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	<title>SND30 &#8211; Le Financier d&rsquo;Afrique</title>
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	<description>Le Financier d&#039;Afrique</description>
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		<title>Célestin Tawamba : « Une route dégradée est un impôt que le consommateur paie à l’étalage sans le savoir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 09:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Célestin Tawamba]]></category>
		<category><![CDATA[Gecam]]></category>
		<category><![CDATA[Rentrée économique]]></category>
		<category><![CDATA[SND30]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans cet entretien, le président du Gecam dresse un constat sans concession en passant au crible les blocages structurels qui asphyxient le tissu productif national et appelle à une véritable doctrine industrielle d’État.&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans cet entretien, le président du Gecam dresse un constat sans concession en passant au crible les blocages structurels qui asphyxient le tissu productif national et appelle à une véritable doctrine industrielle d’État.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malgré les réformes majeures engagées depuis le lancement de la SND30, le déficit en infrastructures énergétiques persiste. Comment expliquez-vous ce décalage entre les ambitions affichées et les réalités du terrain pour les entreprises ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2026 a commencé sous le signe d’une intense activité institutionnelle dans le secteur de l’électricité, avec, d’un côté, la nationalisation du segment de la distribution et, de l’autre, la mise en œuvre du Compact énergétique national en août 2025, d’un montant de 12,5 milliards de dollars, soit 7 750 milliards de Fcfa. La vérité du terrain, elle, demeure implacable : malgré les annonces, malgré les réformes, malgré les cérémonies, la crise énergétique n’est pas derrière nous, elle s’aggrave. La réalité quotidienne des opérateurs économiques reste celle d’une énergie rare, coûteuse, instable et trop souvent inaccessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les enquêtes Enterprise Surveys de la Banque mondiale, 65% des entreprises camerounaises recourent à un groupe électrogène pour maintenir leur activité. Ce chiffre dit à lui seul l’écart entre les ambitions affichées et les conditions réelles de production. Il dit la fragilité de notre appareil productif, il dit le coût du sous-investissement, il dit surtout l’urgence d’un sursaut collectif. Or, l’autoproduction par groupe électrogène représente un coût de 200 à 350 Fcfa par kilowattheure, quand le tarif industriel se situe entre 50 et 99 Fcfa, En d’autres termes, produire soi-même son électricité coûte de deux à sept fois plus cher que l’énergie fournie par Socadel. L’entrée en production du barrage de Nachtigal, avec ses 420 MW supplémentaires, constitue une avancée que nul ne saurait nier. Mais une capacité installée n’a de valeur que si elle est transportée, distribuée et absorbée. Et c’est là que réside le blocage : nous disposons d’une énergie qui entre en production, mais qui n’atteint pas les usines, les ateliers et les zones industrielles. Mieux, le mécanisme financier du « take or pay » fait par ailleurs peser sur l’État une charge mensuelle estimée à 10 milliards de Fcfaau bénéfice de Nhpc, à quoi s’ajoute la hausse du coût des hydrocarbures qui renchérit les centrales thermiques&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, plus le système tente de tenir debout, plus il s’enfonce dans ses propres déséquilibres. Ce que nous demandons est simple et mesurable : le raccordement effectif des zones industrielles à la capacité déjà installée et un calendrier public de résorption du déficit du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dégradation des corridors Douala-Yaoundé ou Kribi, surcoûts de transport, délais logistiques… Dans quelle mesure l’état de nos infrastructures routières et ferroviaires pénalise-t-il la compétitivité du Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi de finances 2026 a consacré une enveloppe de 660,4 milliards de Fcfa à l’achèvement des grands projets de première génération ainsi qu’au lancement de nouveaux chantiers annoncés par le Chef de l’État. Elle traduisait une ambition forte, avec près de 650 km de routes bitumées et plus de 1 300 mètres linéaires d’ouvrages d’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le bilan constaté sur le terrain demeure préoccupant. Les grands axes économiques continuent de se dégrader, tandis que les réhabilitations avancent trop lentement, lorsqu’elles ne sont pas tout simplement absentes. Il en est ainsi de plusieurs corridors majeurs, notamment les principales liaisons sous-régionales et les interconnexions entre nos principaux pôles économiques, à savoir Douala-Bafoussam, Douala-Yaoundé, Edéa-Kribi ou encore Ngaoundéré-Kousseri. Les coûts de transport ont progressé de 11,5% en 2023 puis de 12,3% en 2024. Sur le corridor ferroviaire Douala-Ngaoundéré, les dysfonctionnements du réseau génèrent, pour les marchandises destinées