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	<title>rapport sur l’économie camerounaise &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Exécution budgétaire : Un solde global déficitaire de -714,3 milliards de Fcfa en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 09:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Exécution budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère des Finances]]></category>
		<category><![CDATA[rapport sur l’économie camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Solde Global déficitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[D’après le rapport sur l’économie camerounaise présenté le 25 août 2026, ce dérapage s’explique par une croissance plus faible qu’attendue. L&#8217;exécution budgétaire de 2025 dégage un solde global déficitaire de&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>D’après le rapport sur l’économie camerounaise présenté le 25 août 2026, ce dérapage s’explique par une croissance plus faible qu’attendue.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exécution budgétaire de 2025 dégage un solde global déficitaire de -714,3 milliards de Fcfa, soit -2,1% du PIB. D’après le rapport sur l’économie camerounaise l’année dernière présenté par le Minepat et le Minfi, le 25 août 2026, ce résultat marque un creusement sensible par rapport à la loi de Finances rectificative (LFR) 2025, qui tablait sur un déficit de 0,8 % du PIB. <em>« Le dérapage observé est essentiellement expliqué par une croissance plus faible qu’attendue. En effet, en nominal, le déficit global reste moins important que celui envisagé dans la LFR (-1011,9 milliards de Fcfa) »</em>, lit-on du document susmentionné. Le solde primaire non pétrolier, dons compris, qui neutralise les recettes pétrolières et les intérêts de la dette, ressort à -913,6 milliards de Fcfa, soit -2,7 % du PIB, contre -1346,3 milliards de Fcfa et -3,9 % du PIB en LFR. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce résultat traduit une meilleure gestion des ressources hors pétrole pour la prise en charge des dépenses courantes et d&rsquo;investissement. Néanmoins, il ressort également que le service de la dette vient financer un déséquilibre déjà structurel, sans que les recettes pétrolières, sur une courbe plongeante ces dernières années, ne puissent inverser la tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En rappel, les évolutions de la conjoncture nationale et internationale observées au cours du premier semestre 2025, ont conduit le gouvernement à l&rsquo;adoption d&rsquo;une loi de finances rectificative (LFR), promulguée par l&rsquo;ordonnance présidentielle du 11 juillet 2025. Le budget de l&rsquo;État a ainsi été porté de 7317,7 milliards de Fcfa dans la loi de Finances initiale (LFI) à 7735,9 milliards de Fcfa, se décomposant en 7669 milliards de Fcfa pour le budget général et 66,9 milliards de Fcfa pour les comptes d&rsquo;affectation spéciale (CAS), soit une augmentation de 418,2 milliards de Fcfa en valeur absolue (+5,7 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des recettes en baisse de -416,2 milliards de Fcfa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recettes internes totales (hors dons) mobilisées au cours de l&rsquo;exercice se sont élevées à 4928,2 milliards de Fcfa, en deçà de l&rsquo;objectif de 5344,4 milliards de Fcfa fixé par la LFR, soit un taux de réalisation de 92,2 %. A ce chiffre s’ajoutent les 159,3 milliards de Fcfa de dons mobilisés, soit un montant global des recettes de 5087,5 milliards de Fcfa. Les recettes d&rsquo;origine pétrolière se sont établies à 567,2 milliards de Fcfa, ne couvrant que 88,4 % de la cible annuelle de 641,5 milliards inscrite dans la LFR. En glissement annuel, elles accusent un repli de 121,5 milliards de Fcfa. Cette contreperformance est imputable à un triple effet : la contraction de la production, le fléchissement des cours des hydrocarbures par rapport aux hypothèses ayant présidé à la fixation de l&rsquo;objectif, et la migration de certaines conventions d&rsquo;établissement (CE) vers des contrats de partage de production (CPP), laquelle s&rsquo;est traduite par une réduction du taux de l&rsquo;impôt sur les sociétés (IS) pétrolier applicable aux principaux champs de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recettes non pétrolières quant à elles, ont atteint 4361,0 milliards de Fcfa, contre 4301,7 milliards en 