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	<title>Rentrée scolaire 2026-2027 &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Rentrée scolaire 2026-2027 : La bataille pour l’obtention des places dans les établissements publics</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 09:54:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[établissements publics]]></category>
		<category><![CDATA[Lycées]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Alors que certains élèves retrouvent le chemin des salles de classe ce jour, des parents d’élèves aux revenus modestes, peinent encore à trouver des places pour leurs enfants dans des lycées et collèges publics dont les frais de scolarité sont accessibles par rapport aux collèges privés laïcs et confessionnels.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Janyce B, qui a réussi avec brio, son Certificat d’études primaire (CEP) bien qu’ayant échoué le concours d’entrée en 6<sup>ème</sup> dans un lycée de la ville de Yaoundé, n’ira pas à l’école ce 7 septembre, jour de rentrée scolaire pour l’année 2026-2027 au Cameroun. Contrairement à sa sœur cadette admise au Common entrance (équivalent du concours d’entrée en 6<sup>ème</sup> dans le sous-système anglophone), elle va attendre que son père, employé dans une petite société de la place, parvienne à lui trouver une place dans un lycée de la place. Sous anonymat, il confie qu’il lui a été proposé de débourser entre 100.000 et 150.000 Fcfa sans compter les frais d’Apee (association des parents d’élèves et enseignants) qui s’élèvent à 25.000 Fcfa plus les 7500 Fcfa de frais de scolarité une fois que le matricule sera octroyé à sa fille au cas où, il parviendrait à un accord avec les démarcheurs auprès des dirigeants des établissements sollicités. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les négociations s’avèrent concluantes, cet homme au revenu modeste, devra débourser 132.000 et 182.000 Fcfa pour l’inscription d’un enfant hormis l’achat de la tenue de classe, des fournitures scolaires et des manuels exigés. Face à cette addition salée, ce père de famille songe à contre-cœur, envoyer sa progéniture fréquenter chez sa grand-mère en zone rurale à défaut de lui faire passer une année blanche. Comme lui, ils sont nombreux ces parents d’élèves qui doivent résoudre cette difficile équation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des accusations réfutées par les responsables d’établissements scolaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De leur côté, les responsables d’établissements scolaires publics ignorent la pratique du&nbsp;<em>«&nbsp;monnayage&nbsp;»</em>&nbsp;des places qui remonte aux temps anciens selon eux. Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) veille au grain et n’hésite pas à sanctionner des responsables impliqués dans la pratique du monnayage des places au sein de leurs lycées et collèges. Par contre, ils évoquent plusieurs raisons pour justifier la limitation du nombre d’élèves par salle de classe. Outre le meilleur suivi des enfants, il y a également le confort des apprenants ainsi que leur sécurité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, même au niveau des instances dirigeantes, la place est bien connue. La preuve, dans une correspondance du 12 septembre 2017 adressée aux délégués régionaux des Enseignements secondaires, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, alors Minesec, indiquait déjà que&nbsp;<em>« les pratiques de monnayage avaient cours dans les établissements scolaires relevant de leur ressort territorial »</em>. Tout en dénonçant cette manière qui relève d’une autre époque, il s’est insurgé fortement en brandissant des sanctions disciplinaires sévères à l’encontre&nbsp;<em>«&nbsp;de toute personne impliquée de près ou de loin dans ces pratiques qui ternissent l’image de notre système éducatif en même temps qu’elles sont un frein à son émergence »</em>. L’actuelle ministre, Pr Pauline Nalova Lyonga semble être dans la même mouvance en relevant de leurs fonctions certains proviseurs de lycées en pleine rentrée scolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les causes et le mode opératoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces mesures, les habitudes semblent avoir la peau dure. La rareté des places au sein des lycées et collèges publics entraîne des pratiques illégales de&nbsp;<em>« monnayage des recrutements »</em>. Des frais non officiels ou des pots-de-vin sont parfois exigés pour obtenir une admission. A cela s’ajoute l’intervention de réseaux. Car, les intermédiaires ou encore démarcheurs, se trouvent parfois au sein même des comités de gestion des recrutements ou des associations de parents d’élèves (Apee), monnayent l&rsquo;accès aux listes d&rsquo;attente. Dans ce cas, il est difficile pour des