<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Rapport &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
	<atom:link href="https://lefinancierdafrique.com/open/tag/rapport/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lefinancierdafrique.com/open</link>
	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 Sep 2026 11:11:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>
	<item>
		<title>Mobilité internationale : Le passeport camerounais recule dans le classement mondial</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/14/mobilite-internationale-le-passeport-camerounais-recule-dans-le-classement-mondial/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/14/mobilite-internationale-le-passeport-camerounais-recule-dans-le-classement-mondial/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 18:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[56 destinations]]></category>
		<category><![CDATA[classement]]></category>
		<category><![CDATA[Passeport camerounais]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=22775</guid>

					<description><![CDATA[Selon le dernier Rapport sur les passeports, le document donne accès à 56 destinations en 2026 avec des formalités allégées contre 59 l’année précédente, illustrant ainsi les difficultés persistantes de déplacements à&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon le dernier Rapport sur les passeports, le document donne accès à 56 destinations en 2026 avec des formalités allégées contre 59 l’année précédente, illustrant ainsi les difficultés persistantes de déplacements à l’étranger.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passeport camerounais perd du terrain sur l’échiquier mondial. En 2026, il permet d’accéder à 56 destinations avec des formalités allégées, selon le classement établi par Rapports sur les passeports. Le Cameroun occupe ainsi le 165e rang mondial, avec un score de mobilité de 56 et un taux d’accès mondial de 28,3 %. Une situation en retrait par rapport à 2025, année durant laquelle le pays affichait un score de 59 et se classait au 154e rang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le détail, les 56 destinations se répartissent entre 21 pays accessibles sans visa, 32 avec visa à l’arrivée ou dispositifs d’entrée simplifiés et trois nécessitant une autorisation électronique de voyage (eTA). À l’inverse, 142 destinations, soit 71,7 % du périmètre étudié, restent soumises à l’obtention préalable d’un visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recul apparaît également lorsqu’on observe l’évolution récente. Le niveau le plus favorable de la période 2020-2026 avait été enregistré en 2023, avec un score de mobilité de 62 et un 157e rang mondial. Le rapport se limite toutefois à établir ces évolutions chiffrées, sans leur attribuer de cause particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le continent africain que le passeport camerounais conserve son meilleur niveau d’accès. L’Afrique affiche un taux de 60,4%. Sur les 53 destinations africaines recensées hors Cameroun, 12 sont accessibles sans visa, 17 avec visa à l’arrivée ou formalités simplifiées et trois via eTA. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les destinations sans visa figurent notamment le Bénin, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Gabon, la Gambie, le Congo, le Mali, le Nigeria, la République centrafricaine, le Rwanda, le Kenya et le Togo. Les durées de séjour varient selon les pays, pouvant atteindre 90 jours pour plusieurs destinations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hors d’Afrique, les possibilités se réduisent sensiblement. L’Océanie affiche un taux d’accès de 42,9 %, devant les Caraïbes (37,5%), tandis que l’Asie se situe à 22 %. Le verrouillage est particulièrement marqué en Europe, dans les pays du Golfe et au Moyen-Orient : le rapport affiche un taux d’accès allégé de 0 % pour ces trois ensembles. Les 47 destinations européennes recensées, les six pays du Golfe et les 17 destinations du Moyen-Orient sont toutes classées dans la catégorie <em>« visa requis ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une question de réciprocité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport apporte également un éclairage sur les conditions d’entrée au Cameroun. Il recense 50 cas dans lesquels un passeport étranger doit obtenir un visa pour entrer au Cameroun, alors que les Camerounais bénéficient, dans le pays concerné, d’un accès sans visa, d’une eTA, d’un visa à l’arrivée ou d’un dispositif simplifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cet indicateur, qui mesure l’ouverture du Cameroun aux voyageurs étrangers et non la puissance du passeport camerounais à l’étranger, le pays se classe au 145e rang sur 199.