2024, soit une progression de 59,3 milliards (+1,4 %). Pour autant, l&rsquo;objectif de la LFR, arrêté à 4702,9 milliards de Fcfa, n&rsquo;a pas été atteint, le taux de réalisation s&rsquo;établissant à 92,7 %. Examinées par composante, les recettes fiscales ont été mobilisées à hauteur de 92,5 % de leur cible, tandis que les recettes non fiscales ont atteint un taux de réalisation de 95,4 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des dépenses en hausse 239,1 milliards de Fcfa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les dépenses totales de l&rsquo;administration publique exécutées en 2025 s&rsquo;établissent à 5752,8 milliards de Fcfa (y compris le service de la dette), contre 5513,68 milliards en 2024, soit une hausse de 239,1 milliards de Fcfa (+4,3 %). Ces dépenses se répartissent entre les dépenses courantes, à hauteur de 4360,1 milliards de Fcfa, et les dépenses en capital, pour 1392,6 milliards de Fcfa. Les dépenses courantes se sont élevées à 4360,1 milliards de Fcfa, correspondant à un taux d&rsquo;exécution de 93,8 % par rapport à la LFR. En glissement annuel, elles accusent une hausse de 172,8 milliards de Fcfa, imputable à deux mouvements de sens contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;un côté, deux postes majeurs se sont contractés : les transferts et subventions ont été en recul de 223,1 milliards de Fcfa pour s&rsquo;établir à 694,6 milliards de Fcfa, tandis que les paiements d&rsquo;intérêts, en diminution de 29,6 milliards de Fcfa pour s&rsquo;établir à 367,9 milliards de Fcfa. De l&rsquo;autre, des poussées ont été observées sur les dépenses de personnel, en progression de 89,5 milliards de Fcfa, sous l&rsquo;effet conjugué de la mise en service de l’Application de gestion informatique et logistique des effectifs et de la solde (Aigles), qui a permis l&rsquo;automatisation des avancements d&rsquo;échelle et de grade, et de la poursuite de l&rsquo;apurement de la dette salariale. Par ailleurs, les dépenses de biens et services, en hausse de 336,0 milliards de Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exécution des dépenses en capital s&rsquo;est établie à 1392,6 milliards de Fcfa, en progression de 66,2 milliards de Fcfa par rapport à 2024. Rapporté aux objectifs de la LFR, le taux d&rsquo;exécution demeure toutefois limité à 77,5%. La ventilation par source de financement fait apparaître que les dépenses sur ressources propres ont atteint 837,2 milliards de Fcfa, soit 90,8% des prévisions de la LFR, en hausse de 138,9 milliards de Fcfa par rapport à 2024. A côté, les dépenses sur financement extérieur se sont élevées à 414,9 milliards de Fcfa, avec un taux d’exécution de 59,8 % du total de la LFR, en repli marqué d’environ 84,8 milliards de Fcfa par rapport à 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Secteur bancaire : Cinq banques dominent le marché financier camerounais en 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 09:11:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[AFG Bank]]></category>
		<category><![CDATA[Afriland First Bank]]></category>
		<category><![CDATA[CCA-Bank]]></category>
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		<category><![CDATA[rapport sur l’économie camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[SCB Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[Afriland First Bank, AFG Bank, General Bank of Cameroon, CCA-Bank et SCB Cameroun ont concentré 61,1% du marché des dépôts et 64,3% des crédits bancaires au 31 décembre 2025, selon&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading"><em>Afriland First Bank, AFG Bank, General Bank of Cameroon, CCA-Bank et SCB Cameroun ont concentré 61,1% du marché des dépôts et 64,3% des crédits bancaires au 31 décembre 2025, selon le rapport sur l’économie camerounaise présenté le 25 août dernier.