{"id":20675,"date":"2026-04-06T12:42:00","date_gmt":"2026-04-06T12:42:00","guid":{"rendered":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/?p=20675"},"modified":"2026-04-06T19:53:43","modified_gmt":"2026-04-06T19:53:43","slug":"francois-felix-gandji-mossi-coordonnateur-du-parf-cafe-a-ce-jour-le-parf-cafe-a-deja-forme-pres-de-9-000-producteurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/2026\/04\/06\/francois-felix-gandji-mossi-coordonnateur-du-parf-cafe-a-ce-jour-le-parf-cafe-a-deja-forme-pres-de-9-000-producteurs\/","title":{"rendered":"Fran\u00e7ois F\u00e9lix Gandji Mossi, Coordonnateur du Parf Caf\u00e9\u00a0: \u00ab \u00c0 ce jour, le Parf Caf\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 form\u00e9 pr\u00e8s de 9 000 producteurs \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Outre<\/em> <em>le d\u00e9ploiement sur ke terrain du Projet d\u2019appui \u00e0 la relance de la fili\u00e8re caf\u00e9 (Parf Caf\u00e9), son Coordonnateur donne dans cette interview des explications sur l&#8217;embellie constat\u00e9e derni\u00e8rement dans ce secteur au Cameroun, sans oublier les outils mis en place pour l&rsquo;encadrement des producteurs. <\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Monsieur le Coordonnateur, il y a quelques ann\u00e9es, la fili\u00e8re caf\u00e9 a travers\u00e9 une zone de turbulence. Qu\u2019est-ce qui explique cette embellie observ\u00e9e actuellement dans cette culture de rente ?<\/em><\/strong><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant de r\u00e9pondre \u00e0 votre question, permettez-moi d\u2019abord de signifier mon admiration pour l\u2019int\u00e9r\u00eat que vous portez \u00e0 la fili\u00e8re caf\u00e9 et plus pr\u00e9cis\u00e9ment au projet d\u2019appui \u00e0 la relance de cette culture de rente du minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement rural. D\u2019entr\u00e9e de jeu, je dirai qu\u2019il y a deux \u00e9l\u00e9ments majeurs \u00e0 prendre en compte. Premi\u00e8rement, il y a l&rsquo;institutionnalisation r\u00e9elle de la relance de la fili\u00e8re et, deuxi\u00e8mement, la professionnalisation des acteurs dans la production d&rsquo;un caf\u00e9 de qualit\u00e9. D\u2019apr\u00e8s les chiffres que nous disposons, au cours de la campagne 2022-2023, le caf\u00e9 commercialis\u00e9 \u00e9tait de 10 953 tonnes, contre 11 637 tonnes pour la campagne 2024-2025. Si on regarde en termes de production, nous sommes \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 18 000 tonnes produites pour la campagne 2024-2025. Au niveau des prix, en 2022-2023, le caf\u00e9 robusta au port de Douala affichait une moyenne oscillant entre 900 et 2 100 Fcfa, et entre 2 000 et 2 750 Fcfa pour le caf\u00e9 arabica.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">S\u2019agissant de l\u2019apport du projet dans cette transformation de la fili\u00e8re que l\u2019on observe, il faut dire que les premiers r\u00e9sultats palpables ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s depuis janvier 2025, o\u00f9 le projet a r\u00e9alis\u00e9 une augmentation de plus de 1 180 tonnes, avec une hausse de 50 tonnes de l\u2019arabica et 1 100 tonnes du robusta. Nous avons produit plus de 5 000 tonnes au niveau du projet, et c\u2019est dans ces 5 000 tonnes qu\u2019il y a 1 180 tonnes qui constituent l\u2019augmentation de la production. Actuellement, nous visons un objectif de 2 500 tonnes pour la campagne 2025-2026.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Concr\u00e8tement, comment le projet accompagne-t-il les producteurs sur le terrain ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019abord, on cible et on identifie un leader dans le village, qui a des capacit\u00e9s de transmission et le background n\u00e9cessaire. G\u00e9n\u00e9ralement, ce sont des personnes ayant au moins le Bac, du moins capables de transmettre. Celui-ci est form\u00e9 par des experts \u00e0 travers le \u00ab faire-faire \u00bb que nous appliquons dans nos formations. Cela dit, nous avons besoin de personnes capables de former sur des aspects pr\u00e9cis li\u00e9s au caf\u00e9, puisque nous connaissons d\u00e9j\u00e0 l\u2019objectif : l\u2019augmentation de la production, l\u2019am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 ainsi que la r\u00e9duction des co\u00fbts. Cette formation dure 15 jours, r\u00e9partis en deux sessions : la premi\u00e8re de 9 jours et la deuxi\u00e8me de 5 jours modulables. Apr\u00e8s ces 15 jours, les formateurs descendent sur le terrain et regroupent les producteurs dans un champ pr\u00e9sentant des difficult\u00e9s, puis commencent \u00e0 leur apprendre de nouvelles m\u00e9thodes pour r\u00e9soudre ces probl\u00e8mes. Chaque \u00ab champ \u00e9cole \u00bb re\u00e7oit environ 30 producteurs au maximum. Les cours se font de mani\u00e8re pratique pendant dix mois. C\u2019est une formation qui suit le producteur jusqu\u2019\u00e0 la fin du processus, pr\u00e9cis\u00e9ment jusqu\u2019\u00e0 l\u2019obtention du caf\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Actuellement, nous avons \u00e0 peu pr\u00e8s 100 facilitateurs sur le terrain, coach\u00e9s par environ 11 superviseurs. \u00c0 ce jour, le Parf Caf\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 form\u00e9 pr\u00e8s de 9 000 producteurs. Pour le moment, nous avons