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, les données de 2026 dessinent un passeport dont la mobilité demeure fortement concentrée sur l’Afrique. Avec 56 destinations accessibles dans des conditions allégées, l’espace communautaire et continental apparaît ainsi comme le principal levier de circulation internationale des Camerounais, alors que la majorité des destinations mondiales reste soumise au visa.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/09/14/mobilite-internationale-le-passeport-camerounais-recule-dans-le-classement-mondial/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Management public : 47 entreprises du portefeuille de la SNH et de la SNI à rentabilité nulle pour l’Etat</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/17/management-public-la-chambre-des-comptes-expose-la-faible-rentabilite-des-entreprises-publiques-au-cameroun/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/17/management-public-la-chambre-des-comptes-expose-la-faible-rentabilite-des-entreprises-publiques-au-cameroun/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[lefinancier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 09:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Chambre des compte]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<category><![CDATA[Tchinde Mbe Michel Ferrick]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=21969</guid>

					<description><![CDATA[Dans un rapport destiné au Parlement et rendu public, la Chambre des comptes dresse un état financier préoccupant des entreprises publiques ainsi que celui de 47 autres structures sous gestion&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Dans un rapport destiné au Parlement et rendu public, la Chambre des comptes dresse un état financier préoccupant des entreprises publiques ainsi que celui de 47 autres structures sous gestion directe de la SNI et la SNH.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un exposé destiné au Parlement, publié en juin 2026 et intitulé&nbsp;<em>« Audits des entreprises publiques : cas spécifique de la Société camerounaise d’aluminium (Alucam) »</em>, l’auditeur Tchinde Mbe Michel Ferrick, de la Chambre des comptes de la Cour suprême, dresse, sans complaisance, un état des lieux de la faible rentabilité financière et de la mauvaise gestion des entreprises publiques camerounaises au titre de l&rsquo;exercice 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la première partie de ce rapport, l’auditeur présente une liste de 38 entreprises dans lesquelles l’État détient plus de 50 % du capital, pour un montant total de participations de 1534,58 milliards de Fcfa. Vingt-quatre structures sont détenues à 100% par l’État et, dans les autres, celui-ci contrôle en moyenne 80 % du capital. Cinq entreprises affichent une participation de l’État supérieure à 100 milliards de Fcfa : la SNH (301,58 milliards), Camtel (226,62 milliards), Camwater (197,75 milliards), le PAD (176,77 milliards) et la SIC (142,46 milliards), soit un total de 1 045,18 milliards de Fcfa, représentant 68,10% des participations. L’État détient 100 % du capital dans toutes ces entreprises, à l’exception de la SIC, où sa participation est de 92,05%. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second tableau présente les entreprises dans lesquelles l’État du Cameroun détient moins de 50% du capital. Elles sont au nombre de 12, pour une participation financière cumulée de 391,64 milliards de Fcfa. Dans ce groupe, la BEAC arrive en tête avec 222,80 milliards de Fcfa, suivie des banques SGC (68,54 milliards) et SCB (43,02 milliards).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau des dividendes perçus par l’État en 2024 montre qu’il a encaissé une enveloppe globale de 55,85 milliards de Fcfa, provenant de neuf entreprises. Seules deux entreprises du premier groupe, la SNH et les ADC, ont versé des dividendes au Trésor public, respectivement 20,87 milliards et 189 millions de Fcfa. Six entreprises du second groupe ont également distribué des dividendes : la BEAC (20,55 milliards), la SCB (5,20 milliards), la SGC (3,82 milliards), la Socapalm (2,22 milliards), la Dpdc (1,40 milliard), BGFI Bank (1,38 milliard) ainsi qu’Africa Re (194 millions de Fcfa).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ressort de cette présentation que, sur un capital investi de 1 926,22 milliards de Fcfa en 2024, le Cameroun n’a perçu que 55,85 milliards de Fcfa de dividendes, soit un taux de rentabilité de 2,90%.