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	<title>Parlement &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Management public : 47 entreprises du portefeuille de la SNH et de la SNI à rentabilité nulle pour l’Etat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[lefinancier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 09:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre des compte]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<category><![CDATA[Tchinde Mbe Michel Ferrick]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un rapport destiné au Parlement et rendu public, la Chambre des comptes dresse un état financier préoccupant des entreprises publiques ainsi que celui de 47 autres structures sous gestion&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans un rapport destiné au Parlement et rendu public, la Chambre des comptes dresse un état financier préoccupant des entreprises publiques ainsi que celui de 47 autres structures sous gestion directe de la SNI et la SNH.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un exposé destiné au Parlement, publié en juin 2026 et intitulé&nbsp;<em>« Audits des entreprises publiques : cas spécifique de la Société camerounaise d’aluminium (Alucam) »</em>, l’auditeur Tchinde Mbe Michel Ferrick, de la Chambre des comptes de la Cour suprême, dresse, sans complaisance, un état des lieux de la faible rentabilité financière et de la mauvaise gestion des entreprises publiques camerounaises au titre de l&rsquo;exercice 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la première partie de ce rapport, l’auditeur présente une liste de 38 entreprises dans lesquelles l’État détient plus de 50 % du capital, pour un montant total de participations de 1534,58 milliards de Fcfa. Vingt-quatre structures sont détenues à 100% par l’État et, dans les autres, celui-ci contrôle en moyenne 80 % du capital. Cinq entreprises affichent une participation de l’État supérieure à 100 milliards de Fcfa : la SNH (301,58 milliards), Camtel (226,62 milliards), Camwater (197,75 milliards), le PAD (176,77 milliards) et la SIC (142,46 milliards), soit un total de 1 045,18 milliards de Fcfa, représentant 68,10% des participations. L’État détient 100 % du capital dans toutes ces entreprises, à l’exception de la SIC, où sa participation est de 92,05%. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second tableau présente les entreprises dans lesquelles l’État du Cameroun détient moins de 50% du capital. Elles sont au nombre de 12, pour une participation financière cumulée de 391,64 milliards de Fcfa. Dans ce groupe, la BEAC arrive en tête avec 222,80 milliards de Fcfa, suivie des banques SGC (68,54 milliards) et SCB (43,02 milliards).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau des dividendes perçus par l’État en 2024 montre qu’il a encaissé une enveloppe globale de 55,85 milliards de Fcfa, provenant de neuf entreprises. Seules deux entreprises du premier groupe, la SNH et les ADC, ont versé des dividendes au Trésor public, respectivement 20,87 milliards et 189 millions de Fcfa. Six entreprises du second groupe ont également distribué des dividendes : la BEAC (20,55 milliards), la SCB (5,20 milliards), la SGC (3,82 milliards), la Socapalm (2,22 milliards), la Dpdc (1,40 milliard), BGFI Bank (1,38 milliard) ainsi qu’Africa Re (194 millions de Fcfa).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ressort de cette présentation que, sur un capital investi de 1 926,22 milliards de Fcfa en 2024, le Cameroun n’a perçu que 55,85 milliards de Fcfa de dividendes, soit un taux de rentabilité de 2,90%.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation des subventions perçues par les entreprises publiques</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, les entreprises publiques ne devraient pas bénéficier de subventions, dans la mesure où elles sont créées pour générer des dividendes afin de contribuer au financement du budget de l’État. Or, il ressort du rapport que 26 structures publiques ont bénéficié de subventions pour un montant total de 749,31 milliards de Fcfa entre 2020 et 2025, soit une moyenne annuelle de 125 milliards de Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ajoutant cette moyenne annuelle aux 1 926,22 milliards de Fcfa de participations directes de l’État dans les entreprises publiques, on obtient un montant de 2 051,22 milliards de Fcfa investis en 2024. La Sonara est de loin le principal bénéficiaire avec 479 milliards de Fcfa, suivie du PAD (90,8 milliards), de la SIC (35 milliards), de Camair-Co (27 milliards), de Madzi (21,38 milliards) et de Sonatrel (21,20 milliards).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Portefeuille de la SNH et de la SNI</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise que l’État détient également des participations indirectes dans des entreprises créées ou contrôlées par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et la Société nationale d’investissement (SNI).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation des entreprises du portefeuille de la SNH</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La SNH détient neuf entreprises dans son portefeuille, pour un capital investi de 211,30 milliards de Fcfa. C-Star, la raffinerie en construction à Kribi et Cotco concentrent à elles seules près de 200 milliards de Fcfa, soit respectivement 189,72 milliards et 10,19 milliards de Fcfa. Les dividendes versés par ces filiales sont comptabilisés comme produits dans les comptes de la SNH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la SNH n’a reversé au Trésor public que 20,87 milliards de Fcfa de dividendes en 2024, alors qu’elle gère un capital propre de 301,58 milliards de Fcfa et des participations dans ses filiales évaluées à 211,30 milliards, soit un total de 512,88 milliards de Fcfa. Le taux de rentabilité ressort ainsi à 4,06%.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation des entreprises du portefeuille de la SNI</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport indique que les participations indirectes de l’État, à travers la SNI, dans 38 entreprises s’élèvent à 36,5 milliards de Fcfa. Les principales participations concernent Geovic (10,01 milliards), Cimencam (6,27 milliards), la Sabc (5,73 milliards) et Sohli (3,1 milliards de Fcfa).