institutions comme la Commission nationale anti-corruption (Conac) qui ne se limite qu’à la sensibilisation et la dénonciation et non à la répression, d’endiguer ce phénomène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cause, le manque d’infrastructures. En effet, le nombre d&rsquo;établissements publics s’avère insuffisant face à une population jeune qui grandit très vite dans les grandes villes comme Yaoundé ou Douala. Au-delà, la réputation des grands lycées aguiche bon nombre de parents souhaitent y inscrire leurs enfants. Toute chose à la base du dépassement rapide de la capacité d&rsquo;accueil desdits établissements. L&rsquo;autre raison et non la moindre, est l&rsquo;insécurité dans certaines régions comme le Nord-Ouest, le Sud Ouest et l’Extrême Nord principalement, qui pousse de nombreuses familles à déplacer leurs enfants vers d&rsquo;autres villes, augmentant ainsi, la pression au sein des lycées et collèges publics. Par conséquent, l&rsquo;on se retrouve&nbsp;avec des salles de classe surchargées, exposant ainsi les apprenants et enseignants à l&rsquo;inconfort, l&rsquo;insécurité, et toutes sortes de déviances.</p>
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		<title>Frais d&#8217;Apee : Ces miliards de Fcfa qui échappent au contrôle des parents d&#8217;élèves</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joseph Samuel Zoé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 08:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Frais d'Apee]]></category>
		<category><![CDATA[Lycées]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée scolaire 2026-2027]]></category>
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					<description><![CDATA[À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027 au Cameroun, les contributions exigées par les Associations de parents d’élèves et d’enseignants suscitent une nouvelle fois colère et interrogations. Si leur&#8230; ]]></description>
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<h5 class="wp-block-heading"><strong><em>À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027 au Cameroun, les contributions exigées par les Associations de parents d’élèves et d’enseignants suscitent une nouvelle fois colère et interrogations. Si leur rôle dans le fonctionnement des établissements publics est difficilement contestable, la forte hausse de ces frais et surtout l’opacité qui entoure leur gestion alimentent la suspicion. </em></strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 septembre prochain, des centaines de milliers d’élèves camerounais retrouveront le chemin des classes. Pour les parents, cette rentrée scolaire s’annonce une nouvelle fois éprouvante en cette période de conjoncture économique. Entre achat des fournitures scolaires, manuels et tenues, le paiement des frais d’inscription et autres dépenses liées à la scolarité, la facture devient de plus en plus lourde. À cette liste s’ajoutent les frais d’Association de parents d’élèves et d’enseignants (Apee), devenus au fil des années l’un des principaux sujets de tension dans les établissements publics, au point d&rsquo;entrainer le limogeage de certains chefs d&rsquo;établissements scolaire, ou, pire encore, l&rsquo;incarcération des présidents ou autres membres de ces associations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les lycées et collèges publics, la contribution demandée atteint désormais 25.000 Fcfa par élève, contre environ 5.000 Fcfa dans les années 1990. Dans le primaire public, elle tourne autour de 10.000 Fcfa. Une progression spectaculaire qui interpelle, particulièrement dans un contexte marqué par la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages. <em>« Les frais d’Apee ont pratiquement été multipliés par cinq en l’espace de quelques années, alors que les besoins, eux, n’ont pas augmenté »</em>, regrette Simon T., parent d’élève.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une contribution devenue incontournable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler qu&rsquo;à l’origine, les Apee ont été conçues comme un mécanisme de solidarité permettant aux parents de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage de leurs enfants. Dans les établissements publics, ces ressources servent notamment à financer certains enseignants vacataires, le personnel d’appui, la surveillance, le gardiennage, l’entretien, mais aussi des travaux de construction ou de réhabilitation et l’acquisition de matériel didactique.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pouvoirs publics ont d&rsquo;ailleurs eux-mêmes reconnu ce rôle. En effet, dans un arrêté signé le 12 septembre 2014, l’ancien ministre des Enseignements secondaires, Louis Bapes Bapes, relevait que les Apee étaient devenues une composante importante de la communauté scolaire et jouaient <em>« un rôle essentiel de bailleur de fonds »,</em> certains établissements ne fonctionnant qu’avec leur apport.