une moyenne d\u2019une demi tonne par hectare pour une production de 2 000 tonnes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Quels sont les outils qui entrent dans l&rsquo;encadrement des producteurs afin d\u2019am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de la production ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette question me permet de d\u00e9voiler la structuration du projet d\u2019appui \u00e0 la relance de la fili\u00e8re caf\u00e9. Cr\u00e9\u00e9 en 2020, le Parf Caf\u00e9 est structur\u00e9 en quatre composantes. Une premi\u00e8re composante est charg\u00e9e du mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal. Et dans ce domaine, comme le Parf Caf\u00e9 fonctionne selon l\u2019approche du \u00ab faire-faire \u00bb, nous faisons appel \u00e0 des p\u00e9pini\u00e9ristes professionnels reconnus par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement rural afin qu\u2019ils produisent. Ils expriment leurs desiderata et nous leur apportons des appuis en termes de sachets, de petits mat\u00e9riels et d\u2019intrants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 travers ces appuis, en amont, nous devons pr\u00e9parer le mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal de base. Cela se passe dans ce qu\u2019on appelle les parcs \u00e0 bois pour les boutures et les champs semenciers pour les graines. Ce mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal de base a subi des br\u00fblures. Ce qui fait que, par moment, le Parf Caf\u00e9 se rapproche du champ semencier de Foumbot, malgr\u00e9 le fait qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit \u00e0 90 % par les feux de brousse, qui ont ravag\u00e9 pr\u00e8s de 7 hectares. On a quand m\u00eame la possibilit\u00e9 d\u2019obtenir 100 kilos, soit environ 200 000 plants attendus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les autres sites, nous avons un parc \u00e0 bois \u00e0 Afia, \u00e0 Abong-Bang, capable de produire pr\u00e8s de 5 millions de boutures par an. Mais actuellement, ce n\u2019est pas possible \u00e0 cause des feux de brousse qui ont d\u00e9truit pr\u00e8s de la moiti\u00e9 du parc, et nous oscillons entre 1 200 et 1 500 boutures.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous les appuyons \u00e9galement pour l\u2019entretien de ces espaces et nous envisageons de r\u00e9habiliter certains sites afin d\u2019augmenter le cheptel. Bien plus, nous envisageons \u00e9galement de r\u00e9habiliter le champ semencier de Foumbot pour accro\u00eetre sa capacit\u00e9. Dans la m\u00eame veine, nous avons aussi le champ semencier de Bouroukou, situ\u00e9 dans le Moungo, r\u00e9gion du Littoral, d\u00e9j\u00e0 privatis\u00e9 mais qui b\u00e9n\u00e9ficie du soutien du projet compte tenu de la demande.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Outre le d\u00e9ploiement sur ke terrain du Projet d\u2019appui \u00e0 la relance de la fili\u00e8re caf\u00e9 (Parf Caf\u00e9), son Coordonnateur donne dans cette interview des explications sur l&#8217;embellie constat\u00e9e derni\u00e8rement&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":20676,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","footnotes":""},"categories":[6656],"tags":[7079,7078],"class_list":["post-20675","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-interview","tag-culture-de-rente","tag-ministere-de-lagriculture-et-du-developpement-rural"],"author_meta":{"display_name":"Ferdinand Lemofouet","author_link":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/author\/lefinancier1\/"},"featured_img":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/WhatsApp-Image-2026-04-04-at-06.37.50-300x225.jpeg","coauthors":[],"tax_additional":{"categories":{"linked":["<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Interview<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Interview<\/span>"]},"tags":{"linked":["<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">Culture de rente<\/a>","<a href=\"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/category\/interview\/\" class=\"advgb-post-tax-term\">minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement rural<\/a>"],"unlinked":["<span class=\"advgb-post-tax-term\">Culture de rente<\/span>","<span class=\"advgb-post-tax-term\">minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement rural<\/span>"]}},"comment_count":"0","relative_dates":{"created":"Publi\u00e9 7 mois il y a","modified":"Mis \u00e0 jour 7 mois il y a"},"absolute_dates":{"created":"Publi\u00e9 le avril 6, 2026","modified":"Mise \u00e0 jour le avril 6, 2026"},"absolute_dates_time":{"created":"Publi\u00e9 le avril 6, 2026 12:42 pm","modified":"Mise \u00e0 jour le avril 6, 2026 7:53 pm"},"featured_img_caption":"","series_order":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20675"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20675\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20677,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20675\/revisions\/20677"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20676"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20675"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20675"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lefinancierdafrique.com\/open\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}