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seules 15 de ces entreprises versent régulièrement des dividendes, qui constituent des produits pour la SNI. La Chambre des comptes relève toutefois que la SNI ne reverse plus de dividendes à l’État depuis plus de dix ans, alors qu’elle dispose d’un report à nouveau créditeur évalué à 9,7 milliards de Fcfa. Ainsi, l’État ne tire aucun bénéfice ni de son capital propre de 64,25 milliards de Fcfa, ni des 36,5 milliards investis dans les filiales de la SNI, soit un total de 100,75 milliards de Fcfa à rentabilité nulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport pose alors explicitement la question : « Que gagne l’État en tant qu’actionnaire de la SNI ? » Comme on peut le constater, ce rapport met en lumière une faiblesse plus globale de la gestion du portefeuille public. En 2024, l’État a immobilisé directement 2 051,2 milliards de Fcfa et indirectement 247,8 milliards de Fcfa, soit près de 2 299 milliards de Fcfa dans les entreprises publiques, pour un retour de seulement 55,85 milliards de Fcfa, correspondant à un taux de rentabilité de 2,48 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pays qui emprunte sur les marchés internationaux à des taux avoisinant 10%, ce constat soulève de nombreuses interrogations. Au-delà de la faible rentabilité de certaines entreprises publiques, une autre catégorie survit essentiellement grâce à des subventions qui s&rsquo;apparentent à une véritable perfusion, sans laquelle leur activité ne serait pas viable. Cette catégorie devrait être liquidée ou, à défaut, voir son statut évoluer vers celui d’établissement public, mieux adapté à des structures qui ne créent pas suffisamment de valeur pour rémunérer leurs facteurs de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse donc le seul niveau des dividendes. Elle porte également sur la clarté des objectifs assignés aux entreprises publiques, le suivi de leurs performances et la capacité de l’État à distinguer les participations à vocation sociale de celles à vocation financière.&nbsp;La Chambre des comptes conclut que <em>« les audits ont permis d’avoir une perception plus affinée de leur gestion, conduisant à relever un certain nombre d’irrégularités qui affectent leur fonctionnement optimal et, par conséquent, limitent leur contribution au financement du budget de l’État à travers le versement de dividendes. Les entreprises publiques représentent finalement un risque budgétaire important pour l’État. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Industries extractives: Un nouveau code pour l’exploitation minière au Congo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ferdinand Lemofouet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 16:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[code minier]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[industries axtractives]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement]]></category>
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					<description><![CDATA[Adoptée le 10 avril 2026 par le Parlement, cette nouvelle loi permettra de garantir une gestion efficiente, transparente et durable des ressources minières du pays. Le Congo s’est doté d’un&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Adoptée le 10 avril 2026 par le Parlement, cette nouvelle loi permettra de garantir une gestion efficiente, transparente et durable des ressources minières du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Congo s’est doté d’un nouveau code minier. Adoptée le 10 avril 2026 par le Parlement, cette loi vise à garantir une gestion plus efficiente, transparente et durable des ressources minières, dans le respect des exigences environnementales et des intérêts des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la note d’information du ministère de l’Industrie minière et de la Géologie, dont LFA a obtenu copie, le texte introduit plusieurs innovations majeures. Il instaure notamment un régime de partage de production et accorde une place centrale au cadastre minier afin de mieux administrer les demandes de titres et d’organiser le quadrillage des zones d’exploration et d’exploitation. Le nouveau dispositif prévoit également le recours aux appels d’offres dans certains cas spécifiques, le renforcement du Centre de recherche géologique et minière, ainsi que la création de deux nouveaux permis dédiés à l’exploitation des mines à petite échelle et des rejets miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte entend aussi mieux encadrer les conventions minières et assurer leur suivi, promouvoir la transformation locale des minerais en limitant les exportations de matières brutes, et réviser les régimes fiscal et douanier afin de favoriser l’économie nationale sans décourager les investisseurs. D’autres innovations portent sur la réglementation des échanges, le renforcement des sanctions contre les contrevenants et la clarification des termes clés du code pour en faciliter l’application.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La réforme apportée par le nouveau code minier concilie l&rsquo;activité des investissements et la gestion stratégique des ressources avec des mécanismes innovants tels que le contrôle des substances, la transformation locale, les protections environnementales, la certification obligatoire des métaux précieux, le régime de partage de production, le fonds de développement communautaire et un cadre répressif aligné sur les standards internationaux »</em>, explique Elisabeth Mapaha, deuxième secrétaire du Sénat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle souligne également la priorité accordée au contenu local et au transfert de compétences, avec l’obligation pour les opérateurs de réaliser des projets socio-structurants au bénéfice des communautés, la mise en place de mécanismes de diversification économique, la réhabilitation des sites miniers et la propriété exclusive de l’État sur les données géologiques et techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau texte remplace le code minier institué par la loi n°5-2005 du 11 avril 2005, conçu pour attirer les investissements grâce à un régime fiscal et douanier particulièrement souple. Selon le gouvernement, ce dispositif a montré ses limites, d’où la nécessité d’une réforme en profondeur afin d’adapter le cadre juridique aux évolutions du secteur minier aux plans national, sous-régional et international.</p>
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