au Nord-Cameroun, au Tchad et à la République centrafricaine, un surcoût logistique estimé entre 15 et 20 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Disons les choses telles qu’elles sont : une route dégradée est un impôt. Un impôt que nul n’a voté, que nul ne recouvre, dont personne ne rend compte, mais que l’entreprise acquitte chaque jour, en carburant, en pneumatiques, en camions immobilisés. Et elle ne l’acquitte pas seule : elle le répercute quand elle peut. C’est le consommateur camerounais qui le paie, à l’étalage, sans savoir qu’il paie une route. Nous ne réclamons pas du bitume par confort. Nous le réclamons parce que chaque kilomètre de route abîmée est une part de pouvoir d’achat perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a quelques semaines, vous avez échangé avec le directeur général des Impôts dans le cadre de l’élaboration de la loi de finances 2027. Voyez-vous un réel changement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je veux d’abord saluer la qualité du dialogue engagé avec l’administration fiscale sous l’impulsion du ministre des Finances. Nous avons encore reçu le directeur général des Impôts au Gecam il y a trois semaines, dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2027. Cette écoute est réelle, et elle mérite d’être dite. C’est précisément parce que ce dialogue existe que je peux parler franchement. Le Code général des impôts n’a connu aucune refonte structurelle depuis 2002, et il a été modifié plus de 2 500 fois. Le rythme s’accélère : la seule loi de finances 2026 a modifié 127 articles, contre 57 l’année précédente. S’y ajoutent plus de quarante nouveaux frais et redevances, relevant d’une quinzaine de ministères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le chef d’entreprise camerounais réapprend chaque année les règles qui s’appliquent à lui, paie un conseil pour les comprendre et révise ses procédures pour s’y conformer. Ce travail ne produit rien : ni emploi, ni capacité, ni produit. Et il faut dire d’où vient ce mouvement. L’essentiel des mesures nouvelles poursuit un objectif de rendement budgétaire. Les mesures d’accompagnement de l’activité restent marginales. Nous en arrivons à cette situation singulière où l’entreprise ouvre le Code général des impôts moins pour connaître ce qu’elle doit que pour mesurer ce qu’elle risque. Le Code des impôts ne peut pas devenir un code de procédure pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre difficulté ne tient pas seulement à l’instabilité des règles. Elle tient aussi à la manière dont l’impôt est assis. Nous l’avons plusieurs fois expliqué et l’administration fiscale en est aujourd’hui consciente. La refonte du Code général des impôts n’est plus une réforme parmi d’autres. C’est la condition de toutes les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les crédits bancaires distribués au premier trimestre ont chuté de 550 milliards de F</strong><strong>cfa</strong><strong>. Pourquoi l’accès au financement est-il devenu un parcours du combattant pour le secteur privé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès au financement demeure, pour nos entreprises et plus encore pour nos PME, l’un des principaux freins à l’investissement et à l’emploi. Les chiffres de cette année le disent mieux que tout commentaire. Au premier trimestre 2026, les banques camerounaises ont distribué 1 337 milliards de Fcfa de crédits nouveaux, contre 1 887 milliards un an plus tôt : près de 550 milliards de moins en douze mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, le nombre de dossiers a augmenté. Plus de demandes, beaucoup moins d’argent. Dans le même temps, le taux débiteur moyen est passé de 8,26 % à 9,03%. Le crédit ne disparaît pas : il rétrécit et il se renchérit. Ce mouvement intervient alors que l’État occupe désormais dans le secteur bancaire une place sans précédent. Reconnaissons-le : les sauvetages ont préservé la stabilité du système, et l’État n’a pas cherché à devenir banquier, il l’est devenu pour éviter des faillites. Mais la BAD qualifie aujourd’hui cette situation de source de préoccupation majeure, et le FMI relève les risques budgétaires, opérationnels et de gouvernance qu’elle emporte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont pas les mots du Patronat. Car la question n’est pas celle de la propriété. Elle est celle de la position. L’État est aujourd’hui actionnaire de plusieurs banques, leur principal emprunteur et le débiteur en retard de nombre de nos entreprises. Ces trois rôles se contredisent. Une entreprise à qui l’État doit de l’argent voit son bilan se dégrader ; cette dégradation la rend inéligible au crédit d’une banque dont l’État est actionnaire, et qui préfère de toute façon prêter à l’État. Ce n’est pas une accusation, c’est une mécanique : pourquoi une banque prendrait-elle le risque d’une PME quand un titre souverain lui offre du rendement sans risque ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne demandons pas que l’État se retire brutalement du secteur ; ce serait irresponsable. Nous demandons un calendrier public de désengagement progressif, l’apurement des arriérés dus aux entreprises, la politique de financement la moins coûteuse qui soit, puisqu’il s’agit de restituer ce qui est dû, et un régime fiscal qui cesse de pénaliser le crédit-bail, alors qu’il devrait être le premier outil d’équipement de nos PME.