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance financière explique, en partie, la hausse progressive des contributions.&nbsp;Car plus les établissements sont confrontés à des déficits de personnel et à des besoins matériels, plus les Apee sont sollicitées.&nbsp;Pour Merlin Simo Mambou, secrétaire général régional pour le Centre de la Fédération nationale des Apee, cette augmentation est avant tout un «<em> palliatif budgétaire »</em> face à la baisse ou aux retards des financements publics et à l’accroissement des effectifs.&nbsp;Sans ces contributions, ajoute-t-il, le fonctionnement quotidien de plusieurs établissements serait sérieusement compromis.Mais c’est précisément au niveau de l&rsquo;utilisation de ces fonds que le bât blesse. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, si les parents acceptent de contribuer au fonctionnement des établissements malgré la hausse vertigineuse des frais d&rsquo;Apee, ils veulent savoir à quoi servent les sommes versées. Puisque sur le terrain, le contraste entre les montants collectés et l’état de certaines infrastructures est saisissant. Dans plusieurs établissements publics du primaire et du secondaire, des salles de classe demeurent dégradées, parfois pendant plusieurs années. Les tables-bancs font défaut et les conditions matérielles d’apprentissage restent précaires. <em>« Pire encore, on en est encore à demander aux élèves de cotiser pour l’achat du matériel en vue des travaux pratiques en laboratoire. Certains apprenants sont même obligés de payer pour photocopier des épreuves lors de certaines évaluations »</em>, déplore Adèle Ngoumé, mère de trois élèves dans un lycée de Yaoundé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question prend une autre dimension lorsqu’on mesure le potentiel financier de ces contributions. Dans un établissement comptant&nbsp;3 000 élèves, les seuls frais d’Apee peuvent générer environ&nbsp;75 millions de Fcfa par an, sur la base d’une contribution de 25 000 Fcfa par élève. Dans un réseau scolaire qui compte plusieurs centaines d’établissements, les sommes en jeu se chiffrent ainsi en milliards de Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui contrôle l’argent des parents ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème soulevé par les parents n’est donc pas nécessairement le principe de la contribution. Il porte davantage sur la gouvernance, la traçabilité et le contrôle des fonds collectés.Dans les faits, la gestion apparaît souvent difficile à cerner pour les familles. <em>« C’est généralement le proviseur qui coordonne la gestion de ces fonds en collaboration avec le président de l’Apee. Nous, on est juste chargés de collecter l’argent lors de l’inscription de l’enfant »</em>, témoigne, sous anonymat, un économe d’un lycée de Yaoundé. Toujours selon ce responsable, un état des besoins de l’établissement est normalement établi en début d’année scolaire. Sauf que les parents n&rsquo;ont systématiquement pas droit à un bilan détaillé en fin d’exercice. D&rsquo;où leur questionnement.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est précisément cette absence de visibilité qui nourrit les soupçons. Les contributions étant collectées auprès des familles pour financer un service public d’éducation, les parents réclament une comptabilité accessible, des justificatifs et un bilan régulier des réalisations. <em>« Les parents réclament à juste titre une traçabilité rigoureuse des dépenses. L’opacité dans l’affectation de ces ressources alimente régulièrement la méfiance et la suspicion de mauvaise gestion »</em>, fait encore savoir Merlin Simo. Et ce dernier de laisser entendre que la Fédération nationale des Apee, a élaboré des documents standard destinés à améliorer la traçabilité des fonds. Encore faut-il que les responsables des établissements et des associations se les approprient effectivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le risque d’un transfert de charge</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la seule transparence, le débat pose une question de fond :&nbsp;jusqu’où les familles doivent-elles financer le fonctionnement des établissements publics<strong>&nbsp;?</strong>&nbsp;La contribution communautaire était initialement destinée à compléter les moyens de l’État. Elle tend aujourd’hui, dans certains établissements, à devenir indispensable, voire incontournable à leur fonctionnement quotidien. D&rsquo;ailleurs, le paiement des frais d&rsquo;inscription dans les lycées au sein des établissements bancaires agréés est conditionné par le versement au préalable des frais d&rsquo;Apee au sein de l&rsquo;établissement.