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation des subventions perçues par les entreprises publiques</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, les entreprises publiques ne devraient pas bénéficier de subventions, dans la mesure où elles sont créées pour générer des dividendes afin de contribuer au financement du budget de l’État. Or, il ressort du rapport que 26 structures publiques ont bénéficié de subventions pour un montant total de 749,31 milliards de Fcfa entre 2020 et 2025, soit une moyenne annuelle de 125 milliards de Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ajoutant cette moyenne annuelle aux 1 926,22 milliards de Fcfa de participations directes de l’État dans les entreprises publiques, on obtient un montant de 2 051,22 milliards de Fcfa investis en 2024. La Sonara est de loin le principal bénéficiaire avec 479 milliards de Fcfa, suivie du PAD (90,8 milliards), de la SIC (35 milliards), de Camair-Co (27 milliards), de Madzi (21,38 milliards) et de Sonatrel (21,20 milliards).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Portefeuille de la SNH et de la SNI</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport précise que l’État détient également des participations indirectes dans des entreprises créées ou contrôlées par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et la Société nationale d’investissement (SNI).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation des entreprises du portefeuille de la SNH</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La SNH détient neuf entreprises dans son portefeuille, pour un capital investi de 211,30 milliards de Fcfa. C-Star, la raffinerie en construction à Kribi et Cotco concentrent à elles seules près de 200 milliards de Fcfa, soit respectivement 189,72 milliards et 10,19 milliards de Fcfa. Les dividendes versés par ces filiales sont comptabilisés comme produits dans les comptes de la SNH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la SNH n’a reversé au Trésor public que 20,87 milliards de Fcfa de dividendes en 2024, alors qu’elle gère un capital propre de 301,58 milliards de Fcfa et des participations dans ses filiales évaluées à 211,30 milliards, soit un total de 512,88 milliards de Fcfa. Le taux de rentabilité ressort ainsi à 4,06%.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation des entreprises du portefeuille de la SNI</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport indique que les participations indirectes de l’État, à travers la SNI, dans 38 entreprises s’élèvent à 36,5 milliards de Fcfa. Les principales participations concernent Geovic (10,01 milliards), Cimencam (6,27 milliards), la Sabc (5,73 milliards) et Sohli (3,1 milliards de Fcfa).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seules 15 de ces entreprises versent régulièrement des dividendes, qui constituent des produits pour la SNI. La Chambre des comptes relève toutefois que la SNI ne reverse plus de dividendes à l’État depuis plus de dix ans, alors qu’elle dispose d’un report à nouveau créditeur évalué à 9,7 milliards de Fcfa. Ainsi, l’État ne tire aucun bénéfice ni de son capital propre de 64,25 milliards de Fcfa, ni des 36,5 milliards investis dans les filiales de la SNI, soit un total de 100,75 milliards de Fcfa à rentabilité nulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport pose alors explicitement la question : « Que gagne l’État en tant qu’actionnaire de la SNI ? » Comme on peut le constater, ce rapport met en lumière une faiblesse plus globale de la gestion du portefeuille public. En 2024, l’État a immobilisé directement 2 051,2 milliards de Fcfa et indirectement 247,8 milliards de Fcfa, soit près de 2 299 milliards de Fcfa dans les entreprises publiques, pour un retour de seulement 55,85 milliards de Fcfa, correspondant à un taux de rentabilité de 2,48 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pays qui emprunte sur les marchés internationaux à des taux avoisinant 10%, ce constat soulève de nombreuses interrogations. Au-delà de la faible rentabilité de certaines entreprises publiques, une autre catégorie survit essentiellement grâce à des subventions qui s&rsquo;apparentent à une véritable perfusion, sans laquelle leur activité ne serait pas viable. Cette catégorie devrait être liquidée ou, à défaut, voir son statut évoluer vers celui d’établissement public, mieux adapté à des structures qui ne créent pas suffisamment de valeur pour rémunérer leurs facteurs de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question dépasse donc le seul niveau des dividendes. Elle porte également sur la clarté des objectifs assignés aux entreprises publiques, le suivi de leurs performances et la capacité de l’État à distinguer les participations à vocation sociale de celles à vocation financière.&nbsp;La Chambre des comptes conclut que <em>« les audits ont permis d’avoir une perception plus affinée de leur gestion, conduisant à relever un certain nombre d’irrégularités qui affectent leur fonctionnement optimal et, par conséquent, limitent leur contribution au financement du budget de l’État à travers le versement de dividendes. Les entreprises publiques représentent finalement un risque budgétaire important pour l’État. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/17/management-public-la-chambre-des-comptes-expose-la-faible-rentabilite-des-entreprises-publiques-au-cameroun/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rapport de la Banque mondiale : Une croissance résiliente mais encore trop faible en Afrique subsaharienne</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/06/rapport-de-la-banque-mondiale-une-croissance-resiliente-mais-encore-trop-faible-en-afrique-subsaharienne/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/06/rapport-de-la-banque-mondiale-une-croissance-resiliente-mais-encore-trop-faible-en-afrique-subsaharienne/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 09:26:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique subsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[Perspectives économiques mondiales]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=21811</guid>

					<description><![CDATA[Malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières et les incertitudes commerciales, la région devrait maintenir une croissance de 4,1% en 2026, un niveau&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières et les incertitudes commerciales, la région devrait maintenir une croissance de 4,1% en 2026, un niveau identique à celui de 2025</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière édition des Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale publiée en juin dernier, apporte une note d&rsquo;espoir mesurée pour l&rsquo;Afrique subsaharienne. En effet, malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières et les incertitudes commerciales, la région devrait maintenir une croissance de 4,1% en 2026, un niveau identique à celui de 2025. Même si ce rythme demeure supérieur à la moyenne mondiale, il reste insuffisant pour répondre aux immenses défis de développement auxquels le continent est confronté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, une croissance supérieure à 4% pourrait sembler satisfaisante. Pourtant, elle masque une réalité plus nuancée. Dans une région où la population augmente de près de 3% par an, cette progression ne génère qu&rsquo;un faible gain de revenu par habitant. Autrement dit, la richesse créée peine encore à améliorer significativement les conditions de vie des populations. Plus préoccupant encore, la Banque mondiale a révisé sa prévision de croissance de 0,3 point par rapport à ses estimations précédentes, signe que les vents contraires restent puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les raisons de cette prudence sont connues. On peut citer entre autres, l&rsquo;envolée des prix du pétrole, des engrais et des produits alimentaires, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, renchérit les coûts de production et entretient les pressions inflationnistes. À cela s&rsquo;ajoutent le poids toujours élevé de la dette publique, la faiblesse des investissements privés, les déficits d&rsquo;infrastructures et une création d&#8217;emplois insuffisante pour absorber une jeunesse de plus en plus nombreuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique subsaharienne conserve pourtant de solides atouts. Plusieurs économies poursuivent des réformes budgétaires, améliorent leur gouvernance et investissent davantage dans les infrastructures, l&rsquo;énergie et le numérique. L&rsquo;entrée en vigueur progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) offre également des perspectives prometteuses pour stimuler les échanges intra-africains et renforcer les chaînes de valeur régionales. Mais ces opportunités ne porteront pleinement leurs fruits que si elles s&rsquo;accompagnent d&rsquo;une accélération de la transformation industrielle et d&rsquo;un meilleur climat des affaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays d&rsquo;Afrique centrale, notamment ceux de la Cémac, l&rsquo;enjeu est désormais de convertir les revenus tirés des matières premières en investissements productifs. Les infrastructures, l&rsquo;agriculture, les industries de transformation, le capital humain et le numérique doivent devenir les principaux moteurs d&rsquo;une croissance moins dépendante des hydrocarbures et plus créatrice d&#8217;emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est d&rsquo;autant plus important que le contexte mondial demeure peu favorable. La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance mondiale à 2,5 % en 2026, contre 2,9 % en 2025, soit son niveau le plus faible depuis la pandémie de Covid-19. Les économies en développement devraient également enregistrer leur plus faible rythme de croissance depuis plusieurs années, tandis que l&rsquo;inflation, les tensions géopolitiques et l&rsquo;endettement continuent de peser sur l&rsquo;activité économique.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/07/06/rapport-de-la-banque-mondiale-une-croissance-resiliente-mais-encore-trop-faible-en-afrique-subsaharienne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Economie numérique : L’IA comme nouvelle rampe du développement africain</title>