</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse de la structure du marché confirme un secteur dominé par quelques établissements de grande taille, sans toutefois relever d&rsquo;une concentration excessive au regard des indicateurs usuels. C&rsquo;est ce que révèle en substance le Rapport sur l’économie camerounaise présenté le 25 août 2026 à Yaoundé, notamment en ce qui concerne le secteur bancaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;agissant des dépôts, Afriland First Bank occupe la première place avec une part de marché de 19,8% à fin 2025, suivie par AFG Bank (13,1 %), General Bank of Cameroon ancienne Société Générale Cameroun (11,0 %), CCA-Bank (9,3 %) et SCB Cameroun (7,9%). Les trois premières banques concentrent 43,9% du marché des dépôts, tandis que les cinq premières en détiennent 61,1%.Pour les crédits, la domination d’Afriland First Bank apparaît encore plus prononcée, avec une part de marché de 23,7% à fin 2025. Elle est suivie de General Bank of Cameroon (12 %), AFG Bank (11,5 %), CBC (9,0%) et SCB Cameroun (8,1%). Les trois premières banques représentent ainsi 47,2 % de l’encours total de crédits, et les cinq premières 64,3%. Concernant le total bilan, Afriland First Bank demeure également le principal établissement du système, avec 20,0 % des actifs, devant AFG Bank (12,2%), General Bank of Cameroon (10,4%), CCA-Bank (8,5%) et SCB Cameroun (7,2%). Les indices de concentration calculés à partir des parts de marché confirment une concentration modérée du secteur bancaire camerounais. Le marché reste donc concurrentiel, même s’il demeure fortement structuré autour d’un noyau restreint de banques systémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qualité du portefeuille et évolution des créances en souffrance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;encours des créances en souffrance est passé de 820,1 milliards à 869,2 milliards de Fcfa entre fin décembre 2024 et fin décembre 2025, soit une hausse de 6,0%. Cette progression étant demeurée inférieure à celle des crédits bruts, le ratio agrégé de dégradation du portefeuille s&rsquo;est amélioré. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le ratio créances en souffrance/crédits s&rsquo;est établi à 12,3% à fin 2025, contre 13,5% un an auparavant. Cette baisse constitue un signal globalement favorable pour le système bancaire, dans la mesure où elle témoigne d&rsquo;une amélioration de la qualité relative des actifs de crédit, en dépit de l&rsquo;augmentation du volume nominal des créances douteuses.Cette embellie d&rsquo;ensemble masque toutefois des disparités importantes entre établissements. Certaines banques affichent encore des niveaux de créances en souffrance particulièrement élevés au regard de leur portefeuille de crédits. Tel est notamment le cas de la BC-pme (72,9%), de la Bicec (35,4%), d&rsquo;UBA Cameroun (23,5%), de GSC Bank (16,6%) et de SCB Cameroun (14,6%), dont les ratios de créances douteuses demeurent sensiblement supérieurs à la moyenne sectorielle. À l&rsquo;opposé, quelques établissements présentent des ratios très faibles, voire quasi nuls, à l&rsquo;instar de Citibank, AGB, Bank Access, Bange Bank et CCA-Bank. Ces écarts traduisent la persistance de profils de risque et de politiques de gestion du portefeuille hétérogènes au sein du secteur bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Appréciation de la solidité financière du secteur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;examen de quelques indicateurs de solidité met en évidence une situation globalement mieux orientée à fin 2025, sans pour autant effacer certaines vulnérabilités spécifiques. Tout d&rsquo;abord, le ratio fonds propres/actifs, indicateur simple de capitalisation comptable, est passé de 7,3% à fin 2024 à 8,3% à fin 2025. Cette progression traduit un renforcement de l&rsquo;assise financière globale des banques. La situation varie toutefois sensiblement selon les établissements : certains présentent des niveaux de fonds propres rapportés aux actifs relativement confortables, tandis que d&rsquo;autres affichent des marges plus limitées.Ensuite, le ratio créances en souffrance/fonds propres s&rsquo;est amélioré à l&rsquo;échelle du système, passant de 88,7 % à 81,9% entre fin 2024 et fin 2025. Il demeure néanmoins préoccupant pour plusieurs établissements, en particulier lorsque le stock de créances en souffrance atteint ou dépasse le niveau de leurs fonds propres, ce qui accroît leur vulnérabilité en cas de matérialisation des pertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la situation des fonds propres appelle une attention particulière dans certains cas. À fin 2025, seule la BC-pme présentait des fonds propres négatifs, contre deux établissements un an auparavant, ce qui constitue à la fois un point de fragilité individuel important et un signal d&rsquo;amélioration partielle à l&rsquo;échelle du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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