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que pour les ménages disposant de plusieurs enfants scolarisés, l’addition est particulièrement salée. Par exemple, un parent ayant trois enfants dans un lycée doit déjà débourser en tout 75.000 Fcfa au titre de l’Apee, auxquels s’ajoutent les frais d’inscription, fixés à 7 500 Fcfa au premier cycle et pouvant atteindre 10.000 ou 15.000 Fcfa au second cycle, selon le type d’enseignement (général ou technique). Les classes d’examen ajoutent encore d’autres charges. Face à cette situation, le contrôle apparaît comme l’une des principales conditions de restauration de la confiance. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Rentrée scolaire 2026-2027 : Les parents d’élèves face à l’équation du financement de la scolarité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Pépin Ndjo]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 10:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[crédit scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[financement de la scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Nalova Lyonga]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée scolaire 2026-2027]]></category>
		<category><![CDATA[tontines populaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Hormis le revenu mensuel pour les salariés, le crédit scolaire, l’épargne personnelle et les tontines populaires sont des solutions mises sur pied pour y parvenir. A quelques jours du début&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Hormis le revenu mensuel pour les salariés, le crédit scolaire, l’épargne personnelle et les tontines populaires sont des solutions mises sur pied pour y parvenir.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A quelques jours du début effectif de la rentrée scolaire 2026-2027, ce n’est pas encore la grande affluence au niveau des inscriptions dans les établissements scolaires, les marchés et les librairies. Pourtant ce ne sont pas les manuels, fournitures, tenues scolaires, chaussures et autres qui manquent, tellement l’offre est abondante. Le problème se trouve au niveau de la bourse ou du porte-monnaie qui reste désespérément vide au regard de la conjoncture actuelle. Du coup, les parents d’élèves semblent avoir perdu le sommeil. La tranquillité des vacances a cédé la place à l’inquiétude de la préparation du retour de leurs progénitures dans les salles de classe. Entre paiement de l’inscription et de la pension, l’achat des fournitures scolaires et bien d’autres, ils ne savent plus où donner de la tête par ces temps difficiles. Pour résoudre la difficile équation du financement de la rentrée scolaire, plusieurs stratégies sont mises en place. Hormis le salaire mensuel, le crédit scolaire est très souvent la solution indiquée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le recours au crédit scolaire auprès des banques et EMF</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains parents d’élèves fonctionnaires, agents publics, para-publics ou privés, clients de banque, le recours au crédit scolaire semble être la meilleure alternative.&nbsp;<em>« Le crédit scolaire s’impose comme une solution de trésorerie incontournable pour les familles confrontées aux frais de scolarité, d’inscription, d’achat de fournitures et de transport »</em>, indique ce parent rencontré dans une banque de la place. Dans les agences des établissements de crédit disséminées sur le territoire, les parents se pressent pour obtenir des financements adaptés à leurs revenus et à leurs échéances. Ils sont aidés en cela par certaines banques qui usent des accroches émotionnelles pour captiver davantage. Afriland First Bank Cameroun invite les parents à&nbsp;<em>« ne pas laisser le manque de liquidités freiner les rêves des enfants »</em>. A Advans Cameroun, la rentrée scolaire est une bonne saison pour vendre.&nbsp;<em>« Si vous n’avez pas assez d’argent pour acheter les fournitures scolaires à revendre en cette période importante, pensez au crédit. Un petit crédit bien géré peut vous aider à remplir votre boutique et faire un maximum de bénéfices. Soyez serein, investir pour la rentrée scolaire, c’est s’assurer d’importants bénéfices »</em>, lance l’établissement de microfinance (EMF).