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Métallurgie, emballage, quincaillerie… Le tissu industriel national s’efface au profit des importations. La stratégie d’import-substitution a-t-elle échoué ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les pesanteurs qui brident notre économie, il en est une dont nous parlons trop peu : les conditions dans lesquelles s’exerce la concurrence sur notre propre marché. L’ouverture, lorsqu’elle n’est pas encadrée, ne produit pas la compétition : elle produit l’éviction. Elle nous laisse deux héritages. Le premier est ce déficit commercial structurel, nourri pour l’essentiel par l’importation de produits de consommation finale. Le second est plus grave parce qu’il est irréversible : l’effacement d’un tissu industriel bâti au fil des décennies par des pionniers camerounais, face à des investissements étrangers dont les avantages consentis rendent, dans bien des cas, toute concurrence loyale impossible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de garde-fous, il ne reste à l’opérateur national que la reconversion ou la disparition. Des secteurs entiers y sont passés. La métallurgie, la quincaillerie, l’emballage, hier portés par des capitaux nationaux, ont changé de main sans que nous obtenions ce que d’autres économies ont su exiger en pareilles circonstances : un transfert réel de technologie et de savoir-faire. Nous avons cédé les entreprises ; nous n’avons pas acquis les compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que nul ne se méprenne sur le sens de notre appel. Le patriotisme économique n’est ni la fermeture ni le rejet de l’investissement étranger. Il est l’exigence que chaque politique économique réponde à une question simple : permet-elle aux entreprises camerounaises d’investir, d’innover, d’accéder aux marchés, d’exporter, en un mot, d’accumuler des capacités ? C’est dire que le « Made in Cameroon » ne peut demeurer un slogan, ni l’import-substitution une affaire de tarifs douaniers. Il y faut une doctrine industrielle d’État. Car pendant que le Piisah a pour objet de réduire notre dépendance alimentaire, nos importations de riz ont progressé de 37 702 tonnes et celles de poisson de 60 193 tonnes. Les chiffres commandent ici la lucidité. En 2025, notre déficit commercial a atteint 2 145 milliards de Fcfa, contre 1 747 milliards l’année précédente : près de 400 milliards de dégradation en douze mois. Notre taux de couverture est tombé de 65,1% à 59%. Autrement dit, le Cameroun ne finance plus que 59 % de ses importations par ses exportations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre souveraineté économique se jouera sur trois exigences : la mise aux normes de notre offre locale, une protection ciblée et temporaire de nos écosystèmes émergents face aux importations à bas coûts, et le maintien de certains secteurs stratégiques entre des mains camerounaises. Car une nation qui ne produit plus ce qu’elle consomme ne négocie plus rien : elle subit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec 10 emplois informels pour un seul dans le privé structuré, notre système fiscal ne pousse-t-il pas les entreprises à fuir le secteur formel ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de l’informalité ne peut plus être traitée sous le seul angle du civisme fiscal ou du contrôle. Pour une petite entreprise, se formaliser relève d’un calcul : la décision devient rationnelle lorsque les avantages attendus dépassent les coûts, les obligations et les risques encourus. Or, lorsque la formalisation signifie immédiatement davantage de fiscalité, de charges et de contrôles, sans garantir en retour un meilleur accès au crédit et aux marchés, demeurer informel devient un choix économiquement rationnel. Nous devons donc inverser la logique. Il ne suffit plus de demander aux entreprises informelles de rejoindre le secteur formel : il faut faire du secteur formel un espace dans lequel il devient économiquement avantageux d’entrer et de rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’urgence se mesure. Selon l’Institut national de la statistique, 52% des emplois relèvent du secteur informel non agricole, quand le privé formel n’en représente que 5,1 %. Autrement dit, pour un emploi dans une entreprise formelle, il en existe dix hors du système. Encore faut-il distinguer deux réalités que l’on confond trop souvent. Il y a l’informalité de nécessité : celle de l’artisan, du commerçant, de la très petite unité de production dont la trésorerie ne supporte pas le coût d’entrée dans le formel. Celle-là ne relève pas de la sanction, mais du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il y a l’autre : celle d’opérateurs de taille réelle, disposant de moyens réels, qui choisissent délibérément de rester hors du système ou de n’y figurer qu’à demi. Celle-là n’est pas de l’informalité, c’est une soustraction organisée à l’impôt. Elle prospère aux dépens de ceux qui déclarent, et elle installe une