		<link>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/04/09/economie-numerique-lia-comme-nouvelle-rampe-du-developpement-africain/</link>
					<comments>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/04/09/economie-numerique-lia-comme-nouvelle-rampe-du-developpement-africain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 10:15:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fenêtre]]></category>
		<category><![CDATA[classement]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lefinancierdafrique.com/open/?p=20714</guid>

					<description><![CDATA[Selon un rapport de Microsoft, l’intelligence artificielle générative s’impose progressivement comme un nouvel indicateur de compétitivité numérique. Le récent rapport de&#160;Microsoft&#160;révèle une géographie africaine contrastée, où quelques pays prennent de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon un rapport de Microsoft, l’intelligence artificielle générative s’impose progressivement comme un nouvel indicateur de compétitivité numérique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récent rapport de&nbsp;Microsoft&nbsp;révèle une géographie africaine contrastée, où quelques pays prennent de l’avance tandis que d’autres restent à la traîne. Le classement, dominé par l’Afrique du Sud&nbsp;avec plus de 21% d’utilisateurs, place le&nbsp;Gabon&nbsp;dans le top 5 continental avec 13,4% d’adoption des outils comme&nbsp;ChatGPT,&nbsp;Gemini&nbsp;ou&nbsp;Copilot. Une performance qui dépasse des économies numériques plus structurées comme le&nbsp;Sénégal&nbsp;ou la&nbsp;Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce classement met en évidence une première réalité : les pays les mieux positionnés partagent des caractéristiques communes. L’Afrique du Sud&nbsp;bénéficie d’un écosystème technologique mature, d’universités connectées à l’innovation et d’un secteur privé dynamique. Le&nbsp;Gabon, tout comme la&nbsp;Namibie, la&nbsp;Libye&nbsp;ou le&nbsp;Botswana, tire profit d’une population urbaine connectée, d’une pénétration internet relativement élevée et d’un usage croissant des services numériques. Dans ces économies, l’IA générative s’insère rapidement dans l’éducation, la communication professionnelle, la productivité administrative et les services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, les pays les moins classés cumulent plusieurs handicaps : faible accès à internet haut débit, coût élevé de la donnée, déficit de formation numérique et absence de politiques publiques dédiées à l’IA. Dans ces contextes, l’intelligence artificielle reste perçue comme un outil lointain, réservé à une minorité urbaine. Le risque est alors celui d’une nouvelle fracture numérique, non plus seulement entre connectés et non-connectés, mais entre utilisateurs et producteurs de technologies d’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’enjeu dépasse le simple usage. L’IA pourrait devenir un levier déterminant du développement africain. Dans l’agriculture, elle permet l’optimisation des rendements et la prévision climatique. Dans la santé, elle facilite le diagnostic dans les zones sous-dotées. Dans l’éducation, elle ouvre l’accès à des contenus personnalisés. Pour les administrations, elle améliore la transparence, l’efficacité et la qualité du service public. Autrement dit, l’IA peut accélérer la transformation structurelle des économies africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette promesse dépendra de choix stratégiques. Investissements dans les infrastructures numériques, formation massive aux compétences en IA, soutien aux startups locales et intégration dans les politiques publiques seront déterminants. Le classement du rapport Microsoft ne constitue donc pas seulement une photographie technologique : il dessine déjà les contours d’une future hiérarchie économique. Dans la course à l’intelligence artificielle, l’Afrique joue plus qu’une adoption technologique ; elle joue une partie de sa souveraineté numérique et de son développement.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lefinancierdafrique.com/open/2026/04/09/economie-numerique-lia-comme-nouvelle-rampe-du-developpement-africain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
