjeu est donc de transformer l’épargne disponible en investissements productifs, susceptibles de soutenir la croissance et la création d’emplois. Les marchés étant aussi à mesure de contribuer à diversifier les sources de financement des petites et moyennes entreprises, même si l’accès direct à la bourse reste généralement plus difficile pour les structures de petite taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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