concurrence à laquelle aucune entreprise honnête ne peut résister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Gecam la dénonce sans réserve et demande qu’elle soit traitée pour ce qu’elle est. À la première, nous avons adressé plusieurs propositions et réformes à l’administration fiscale permettant d’améliorer leurs contributions à l’effort fiscal. Ces réformes ne sont pas des concessions faites aux entreprises. Elles sont la condition d’une assiette fiscale qui s’élargira parce que les contribuables seront plus nombreux, et non parce que les mêmes paieront davantage. Nous ne demandons pas que l’on aille chercher l’informel. Nous demandons que l’on cesse de le fabriquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Entrepreneuriat : 98 177 PME créées au Cameroun en huit ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ghislaine Deudjui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 21:13:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[98 177 PME]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Centre de formalité et de création d’entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[SND30]]></category>
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					<description><![CDATA[Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la SND30, elles ont vu le jour à travers le Centre de formalité et de création d’entreprise. La&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la SND30</em>, <em>elles ont vu le jour à travers le Centre de formalité et de création d’entreprise. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La promotion de l’emploi et de l’insertion économique dans le cadre de la SND30 vise plusieurs objectifs, dont le développement de l’entrepreneuriat. Cet objectif consiste à encourager, structurer et faire croître la création d’entreprises pour stimuler l’économie et l’emploi. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, le Centre de formalité et de création d’entreprise (Cfce) a été créé pour répondre à cet objectif. Opérationnel depuis 2018, il a contribué à la création d’un total de 98 177 petites et moyennes entreprises (PME). D’après le rapport d’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la SND30, sur la période 2020-2023, le nombre de PME créées à travers cette institution est passé de 10 682 à 19 651. Une hausse qui traduit l’engouement des opérateurs à bénéficier des facilités administratives offertes par le Cfce. Toutefois, cette institution n’est compétente que pour la création d’entreprises dont le capital social est compris entre 100.000 Fcfa et 999.999 Fcfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, selon les estimations du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), en 2024, le nombre d’emplois créés par les PME au Cameroun suit une tendance positive, passant de 211 155 en 2020 à 563 290 en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le rapport d’évaluation à mi-parcours de la SND30 indique que, sur le plan de la création d’emplois, le nombre d’emplois créés entre 2015 et 2022 dans les grandes entreprises se situe à 71 339, soit 20 % du total des emplois permanents créés durant la période. Toutefois, le même rapport relève que la performance la plus importante en matière de création d’emplois permanents est celle des très petites entreprises (TPE), qui concentrent 45 % des nouveaux emplois créés, contre 22 % et 13%, respectivement, pour les petites entreprises et les moyennes entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En consultant les rapports de l’Institut national de la statistique de 2018 et 2024, les experts relèvent qu’entre 2015 et 2022, le nombre d’emplois permanents est passé de 635 969 à 1 178 044, soit une hausse de 85 %. Mais la part des grandes entreprises dans les emplois permanents a légèrement baissé sur cette période. D’après le rapport d’évaluation à mi-parcours de la SND30, elle se situe à 25 % en 2022 contre 27 % en 2015, <em>« suggérant une croissance moins rapide des emplois permanents dans les grandes entreprises par rapport à l’ensemble du marché de l’emploi »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les autres catégories d’entreprises, la part relative de l’emploi est passée de 51% à 41% pour les très petites entreprises, de 15% à 18 % pour les petites entreprises et de 6% à 9% pour les moyennes entreprises. Il en découle que, malgré la diversification de l’emploi au-delà du segment que constituent les TPE, celui-ci reste dominant pour structurer la dynamique de l’emploi au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la mise en œuvre de la SND30, la promotion de l’emploi au sein des grandes entreprises opérant sur le territoire national s’est traduite, entre autres, par la densification des partenariats en matière d’emploi et de développement des compétences avec les acteurs nationaux et internationaux. À cet effet, en 2022, neuf cadres de collaboration impliquant le Minefop et des institutions privées, notamment le Syndicat des transporteurs et auxiliaires du Cameroun et le Groupement des entreprises industrielles et interprofessionnelles du Cameroun, ont été signés.</p>
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