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette bataille des offres de crédit scolaires, banques et EMF misent notamment sur la célérité du traitement des demandes, les taux d’intérêt et les délais de remboursement. Ce sont dans l’ensemble, des crédits remboursables sur 9 à 11 mois, avec des taux d’intérêt oscillant entre 10 % et 12 %. Le montant octroyé dépend généralement du salaire du demandeur, avec des plafonds pouvant atteindre 10 à 15 millions de Fcfa. Si de l’avis des experts financiers, les crédits scolaires sont des produits très rentables pour les banques en raison des taux d’intérêt qui y sont adossés, il n’en demeure pas moins vrai qu’en période de rentrée scolaire, ils constituent une véritable panacée pour les parents en quête de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un nouveau mécanisme de financement de la rentrée scolaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres parents non éligibles au crédit scolaire des banques et microfinance, se voient offrir une opportunité inespérée de financer la rentrée scolaire de leurs progénitures. L’EMF Renaprov Finance S.A vient de mettre sur pied la « Maso Bourse académique », un produit qui permet de financer les études à 0 Fcfa. Une offre soumise à une souscription de 500 Fcfa carnet du mutualiste dans l’optique d’atteindre 26 000 Fcfa annuellement.&nbsp;<em>« Avec Maso Bourse académique de Renaprov Finance S.A, vous cotisez, participez au tirage au sort et tentez de bénéficier d’une prise en charge complète de votre scolarité à l’Institut Universitaire Bissaï. Que vous envisagiez un BTS, une Licence, un Master, un DQP ou un CQP, votre parcours peut être entièrement financé par la Maso Bourse Académique »</em>, lance l’EMF. En attendant la fin des cotisations prévue le 15 octobre 2026 et le tirage au sort deux jours plus tard (17 octobre 2026), il faut parer au plus pressé. C’est dans ce sillage que la tontine populaire semble être le moyen le plus prisé par les parents d’élèves.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les tontines populaires comme alternative principal</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la majorité de parents exclus des prêts bancaires, mobiliser les ressources nécessaires à la scolarité de leurs enfants s’apparente à une équation à plusieurs inconnus. Pour tirer leur épingle du jeu, d’aucuns ont recours à divers mécanismes : Cette revendeuse du marché Etoudi préfère miser sur ses tontines pour scolariser ses enfants.&nbsp;<em>« C’est généralement grâce à mes cotisations dans diverses associations que je parviens à envoyer mes enfants au collège. C’est également ce qui me permet de me procurer de la marchandise dont le bénéfice me permet de m’occuper de mon mari et mes quatre enfants »</em>, explique-t-elle. Comme elle, beaucoup d’autres travailleurs de l’informel dépendent des tontines populaires encore appelées&nbsp;<em>« Njangui »</em>&nbsp;pour se réaliser. A côté, bon nombre de parents se sont inscrits dans de petites cotisations journalières auprès des agents itinérants de certains EMF. Le produit desdites cotisations leur permet très souvent de doper leur trésorerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces efforts, le compte n’est presque jamais atteint. Raison pour laquelle, beaucoup se livrent de plus en plus aux jeux du hasard dans l’optique de décrocher un gain important devant résoudre tous leurs problèmes financiers. Cette vulnérabilité fait très souvent les bonnes affaires des compagnies spécialisées dans les jeux de hasard. Pour les plus démunis, des élans de solidarité communautaire et religieuse permettent très souvent de supporter certaines charges inhérentes à la scolarisation de leurs progénitures. Pendant que certains parents se privent et s’endettent pour équiper leurs enfants, certains élèves eux, ont consacré une partie de leurs vacances à de petites activités commerciales pour contribuer aux dépenses familiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des ventes promotionnelles pour soulager la trésorerie des parents d’élèves</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa tradition, le ministère du Commerce (Mincommerce) en partenariat avec certaines entreprises dites&nbsp;« citoyennes »,&nbsp;entend&nbsp;organiser comme à l’accoutumée, des ventes promotionnelles dans l’optique de soulager la trésorerie des parents d’élèves. Car, pour de nombreuses familles, la liste des fournitures ressemble davantage à une facture qu’à une simple liste.&nbsp;Généralement, en cette&nbsp;veille de rentrée scolaire, ce département ministériel prend cette initiative pour mettre à la disposition des parents, le matériel didactique, mais aussi et surtout toutes les denrées alimentaires qui sont vendus à des prix accessibles. Si bon nombre de parents se réjouissent de cette opportunité,&nbsp;« le foirage »&nbsp;actuel ne leur permet de véritablement se procurer des cahiers, livres, denrées alimentaires, etc. Pendant que l’on réfléchit ci et là, comment avoir de l’argent, le Pr Nalova Lyonga, ministre des Enseignements Secondaires (Minesec) a annoncé l’ouverture depuis le lundi 24 août 2026, du paiement des frais de scolarité et d’examen pour l’année scolaire 2026/2027. De quoi mettre une pression supplémentaire sur les parents d’élèves déjà martyrisés par la crise économique ambiante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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